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JoeyTai
25 abonnés
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4,5
Publiée le 24 mai 2026
En suivant la vie d'une actrice bien décidée à percer, ce film aborde plusieurs thèmes : l'ambition, la poursuite du bonheur, le racisme, l'amour. Lana Turner campe avec talent une actrice ambitieuse qui n'a pas froid aux yeux. En recueillant et embauchant une femme noire et sa jeune fille blanche, elle fait preuve de tolérance mais ne peut qu'assister impuissante aux difficultés de la relation entre la gouvernante qu'elle héberge et sa fille, cette dernière ne supportant pas d'avoir une femme noire pour mère. Ce thème, traité sans fard, prend le pas sur celui de la carrière de l'actrice, dont le succès s'avère finalement frustrant. La fin est poignante. Il faut saluer les prestations de Lana Turner, Juanita Moore et Susan Kohner.
Douglas Sirk réalise avec "Mirage de la vie" son dernier long métrage et donc son dernier mélodrame. Lana Turna la pinup d'Hollywood vient de subir un évènement douloureux après que sa fille ait tué son amant le gangster Johnny Stompanato, avec qui elle entretient une relation tumultueuse, et qu'elle n'arrive pas à quitter. Sa fille sera reconnue innocente car ayant agit pour sauver sa mère contre les violences de son amant gangster. Lana Turner se sort très bien de son rôle central qui obtiendra un succès énorme malgré le scandale, Les énormes recettes du film remettent à flots les studios Universal Pictures alors en proie aux plus graves difficultés financières et mettent également Lana Turner à l'abri financièrement car elle possède 50 % des profits nets du film. Elle perçoit onze millions de dollars pour la seule première année d'exploitation mondiale. Je ne suis pas un fan des mélodrames même si les sujets comme dans ce film sont au départ, nobles dont le racisme ambiant aux USA et le désir des femmes d'assurer une compatibilité travail/famille. Mais ces sujets sont trop enfermés dans le respect des principes de la société bourgeoise US encore très marqués en cette fin des années 50. Douglas Sirk déclara après ce film qu'il se sentait trop vieux pour suivre les évolutions trop rapides de la société US qui allaient se traduire dans le cinéma des années 60 et 70 aux USA, en France et en Italie par exemple. C'est pour cela que je donne cette note très basse pour ce film malgré son énorme succès à l'époque. Je trouve d'ailleurs que ce film a pris un énorme coup de vieux quand on le regarde en 2026 même je n'aime encore moins le cinéma US actuel si l'on met de côté Oliver Stone et Woody Allen.
La découverte d'un cinéaste talentueux et un mélodrame au sens le plus noble du terme.
L'histoire de 2 mères seules et complices, Lora et Annie, et de leurs filles respectives, Susie et Sarah Jane. Une première fille délaissée par sa mère, célèbre actrice ayant choisie sa carrière au détriment de sa vie familiale, et reportant ainsi son affection sur d'autres. Une seconde fille qui, depuis toute petite, n'assume et ne supporte pas la couleur de peau de sa mère, pourtant toujours aimante envers elle, et ce jusqu'à finir par la rejeter ainsi que ses origines.
Déchiré entre apparence et vérité, on vit dans une illusion qui semble nous rassurer et on se fait passer pour quelqu'un que l'on n'est pas au fond de nous pour être mieux vu par la société (d'autant plus en tant que femme) et/ou avoir accès à certaines opportunités. Mais à vouloir à tout prix imiter une illusion, on finit par passer à côté de ce qui compte vraiment : la vie et l'amour que nous portent nos proches.
Doté d'une esthétique fabuleuse et d'un casting irréprochable, ce dernier long-métrage de Douglas Sirk (datant de 1959) est un puissant drame sociétal, traitant notamment de manière frontale des conséquences de la ségrégation raciale, encore bien présente aux États-Unis à cette époque-là.
Un film jamais désincarné, qui résonne à travers le temps et reste en tête,spoiler: à l'image de ce puissant gospel final et des retrouvailles de ces cœurs abîmés par la distance et la colère .
Une œuvre à dimension humaine, qui nous rappelle à toutes et à tous que sans amour, nous ne vivons qu'un mirage de la vie.
