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Ceux qui n'ont pas aimé le film n'ont en fait pas compris le message qu'a voulu faire passer Antonioni...
Un "Blow-Up" c'est agrandir une image, mais plus on agrandit, plus c'est "illisible" (le grain grossit), donc l'image n'est plus nette et toute réalité s'envole, le sens de la photo disparaît. Antonioni veut montrer la vision du monde d'un artiste. Il fait une réflexion sur l'artiste. Thomas est un jeune artiste photographe qui ne voit plus rien : il instrumentalise ses mannequins avec son appareil, il ne voit qu'à travers son objectif, mais il en est conscient alors il tente de sortir du milieu de la photographie de mode et de prendre alors des photos dans un parc...Thomas veut photographier des scènes de la vie réelle, des gens qui ne se savent pas photographiés, et décide d'arrêter les photos de mannequins, qui posent et donc qui ne sont pas rééls. Il prend alors ces fameuses photos dans un parc et il croit avoir empêché ce crime, mais en fait il n'a rien empêché du tout car il n'est pas arrivé à s'approprier la réalité. Elle est impossible à prendre que ce soit dans la photographie, le cinéma, la peinture, etc. Car de toute façon, quoiqu'il en soit, le point de vue de Thomas dominera sur ces clichés. Il croyait pouvoir tout prouver avec cette technique qu'est la photographie, mais non, c'est impossible. La photographie ne peut pas prendre la réalité. Ce n'est pas une image juste, c'est juste une image. Pourtant il se moque de son ami qui est peintre et qui n'arrive pas à vendre ses "gribouillages", pourtant ces toiles laissent advenir la réalité, le mystère est là et le sens met du temps à prendre. Pour Thomas, la photographie est d'abord juste un moyen de production et de créer des "icônes". Il croit pourvoir maîtriser la réalité dans son studio, mais il n'en est rien, la réalité à l'extérieur à s'approprier est plus complexe. La dernière scène montre que Thomas accepte de voir la réalité. Blow Up, un chef-d'oeuvre, un vrai de vrai.
Un "Blow-Up" c'est agrandir une image, mais plus on agrandit, plus c'est "illisible" (le grain grossit), donc l'image n'est plus nette et toute réalité s'envole, le sens de la photo disparaît. Antonioni veut montrer la vision du monde d'un artiste. Il fait une réflexion sur l'artiste. Thomas est un jeune artiste photographe qui ne voit plus rien : il instrumentalise ses mannequins avec son appareil, il ne voit qu'à travers son objectif, mais il en est conscient alors il tente de sortir du milieu de la photographie de mode et de prendre alors des photos dans un parc...Thomas veut photographier des scènes de la vie réelle, des gens qui ne se savent pas photographiés, et décide d'arrêter les photos de mannequins, qui posent et donc qui ne sont pas rééls. Il prend alors ces fameuses photos dans un parc et il croit avoir empêché ce crime, mais en fait il n'a rien empêché du tout car il n'est pas arrivé à s'approprier la réalité. Elle est impossible à prendre que ce soit dans la photographie, le cinéma, la peinture, etc. Car de toute façon, quoiqu'il en soit, le point de vue de Thomas dominera sur ces clichés. Il croyait pouvoir tout prouver avec cette technique qu'est la photographie, mais non, c'est impossible. La photographie ne peut pas prendre la réalité. Ce n'est pas une image juste, c'est juste une image. Pourtant il se moque de son ami qui est peintre et qui n'arrive pas à vendre ses "gribouillages", pourtant ces toiles laissent advenir la réalité, le mystère est là et le sens met du temps à prendre. Pour Thomas, la photographie est d'abord juste un moyen de production et de créer des "icônes". Il croit pourvoir maîtriser la réalité dans son studio, mais il n'en est rien, la réalité à l'extérieur à s'approprier est plus complexe. La dernière scène montre que Thomas accepte de voir la réalité. Blow Up, un chef-d'oeuvre, un vrai de vrai.
Bien que j'ai plutôt apprécié la partie centrale du film (notamment la séquence où Thomas reçoit dans son studio la femme photographiée dans le parc), la première demi-heure m'a paru longuette. De plus, j'ai un peu décroché vers la fin (jusqu'à la magnifique partie de tennis entres mimes, même si elle conclut de façon presque surprenante le métrage - le message du film y est à décrypter.
Malgré ma relative déception, il ne faut pas enlever à "Blow-up" ses qualités : déjà il se fait le reflet de son époque (le milieu des années 60, tant par l'esthétisme que par les mentalités), ensuite il propose indéniablement des pistes de réflexion (sur le pouvoir de suggestion de l'image par exemple). Les acteurs sont particulièrement convaincants : Vanessa Redgrave a une certaine classe, David Hemmings a quant à lui un profil assez atypique et un jeu juste.
Film encensé ou non, je ne mets que deux étoiles (c'est un peu sévère tout de même... mais ça traduit mon impression initiale). Il me tarde de voir l'adaptation de De Palma ("Blow out"), toute aussi réputée et probablement plus accessible de prime abord.
Malgré ma relative déception, il ne faut pas enlever à "Blow-up" ses qualités : déjà il se fait le reflet de son époque (le milieu des années 60, tant par l'esthétisme que par les mentalités), ensuite il propose indéniablement des pistes de réflexion (sur le pouvoir de suggestion de l'image par exemple). Les acteurs sont particulièrement convaincants : Vanessa Redgrave a une certaine classe, David Hemmings a quant à lui un profil assez atypique et un jeu juste.
Film encensé ou non, je ne mets que deux étoiles (c'est un peu sévère tout de même... mais ça traduit mon impression initiale). Il me tarde de voir l'adaptation de De Palma ("Blow out"), toute aussi réputée et probablement plus accessible de prime abord.
N'ayant pas revu Blow Up depuis au moins 15 années je me décide à le revoir ce film tant adoré par certains et qui laisse sceptique d'autres et je dois avouer que je fais plutôt partie de la 2nde catégorie ; j'avais en souvenir un film joliment filmé mais dénué de suspense et assez lent. Je n'ai pas changé d'avis dessus, l'intrigue de Blow Up arrive tardivement et Antonioni ne l'exploite pas car s'il filme merveilleusement le Londres des années 60 rien ne l'empêcher de créer du suspense. Un film beau mais très vide. Je lui préfère son hommage auditif, Blow out de De Palma.
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