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Fgiraut
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5,0
Publiée le 17 février 2023
Décomposition, ou la quête du sens et du non visible dans le swinging London en proie à la décadence par les paradis artificiels, la mode, les groupies, la quête du sens... Ou l'on retrouve la numérologie, l'atelier est au 39 (bien gros) ce qui l'individualise dans ce quartier en gentrification
On suit la journée d’un photographe londonien (David Hemmings), perturbée par un incident : alors qu’il photographie un couple dans un parc, la jeune femme se montre très insistante pour récupérer la pellicule. Honnêtement il ne se passe vraiment pas grand chose dans ce film jusqu’à ce qu’on commence à comprendre les raisons poussant la jeune femme à vouloir récupérer les photos du parc, soit environ 30-45 minutes avant la fin. Je n’ai pas trouvé le film passionnant, il est même assez ennuyeux, certaines scènes ne servent vraiment à rien, il n’y a strictement aucun rythme. Mais ce n’est pas non plus sans intérêt. En effet, tous les enjeux sont mis en lumière lors de la toute dernière scène, ce qui amène à reconsidérer un peu les premiers avis qu’on peut se faire au visionnage.
Un photographe anglais, en train de faire un livre sur son œuvre, cherche à faire LA photo. Hautain, odieux, en particulier avec les femmes il mitraille entre photos d'usine et photo de mode, dandy au cœur sec, cherchant son style en sillonnant la ville au volant de sa Rolls Royce. A ce jeu, il trouvera son maître avec la vénéneuse Vanessa Redgrave qui lui donnera une formidable leçon. On connaît la suite, tant à été dit sur ce film. Ça n'a pas vieilli, le film a traversé le temps sans prendre une ride.
« Blow up » de Michelangelo Antonioni, Palme d’Or à Cannes en 1967, raconte l’histoire de Thomas (David Hemmings), un jeune photographe de mode qui pour se délasser prend des photos dans un jardin public en particulier d’un couple. Mais la jeune femme – Jane (Vanessa Redgrave) - vient lui réclamer immédiatement la pellicule et elle reviendra le lendemain à son domicile allant jusqu’à s’offrir à lui. En développant le film, Thomas sera intrigué par le regard de cette femme et en agrandissant les agrandissements de certaines photos, il pense qu’il a assisté à un meurtre. En Rolls, il mènera en vain son enquête sans savoir finalement si c’est vrai ou le fruit de son imagination. Un film « branché » un peu difficile à suivre et très lent qui ne m’a pas accroché. Mais il témoigne de ce qu’était la vie à Londres à la fin des années 60. A noter l’apparition dans ce film d’une Jane Birkin, un peu nunuche.
Film soixante-huitard d’un esthétisme lent, au scénario minimaliste, doté d’une bonne BO signée Herbie Hancock, généreusement récompensé d’une Palme d’Or à Cannes : Blow up ou Hold-up ?
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1,5
Publiée le 16 février 2021
Blow Up est en effet un chef d'œuvre c'est un chef d'œuvre d'image idiote qui reflète parfaitement les fan snob de film d'art qui découvrent différentes significations alors qu'en fait l'illusion est de savoir comment le célèbre réalisateur peut être artistique et ensuite se moquer des gens qui essaient de lui donner de la profondeur. Pour en revenir à l'époque où il a été réalisé il n'a été un succès que parce qu'il mettait en scène des mannequins, de la nudité et un charmant acteur David Hemmings. spoiler: L'intrigue de Hemmings qui joue le rôle d'un photographe qui semble prendre plaisir à se déshabiller devant des jeunes filles mineures et à conduire sa Rolls Royce décapotable est centrée sur quelques photos qu'il prend de Vanessa Redgrave et d'un homme plus âgé dans un parc. Après avoir pris les photos Redgrave veut les récupérer. Elle se présente même chez lui et il lui enlève son haut. Et il lui donne un rouleau de pellicule qui est en fait un autre rouleau. Il développe sa pellicule et agrandit les photos pour voir des images de son arme et d'une possible tentative de meurtre ou d'un meurtre. Les personnes qui examinent le film semblent manquer les indices de ce qu'il a vraiment vu. Maintenant mes commentaires vont faire enrager ceux qui on vu cette photo et en essayant de le réconcilier avec leurs interprétations de ce film ennuyeux...
