Une reconstitution faste du Danemark du XVIII ème siècle, avec tout ce qu'il faut d'intrigues, et de passions pour le cinéma. C'est tout un pan de l'Histoire d'un pays retracé qui devient passionnant lorsque le récit s'accélère. Une évocation aussi instructive que dramatiquement divertissante.
LE ROI DU FOU. Le jeu de la reine. Au royaume du Danemark, on se change les idées du siècle. De la lumière à tous les étages pour l'util et l'agréable. Le souverain sans couronne entre euphorie et esprit en a oublié que son protégé ausculte la reine de coeur. La petite Struensee a aimé.
Le roi est fou, un médecin en accord avec les idées des lumières arrive à manipuler ce roi devant sa cour. Ça se complique quand ce médecin tombe en plus amoureux de la reine ! Film très intéressant et on se dit que notre république ressemble plus à ce monde royaliste. Très perturbant la ressemblance de ce roi avec un président et plus généralement notre système à bout.... Je ne mets pas 4 car il manque une réalisation excellente et une musique réussie mais l'histoire est à connaître ! 3,7/5
"Royal Affair" (2012) est un drame historique élégant et bien interprété, mais qui peine parfois à transcender son académisme. Mads Mikkelsen brille en médecin éclairé, tandis qu'Alicia Vikander incarne avec grâce une reine tiraillée entre passion et devoir. La reconstitution est soignée, et le film propose une réflexion pertinente sur les conflits entre progrès et tradition. Toutefois, une mise en scène parfois trop classique freine son intensité dramatique. Un bon film, mais qui manque d’un souffle véritablement épique pour marquer durablement.
Royal affair nous fait découvrir une page importante et méconnue de l'histoire du Danemark . Un mélange enivrant de passion , d'histoire et d'intrigues . Mikkel Boe Folsgaard est bluffant et inoubliable dans son rôle de roi fantasque et torturé . Un film à la fois passionnant et brillant .
Une fresque historique et romantique captivante sur fond de jeux de pouvoir et de séduction, portée par le couple glamour à la Cour danoise (comme à la ville) Mads Mikkelsen/Alicia Vikander.
Passionnante et émouvante fresque historique au coeur du Danemark à l'époque des Lumières. Très belle pléïade d'acteurs, très justes. Film bouleversant à voir absolument !
Si on aime le (long) film en costumes on sera peut-être enchanté par ce récit historique. Personnellement j'ai vu la première heure sans plaisir ni déplaisir, comme un honnête film historique. Puis la durée s'installant mon agacement a crû. Pendant la dernière demi-heure ce fût même une franche exaspération devant cette grandiloquence. J'avais l'impression de voir un digest des Marie-Antoinette de Sofia Coppola et de Benoit Jacquot, saupoudré d'un chapitre des "Lumières pour les Nuls". Le plus intéressant à mon sens est ce que le film montre de la cruauté des destins, aussi bien ceux du peuple esclavagisé que ceux des monarques, emprisonnés dans une cage dorée dès leur plus jeune âge. Sinon ? Alicia Vikander a des airs de Sandrine Bonnaire jeune. Et Mads Mikkelsen a un jeu assez systématique à base de sourcils levés et d'airs "j'ai tout compris mais je ne dis rien".
Au-delà de la superbe interprétation des acteurs/trices, de la lumière adéquate, du scénario, ce film danois, produit par Coppola et Lars Von Trier, mis en musique par Gabriel Yared, est en résonance avec notre époque : comment un médecin, au 17ème siècle, influença un roi avec idées progressistes et sociales avec les idées des Lumières de Voltaire et de Rousseau. Ou l'on voit que les notables, les bourgeois, le clergé, le tiers-état, (et quel que soit finalement les époques) freinent des quatre fers toute tentative de progrès social. Aujourd'hui la finance internationale guide nos politiques, au détriment du peuple. Les médias, comme dans le film, font du buzz et détournent les citoyens des vrais problèmes. Heureusement que la décapitation n'a plus cours.... A voir pour éveiller les consciences des jeunes boutonneux facxebookeurs. Deux jours de suite avec Mads Mikkelsen (cf. La chasse), c'est la fête du cinéma !
