On a vu «Cloud Atlas»...Pourquoi «on» ? Parce que nous n’étions pas assez de deux pour en venir à bout. Deux ? Que dis-je ? Nous étions trois, si je compte le magazine «Trois» (ça ne s’invente pas) offert par les cinémas MK2 dans lequel se trouvait un genre de mode d’emploi concernant les personnages du film, ainsi que quelques explications-clés qui n’auront, au final, été d’aucune utilité.
D’ailleurs j’y pense, les réalisateurs aussi sont trois ! Ca vous donne une idée de la taille de la bête. Il y a les frères-soeurs Wachowski, (puisque Larry est devenu Lana), qui ne se sont pas remis de la trilogie Matrix, et le troisième larron n’est autre que le réalisateur allemand de l’immonde «Cours Lola cours».
On va gagner du temps : Cloud Atlas, il ne faut pas y aller.
Cloud Atlas dure trois heures, que l’on sent passer car on n’y comprend rien ! On a beau rester concentré, emplis de bonne volonté, l’esprit on ne peut plus ouvert, les six histoires relatées sont inintéressantes au possible. Six histoires, six époques différentes, montées en séquences qui ne durent pas plus de deux minutes chacune. C’est dire si le voyage est cahotique. Tom Hanks incarne 13 personnages....Hugh Grant pareil....Halle Berry idem,..pendant une heure on se demande si ces personnages sont les mêmes qui traversent des époques différentes ou alors si ce sont des personnages nouveaux qui débarquent sans crier gare...au bout d’une heure on s’en tape ! Le film est entièrement tourné sur fond vert, les dialogues semblent écrits par un élève de troisième, la/les mises en scène sont pataudes et il y a des références non-stop à une flopée de films réussis que l’on a aimés. Alors dans le désordre, Blade Runner, Amistad, Le nouveau monde, Maurice, le mystère Silkwood ou même le syndome chinois, peu importe...Ce serait comme si un peintre décidait de mettre sur la même toile toutes les couleurs du monde de l’univers du big bang de l’éternité ! Au bout d’un moment, on se fout tellement du film, que l’on s’adonne à un petit jeu, reconnaitre les acteurs derrière leurs tonnes de maquillage...et le temps passe...et on s’endort un peu...et on regarde sa montre.
C’est un des films les plus indigestes que j’ai vu depuis que je vais au cinéma. Une catastrophe. Une purge, et il va me falloir quelques jours pour m’en remettre. Ca sort le 13, et généralement j’attends que le film soit sorti pour cracher mon venin, mais là, il fallait que je vous prévienne ! Je recommande ! C’est une épreuve comme vous n’en avez jamais vécue ! Bon courage !