Les premiers plans établissent un contraste saisissant entre les déambulations festives d’une jeunesse enthousiaste, pleine de joie de vivre et d’espoir, et la sortie triste et résignée d’un asile de nuit pour sans logis. Contraste social, mais aussi -et c’est cet aspect que le film privilégie- psychologique. Le personnage principal est un photographe de mode à succès que le contenu de son travail ennuie et qui méprise, voire maltraite ses collaborateurs et -surtout- ses modèles. Trop de superficiel et de factice dans cette activité ; il semble plus intéressé par les images du réel qu’il produit à l’occasion de sa nuit dans l’asile d’hébergement. Ses relations aussi, sont factices : éloigné de sa femme (mais en a-t-il vraiment une ?), ses relations sexuelles (représentées symboliquement par Antonioni par une séance de photos ou des jeux coquins) avec ses modèles lui laissent une impression de vacuité ; et ses relations « amicales » ne comprennent pas la moindre complicité ou empathie. Le réalisateur nous fait ressentir ce vide existentiel par une mise en scène très personnelle, grâce à des plans géométriques, des angles de vue déstabilisants, dans des décors déshumanisés ou étouffants. Le portrait est l’œuvre d’un grand cinéaste… Puis survient l’évènement du film : la découverte fortuite, par l’analyse progressive de photos faites dans un parc, d’un fait divers de nature criminelle. Voilà qui sort notre photographe du quotidien dans lequel il se perd, d’autant qu’il reçoit la visite, aux fins de récupérer les photos, de la femme photographiée, femme éminemment mystérieuse et fascinante, autrement plus intéressante que les midinettes de son studio. A partir de cette situation, Antonioni aborde de multiples questions autour de la relation au réel. L’image est-elle une représentation du réel ? (Alors que poussée à son paroxysme, elle s’approche de l’abstraction). La réalité existe elle indépendamment de la perception que l’on en a ? La réalité peut-elle être, tout ou partie, le produit de la croyance ? Comme la valeur des choses ? (Voir le manche de la guitare qui perd toute valeur sorti de son contexte). Le film est immensément riche, mais ce n’est pas un devoir de philo, le grand art d’Antonioni est, outre de faire réfléchir, de faire ressentir ces questions sans besoin de les édicter ou de les formaliser dans des discours intellectuels (les dialogues sont simples et peu nombreux, alors que les recours au silence génèrent une grande intensité). Et quand la jeunesse festive réapparait, c’est pour une nouvelle confrontation entre imaginaire et réalité, dans une dernière scène absolument géniale, l’une des plus grandes de l’histoire du cinéma.
Film hypnotique, parsemé de longs silences et de moments de chahuts subies, Blow-up est un travail stylisé nous plongeant dans une atmosphère trouble, inquiétante et pesante. Celà est dû au personnage de David Hemmings qui délaisse sa découverte photographique d'un corps allongé dans un buisson pour tantôt écouter les Yardbirds, tantôt prendre des clichés de deux jeunes écervelées... Nous ne saurons jamais s'il veut connaître la vérité de ce corps, s'il serait enclin à mener une enquête. Quoiqu'il en soit, ce film nymbé de mystère, nous transporte avec un immense plaisir dans une société anglaise transformée par la naissance d'une musique rock incarnée ici par Jeff Beck et Jimmy Page à leurs tous débuts et par la révolution vestimentaire représentée par la jupe très mini mini de Jane Birkin. Une excellente Palme d'Or 67 qui nous imprègne d'une atmosphère troublante !!!
On lit souvent qu’À bout de souffle et Le Mépris sont des films de Godard qu’aiment ceux qui n’aiment pas Godard. On pourrait ainsi dire la même chose à propos de Blow-up par rapport à Michelangelo Antonioni. En effet, la Palme d’or du Festival de Cannes de 1967 est plus rythmée et moins contemplative que la majorité des autres œuvres du cinéaste (notamment L’Avventura), ce qui le rend plus accessible (et moins ennuyeux diront certains). Il ne faut cependant pas s’attendre non plus à un film de type commercial. Ainsi, le cinéaste n’hésite pas présenter de nombreux passages silencieux assez longsspoiler: (la séquence de développement de la pellicule par exemple) ou à fortement intellectualiser son récitspoiler: (la disparition du cadavre et le match de tennis imaginaire, suggérant que tout le film n’est qu’un fantasme, sont représentatifs de ce choix de traitement) . Cependant, un spectateur moins adepte d’un cinéma réflexif et préférant des récits plus narratifs (même s’il aurait pu souhaiter que l'intrigue dérive vers une enquête plus classique, ce que fera notamment Brian De Palma avec Blow out, une variation de ce point de départ) pourra apprécier la sublime photographie de Carlo Di Palma (la couleur verte est notamment magnifiée dans les séquences dans le parc) et la description du Swinging London de cette seconde moitié des années 60 privilégiant une libération des mœurs de la jeunesse (rock, marijuana, libération sexuelle qui fait que Blow-up est notamment le premier film britannique à présenter des jeunes femmes entièrement nues, dont une est interprétée par Jane Birkin). Malgré un traitement non classique de son récit, Blow-up reste donc une œuvre assez intéressante même pour les détracteurs d’Antonioni .