Les avides de sentimentalisme sur fond historique ressortent globalement satisfaits de ce film beau, crédible en matière de décors et costumes, instructif sur un pan de l'histoire du Danemark et même de l'Europe. Tragique sur le fond. Plein d'espoir sur la capacité à rebondir des jeunes générations. Echo possible avec le monde d'aujourd'hui, son bipartisme galopant et typique des récessions. La loi du plus fort, "l'ordre" des possédants, mise à l'écart d'abord, puis suppression. Qui refuse de signer s'entend répondre de signer, point. Par moments on se demande qui est dérangé, le roi ou son encadrement. Un souverain qui ne peut qu'exacerber son monde, la reine-mère ou ce Struensee têtu qui semble commander de bien repérer quand le vent tourne... Le trio Mads Mikkelsen, Alicia Vikander, Mikkel Boe Folsgaard ont, au négatif, un numéro archi-prévisible. Au positif un charme fou... Ils consolent du baîllement de milieu de séance. Les dialogues justes manquent de piment dans un style pictural aussi lisse. Beauté de plans qu'on se surprend à gober sans en retenir le texte à l'oreille ou sous-titré. La galopade toutes jupes au vent et la danse au ralenti avec claquements de mains sont les moments forts avec, en toute dernière partie, la douche froide attendue.
L'un des meilleurs films de l'année, et l'un des meilleurs films du genre. C'est beau, touchant, puissant, épique et bien plus encore. À travers un épisode errant entre ombre et lumière dans l'histoire du Danemark, le film emporte, convoque à l'universel et son propos est d'une très grande justesse. Encore un bon choix de Mikkelsen pour un film qui n'est pas une simple découverte mais une vraie révélation.
Un grand film, magnifiquement réalisé, émouvant et très intéressant. Les personnages sont travaillés, crédibles et parfaitement interprétés. Il en va de même pour la reconstitution de l'époque, formidable. Du grand cinéma avec un grand C... et dire que c'est Amour qui a gagné l'Oscar du meilleur film étranger, pour lequel A Royal Affair était également en compétition. Il n'y a pourtant pas photo.
Nikolaj Arcel nous emmène dans le Danemark du 18ème siècle pour une histoire vraie dans laquelle s'entremêle amour et drame historique. Porté par d'excellents acteurs dont le charismatique Mads Mikkelsen, et une mention spéciale pour la prestation remarquable de Mikkel Boe Folsgaard en roi du Danemark un peu dérangé, le spectateur que je suis a été plongé dedans du début à la fin. Le scénario est à la hauteur de la réalisation somptueuse avec un final déchirant. Un film magnifique...
Mais qu'est-ce que c'est que ces films qui durent une éternité (ici plus de 2h15), au contenu scénique pas très gras et avec des lenteurs insupportables ? D'accord, ce film est une reconstitution historiquement correcte du mariage de Caroline Mathilde de Hanovre (une princesse anglaise) avec le roi de Danemark Christian VII, mentalement dérangé, et l'arrivée au palais de Johann Struensee. Ce dernier, médecin du roi, prendra assez rapidement les rênes du pouvoir et introduira des réformes dans le pays qui ne feront pas que des heureux, en particulier au sein de la noblesse... Il aura également une liaison avec la reine, cela se saura et l'affaire se terminera assez mal pour les protagonistes. Dommage que ce qui aurait pu être traité avec un peu plus de nervosité soit ici délayé à l'infini, avec beaucoup trop de temps morts et de bla-bla. Un coup de chapeau néanmoins à la qualité globale de la reconstitution : tout est très soigné et les paysages sont magnifiques. Quant aux acteurs, ma foi, ils semblent un peu s'ennuyer dans ce qui reste un film assez barbant.