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Un visiteur
3,5
Publiée le 19 décembre 2012
Quand le cinéma est au service de l'Histoire et que celle-ci est dotée d'histoires aussi fascinante il faut ce faire curieux. L'improbable histoire d'un amant qui fait du Danemark un pionnier de la défense des droits de l'homme. Les codes du film d'époque sont respectés (Danse, musique, héritiers, relation conjugal, amants...) sans être redondant. Royal Affair installe un dialogue cru et novateur dans le genre ce qui évite l'ennui malgré de petites longueurs. Superbe casting qui offre une performance excellente. Mention spéciale à la très prometteuse Alicia Vikander et à l'inévitable Mads Mikkelsen.
Mais quel film j’ai adoré . Je ne connaissais pas du tout cette histoire du Danemark au siècle des lumières . Tout y est les décors les acteurs sont excellents et l’histoire est géniale . Je conseille vraiment je mets un 5 étoiles du grand cinéma .
Adapté des faits historiques, "Royal Affair" est donc doté d'un scénario très bien écrit et convainquant. De plus, cette histoire nous entraîne grâce à une réalisation aussi très réussie. Les acteurs sont très bons, surtout les 3 protagonistes qui jouent de manière plaisante et déchirante. Ainsi, le film nous captive jusqu'à la fin grâce à un ensemble d'un haut niveau, diveritssant et prenant, il est très bon.
Très bonne histoire, inconnue des français, mais film trop académique et actrice pas très charismatique. Heureusement l'acteur qui joue le roi fou est génial.
Il n'est pas nécessaire de connaître l'Histoire du Danemark pour voir ce film et il faut éviter des " à priori" du style: "ça va être ennuyeux!" car ça ne l'est pas du tout, c'est même très captivant!les décors et costumes sont merveilleux et les personnages plus vrais que nature et les prix de meilleur acteur pour deux d'entre eux attribués à Cannes et à Berlin en 2012 sont amplement justifiés. Avec ce film et quelques autres, le Danemark nous prouve qu'en dehors de la France, il existe encore un cinéma danois, un cinéma scandinave, bref un cinéma européen et que ce cinéma est un cinéma de qualité qui peut avoir la ferveur d'un large public en prime.
Entre les films d'amour ou les histoires de monstres, je préfère les baves de ces-derniers. De temps en temps, je me fais mentir, comme avec "Amore" de Luca Guadagnino avec Tilda Swinton, où les sentiments me fracassent les neurones dans la galaxie de l'émotion massive et suave. Cette Royal Affair est de ces films, pour l'éloge des parties de ce tout, décors i tutti cuanti, lisez les autres critiques, car Mads est définitivement un des acteurs les plus épatants du monde avec une simplicité dont tous les Depardieu du monde devraient s'inspirer, et je sais que je n'épouserais jamais Alicia Vikander. On appréciera le côté naïvement bourgeois des idées révolutionnaires heureusement contredites par la noblesse basique, réelle, des sentiments dont l'éloge est aussi plate qu'est délicieux de les vivre pendant les 2H du film.
Il fut un temps où les Lumières incarnaient l'avenir, où ce mot résonnait dans le silence des palais glacés, et scintillaient dans les yeux plein de douceur de ceux qui y parvenaient - par le plus grand des hasards - et éclairaient de leurs idées les personnages bouffons qu'ils fréquentaient, ou les reines incomprises. On peine à imaginer que ce scénario fut vrai, tant il semble sorti d'un imaginaire d'une petite aristocrate en peine de sentiments galants. Mais ce conte de fée, bien que tourmenté, révèle avec brio et douceur un épisode inconnu et romantique de l'histoire du Danemark. Le scénario est très bien construit. Le jeu des comédiens se prête très bien à l'atmosphère froide et austère de ce monde clos, qui, par moment, comme des étincelles jaillissantes, prennent le grand air et s'offrent des promenades dans des puits de verdure éclairés d'une lumière crépusculaire. L'herbe est encore mouillée. La passion se dévore avec les yeux, celle des corps, et celle des idées. Romantisme, quand tu nous tiens. Tout n'est qu'un. On croirait célébrer le chant d'un troubadour pour une Dame charmante. La reine, en l'occurrence. Incomprise dans ce monde viril et débile. On se plait aussi à suivre l'évolution du personnage du roi, bouffon de lui-même, tantôt odieux, tantôt tourmenté, maupiteux. Mais quand celui-ci relève la tête, et dans sa bêtise, joue au théâtre et impose les idées progressistes de son médecin, la tragédie devient farce et l'on se plait à voir le sifflet coupé à tous les apôtres de la réaction. Malgré la mise en scène très classique, et une audace limitée sur le plan de l'image, je me suis laissé gagner par cette histoire, ce drame, qui m'a attiré dans des gouffres béats de poésie.
