Un malfaisant qui a la malchance de naître dans des quartiers sordides d'Amérique du Sud et qui est entraîné dans la viloence au quotidien depuis toujours , rêve de tendresse . Celle ci terminera au fond des eaux troubles sans qu'il puisse en donner toute son étendue . Cru de vérité , filmé avec des vrais banditos prêt à tout . A voir !
C'est un film poignant, émouvant et d'une triste réalité. L'interprétation des acteurs est tellement intense qu'on vient à confondre fiction et documentaire. C'est un sujet dont on parle peu et qui méritait une aussi belle adaptation.
Un premier film prometteur pour ce réalisateur. La barre est placée haute car le film est très réussi. Tout est juste (jeu, scénario, mise en scène, prise de vue), c'est un film poignant, horriblement réaliste. Le seul regret en voyant ce film : on est mal à l'aise de voir cette réalité qui se déroule tous les jours.
Il y a deux façons de voir ce film. Ou bien on considère que c’est une pure fiction et dans ce cas il se laisse regarder avec plaisir grâce à son coté bien structuré, sa mise en scène agrémentée de belles images, sa belle musique et ses acteurs tous excellents mais vu ainsi, il n’apporte pas grand-chose, ni pour l’approfondissement de l’expérience de la vie, ni à l’histoire de l’art cinématographique .Ou bien, et c’est ce que je crois,(le réalisateur s’étant longuement et minutieusement documenté) on considère que c’est un authentique travail sur une tranche de population particulière de l’Amérique du sud .Dans ce cas ,on peut parler de chef d’œuvre de genre ;ce genre n’étant pas beaucoup exploité. Les Maras du Salvador avec leurs noms numérisés Dieciocho par exemple ou Salvatrucha et leurs Maréros garnis de tatouages sataniques sont vraiment effrayantes..Ces très jeunes gens sans aucune revendication, remplis de haine et de désespérance sont l’image de ce que nous pourrions tous être si nous avions été placé jeunes dans des conditions identiques. Seul l'amour qui heureusement sommeille ou explose à travers chacun de nous permettant l’espoir mais à quel prix. C’est justement ce que montre d’une façon ,que je trouve admirable, ce film hors normes, car il allie le pessimisme le plus noir sur l’absence d’éducation à l’optimisme le plus fort sur le plus beau des sentiments humains :l’amour et le sacrifice qui parfois l’accompagne. l
Encore un film sur l'immigration, et pour la troisième fois cette année, on ne regrette pas d'être propulsé sur des frontières. « Pour un instant la liberté » nous emmenait au Proche Orient, Welcome dans le Pas de Calais, Sin nombre en Amérique Centrale. La première partie , un peu brouillonne, ne passionne pas, mais le film décolle lorsque deux destins se croisent. Traité sans larmoyance excessive, Sin nombre manque juste un peu de chair.
Pour son premier long métrage, le jeune californien d'origine suédo-japonaise Cary Fukunaga frappe fort. Cet ancien étudiant de l'Institut d'études politiques de Grenoble gifle les spectateurs avec un film sur les espoirs et les désespoirs des populations jeunes de l'Amérique centrale : Honduras, Mexique. Un film dans lequel règne la violence, mais également l'amour; avec la guerre des gangs dans une ville du nord du Mexique, les rites abominables qui y règnent, les clandestins qui viennent du sud, malmenés, rackettés. Un film désespérant, au sens premier, étymologique du mot. Mais aussi, un film très américain, avec tous les ingrédients qui interviennent forcément dans un tel film : violence, bien sûr, mais aussi rédemption, sentiment, vengeance, un brin de pathos, etc. Un film pas totalement calibré mais ... pas loin ! Un film indépendant, donc pas hollywoodien, mais ... pas loin ! Un film, par ailleurs, très bien photographié par le brésilien Adriano Goldman qui a d'ailleurs été primé pour ce travail au Festival de Sundance 2009. Un mot sur la musique : tout au long du film, on entend plusieurs chansons aux rythmes de cette région du monde, avec, en particulier, pas mal de cumbia, colombienne à l'origine, mais dorénavant bien implantée dans presque toute l'Amérique hispanique. Un film dont on ne sort pas indemne.
Une vérité qui dérange, des migrants prêt à tout pour fuir leur pays pour de meilleurs jours aux USA, prêt à perdre leur vie. Un voyages semé d'embuche, cache-cache avec la police, vol, parcours difficiles notamment avec le train sur lequel ils circulent. Je relève une solidarité tout au long du film, tant du coté de la Mara que du coté des migrants. Une suite logique à "vida loca"
Sans pour autant être un mauvais film, sin nombre manque cruellement d’originalité. Cependant, j’ai apprécié la performance des acteurs, la bande originale du film, et la réalisation soigné. Au final, je trouve que le film s’en sort bien mais qu’il ne mérite pas plus de 3 étoiles.
Un film difficile, mais grandiose de parts son cadre magnifique, de ses fabuleux acteurs et de part son impact rendu aux spectateurs, de la dur et poignante réalité qu'il évoque. Plus d'infos sur : http://kilitchikou.blogs.allocine.fr/
Je ne comprends pas bien pourquoi ce film est classé dans la catégorie Thriller, j’ai plutôt trouvé qu’il s’agissait d’un film d’ « aventure ». Je n’ai pas vraiment été séduite par l’histoire et j’y ai trouvé beaucoup de longueurs (étonnant pour un film d’1H36). Ce qui m’a le plus impressionnée, c’est l’engagement des jeunes auprès de la « Mara » et tous leurs tatouages. Dans l’ensemble, le film est assez négatif et, selon moi, trop tourné sur le côté « volonté d’émigrer aux Etats Unis ». Enfin on voit quasiment tout dans la bande annonce…