Une illustration cruelle des illusions sentimentales et émotionnelles humaines à travers les parcours de quatre femmes incarnées avec force par un quatuor d'actrices impeccables qui toutes oublient l'essentiel ou se méprennent sur ce qu'elles perdent dans leurs ambitions, à l'exception de la plus pure, celle qui n'est pas estimée à sa juste valeur et n'en tient rigueur à personne, heureuse de sa propre harmonie intérieure. Bien que l'émotion se fasse discrète, le moralisme diffus ne peut que nous renvoyer à notre propre parcours de vie; bien que la honte ressentie par Sarah Jane semble heureusement dépassée, les thématiques demeurent pertinentes. Des mirages parfois fascinants de la vie...
Qualité d’écriture, mise en scène très maîtrisée, images aux couleurs chatoyantes… Tout le métier et tout le style de Douglas Sirk sont au service de cette histoire qui fait la part belle aux personnages féminins et où s’exacerbent les sentiments autour de thématiques telles que l’arrivisme, la relation mère/fille, le racisme (dont le traitement est assez paradoxal, l’amitié interraciale au cœur du film demeurant très « hiérarchisée »)… Les sentiments ne sont pas toujours glorieux (égoïsme, reniement…), exprimés par des personnages pas toujours sympathiques, voire un peu têtes à claques, mais qui trouvent une épaisseur à mesure que le temps passe. C’est autour du personnage d’Annie Johnson, sainte sacrifiée et délaissée, que l’étau émotionnel va se resserrer, jusqu’à une séquence finale savamment orchestrée au son d’un gospel entonné par Mahalia Jackson. Très « tire-larmes » mais grandiose.
Que. ce film a mal vieilli ! Sur des sujets de société particulièrement aigus, l'ostracisme subi par la communauté afro ou la subordination des femmes aux US, Douglas Sirk enveloppe les situations et les personnages dans un humanisme sirupeux. Le film enchaîne les clichés édifiants et timorés qui ne servent pas la générosité du propos : l'amitié entre la femme blanche et la femme noire, à condition que cette dernière reste dans un emploi servile, la réussite d'une comédienne à force de volonté et d'indépendance, les jalousies juvéniles de leurs filles : tout sent le psychosocial en carton pâte. N'est pas Tenessee William qui veut. Quand à Lana Turner qui est censé nous faire rêver par sa sensibilité, son talent et son courage, je la trouve simplement très vulgaire, empâtée, empêtrée dans des vêtements de star d'un ridicule achevé. On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments. Il semble que cette maxime s'applique aussi au cinéma. Le succès de ce film encore aujourd'hui reste encore un mystère pour moi.
6 217 abonnés
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5,0
Publiée le 14 juin 2021
Que dire sinon que je défie quiconque de ne pas être ému par Mirage de la vie et que vous ne vous lasserez jamais de le regarder encore et encore. Il n'y a pas de performance particulière car elles sont toutes fantastiques. Si vous appréciez Lana Turner ici elle se surpasse. Le film nous fait prendre conscience du sentiment que nous pouvons tous avoir mais que nous ne devrions pas avoir à savoir que nous ne devrions jamais renier ceux que nous aimons en particulier notre mère et nous réalisons que l'amour d'une mère est vraiment inconditionnel. Installez-vous confortablement avec une boîte de chocolats un verre de vin et une boîte de mouchoirs (vous en aurez besoin) et profitez-en. C'est l'un de mes meilleurs films de tous les temps sur ce sujet. C'est vraiment le plus beau film mère et fille et il vous rapprochera certainement de votre propre mère...
Somptueux mélo à la sauce hollywoodienne (mais attention, D Sirk est européen ! ) ainsi que bouleversant portrait des Usa à la fin des années 50 : l'arrivisme à tout prix, le racisme, le conflit générationnel, tout y est. Dommage que l'interprète principale, Lana Turner, ne soit pas à l'hauteur de la situation, ce qui ne devrait étonner personne. Par contre, les rôles secondaires sont remarquablement bien joués, notamment Juanita Moore et Susan Kohner, candidates les deux à l'Oscar pour le meilleur deuxième rôle. La deuxième partie du film est sans autre la meilleure, final d'apothéose. A voir
Mirage de la vie est un film très beau de Douglas Sirk (remake d'Images de la vie de John Stahl sorti vingt ans plus tôt). Malheureusement, beaucoup de longueurs m'ont fait me détacher du long-métrage. Les acteurs sont globalement bon. Lara Turner et John Gavin sont bien, et Juanita Moore est particulièrement touchante dans ce film. Et même les enfants acteurs ne se débrouillent pas si mal. Malheureusement, j'ai trouvé le film assez long (alors qu'il ne dure que deux petites heures pour raconter une histoire qui se déroule sur plus de dix ans). L'intrigue avance un peu trop lentement et toutes les péripéties ne sont pas forcément palpitantes (j'ai dans l'idée qu'il y avait de quoi écrémer). C'est dommage car le propos est plutôt fort et assez marquant (notamment à l'encontre du racisme, ce qui, dans le Hollywood des années 50, n'était pas forcément un discours très présent dans les productions). Je me suis tout de même un peu ennuyé devant le visionnage de ce film, malgré de très belles images.
