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Un visiteur
2,5
Publiée le 27 avril 2014
J'ai trouvé ce film vraiment surfait. Je n'en avais entendu que du bien mais je n'ai pas du tout accroché. Inutile de chercher l'intrigue "policière" que l'on croit percevoir dans le résumé, le scénario n'y accorde en réalité presque aucune importance. Cela ne l'aurait pas empêché d'être bon s'il avait eu une vraie beauté mais les images manquent de puissance, à l'exception de la dernière scène, celle du match de tennis, qui est captivante. Peut-être que je saisirai mieux ses qualités lors d'un deuxième visionnage, mais j'en garde le souvenir d'un film franchement ennuyeux.
La mise en scène d'Antonioni est splendide, on est prit dans la spirale de ce personnage, fascinant, à aucun moment ennuyant, car toujours intrigant, le film déborde de beauté. L'acteur principal est excellent, le film, tout simplement sublime.
Je ne pensais pas que le scénario était autant une "blague" dans ce film dont j'avais beaucoup entendu parlé , en fait tout l'intérêt est à côté et c'est ça ( entre autres ) qui est intéressant ; Je connaissais David Hemmings de "Profondo rosso" et je ne pensais pas le voir camper un personnage si antipathique . Je crois quand même qu'une certaine connaissance technique concernant le cinéma est importante pour apprécier à sa juste valeur cette oeuvre atypique
J'ai vu peu de film aussi chiant que celui la dans ma vie . Heureusement pour moi, je n'ai jamais payé de place de cinéma pour visionner ce film sur grand écran, je me serais endormie sur mon fauteuil, mais peut être aurais je survécu grâce aux pop corn dans ce cas . J'ai vu ce film à la maison en VHS, vu qu'il était considérer comme culte, Michelangelo Antonioni et palme d'or, donc je me suis lancé . Le héros principal est un personnage complexe, un photographe qui est un vrai maniaque du détail, ce qui est aussi le cas du réalisateur je suppose . Mais quel ennuie, rien de bien passionnant au contraire, quoique je me demande si le photographe a été victime d'une hallucination dans le parc ou ce qu'il a vu était il réel . Si ce qu'il a aperçu est vrai, qui en est la cause ? Mais pas de réponse, cela reste un mystère .
Palme d'or au festival de Cannes 1966 "Blow Up" a inspiré bon nombre de film, dont "Conversation Secrète" de Coppola ou encore "Blow Out" de De Palma. On y suit un photographe dénommé Thomas, un jeune homme assez froid qui passe son temps entre des séances photo survolté avec de belle mannequins et des reportages sur des déshérité. Après quelques clichés dans un parc, il a l'impression de déceler un meurtre à travers les photos. Le scénario est brillant et bien construit jusqu'à une superbe fin. La mise en scène très propre de Antonioni est superbe, il nous captive de bout en bout et on est pas gêné par le rythme assez lent de son film. Il analyse la paranoïa chez Thomas de belle manière. Les interprétations sont excellente et notamment le rôle principal. On notera aussi l’apparition des Yardbirds sur scène en fin de film, avec l'explosion de guitare. Un très bon film, fascinant, froid et captivant tout en étant intelligent et qui nous laisse aller à d’intrigante réflexions.
Je l'ai vu sur grand écran, je m'étais endormie. Je l'ai regardé une deuxième fois dernièrement face à toutes les bonnes critiques, et toujours rien.. D'un ennui mortel, seuls l'ambiance du film et les décors m'ont tenue en éveil.
Un film décevant ! Comment peut-il figurer dans la "Liste des 1001 films à voir avant de mourir" de Schneider ? Un très mauvaise découverte: film plat, absence d'ambiance sonore, ennui profond devant des scènes à rallonge et un scénario quasi-inexistant.