Film très classique, voire un peu austère, sur la forme mais qui n'en est pas moins plaisant. La reconstitution est très soignée et les acteurs, le trio principal en tête, sont tout à fait justes. L'histoire, drame romantico-historique (qui n'est pas sans rappeler The Duchess par certains points), est passionnante, et instructive en plus! Un très beau film donc, peut être juste un peu long.
« Royal Affair » nous transporte à la cour du Danemark en cette seconde moitié du 18ème siècle, une époque où l’aristocratie et le puritanisme, main dans la main, régnaient en maître absolu sur cette nation. Un mariage arrangé, un médecin débordant d’idées progressistes, l’émancipation d’un roi prisonnier de sa destinée, autant d’éléments qui vont contribuer à donner un coup de pied dans cette fourmilière qui domine sans scrupule un peuple opprimé. Mais ce tourbillon d'idées nouvelles se heurtera à bon nombre de détracteurs et rien ne sera pardonné à ces propagateurs de liberté en tout genre. Le réalisateur Nikolaj Arcel nous offre non seulement un film d’une grande richesse scénaristique mais également une œuvre visuellement éblouissante. Dès les premières minutes de projection, on est d’emblée happé par la majesté de l’ensemble qui nous est proposé et ce jusqu’au terrifiant dénouement qui nous bouleverse. L’interprétation est de haute volée : le magnétique Mads Mikkelsen compte désormais parmi les plus grands acteurs européens, Alicia Vikander découverte l’année dernière dans « Pure » éblouit une nouvelle fois mais la révélation du film demeure incontestablement l’acteur Mikkel Boe Folsgaard (son premier rôle au cinéma) qui incarne le roi Christian VII et qui apporte à ce personnage loufoque, désespéré, lunatique, toute la nuance qui s’impose pour exprimer les contradictions qui l’habitent. Un des musts de l’année.
Alors les passionnés d’histoire ce film est pour vous c’est une grandes fresque historique sur la royauté du Danemark juste passionnant !! Ce film historique mélange politique, romantique, amitié, trahison… Une histoire assez complexe donc assez longue à retranscrire 2h16 quand même !! Mais il faut au moins sa pour bien développer toute cette histoire de fou !! Il y a plusieurs personnage tous aussi important que les autres mais le film est quand même centré sur un personnage joué par (le méchant dans Casino Royal : le chiffre) un très bon acteur Danois qui monte doucement mais surement !! Le reste du casting est quasiment inconnu mais très bien choisit il son convainquant !! Il y a très longtemps que je n’avais pas vu ce genre de film et il est splendide en décor, costume, ambiance… C’est vraiment passionnant on en apprend beaucoup sur l’histoire du Danemark et comment il est arrivé à ce qu’il est vraiment très intéressant Aller si ça vaut le coup par contre ceux qui n’aiment pas l’histoire passer votre chemin Ma note : 19/20
L'histoire est méconnue et très intéressante. Le personnage du roi : un demi-fou, très difficile à jouer est très réussit. On se laisse bercer par l'intrigue et l'histoire d'amour. Mais a la sortie, après un peu de réflexion, un peu d'analyse, on se rend compte que le point de vue est quand même très "prince et princesses". Les méchants sont en noir et dégarni, les gentil sont beau. Le bas peuple n'est qu'évoqué. L'impacts des réformes sur la société en générale n'est pas montrée. Mais cela reste un bon divertissement, et l'occasion de découvrir une histoire exceptionnelle: celle d'une révolution des lumières précédant la révolution Français et menée par l'exécutif sans révolution du peuple.
