Excellent film, très bien tourné, dans un Japon contemporain mais traditionnel, aux personnages attachants. Tous les choix de la vie se trouvent confrontés à la mort dans la séance de 'préparation' dont le héros fait son métier... Beaucoup d'émotion avec beaucoup de retenue, le scénario très bien écrit fait passer une intrigue assez lisible. 2 regrets: la séance de violoncelle sur une digue en plein champ, ridicule, et comme toujours le doublage français.
Malgré des défauts (le jeu bancal de l'acteur principal, des scènes d'un lyrisme exagéré ci et là), Departures ne peut s'empêcher de faire rire, de faire sourire, et de faire pleurer. Et s'il aborde un thème peu usuel, il s'encombre aussi malheureusement de quelques clichés du drame sentimental un peu convenus. Imparfait mais touchant.
Le sujet est original et insolite (pour nous, Occidentaux...). On plonge dans l'univers des rites funéraires japonais, avec cet art très singulier, très codifié, de la mise en bière. Il y a toute une esthétique de gestes, étonnante et bien mise en valeur. Le film aborde aussi le tabou qui accompagne cette activité professionnelle. Le problème, c'est que le réalisateur a enrobé ce fond sociologique d'un gros mélo où les bons sentiments sont servis à la louche. Le récit débute avec quelques accents burlesques, puis bascule dans le lyrisme facile. Avec un sujet sur le deuil, l'émotion est évidemment au rendez-vous... Ajoutons la thématique de l'enfant abandonné, et on obtient un vrai tire-larmes, saupoudré d'arbres en fleurs, de vols d'oiseaux et autres scènes musicales en pleine nature. L'histoire traîne en longueur et les acteurs principaux (le couple) sont un peu maniérés. Et dire que Departures a obtenu l'Oscar du meilleur film étranger 2009...
Les personnages sont attachants et le film plutôt profond. Après l'avoir vu, on pourrait presque être fasciné par le métier de Daigo, malgré son côté glauque ! C'est une histoire assez "tranquille" avec peu d'action, mais la fin reste émouvante.
Un étrange mélodrame japonais qui traite avec minimalisme, poésie et humour, d’un sujet vaste et délicat. Cependant, l’ensemble est lent et les scènes assez répétitives, ce qui fait qu’après une première partie de film, on commence à décrocher. Une belle réalisation malgré tout, qui nous permet de découvrir un pan de la culture nippone !
Film touchant, respectueux et très fin. Il fut pour moi une découverte très agréable. Je le recommande à tous ceux qui aiment les films japonais à la subtilité si particulière.
Lauréat surprise du dernier Oscar du meilleur film étranger au nez et à la barbe des favoris "Entre les Murs" et "Valse avec Bachir", "Departures" manifeste une nouvelle fois la vitalité du cinéma japonais. On peut comprendre ce qui a attiré les membres de l'Academy, à la fois dans l'aspect positif (l'indéniable originalité du sujet, la diversité de tonalité) et dans l'aspect plus discutable (la larmoyance de certaines scènes, le recours aux grosses ficelles de l'émotion).
Apparemment, les thanatopracteurs n'ont pas meilleure réputation au Japon que les croques-morts de chez nous, et quand Daigo se voit engagé après un entretien d'embauche expéditif, il n'a pas le courage de l'annoncer à sa femme. Ses premiers pas dans le métier ne sont pas de tout repos, et le laconisme de son patron ne lui permet pas de se préparer à ses premières épreuves, à savoir un rôle de "figurant" dans une vidéo pédagogique et son baptême du feu avec une vieille dame décédée depuis quinze jours.
Ces débuts nous sont montrés après la scène d'ouverture, un flashforward où l'apprenti Daigo exécute son premier rite sous les yeux de son maître, avant de découvrir l'anatomie particulière de la défunte. Car c'est une particularité intéressante de ce film que de passer si rapidement de l'émotion au rire, et vice-versa, à tel point que dans certaines scènes la moitié de la salle rit alors que l'autre moitié reste troublée.
Progressivement pourtant, on comprend que le sujet principal est celui de l'apprentissage, et de la découverte par Daigo de la noblesse de son nouveau métier. Car cette toilette funéraire qui se fait devant la famille selon un rituel très précis a pour but de rendre sa dignité à la dépouille du défunt, et d'offrir aux proches une dernière image la plus belle possible. Ces gestes ressemblent à ceux que l'on peut prodiguer aux êtres aimés : la caméra filme Mika dans son lit alors que Daigo part au travail de la même façon que les "clients" de son mari, et quand il recouvre son patron endormi sur la banquette de l'agence avec une couverture, on retrouve la délicatesse avec laquelle il exécute ce geste dans le rituel.
La force et l'originalité du film réside essentiellement dans la justesse avec laquelle sont filmées les scènes funéraires, comme quand M. Sasaki, le patron de Daigo, demande au mari de la défunte le rouge à lèvres de son épouse pour l'ultime maquillage, et que c'est la petite fille qui réagit le plus vite, ou encore le décalage entre la codification extrême de la cérémonie et l'explosion de ressentiment auquelle elle peut donner naissance.
Malheureusement, Kundo Koyama, le scénariste, a greffé sur cette trame suffisante en soi l'histoire de Daigo et de son père, et le film n'évite pas le pathos un peu pesant jusqu'à la scène finale bien prévisible où Yojiro Takita nous ressert tout l'arsenal du genre : zoom, ralenti et musique violonneuse. Cet intrigue secondaire dilue et rallonge inutilement un récit qui aurait pu bénéfiquement tenir en 1 h 45, en se contentant de l'histoire des bains publics et de celle de Mika (jouée par Ryoko Hirosue, la fille de Jean Reno dans "Wasabi"). Malgré ces réticences, "Departures" se regarde avec intérêt, grâce à l'originalité de son sujet, et offre une autre approche du deuil dans la société japonaise après "Still walking".
Franchement ce film est très bon, du scénario aux acteurs en passants par les rebondissements, tout m'a ébloui, et c'est avec insistance que je vous invite à voir ce film !
Film vraiment touchant sur un sujet assez sensible (la mort et la mise en bière) et peu traité au cinéma. Le réalisateur nippon apporte également une petite touche d'humour noir bienvenue pour alléger l'atmosphère de "Departures". Au final, il se dégage une certaine poésie de cette oeuvre. BOULEVERSANT !
Un thème rarement traité mais qui l'est avec brio. On en sort changé de notre avis sur la mort et la mis en bière. Ce film est une fraîcheur venue du Japon qui commençait à voir sa qualité cinématographique baissée. Avec des acteurs mi figue mi raisin (il faut dire que la femme du violoniste est transparente au possible), et une musique formidable (le thème principal est très profond), on arrive à un petit bijou qu'il faut avoir vu, tout bon cinéphile qu'on soit.
Petit bijoux tout droit sorti des chemins de traverses et qui fait sont chemin avec une grâce rare... On en ressort tout chose avec un bonbon doux dans la bouche et ce, en dépit du sujet rarement traité avec une telle acuité.
Magnifique film sur un travail meconnu mais necessaire a tous a certains moments de notre vie Il est absolument a voir si vous le pouvez, poetique et souvent drole
L'émotion est là tout au long de ce film superbe qui traite un thème éculé (la mort) mais sous un angle original. Les acteurs jouent finement aidés par un beau décor et une mise en scène épurée de Takita. A conseiller à tous ceux qui ont peur de mourir.