Le Bateau qui mourut de honte
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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 décembre 2011
Un scénario intéressant avec cet équipage de vedette rapide qui après la guerre va s'enfoncer dans des traffics de plus en plus douteux. Avec des caractères de personnages un peu plus complexes et des effets spéciaux modernes ça pourrait donner lieu à un excellent remake. En prime j'adore le son des moteurs de ce bateau.
Pascal
Pascal

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4,0
Publiée le 28 juin 2026
Le problème rencontré par la filmographie du cinéaste anglais Basil Dearden auprès de la cinéphilie c'est la présence de cinéastes majeurs de cette période qui précède la naissance du free cinéma ( nouvelle vague anglaise ).

Il est vrai que lorsqu'on est en concurrence avec David Lean, Michael Powell ou même Caroll Reed ( eux mêmes victimes des commentaires à l'emporte pièce de Truffaut critique au Cahiers du cinéma ), avec de surcroît une filmographie peu diffusée, on se trouve dans un trou de souris.

Pourtant la filmographie de Dearden comporte certains opus très intéressants et réussis dont ce " le bateau qui mourut de honte " (1955 ).

Parfois présenté comme un scénario vaguement fantastique ( c'est très réducteur, car la symbolique du bateau de l'histoire est en réalité celle de la rectitude morale absolue ).

Le scénario, produit par la Ealing, développe un aspect très intéressant, celui de personnages qui perdent leur place dans l'architecture sociale ( pansement inconscient, fréquent, mis sur des failles intérieures profondes dont ils n'ont pas conscience ) et éprouvent par contre-coup une forme de dépression ou de désespérance.

Ici ce sont des anciens marins héroiques, qui se retrouvent désarmés concrètement et psychologiquement une fois la seconde guerre mondiale terminée.

Le scénario montre comment se produit la dégradation morale, progressive des personnages, jusqu'à la trahison définitive de leur idéal et de leur amitié.

On ne construit pas son bonheur en dehors de soi-même ( par soucis de conforter une image sociale, donc de l'apparence ) et du respect de des valeurs de réciprocité, de bienveillance.

C'est ce que montre ce film qui balaye d'un revers de main, toute propension au manque de rectitude morale.

On retrouve le futur cinéaste Richard Attenborough, ici dans un rôle clef de manipulateur méchant sans état d'âme, inspiré uniquement par le souci de lucre.

Le cinéma de minuit de l'excellent Patrick Brion, ne présentera qu' un seul opus de Dearden, " la victime" encore aujourd'hui considéré comme un de ses opus majeurs.
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