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Un visiteur
3,5
Publiée le 15 août 2010
Encore un film avec une fin en queue de poisson. A croire que les scénaristes, pourtant (sans doute) grassement payés, n'ont pas/plus d'imagination... C'est une jolie histoire d'amour conjugal et filial qui se passe dans de merveilleux décors en Australie. On a le plaisir de retrouver Charlotte Gainsbourg dans un rôle qu'elle sert à merveille aux côtés d'autres acteurs moins connus de nous, mais tout aussi talentueux. Dawn devient donc brutalement veuve. Elle semble inconsolable. Sa (très jeune) fille, Simone, 5 ou 6 ans, croît avoir retrouvé son père disparu dans la ramure d'un un immense figuier qui pousse à côté de la maison familiale. Cet arbre devient à la longue envahissant et menace l'intégrité de la maison. Pas question néanmoins d'abattre l'arbre, désormais sacralisé. Un cyclone viendra remttre toutes les pendules à l'heure et les compteurs à zéro. J'ai donc été déçu par la fin ce ce film qui met une fois encore en avant l'image de la mère de famille "exemplaire" qui se sacrifie pour sa progéniture en renonçant à un nouvel amour portant prometteur, comme si c'était la seule solution possible... Une autre fin plus positive aurait sans doute été possible. Mais on est ici en plein dans le "politiquement correct" de la dictature des enfants.
Un film tendrement lyrique et charmeur. L’arbre possède une réalisation fine et agréable. Charlotte Gainsbourg interprète son rôle à merveille et les seconds suivent bien. Un film aux multiples sens cachés et raffiné dans sa façon de les exposer. Une belle découverte.
Une bonne comédie dramatique ! Les acteurs sont très bon (vu en VO, Charlotte Gainsbourg en anglais, inattendu et surprenant), la b.o. du film est vraiment très belle et s'accorde magnifiquement bien avec les différentes scènes du film. Alors oui, il n'y pas beaucoup d'action etc... ( à part la scène de tempête à la fin ) Mais ce film n'en reste pas moins touchant et intéressant ! Surtout qu'heureusement les scénaristes ne sont pas tombés dans le piège de basculer uniquement dans le point de vue de la petite fille mais reste surtout axés sur Charlotte Gainsbourg, ses divers sentiments après la mort de son mari, et la reconstruction des enfants, chacun à leurs façons après la mort de leur père.
Après la mort accidentelle de son mari, Dawn constate que l'arbre qui pousse à côté de sa maison prend des proportions gigantesques et interfère dans la vie de ses enfants. On "habite" l'arbre chacun à sa manière. Il y a dans le film de Bertuccelli beaucoup de référence aux racines, à l'attachement et à la présence de l'absent. Ce film tout en douceur, nous parle d'un sujet douloureux en beauté. Souligné par les images et la musique, on ne peut être que sous le charme après la projection.
"L'Arbre" est un drame qui ne fait jamais dans la surenchère. Tout sonne juste. Le scénario est parfaitement maitrisé, et exploite bien ses personnages et le fait qu'ils soient en deuil. Ce film nous montre bien que chaque être humain agit différemment face à la perte d'un être chère, c'est très émouvant (surtout le personnage de la mère et de Simone). De plus, les paysages sont d'une rare beauté et la réalisation de Julie Bertuccelli est splendide. Personnellement, je me suis jamais ennuyé devant "L'Arbre", je me suis attaché des le départ aux protagonistes. Bref, un pur moment de poésie. Un beau film plein d'espoir malgré ce que le sujet pouvait laisser présager.
Ce gentil petit film sur le deuil évite aisément de sombrer dans le pathos larmoyant en nous présentant le drame d'une famille qui, à la mort du père, se cherche, quitte à ne trouver comme unique repère l'arbre envahissant au centre de leur jardin. Une étrange relation métaphysique extrêmement émouvant va ainsi se lier entre cet immense figuier et une fillette en manque d’affection. Cette connexion est filmée avec une finesse et une tendresse donnant à cette métaphore de l’attachement à la vie une sensation si féerique qu’elle pourra sembler naïve à certains.
Simone, une charmante blondinette de 8 ans, n'accepte pas la disparition de son papa adoré. Dans une variante inédite de "l'ami invisible", elle le (ré)incarne dans le magnifique et invasif figuier dans l'ombre duquel est bâtie la maison familiale. Les mois passent, le chagrin aussi, du moins celui des 3 frères de la petite fille, et Dawn, la veuve, son travail de deuil accompli, trouve même une nouvelle épaule secourable. Seule Simone reste intraitable et inconsolée, et la nature semble lui donner raison. Julie Bertuccelli qui adapte avec ce deuxième long métrage de fiction "L'arbre du père" de Julie Pascoe ne fait malheureusement pas montre d’une écriture cinématographique à la hauteur de l’idée hautement poétique à l’origine du roman. Et ce n'est pas Charlotte Gainsbourg, languide et appliquée (à maîtriser son texte en anglais) qui permettrait de passer outre l'ennui qui s'installe très vite. Une étoile de consolation pour les paysages australiens et l'arbre surtout, dont la cinégénie est bien saisie par le directeur de la photo, Nigel Bluck, et, dans une moindre mesure, pour la fraîcheur de la jeune Morgana Davies.
Un film très émouvant, où la réalisatrice ne cherche pas à asséner ses quatre vérités mais, au contraire, laisse le spectateur se faire sa propre opinion. C'est tendre et charmant, avec une petite note dramatique...
Très belle interprétation pour ce film atypique. L'arbre, personnage à lui seul, sert de catalyseur à l'acceptation du deuil par une famille prise par surprise dans son bonheur, jusqu'à la chute finale, au propre comme au figuré. Une symbologie forte qui cadre bien avec un rythme assez lent. Une mention spéciale pour l'interprète de la petite fille...
Si les actrices en tête d'affiche font vivre le récit, la trame elle avance platement et traite de manière superflue un sujet intéressant.Cependant, la réalisation retient l'attention et réussit le tour de faire sentir le fantastique au coin du cadre sans pour autant pouvoir le palper, délicat et sensible tour de force.
Un film fort en émotions dans lequel une petite famille orpheline du papa voue une passion quasi mystique à un arbre magnifique, symbole d'un père défunt. Certains s'y ennuieront. D'autres apprécieront le scénario, le jeu subtil des enfants et Charlotte Gainsbourg, parfaite dans son rôle de maman déroutée, esseulée mais toujours très sensuelle.