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Un visiteur
5,0
Publiée le 27 avril 2013
Un chef d'œuvre ! A voir et revoir en n'oubliant pas qu'il date de 1959. Quand on voit l'affiche on constate à quel point le racisme était présent aux USA dans les 50" : Juanita Moore qui a l'un des rôles principaux n'apparaît même pas ! Elle est également citée en dernier au générique ....
Film très émouvant et surtout le dernier film de Douglas Sirk aux États-Unis. La grande Lana Turner se surpasse dans ce magnifique mélodrame. L'histoire de deux femmes, Lora, jeune actrice, et Annie, une femme noire élevant seule une fille de peau blanche et qui n'accepte pas d'avoir une mère de couleur, est très poignante et surtout, splendide, dans la société touché par le racisme. La dernière scène est magnifique et m'a fait pleuré. Douglas Sirk, encore une fois, nous envole dans une histoire touchante et merveilleuse. Ce film est sans doute l'un des meilleurs du réalisateurs !
Un film à l'accent très théâtral, qui met en abime le genre mélodrame et nous fait une description terrible de la société Américaine des années 50. Ou comment montrer la comédie de tout les jours d'une société qui se voile la face. Une formidable composition d'acteurs, qui malgré le surfait de leur jeu savent exprimer de grandes choses en un regard. A découvrir, même si il peut rebuter certains.
Un vrai et bon mélo, interprété avec une formidable intensité par l'ensemble du casting...Coté mise en scène, Douglas Sirk s'impose définitivement comme le grand réalisateur du mélodrame hollywoodien ! Préparez vos mouchoirs...
Une prise de conscience d’un manque ou d’une différence se manifestent par une envie d’exister ou de briser ses racines dans une page d’histoire américaine lourde en discrimination raciale.
Deux éléments de deux couleurs fondamentales d’un territoire gigantesque roulent sur de mêmes rails en espérant les mêmes finalités.
La différence n’a plus de raison d’être puisque chaque composant aussi éloigné qu’il puisse être de l’autre par sa couleur exécute un même parcours fuyant le pire des états, l’anonymat.
« Le mirage de la vie « est un grand et somptueux livre d’images mélodramatique et romanesque comme il n’en existe plus.
Une suite d’orages et d’éclaircies sur une route parsemée de séparations et de retrouvailles ayant une émotion intense comme pierre angulaire.
Quoique que démodée cette potion larmoyante et naïve ne laisse pas indifférent loin de la. A sa vision il est conseillé d’emmagasiner un peu d’orgueil et de fierté quand malgré soi quelques symptômes de larmes se pointent à l’horizon.
L’œuvre est sensible à recadrer dans un temps ou des psychologies tourmentées par des époques chaotiques avaient le temps et le verbe adéquat pour exprimer leurs désarrois dans des scènes prenant le temps de s’étirer.
Du beau travail exécuté par le maître du genre donnant des couleurs chatoyantes à un concept foulé par des cobayes de la vie et de sa montée chromatique passant par la frustration, l’espoir, le combat et la réussite dans un contexte historique aussi tranchant qu’une lame.
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5,0
Publiée le 25 avril 2012
Qui n'a pas versè une larme dans ce film dèchirant de Douglas Sirk ? Une nouvelle version au technicolor èblouissant, avec le même titre que l'oeuvre tournèe par John Stahl en 1934! Un quart de siècle plus tard, en 1958 (le film est sorti l'annèe suivante), le cinèma nous offre un grand moment d'èmotion et une passion pour cet immense chef d'oeuvre de Sirk comme on n'aurait jamais osè l'imaginer puisque ce mèlodrame est un concentrè de rêve, le genre le plus flamboyant qui soit. "Imitation of life" est marquè de façon indèlèbile par la fascination d'un visage de femme, celui de Lana Turner, inoubliable et magnifique! L'histoire n'opèrerait pas sans l’actrice et encore moins sans l'excellente qualitè du travail des seconds rôles tels que John Gavin, Sandra Dee, Juanita Moore (dans le rôle de la nourrice) et Susan Kohner (la jeune fille ambitieuse et magnifiquement pathètique). On peut même apercevoir Mahalia Jackson qui chante au service funèbre dans un final qui vous arrachera les larmes! Laissons nous ensorceler à travers ce fleuron du genre qui nous emportent dans le sillon de ce mirage de la vie, un joyau èternel qui continue plus que jamais à nous èmouvoir où la perfection avec laquelle Sirk sait mettre en scène les sèquences poignantes relève tout simplement du grand art...