Mais le pire reste l'acteur principal (joué par l'inconnu David Hemmings). Tout d'abord, même si c'est un avis purement personnel, je le trouve horripilant ! Un faciès typiquement anglais, une dégaine de tête à claque, une petite bouche à lippe baveuse et un accent anglais typiquement détestable ; pour finir, lui et les autres acteurs, portent des costumes typiques des années 60 : c'est à dire des horreurs absolues. Pour finir, son personnage est énervant, nombriliste et pseudo-intellectuel.
Beaucoup de subjectivité dans cette critique, je le sais alors même que je la rédige. Mais face à tant de platitude pour un film dit "classique", je n'ai pu que rechercher les détails horripilants qui le constituent.
Une leçon d'humilité pour les faiseurs d'images. Les paparazi de La Dolce Vita sont devenus Artistes, et malgré leurs promotions sociales ils ont gardé leurs habitudes intrusives. Les stars traquées ont fait place aux mannequins, aux passants voir aux pigeons. Cette nouvelle matière n'est pas davantage estimée. Toujours exploitée. La représentation du monde est au coeur du film. Peut-on le manipuler ce monde, le tortiller, le bousculer? Pour en extraire quoi? Photographe sans moral, qui provoque tout ce qui bouge à la recherche du cliché choc. Les ardeurs créatrices seront vite calmées. L'oeil du photographe n'est qu'une partie du processus photographique, puisque la machine, elle aussi, à son mot à dire. Elle, ne juge pas, ne sélectionne pas, elle prend tout, c'est à dire le monde tel qu'il s'offre à son regard objectif. Le photographe, lui, est vaniteux et cherche la performance. Il choisit, avec toute sa subjectivité. Mais la représentation était-elle toujours fidèle au modèle? L'image peut-elle manipuler à son tour? Voilà l'expérience que va vivre notre héros. D'emblée présenté comme un petit con qui se fout de tout, qui mitraille tout sur son passage. "It's not my fault if there is no peace"! ose-t-il rétorquer lorsqu'on lui demande un peu de répit. Rien ne l'arrête donc jusqu'au jour où il prendra en photo sans le savoir la scène d'un crime. Pouvait-il la voir cette scène? Ou plutôt, pourquoi ne pouvait-il pas la voir? Dans ce parc paisible, deux amoureux se rencontrent, lui les observe. "On traque, on vise, on tire- et clac, au lieu d'un mort on fait un éternel" écrivait Chris Marker en parlant de la photographie. Mais ici, c'est bien d'un mort qu'il s'agit, l'homme en l'occurrence. Bien sûr le photographe n'y est pour rien. Le meurtre est passé inaperçu, sous ses yeux de spectateur aveugle. Il n'y a eu aucune violence, aucun bruit de coup de feu, aucun corps qui tombe. Exsangue de son habituelle représentation, l'image d'un meurtre ne peut être vu. Malgré notre connaissance du cinéma, l'expertise de notre oeil qui sait d'habitude dans la plus part des films reconnaître une scène de crime, ici, les indices nous échappent. Il faudra attendre le tirage des photos prises ce jour là pour voir jaillir ce que nous avons rater, ce que la caméra seule a su capter. Et encore, nous n'en sommes pas complètement sûr. Un détail se cachait, là, dans une des photos, puis un deuxième. Un corps dissimulé. Un tireur abrité. Alors commence l'enquête. Le fantasme d'abord. On se fait mille hypothèses, mais Antonioni est plutôt radin en indice. Aucune ne nous satisfera. On voudra savoir et on ira voir le corps gisant dans le parc, pudiquement caché par un arbuste. Et maintenant qu'on est sûr, on sait qu'ils savent que nous savons. On est traquée à son tour. Mais par qui? Paranoïa? Le réalisateur garde le silence. Il faudra donc trouver une solution nous même au meurtre le plus irréel de l'histoire du cinéma. La fin nous dira seulement une chose, pour voir, il faut savoir imaginer.
