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schemaman
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5,0
Publiée le 24 juin 2009
Amerika s'inspire-t-il de "America America" d'Elia Kazan ? Toujours est-il que l'on ne peut que rendre hommage aux réalisateurs, producteurs et acteurs (sublime Hiam Abbass) pour leur courage. C'est vrai que ce film-réalité nous plonge véritablement, et plus qu'il n'y paraît, dans l'enfer palestinien (en Israël, et en Amérique où les arabes sont pointés du doigt). "Jaffa", "Amerika", "Les Citronniers", "je veux voir" et bien d'autres encore, sont tous des films d'une grande finesse et d'un intérêt hors norme. Vive ce cinéma engagé.
Quitter son pays et ses racines pour protéger son enfant et se trouver confrontée au racisme, autre guerre peut être moins sanglante mais tout aussi terrifiante et destructrice : voilà l'avenir de cette mère. Mais c'est sans compter sur son intelligence et sa fierté. Elle va relever la tête, s'adapter à ce nouveau monde et s'accrocher pour redonner l'espoir à son fils qui part à la dérive. Les territoires occupés, les attentats aveugles, le mal du pays, le désespoir puis l'espoir, l'amour et le respect tout est traité dans ce film. J'ai beaucoup aimé la sensibilité des acteurs : formidables Nisrem Faour, Hiam Albass (pardon pour les fautes dans les noms) sans oublier Melkar Muallem, mais aussi M. Ziegler et... l'impayable Matt ! Un très bon moment de cinéma et une belle leçon de vie. Si seulement dans la "vraie" vie les choses pouvaient en aller ainsi et que chacun puisse trouver une place dans ce monde. En tous cas ce genre de film milite en ce sens.
Un joli film sur le déracinement, les rêves d'ailleurs qui ne sont pas si roses, la difficulté de se faire une place dans un pays où l'on se méfie de vous. Une belle histoire sensible et un personnage de femme courageuse et de son fils confrontés aux chocs des cultures : celle de leur Palestine natale et celle d'une Amérique nouvellement en guerre en Irak (le film se déroule au printemps 2003). Le film n'évite toutefois pas quelques clichés et passages obligés (la douane, le lycée...) mais cela reste très agréable à suivre.
Un moment de cinéma unique et fort, traitant d'un sujet engagé et pertinent. Le scénario met en avant l'arrivée aux États-Unis d'une mère palestinienne et de son fils. Censée être un havre de paix, la patrie de la démocratie et de la tolérance se révèle être une terre hostile et difficile. Entre désir d'un futur radieux et volonté d'intégration, cette femme va se démener pour entretenir l'espoir d'une vie meilleure en travaillant dur. Dans ce sens, on assiste à une belle intrigue, touchante et humaine à la fois. D'ailleurs, on reste pris dedans du début à la fin. En effet, ce long-métrage a l'énorme avantage de retenir l'attention du spectateur qui est incontestablement sous le charme de cette histoire véritable, réaliste et passionnante. Intenses et bien rythmées, les péripéties s'enfilent avec brio et panache. Les personnages sont bouleversants et plus qu'attachants. Quant aux acteurs, ils sont époustouflants de justesse et de conviction, en particulier Nisreen Faour qui est très convaincante. Coup de chapeau à la réalisatrice, Cherien Dabis, qui signe ici une œuvre pleine de courage, prenante et très méritante. Au final, "Amerrika" est un film émouvant et poignant qui vaut vraiment le détour.
La réalisation d'Amerikka es incontestablement talentueuse, très originale de par sa thématique. Le déracinement d'une palestinienne aux États-Unis est ici filmé avec une grande justesse, et l'élan optimiste de la réalisatrice qui nous révèle que la chaleur familiale permet de supporter les moments les plus difficiles de la vie n'a rien de naïf ou de superflu, c'est au contraire, un sentiment de compassion qui habite continuellement le spectateur, rattrapé par quelques piques humoristiques judicieusement utilisés.
