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Un visiteur
5,0
Publiée le 3 juin 2007
Notre oeil n'est pas neutre, cà on le sait, mais quand Antonioni nous fait savoir que la photographie n'est que le reflet de la conscience humaine, çà décoiffe forcément. Ce grand film met en exergue les relations complexes de l'humain et de la réalité. Passé, présent et futur se bousculent lors d'une perception et D. Hemmings ne sait vraiment plus s'il a vu le mort ou non et que plus on cherche plus on se perd, tel que le montre également Jessua dans "La vie à l'envers". Film mythique !
"Blow-Up" est avant tout une oeuvre très inscrit dans les sixties, les décors, costumes et la BO magnifique sont un témoignage d'une époque. Le meurtre est assez secondaire, s'il reste le fil conducteur on suit surtout le photographe star dans ses errances diverses alors qu'il est de plus en plus obnubilé par ses photographies "témoins". Un grand film qui marque surtout les esprits en quelques scènes (la 1ère séance photo, la "bataille" avec les 2 groupies, les mimes... etc...).
Blow Up, palme dor au festival de canne 1967, fait penser à un thriller, mais il nen est rien ! Thomas, jeune photographe, qui croit tenir des preuves, les voit pourtant lui échapper. Au fur est à mesure quil développe les photos. Lorsquil les grossit, la preuve du meurtre devient moins évidente, tout comme lui échappera le réel avec la disparition du cadavre. Tout en basculant dans une dérive douteuse, lintrigue perd alors de son intérêt.
Ce film est une magnifique réflexion sur le métier de photographe analysé dans ses aspects concrets. Les agrandissement faits sur le cadavre ressemblent à des peintures comme le fait remarquer une amie de Thomas, car le grain grossit et la réalité disparaît (un Blow Up, cest agrandir une image). Seul Thomas voit un cadavre sur ces agrandissement, les autres, non, ils pensent que cest juste une illusion. La photographie nest donc pas un moyen efficace pour représenter la réalité, dailleurs, aucun art qui touche à limage, ne peut le faire. Le cinéma est avant tout un Art !
Blow Up sappui sur une intrigue, mais cest juste un prétexte pour faire avancer la réflexion. Dailleurs, le film en lui-même est une illusion : On croit suivre une intrigue policière, mais il nen est rien !
Lappareil photo fait basculer la frontière entre réalité et illusion.
Blow Up, par sa mise en scène, fait penser au film de Godard A bout de souffle. En effet, dans le film dAntonioni, comme celui de Godard, il est question dune certaines manière de parler, de jouer, de marcher...
Si on devait changer une chose à Blow Up, cest son rythme. Effectivement, il est plat du début à la fin, et ça, cest vraiment lourd !!! De plus, la musique nest pas vraiment belle, et ne colle pas bien, au sens où elle ne donne aucun effet ; et le spectateur ny fait a peine attention.
Blow Up à aussi une autre faiblesse : le scénario ! En effet, il se fait ressentir au fil dexplications assez flou. La qualité de ce film reste intéressante.
Limage et le spectateur ce qui est montré et ce quil voit ce qui est réellement et ce quil en déduit : la Réalité face aux apparences Antonioni réalise en 1966 un thriller unique, une référence incontournable ! Sur un rythme léger mais chargé dune atmosphère paranoïaque, ce film distille le suspens sans pour autant faire appel à des moyens tapageurs, comme une musique envahissante Le bruissement des feuilles sur les arbres, dans la fameuse scène du parc, suffit à rendre le décor bien plus inquiétant quil ne semble. Le formidable jeu des acteurs, David Hemmings en tête, assure de créer la touche dangoisse supplémentaire. On pense à Fenêtre sur Cour, mais là où le maître Hitchcock déballait une grande intrigue avec tout son lot dexplications rationnelles garanties, Antonioni se tait et prépare un final fascinant à son uvre, où tous les spectateurs laissent divaguer leur interprétation. Ce film a pour objet la photographie, ses sbires, le fantasme et le voyeurisme qui sinstallent en eux. Un photographe nommé Thomas perd le lien avec la Réalité alors quil baignait dans laspect illusoire de son art Limage ne peut que retracer la surface des choses et non leur essence, que ce soit sur une photographie ou sur une pellicule de cinéma. Les questions sont : quelle est limportance de limage, des objets, des apparences ? Quel rôle jouent-ils sur la Réalité ? Le film ne nous réserve aucune réponse, juste quelques indices flous, comme les photographies de Thomas. Ce film, est-ce réellement un thriller ? Bonne question ! Jen ai mal au crâne ! Il est certainement un formidable portrait des années soixante, des "Swinging Sixties" dans une ville de Londres quelque peu retouchée, avec son lot de belles filles insouciantes et ses groupes de rock mythiques (apparition des Yardbirds avec leur sublime lâcher de guitare.) Un film beau, fascinant, lent, énigmatique, je ne trouve plus les mots, Un dictionnaire, vite ! Merci ! ENVOUTANT et INOUBLIABLE, voilà !