Chef-d'oeuvre d'Antonioni à l'ambiance particulière, étrange et à la mise en scène magnifique. On est tenu en haleine tout le long du film. Les acteurs sont formidables (David Hemmings en tête). La BO est très jazzy et excellente.
Franchement à chaud ce film est décevant. Pas le chef d'oeuvre que l'on décrit dans la presse mondiale pour moi. Du grand Antonioni dans le style mais la fin est décevante (souvent avec antonioni ?). Le Blow up british ne vaut pas l'Avventura italienne à mon sens, le passage du noir et blanc à la couleur y est pour beaucoup. Beau, loufoque, contemplatif et stupide parfois, Blow up est à voir pour ses 75 premières minutes pas plus.
Un très grand film d'un très grand cinéaste ! Antonioni nous tient en haleine avec son intrigue paranoïaque, son esthétique sexy et stylisée et son personnage de photographe blasé et désillusionné. La scène finale est un chef d'oeuvre en elle même, une merveille de poésie et une métaphore sur le voyeurisme. Une bonne BO bien jazzy. A voir.
Un drame britannique qui nous plonge dans le Londres des Sixties, entre révolution culturelle et libération des mentalités, ainsi que dans un monde étrange, celui de la photographie et de l’art. Un film visuellement beau et à l’atmosphère unique. La mise en scène y est lente, minutieuse, appliquée, et s’avère un plaisir à analyser. La partie de tennis finale, scène révélatrice du film, est probablement l'une des plus réussies. Entre réalité et illusion, "Blow Up" est une réalisation complexe, artistique, à la mise en scène et au scénario impressionnants !
Beau film philosophique sur la photo, les apparences, trompeuses ou non... Merci mon fils pour cette découverte. Difficile d'accès. Quelques lectures après le film m'ont été nécessaires pour en sortir la substantifique moelle. Mieux expliqué, décortiqué je pourrais probablement mettre 5 étoiles.
Faire parler les images, c’est ce qu’Antonioni réussi à faire ici aussi bien sur le fond que sur la forme, et bien cette double dimension artistique qui donne à Blow Up son dynamisme. Pour son premier film en anglais, le réalisateur italien s’attaque à un genre bien plus populaire que les drames romantiques qu’ils réalisaient précédemment, celui du thriller psychologique mais garde la part de mystère délicat qui leur donnait leur charme énigmatique. En effet l’absence de résolution à cette intrigue, qui est en fait plus un doute qu’une véritable enquête, pour s'apesentir davantage sur l'évolution psychologique de son (anti-)héros, a divisé ses spectateurs entre une profonde déception et fascination car Antonioni est inéluctablement le meilleur pour faire du vide scénaristique un élément dramaturgique passionnant. La façon dont ce photographe anonyme et exécrable prend, au fil de l'histoire, davantage de place dans son entourage qu'il semblait incapable de percevoir en fait une réflexion métaphorique de l'art de l'image. C’est finalement la qualité du Londres des années 60 qui connut une reconnaissance unanime, tant il dépeint à merveille la mentalité libertaire de l’époque. Faire passer le pictural avant l’explicite, c’est un parti-pris artistique auquel il faut être préparé avant de se lancer dans ce film singulier.
Je n'ai pas du tout aimé. Pourtant, j'ai beaucoup apprécié d'autres films d'Antonioni, mais là... Long, très long, trop long. Bien sûr, c'est le concept qui veut ça, et parfois ça marche, mais à mon goût ça n'allait pas. Je n'ai pas réussi à m'immerger dans le film, et le vide créé par l'absence de scénario m'a fait passer un mauvais moment. Peut-être n'étais-je pas dans l'état d'esprit nécessaire? Peut-être. Je m'attendais à une histoire policière, mais cette intrigue n'est qu'un prétexte à faire un film, pour montrer des images, un personnage, faire passer un message peut-être, mais je ne l'ai pas saisi, et je n'ai pas su l'apprécier. On ne peut pas tout aimer, tant pis.