Un film peut être à la fois mauvais et fascinant. Fascinant parce que la photographie du film est superbe, parce qu'il nous dresse un portrait d'un allumé assez grave et parce que l'argument scénaristique est potentiellement intéressant. C'est sans doute ce que les gens retiennent après la vision du film. Seulement il y a le reste : le syndrome du tirage à la ligne est omniprésent, forcement quand on n'a pas grand-chose à dire, on fait durer…même quand ça ne s'impose pas à l'instar de lspoiler: a longue séquence de pose du début qui devient vite galante. On pourrait aussi parler des scènes inutiles comme celle spoiler: chez l'antiquaire ou le concert des Yardbirds . Et puis il y a le jeu incroyablement exécrable de Vanessa Redgrave et bien sûr l'avortement de l'intrigue. Bizarrement deux scènes peuvent retenir l'attention, d'abord celle spoiler: avec Jane Birkin et Gillian Hills, absurde et complètement décontextualisée de l'intrique, placé pour rendre le film vendeur, mais qui je l'avoue a de la gueule. L'autre est la scène finale avec les mimes, intrinsèquement elle a son charme, là où ça ne va plus c'est quand on veut nous faire croire que c'est la vrai conclusion du film et chacun y allant de son dépucelage de diptères en affirmant qu'il s'agit là "d'une vraie réflexion sur quelles sont les frontières entre le fictif et la réalité, et sur l'impossible communication entre les êtres C'est vrai ça Antonioni a raison de dénoncer ce fait, sinon il y en a qui vont encore croire que Superman et Dracula ne sont pas des êtres fictifs et après avoir vu Blow-up, ils iront beaucoup mieux ! En fait, pour paraphraser Voltaire, Antonioni n'a rien à dire, et il le dit mal.
Quel film étrange ! Quelle magie opère pour nous hypnotiser de la sorte alors qu’il ne se passe pas grand-chose ? Quelle alchimie contemplative se dégage entre le spectateur et ce jeune photographe blasé et tourmenté dans cette enquête minutieuse ? Le centre du mystère est l’image, ce qu’elle permet de voir, ce qu’elle suscite, ce qu’elle cache… Antonioni nous amène à réfléchir sur notre rapport intellectuel, visuel et sensoriel à l’image et par-delà l’image, nous confronte à notre perception de la réalité. « Blow Up » est une parabole, une illusion expérimentale avant-gardiste pour l’époque (mais délicieusement kitsch aujourd’hui) qui repose sur la confrontation entre l’homme et la technique qui modifie la perception de ce qui nous entoure. Regarder la vie par le prisme de la technologie induit une perception différente de celle que nous pourrions avoir grâce à nos sens ou notre acuité visuelle. Et c’est dans cette dichotomie que s’installe cette emprise photographique comme un vecteur de captation de la vérité objective ou de son travestissement. Un beau film donc, en peu suffisant voire terriblement prétentieux diront certains mais non vide de sens….
Fasciné par ce film que j'avais vu dans mon enfance, j'ai été marqué au fer rouge par les scènes d'intrigue sur fond de cliché de photos révélant un meurtre. Malheureusement, l'intrigue ne représente qu'à peine 10% du film, le reste n'est qu'une très longue tranche de vie (luxuriante) d'un photographe fortuné dans l'Angleterre des années 60. Alain Chabat a raison: "Cassez-vous cons de mimes"; j'ai pas du tout adhéré à la scene finale. Et encore moins à la bagarre générale pour le manche de guitare.
Blow Up est un film d'un autre temps, très froid et contemplatif. J'ai eu le sentiment jusqu'à la fin de ne pas savoir ou le film allait, que le scénario n'était qu'un prétexte pour nous forcer à contempler le Londres de l'époque en compagnie d'un personnage aussi détestable qu'intriguant. Le propos autour de la réalité de l'image est très intéressant mais peu exploité à l'échelle du film qui est finalement très mineure selon moi bien que sa remise en cause permet des débats passionnants. Malgré tout, si le message est assez original voire subversif dans le fond comme dans la forme, il reste énoncé à une autre époque n'ayant ainsi plus le même impact aujourd'hui. Cependant, l'aspect peu présent du son est encore plus troublant donnant plus de place à l'image et à la technique et sur ce point Blow Up excelle. Pourtant, je ne trouve qu'à aucun moment du film il ne décolle, excepté aux 30 dernières secondes. Dommage.
Youhou, vous voilà dévoiler ce chef-d'œuvre à l'ours et d'une Palme d'or brillante ! Mais que c'est génial de découvrir cette mise en scène photographiée photogénique et un scénario où il ne passe rien pratiquement, mise à part ce photographe intrigant et ses copines chéries top-perfect model. Le monde des Richards de la mode British côtoient d'autres intrigues dérivées, une info croustillante et très croquante, c'est bien de connaître le remake d'un grand cinéaste et son inspiration venant de cet original, une vraie découverte. Ce cinéma fait comme Jean-Luc Godard, une touche italo-britannique, c'est plaisant ces protagonistes qui jouent à cache-cache, attrape-moi si tu peux ou tournez manège entre une maîtresse d'amoureux et le bourg photo passe-temps. Une réalisation avant-gardiste en marche vers la révolution bourgeoise qui bouscule avec leurs pancartes peace and make love, not war ! La jeune anglaise aperçue en chevelure blonde, l'une des femmes de ...... que je connais la chanson attitrée, mime de rien pendant la partie de tennis tenez le final arrive !