Voilà un film bien énervant. Énervant parce qu'il essaie de nous faire passer, avec une subtilité très discutable, une morale hyper christiano-centrée. Agréablement moderne pour son époque -1959, les noirs sont encore très discriminés aux États-Unis- quant à sa façon d'aborder la cause noire (montrer le désir d'émancipation, le sentiment d'injustice terrible, de révolte même, de ces personnes destinées à être esclaves au seul regard d'une couleur de peau, d'une naissance), mais insupportablement puritain dans sa façon de mettre en scène le bien et le mal. Sirk nous sert là de bons gros clichés : la femme blanche et riche, ambitieuse, aveuglée par son désir de gloire face à la femme noire, pauvre, tournée entièrement vers son prochain, qui a su comprendre les autres même si elle a échoué avec sa fille. D'accord, à la fin les deux femmes se retrouvent face à un échec avec leurs enfants, mais le modèle chrétien d'Annie est quand même très nettement valorisé, avec des discours assez pesants sur le jugement dernier et autres valeurs religieuses. Voilà donc pourquoi ce film n'a pas pu entièrement me séduire... Et pourtant, il serait hâtif d'aller s'imaginer que je n'ai pas aimé. Car à côté de ce manichéisme énervant, c'est quand même une belle façon de nous donner envie d'ouvrir les yeux. Sarah Anne, Lora, toutes les deux sont aveuglées par leur ambition et passent à côté de ceux qui seront toujours là pour elles, et qui ont besoin d'elles. C'est assez basique comme message, mais l'émotion passe extrêmement bien. Le jeu des actrices, qui bien sûr est très expansif, est néanmoins prenant. De nombreux passages nous prennent la gorge et nous donnent envie de lâcher nos sels oculaires, même si l'on sait que c'est de l'émotion facile. De l'émotion facile, mais de l'émotion vraie : pourquoi passer notre vie à chercher ce qui est sous notre nez (encore un message bien chrétien...) ?
"Le mirage de la vie" est un film signé Douglas Sirk. Il met en relation deux femmes qui vivent et élèvent leur fille dans le même foyer. Il est question dans ce film de la couleur de peau , Sarah Jane une jeune fille d'apparence blanche née d'une mère noire. La couleur de peau était très mal perçu et elle l'est encore aujourd'hui. John Gavin interprète brillamment le rôle de Steve Archer. Plutôt sympa pour l'époque
Sirk, n'explose jamais vraiment dans le drame ou la passion. On piétine dans le simplisme "oui je t'aime mais non, mais oui". La mise en scène désespérément courtoise n'apporte aucun plaisir visuel accrocheur qui viendrait renforcer les propos (racisme, ambition, envie). Une trame forte traitée de façon convenue, résignée et superficielle, excepté, et le film existe tout entier par elle seule, dans le personnage brûlant de Sarah Jane (la métisse) qui nous offre, par son ambigüité et son déchirement une tragédie viscérale (la reconnaissance du corps à n'importe quel prix). Susan Kohner est époustouflante.
Il était risqué de tenter un remake du sublime film de John Stahl. Sirk a réussit et a donc réaliser un chef d'œuvre. Les comédiens sont d'une rare justesse (Sandra Dee est magnifique et sauve ainsi la moyenne interprétation de sa prédécesseur). Les images sont profondes et la réalisation d'une réflexion rare. Je vous conseille vivement ce film. Il serait dommage de passer à côté !
J’ai beaucoup de mal avec l’esthétique du mélodrame, avec surtout ses artifices et son sentimentalisme exacerbé. Je ne dirais pas que « Mirage de la vie » m’a réconcilié avec, mais le film a indéniablement ses splendeurs. Il y a beaucoup d’authenticité dans le tableau des arrières fonds difficiles de la vie du spectacle. Le drame de Sarah Jane représente d’une manière très convaincante le terrible complexe des rapports blancs-noirs aux Etats-Unis. Le final, la cérémonie des obsèques dans le temple baptiste est d’une beauté à tirer les larmes et il ne devait guère y avoir à l’époque de films américains qui aient représenté la communauté noire avec un tel respect, avec même une sorte de glorification.