Carpenter aurait du signé son film sous le pseudo Thomas Lee ou Alan Smithee. On se demanderais presque si ses chef d'oeuvres précédents n'étaient pas des accidents. On est très loin de The Thing. A éviter.
Ayant longtemps hésité à voir "The Ward" vu l'accueil critique plutôt tiède, je me suis enfin lancé. John Carpenter qui revient après 10 ans d'absence cinématographique pour un film mineur, je trouvais ça dommage. Finalement le film n'a rien de déshonorant, la réalisation est toujours élégante et Big John s'est visiblement fait plaisir en tournant avec de jeunes actrices. Le scénario est un peu prévisible (le twist final n'est pas vraiment une surprise) mais l'atmosphère de l'hôpital psy est réussie. Et ça donne envie de revoir "L'antre de la folie".
The Ward est un film assez faible de John Carpenter, c’est vrai. Reste qu’il est tout de même un réalisateur expérimenté, talentueux, et qu’il parvient à sauver les meubles dans un film pas déplaisant, mais très lisse et trop paresseux. Les acteurs sont un atout certain. Amber Heard prouve qu’elle est plus qu’un physique, et délivre une prestation efficace et convaincante, menant bien la danse dans un rôle qui nécessitait finesse de jeu et charisme pour exister. Elle m’a agréablement surpris. De même d’ailleurs que ses acolytes féminins, qui certes incarnent toutes des personnages pour le moins cliché mais qui se débrouillent vraiment bien avec ça. Elles se montrent justes et sobre n’en font jamais trop. Enfin le personnel de l’hôpital est loin de démériter, et Jared Harris notamment s’en sort bien. De ce côté-là, à part peut-être l’infirmière c’est moins cliché pour le coup par rapport à ce que l’on pouvait attendre. Le souci vient de l’histoire. The Ward en effet est un métrage d’abord assez mou. Il ne dure pas une heure trente, et pourtant il faut reconnaitre que le sentiment de tourner en rond, de voir des moments trainer en longueur ou témoigner d’une réelle inutilité est bien réel. The Ward dispose à mon sens d’un bon potentiel, mais qu’il exploite finalement peu, au profit d’un scénario franchement pas terrible de fantôme, que la conclusion, qui se présente comme une révélation ne parvient pas à pimenter. En effet le caractère terriblement didactique de la révélation la tue presque dans l’œuf, et l’épilogue définitif était hautement dispensable pour crédibiliser cette fameuse révélation. En clair le film peine à accrocher de ce point de vue-là c’est certain. La réalisation est correcte. Carpenter revient honorablement, s’éloignant clairement du parti pris qui avait été le sien sur Ghost of Mars. Peu d’effets de style tapageur, beaucoup de sobriété, une attention portée aux acteurs avec des plans serrés, Carpenter s’adapte au quasi huis-clos qu’il nous propose avec une mise en scène dépouillée mais globalement solide. Reste qu’à trop dépouiller on finit aussi par jeter des choses utiles. On pouvait ainsi attendre légitimement un travail moins paresseux pour les scènes de meurtres. En effet il y en a une en particulier, plus longue (et donc relevant davantage les défauts) qui donne l’impression de ronronner sur trois plans alternés ! Pour le reste le film est doté d’une belle photographie, mais dispose de décors assez pauvres. L’asile tient en une poignée de lieux, et même si on peut l’accepter, il faut avouer que ça fait très série Z avec un couloir, trois pièces et point barre. Il aurait au moins fallu créer un peu plus d’atmosphère autour d’eux. The Ward dispose de quelques effets horrifiques. Rien de terrible, mais il y a quelques morceaux qui font leur effet et surprendront agréablement l’amateur. Surtout dans la deuxième partie ils donnent un peu du piment qui manque à l’histoire. Enfin la bande son est très décevante, ne distillant vraiment aucune ambiance ou aucun climax alors que le film s’y prêtait grandement. En clair The Ward est un petit film, qui n’est pas déplaisant en soi, parce que finalement Carpenter mène son petit train-train avec suffisamment de talent pour ne pas sombrer mais quand même, si The Ward échappe au 1.5 ou au 2 c’est franchement du fait du casting. Je crois même que s’il n’avait pas été au niveau The Ward se serait effondré comme un château de carte, pour beaucoup à cause d’une histoire mal déroulée. 2.5