Blow Up est une réflexion sur l'objectivité de l'image photographique ou filmique. Il est vrai que la première fois que j'avais vu ce long métrage pendant mon adolescence je l'avais trouvé ennuyeux comme je l'avais mal interprété. Cependant, en le renvoyant une seconde fois des années plus tard, je l'ai redécouvert en chef d'oeuvre ! En effet, ce film étonnant par sa complexité présente comment un photographe dont la vision de la réalité est limitée est amené à reconsidérer sa perception du réel suite à une photo prise dans un parc, ce qui va le conduire alors par la suite à remettre sa démarche artistique en cause. Même si la compréhension du film au premier abord n'est pas si simple, le scénario qui amène le spectateur comme le personnage principal de l'histoire à percevoir différents niveaux de réalité est vraiment exemplaire au niveau du point de vue. De plus, le cheminement du photographe qui s'interroge sur le sens de la photographie et son rapport au monde est aussi appréciable pour l'ambiance underground que crée le film puisque celui ci décrit le milieu branché de Londres à l'époque sixties. Egalement, les amateurs de bonne musique pourront sans doute apprécier la très bonne bande originale confiée entre autre au jazzmen Herbie Hancock tout comme ils pourront être ravi de découvrir dans une courte séquence du film , le mythique groupe de rock les Yardbirds, composée entre autre de Jeff Beck et de Jimmy Page, futur membre de Led Zeppelin.
Un chef-d'oeuvre en tout point. Je ne comprends pas ce qu'ont les autres à repprocher. Cette oeuvre est magnifique, un chef-d'oeuvre sur l'illusion et la réalité. Une réflexion sur l'artiste qui tente de saisir la réalité sur le vif, mais ceci est malheureusement impossible comme nous le suggère ici, Antonioni. Tout est quasi parfait dans cette oeuvre subtil et intense. A voir absolument.
Il parait que c'est un chef d'oeuvre. N'empêche, on s'emmerde (désolée mais c'est vrai!). Bien sûr le thème du film prête à réflexion,certaines scènes sont superbement filmées (la séance photo) les prestations géniales, la fin est mémorable et intriguante. J'ai tout de même préféré Blow out de De Palma, qui est plus explicite dans son sujet, sans rechercher la facilité. Mais l'ennui me pousse à ne mettre que deux étoiles.
On pourrait presque réduire "Blow Up" à un traité d'ophtalmologie, si les ophtalmologues étaient autre chose que des garagistes de l'oeil. Qu'en est-il du regard, quand celui-ci est constamment médiatisé? Quelle est la valeur des choses que l'oeil désire et réifie à la fois? Y a-t-il quelque chose au-delà des illusions admises par notre raison et qui façonnent le "vivre-ensemble"? Toutes ces questions sont posées sans que jamais Antonioni n'apporte de reponse définitive, mais, bien plutôt, le réalisateur tient à nous transmettre son inquiétude et son questionnement. Car même dans cette sublime scène finale, quand le personnage "entre" dans le monde et joue le jeu, ce n'est que pour voir le réalisateur le faire disparaître comme par magie.
Bien sur, tout le monde admet la libre interprétation du film. Et cest en cela que BLOW-UP est une uvre admirable car, la libre interprétation nest-elle pas source de créativité aussi pour le spectateur ? Ne lui inspire-t-elle pas une réflexion qui pourra aboutir à lune ou lautre idée voulue consciemment ou inconsciemment par lartiste ? Ne le met-elle pas en valeur en lui offrant la possibilité davoir une participation active et pas seulement contemplative ? Toute la difficulté pour lartiste est là, il faut quil trouve les chemins, les méandres lui permettant de toucher la ou les cordes sensibles qui inspireront le public et qui linciteront à entreprendre cette démarche. En nous donnant un film réussi au niveau esthétique, parfois merveilleusement érotique, en innovant, près de 40 ans plus tard, pas une ride et la 1ère séance de photo avec le modèle félin a été imitée des dizaines de fois, jamais égalée. En nous donnant ce film, Michelangello ANTONIONI a réussi. Pour ne donner quun exemple dinterprétation, ne peut-on pas y voir la solitude de celui qui se pose des questions sur lexistence face à un monde ou les êtres se sentent seulement concernés par des préoccupations futiles, par le désir de samuser, surtout de ne pas avoir à se prendre la tête. Monde auquel appartient dailleurs le protagoniste qui un jour sest trouvé confronté à la mort dun homme, sujet tragique quil veut partager, quil explique à ses habituelles fréquentations, qui nen ont rien à faire. Thomas est un photographe de mode reconnu, beaucoup de filles payeraient très cher pour être photographiées par lui. Un jour, il est en proie à une crise existentielle, la vie et la mort, et ce jour là, il se retrouve seul, lui qui occupe une position en vue. Il se débat mais personne ne lui ouvre de porte. Il rentrera donc dans le rang en renvoyant la balle. Un peu triste, mais compréhensif.