Magnifique ! Royal ! Historique ! Pas de rôle insignifiant ou demi-rôle, le Peuple est bien présent en arrière plan qui pousse les acteurs de ce royaume ; tous sont excellents le respect de l'histoire du Danemarck est là, la reconstitution fabuleuse. La cinéma Français s'honorerait à nous montrer un tel film avec des acteurs qui ne soient pas nécessairement en première page des "préférés" des Français dans le JDD. Stupide !
J'ai tout adoré dans ce film...le scénario, les acteurs, les décors, le rythme...Un vrai film d'époque comme on aimerait en voir plus souvent !! Un film sublime et poignant qui retrace une partie importante de l'histoire de l'Europe !! Que demander de plus... A voir absolument !
Malgré son style très classique, Royal Affair s'en sort avec les honneurs, grâce à de très bons acteurs (notamment Folsgaard, dans le rôle du roi malade, très convaincant). Il est surtout intéressant découvrir une part de l'histoire relativement inconnue du grand public, qui y mêle les Lumières et l'Europe entière. Qui sait ? Peut être qu'au final, tout a réellement commencé au Danemark, avec ce médecin bienfaiteur ...
"Royal Affair" accumule les contradictions. D'une part, on se dit qu'un film d'époque danois produit par Lars Von Trier, c'est une curiosité en soi et que ça promet pas mal de surprises. Et puis, quand on voit le scénario basé sur des intrigues de cour au siècle des Lumières et des personnages historiques stéréotypés bien qu'ayant réellement existé (une reine frustrée d'origine étrangère, un souverain à qui il manque une case, un libre-penseur ténébreux et charmeur...), on se dit ce n'est pas original pour un sou. Eh bien on a (presque) tout faux, "Royal Affair" se révélant aussi académique que consensuel mais finalement très regardable. Un peu plombé par une réalisation aussi grise que l'hiver danois ou les rues de Copenhague au XVIIIème siècle et souvent écrasé par les références cinématographiques ("Barry Lyndon", "Marie-Antoinette"...) ou littéraires (Lancelot du Lac, Hamlet, évidemment...), le film de Nikolaj Arcel est bien plus intéressant dans sa partie mélo et romantique que dans sa partie historique et politique. Pas besoin de deux heures en effet pour nous prouver la difficile coexistence entre idéaux et exercice du pouvoir ou pour nous montrer la profonde bêtise du peuple, facilement manipulable et plus préoccupé par les potins people que par les décisions politiques destinées (ou non) à améliorer sa condition. Si le film est porteur ici de thèmes toujours d'actualité, il enfonce quand même méchamment les portes ouvertes. Par contre, on suit avec grand plaisir la passion amoureuse de Caroline Mathilde (Alicia Vikander) et de Johann Struensee (Mads Mikkelsen), pas forcément originale non plus mais qui ne manque pas de souffle ni de charge émotionnelle. Merci aux acteurs ! Bien épaulés par des têtes connues (Trine Dryholm ou David Dencik) et moins connues (Mikkel Boe Folsgaard, excellent dans le rôle du monarque fou), Mads Mikkelsen confirme film après film depuis environ 10 ans que c'est quand même un putain d'acteur alors qu'Alicia Vikander confirme tout le bien qu'on pensait d'elle après sa prestation dans "Anna Karénine". Maintenant, si elle porte à merveille la robe bouffante et le corset serré, on aimerait bien la voir ailleurs que dans des rôles en costume. Loin d'être le chef-d'œuvre ou la grosse surprise de l'année, "Royal Affair" doit sa relative réussite à ses formidables interprètes.