Chef d'oeuvre du cinéma hollywoodien, on est ici dans un film avec beaucoup de profondeur chez les personnages. Le scénario est parfait, on a tout dans le titre qui expose ce qui caractérise notre monde et notre vie en passant à côté de l'essentiel qu'est l'Amour de nos proches. Douglas Sirk met en lumière la difficulté de chacun de ces personnages à vivre dans cette vie avec des difficultés qui sont dissimulés pour le bien commun. Sarah Jane interprétée par Susan Kohner reflète tout un mal être criant, elle incarne très bien le titre de cette œuvre. Le film met en avant la difficulté qu'à Sarah Jane à admettre son identité, et crée une ambiguïté tout au long du film sur sa place qu'elle souhaite occupe et la place qu'elle occupe réellement. Sa mère Annie Johnson qui a été jouée par Juanita Moore amène beaucoup d'Amour dans le film et toute le Bien que souhaite une mère envers sa fille. Ce personnage est le trait d'union entre les deux filles Sarah Jane et Susie et Lora interprétée par Lana Turner qui vit une ascension sociale grandiose mais qui ne perçoit pas une réalité que subit ses proches. Le film est beau et pleins de beaux sentiments, il fait du bien et je le recommande pour sa réalisation, pour son scénario et pour les émotions qu'ils procurent. A voir absolument.
Une oeuvre triste réalisé par le prince du mélodrame de l'age d'or d'Hollywood Douglas Sirk en 1959 !! "Mirage de la vie" traite un sujet d'actualité à l'époque ayant pour thème "Peux on s'accepter d'ètre noir ?" ou dans une période aux Etats-Unis le racisme faisait fureur là-bas. Avec ce long métrage, on suit la rencontre auquel va naitre une amitié très forte entre une femme blanche ,ayant une fille , aspirant a devenir comédienne (elle y arrivera) et une femme noir qui va devenir sa servante ayant elle aussi une fille. C'est cette dernière qui posera problème car elle est sang mélé de couleur blanche et passera toute sa vie a mentir que sa mère est noire pour s'accepter dans la société, ses amis, cherchant a fuir ses origines. Douglas Sirk réussit a nous émouvoir avec ce film poignant à la mise en scène soignée et élégante, par la force du scénario avec des personnages touchants attachants joué par un casting de haute volée avec Lana Turner et John Gavin en tète d'affiche. Si vous voulez sortir votre mouchoir pour pleurer, ce long métrage est fait pour vous.
Sur une plage, un peu par hasard, Lora rencontre Annie. Lora est une jeune mère qui cherche à devenir actrice et Annie, également mère célibataire, cherche un foyer pour elle et sa fille. Détail qui a son importance, Annie est noire et sa fille est métisse. A partir de ce moment, les quatre femmes vont vivre ensemble et surmonter différentes épreuves. Le film est une séquence de tranches de vie des quatre protagonistes. On se rend compte seulement vers les deux-tiers du film que celui-ci est plus militant qu’il en a l’air. En effet, chaque femme doit lutter contre une injustice différentespoiler: : Lora doit lutter contre le machisme ambiant pour se faire une place en tant qu’actrice ; Annie doit lutter contre le rejet des autres à cause de sa couleur de peau (y compris par sa fille) ; Susie, la fille de Lora doit grandir avec une mère absente ; Sarah-Jane, la fille d’Annie veut se faire une place dans la société sans subir le rejet que vit sa mère, trop envahissante à son goût . Le film a des nobles idées, mais celles-ci ne sont pas toujours très claires. En effet, l’actrice qui interprète Sarah-Jane adulte a des origines latinos… mais pas noires. La filiation de son personnage avec Annie est donc impossible à prendre au sérieux, l’actrice n’ayant pas le physique pour faire croire cela. D’autre part, Annie se met systématiquement en retrait par rapport à Loraspoiler: : elle n’est pas officiellement sa domestique, mais durant tout le film, elle appelle celle-ci « Madame Lora » (ce film milite pour l’égalité !) . Féminisme oblige, les personnages masculins sont quasi-transparents. Les relations entre les personnages, spécifiquement les relations amoureuses, sont inconsistantesspoiler: : deux personnages peuvent se quitter en très mauvais termes, puis se retrouver sans explication ; d’autres interactions virent parfois au surjeu à la limite du grotesque . Et certains personnages sont si énervants ! Susie, en particulier, qui n’arrête pas de parler. Mais il serait injuste de nier une certaine bonne volonté à parler de certains sujets qui fâchent dans l’Amérique des années 50. Le film fait des efforts parfois discrets, parfois maladroits, pour les exposer. Et puis, visuellement, le film est véritablement éblouissant et très coloré. Caricatural, mais bien intentionné.