C'est la première fois qu'un film «classique» -donc encensé par les ans me déçoit tant. Pourtant, l'esthétique est plutôt réussie, les plans sont remarquables, les acteurs crédibles, mais à côté de ces aspects positifs, il n'y a ni bande son (pas de musiques, peu de dialogues), ni scénario (enfin si, mais 10 min suffiraient à le développer), ni vie - une succession de plans fixes dans le silence-, ce qui est d'autant plus regrettable que les quelques passages «vivants» (scéances photo, virées en voiture dans Londres, rares dialogues) sont filmés avec une efficacité certaine (travellings attendus mais toujours aussi plaisants, passage délicat de la caméra d'une personne à l'autre, etc). Pour ce qui est du «message» du film (une réflexion sur l'Art, l'Artiste, le Réel...), tout est au mieux implicite, au pire incompréhensible, ce qui amène le spectateur à ouvrir son esprit à une pluralité d'interprétations divergentes, marque infaillible des chefs d'oeuvre... Un photographe autain qui parle à ses modèles comme à des chiens? Une cinglante critique de la société phallocratique occidentale et un plaidoyer pour le mouvement féministe! Une hélice en bois érigé en oeuvre d'Art? L'affirmation de la primauté de l'Art sur la société technicienne! Un concert de rock où où l'on détruit une guitare? Une brillante illustration de la destruction créatrice dont procède l'Art! Un mouvement de foule pour s'emparer d'un morceau de cette même guitare? Une dénonciation de l'idolâtrie des masses! Des jeunes bariolés jouant au tennis sans balles ni raquettes? Une mise en scène de la doctrine de l'Ecclesiaste : «Vanité des vanités...». Bref, arguer d'un film «complexe», «riche», «profond» ne fait en rien un chef d'oeuvre : il est si simple de symboliser et d'intellectualiser tout et n'importe quoi. Et pour ce qui est du film en lui même, il aurait très bien pu exprimer son «message» en se limitant à une succession de diapositives, c'est dire si le 7e Art sort grandi de ce type d'exercice.
Ce film est une des oeuvres phares des années 60, témoignage unique sur le Swinging London. L'italien Antonioni parvient mieux que quiconque à traiter l'Angleterre de l'époque (ce putain de concert des Yardbirds !) à travers l'histoire d'un jeune et arrogant photographe de mode (David Hemmings excelle dans le détestable). L'oeuvre aborde aussi de nombreuses questions fondamentales dans l'Art : une photo (et plus généralement un point de vue) peut-elle représenter une vérité ? La vérité n'existe-t-elle finalement pas que dans le regard de celui qui la contemple ?
Un chef d'oeuvre !!! Antonioni nous fait découvrir à travers ce film la différence entre l'oeil humain et l'objectif de la caméra. Un sujet assez compliquer surtout qu'il le traite sans trop de dialogue ce qui donne à l'image une grande importance. Une histoire assez étonante et une fin génialle ! Bref, je me répète mais ce film est un chef d'oeuvre.
Palme d'or méritée pour ce chef d'oeuvre absolu. Certes ce film n'est pas facile d'accès d'un premier abord mais il s'agit d'une oeuvre profonde, troublante, métaphysique et mise en scène magistralement. Ceux qui ne l'ont pas aimé, revoyez le vous verrez que vous ne le regretterez pas. Le film propose en plus un portrait du fameux Swinging LONDON. La BO est en outre excellente.
Ceux qui n'ont pas aimé le film n'ont en fait pas compris le message qu'a voulu faire passer Antonioni...
Un "Blow-Up" c'est agrandir une image, mais plus on agrandit, plus c'est "illisible" (le grain grossit), donc l'image n'est plus nette et toute réalité s'envole, le sens de la photo disparaît. Antonioni veut montrer la vision du monde d'un artiste. Il fait une réflexion sur l'artiste. Thomas est un jeune artiste photographe qui ne voit plus rien : il instrumentalise ses mannequins avec son appareil, il ne voit qu'à travers son objectif, mais il en est conscient alors il tente de sortir du milieu de la photographie de mode et de prendre alors des photos dans un parc...Thomas veut photographier des scènes de la vie réelle, des gens qui ne se savent pas photographiés, et décide d'arrêter les photos de mannequins, qui posent et donc qui ne sont pas rééls. Il prend alors ces fameuses photos dans un parc et il croit avoir empêché ce crime, mais en fait il n'a rien empêché du tout car il n'est pas arrivé à s'approprier la réalité. Elle est impossible à prendre que ce soit dans la photographie, le cinéma, la peinture, etc. Car de toute façon, quoiqu'il en soit, le point de vue de Thomas dominera sur ces clichés. Il croyait pouvoir tout prouver avec cette technique qu'est la photographie, mais non, c'est impossible. La photographie ne peut pas prendre la réalité. Ce n'est pas une image juste, c'est juste une image. Pourtant il se moque de son ami qui est peintre et qui n'arrive pas à vendre ses "gribouillages", pourtant ces toiles laissent advenir la réalité, le mystère est là et le sens met du temps à prendre. Pour Thomas, la photographie est d'abord juste un moyen de production et de créer des "icônes". Il croit pourvoir maîtriser la réalité dans son studio, mais il n'en est rien, la réalité à l'extérieur à s'approprier est plus complexe. La dernière scène montre que Thomas accepte de voir la réalité. Blow Up, un chef-d'oeuvre, un vrai de vrai.