Un film découvert très tard à la télé, la mise en scène est sobre mais les acteurs incarnent les personnages avec tant de justesse et le scénario, bien que prévisible, aborde les clichés sur les USA avec assez de finesse (je dirai un bon dosage entre humour et situations critiques) pour avoir réussi à me captiver tout du long.
J'ai passé un moment extrêmement agréable, retrouvant avec le plus grande plaisir l'ambiance fabuleuse de Little miss sunshine, cette famille en total décalage, sur fond ici du problème d'immigration et de l'étiquetage subi par les populations arabes, post 11 septembre. Les thèmes abordés, le déracinement, le problème d'identité encouru, le choc des cultures lié à la difficulté d'intégration, un certain racisme ambiant visant à globaliser, à mettre tous les arabes dans le même sac (arabe = musulman = terroriste, tandis que l'héroïne est de confession chrétienne ; amalgame stupide et dangereux), ont été maintes fois abordés mais rarement de cette manière pure et légère. La sensiblerie, la complaisance, et la plupart des clichés, sont admirablement contournés et évités. Côté interprétation, Cherien Dabis fait preuve d'une direction d'acteurs plus qu'impeccable. Tous sont justes (premiers comme seconds rôles), avec dans le rôle titre une vraie révélation, Nisreen Faour, lumineuse, héroïque, donnant énormément de sa personne ! Amreeka (je suppose que ça signifie America en arabe, du coup le titre français est complètement à côté de la plaque) comporte son lot de scènes poignantes et tristes, et possède un ton bien particulier pour un sujet tel, drôle, léger et chaleureux. Cela a pour belle conséquence de livrer une oeuvre simple généreuse, sincère, joliment optimiste, attachante, et avant tout profondément humaine-humaniste. Un magnifique portrait d'une formidable famille.
Malgré le côté attachant de l’entreprise et la connivence entre les deux truculents acteurs principaux, on ne peut qu’être surpris que Cherien Dabis soit aussi caricaturale et manichéenne dans le traitement de sa narration que l’attitude un peu cliché que l’on prête aux Américains face à des visiteurs d’une autre culture que la leur. A la longue, cela devient même un peu écœurant.
L'american dream n'est pas toujours facile à réaliser c'est une des facettes de ce film que j'ai beaucoup apprécié. L'obstination de l'héroïne pour surmonter les obstacles ,les idées reçues, les clichés, la difficulté d'affronter l'adversité à vivre ce déracinement même lorsque l'on n'a pas de pays, est un bel exemple. Un belle réalisation qui nous est offerte.
Dans "Amerrika", on suit le parcours d'une Palestinienne qui émigre aux États-Unis avec son fils adolescent. Elle doit faire face au choc des cultures et tente de s'en sortir, aidée par sa sœur et son beau-frère, déjà installées sur place. Cela donne un film simple et humaniste, qui se laisse suivre sans déplaisir, même s'il n'évite pas quelques clichés.
Muna et son fiston Fadi, n’ont pas choisi la facilité. S’installer aux USA quand on est Palestinien, ça relève du parcours du combattant (Vous saviez, qu’il y a des camps où ils s’entraînent pour ça…). Maman interprétée par Nisreen Faour est superbe de jovialité et d’optimisme... Sur le fond c’est tout de même une galère. Imaginez arriver dans un pays où on vous demande si chez vous on parle Juif. Inutile de vous préciser que du côté boulot, maman va ramer. Dans un pays où tout ce qui ressemble à un Arabe est supposé avoir une ceinture d’explosif, il est difficile de trouver du travail à la Pan-Am ou chez Exxon. Puis finalement, ça le fait. Parce que l’humanité existe. C’est un film modeste et riche, qu’il faut aller voir comme une petite leçon de vie optimiste. Extrait de critique sur http://www.haarg.net