Après en avoir lu pas mal de mauvaises critiques, je ne savais pas trop quoi attendre de ce nouveau film de John Carpenter. Et au final, j’ai été très agréablement surpris par "The Ward" qui possède un scénario vraiment très malin et surprenant du début jusqu’à un excellent twist final que je ne m’attendais pas du tout à voir. D’ailleurs, j’ai tellement été surpris par cette fameuse révélation finale qu’une seconde vision pourrait me faire apprécier ce film encore plus. Niveau mise en scène, Big John prouve qu’il est toujours aussi à l’aise pour tourner des huis-clos, car il nous gratifie de quelques séquences bien terrifiantes – comme en témoigne cette superbe séquence d’introduction – alors que ses scènes d’actions sont filmées avec beaucoup d’entrain. Autre qualité de ce film d’épouvante, il s’agit de l’excellente prestation de son casting quasi intégralement féminin, et là évidemment on applaudit la performance d’Amber Head qui a su parfaitement prendre corps à travers son personnage qui est fortement intéressant. Nous sommes donc en présence d’une œuvre assez passionnante, car elle ne manque pas de suspense, d’émotions, de rebondissements et de moments bien flippants. Bref, que ceux qui pensaient que John Carpenter était mort, et bien ils peuvent clairement revoir leurs jugements, car avec ce nouvel opus, le Maître prouve au contraire qu’il est toujours aussi brillant pour nous montrer des séquences angoissantes.
John Carpenter n’a pas voulu faire un "grand" film (c’est délibérément qu’il n’a pas signé la musique et le scénar)... Par conséquent, il nous livre un "petit" film "de commande" mais n’oublie jamais de le soigner pour autant l’emballage : trés atmosphérique et magnifiquement réalisé(superbe utisation du cinémascope), avec une interprétation solide. Il y a un certain "classicisme" digne des films des années 70, sans trop en montrer mais montrant pourtant le principal : savoir raconter une histoire, car, il faut bien le reconnaître, on entre trés facilement dans le film et jamais l’on ne s’ennuit. Une photographie magnifique, une mise en scène trés belle ( parfaite lisibilité) et un final surprenant UN RETOUR GAGANT .....
Bien que le scénario soit faiblard et la musique envahissante, le talent de John Carpenter est toujours là, renouant avec l'angoisse au cordeau de "Halloween". Et Amber, waw...
Nullissime !!!!!! Je suis un très grand fan du maître John Carpenter ! Je voue un véritable culte à ce réalisateur de génie mais là c'est juste pas possible !! Grotesque ... et surtout indigne !!
Après 10 ans d'absence, John Carpenter revient en 2011 avec "The Ward", petit film d'épouvante sans prétention, mais une œuvre mineure dans la filmographie de ce monsieur. Portée par la jolie Amber Heard, The Ward se laisse tout de même regarder.
Certains trouvent que le film est lent mais pour moi c'est nécessaire et cela rajoute un effet pesant à l'atmosphère. Il y a une véritable intrigue dans ce film, et un dénouement bien vu.
Une petite série B d'horreur, sympathique mais sans grande originalité...et pourtant c'est le grand John Carpenter qui en est l'auteur ??? On est bien loin de ses chefs d’ œuvres du genre "The thing", "New York 1997" ...,du coup "The ward" s’avère être une "petite" déception !
Certe on a déja vu mieux, mais on a deja vu bien pire aussi. De plus, il y a une scène sous la douche : OMG, comment résister !? Sérieusement, à voir tout de même ne serait ce que pour l'intrigue, même si l'horreur est assez naze.
film captivant qui nous tiens facilement en haleine jusqu'au final ! Carpenter nous offre un twist final très réussi vu la tournure du scénario spoiler: ( un dénouement qui ressemble fortement a celui du film Identity ) !! Bon film 15/20