Le film est adapté du (8e) roman éponyme (1933) de Fanny HURST (1889-1968) et dont il existe aussi une première version cinématographique (1934) de John Stahl (1886-1950). Le générique défile au son de la chanson éponyme, interprétée par Earl GRANT (1931-1970) dont le style fait penser à celui de Nat King Cole (1919-1965). Le film, qui se déroule à New-York, entre 1947 et 1958, est centré sur 5 personnages : Lora Meredith (Lana TURNER), comédienne, veuve (d’un metteur en scène de théâtre), élevant seule sa fille Susie, Annie Johnson (Juanita MOORE, afro-américaine baptiste, qui élève, seule aussi, sa fille, Sarah Jane, métisse et qui n’accepte pas la couleur de peau de sa mère et Steve Archer, photographe (John GAVIN, son 2e film avec Sirk). Un superbe mélodrame, toujours aussi émouvant plus de 30 ans après l’avoir vu à la télévision. Le scénario bien construit permet d’aborder plusieurs thèmes : la difficulté d’être parent, surtout quand le père manque (spoiler: absences répétées de Lora, poussant sa fille vers Annie, gouvernante et mère de substitution, rejet par Sarah Jane de son ascendance noire, même si elle est métisse au teint clair ), l’ambition (de Lora, prête à tout pour réussir au cinéma et au théâtre et film miroir de la vie privée de Lana Turner, 7 fois mariée, sans compter ses nombreuses liaisons dans le monde du cinéma), le refus d’être soi (Sarah Jane), le racisme qui ne dit pas son nom (spoiler: Annie priée de quitter les lieux fréquentés par des Blancs, licenciement de Sarah Jane dès connaissance de ses origines afro-américaines ) et finalement l’insatisfaction des personnages, aliénés par une vie rêvée mais qu’ils ne vivent pas vraiment, demeurant des personnages seuls et malheureux (spoiler: Steve Archer, amoureux depuis le début de Lora, reste célibataire et ne réussit pas à l’épouser, tout en restant aveugle à l’amour que lui porte Susie, Annie, souffrant du rejet de sa fille, égoïste et cruelle, mais maladroite en créant des situations renforçant ce rejet ). Très belle scène finale spoiler: des obsèques d’Annie, selon son testament : corbillard tiré par 4 chevaux blancs et gospel, « Trouble of the world », chanté par Mahalia JACKSON (1911-1972) . Sans oublier la superbe photographie de Russel METTY [qui a collaboré à 10 films de Sirk mais aussi avec d’autres grands réalisateurs comme Howard Hawks, Orson Welles, John Huston, Stanley Kubrick (oscar pour « Spartacus » (1960)], tant pour les extérieurs que les intérieurs, travail précurseur de celui de Pedro Almodóvar, grand créateur lui aussi de mélodrames.
Magnifique ! Chapeau bas ! Le plus beau film antiraciste que j'aie jamais vu. Dire que ce film été fait en 1959, à une époque où l'apartheid aux USA était omniprésent. Quel culot, quelle ouverture d'esprit ! J'ai pleuré comme une fontaine. Douglas Sirk est un dieu !
Ce film qui date un peu de nos jours, traite avec talent et subtilité des problèmes raciaux aux USA dans les années 60, ainsi que des difficultés pour des mères d'élever seules leurs filles surtout lorsqu'elles deviennent adolescentes. Je me souviens de l'avoir vu pour la première fois alors que je n'avais pas encore 10 ans et que j'ai beaucoup pleuré, en fait tous les spectateurs pleuraient abondamment en sortant du cinéma. Depuis, j'ai revu ce film une dizaine de fois et à chaque fois la magie opère. Lana Turner, éblouissante, domine un casting extraordinaire et procure au film toute sa force, bien épaulée par Juanita Moore, Susan Kohner, Sandra Dee et John Gavin.