Royal Affair
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L_huitre
L_huitre

101 abonnés 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 novembre 2012
Une page d'histoire comme on les aime : un récit brut, honnête, non-édulcoré, non-enjolivé, qui nous rappelle que la grande Histoire offre sans doute les meilleurs scénarios à ceux qui prennent la peine de gratter notre passé. On est à la cour Danoise vers 1770, un lieu austère où l'on ne s'amuse guère. Mais l'arrivée à cette cour d'un médecin, nourri à la pensée des philosophes français, va révolutionner l'équilibre de cette société. Eh oui, la révolution de 1789 a commencé, dix ans avant, à Copenhague !... Cela méritait bien un joli film pour le rappeler ! Mais il a aussi dans cette grande histoire, une petite histoire autour de l'amour impossible entre ce fameux médecin, et la Reine, délaissée par un Roi excentrique qui flirte avec la folie. Une autre version de Lancelot et de Guenièvre somme toute, mais en danois, ce qui donne toute sa saveur à ce film. L'histoire est connue, on sait dès le début qu'elle aura un dénouement tragique. Mais l'interprétation est tellement juste qu'on se laisse séduire sans retenue. Mads Mikkelsen est magnifique en homme de conviction que le pouvoir va corrompre; Alicia Vikander donne à la Reine toute sa passion contenue ( on souffre pour elle au début du film quand la jeune promise romantique qu'elle est, découvre l'homme qui sera son époux à vie ). Quant au jeune acteur qui donne au Roi toute sa fougue et ses hésitations d'homme faible, il est proprement épatant. Assurément un bon film qui mériterait sûrement mieux que ce que sa qualité de film en costume et en danois va immanquablement entraîner en terme de faiblesse de l'audimat....
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2012
A ma courte honte, je dois avouer que j'ignorais tout de l'histoire du règne de Christian VII du Danemark, qui apparemment décida du sort du Royaume de Hamlet, même si finalement ce fut le règne de son fils Frédéric VI qui abolit définitivement le servage et établit les réformes libérales. Session de rattrapage donc, avec ce "Royal Affair" présenté par certains comme un nouveau "Barry Lyndon". Bigre, rien que ça ! Certes, nous sommes à la même époque, la deuxième moitié du XVIII° siècle, Alicia Vikander porte le même chapeau penché que Marisa Berenson, et deux-trois fois on peut se demander si la scène a été éclairée à la bougie. Mais la comparaison s'arrête là, car il y avait dans le destin du parvenu irlandais l'itinéraire d'une boule de flipper, alors que la narration de Nikolaj Arcel est on ne peut plus linéaire, pour ne pas dire téléphonée.

Le film démarre plutôt bien, avec l'arrivée de la toute jeune Caroline Mathilde (15 ans) qui rappelle celle de Marie-Antoinette dans le film de Sofia Coppola, avec le même long voyage en carrosse qui marque l'entrée dans l'âge adulte, puis la rencontre avec son futur époux, où un montage habile permet de faire comprendre qu'un regard du souverain suffit pour constater que le jeune princesse n'a pas les arguments pour séduire l'amateur de prostituées à la poitrine opulente. Chisitian est interprété par Mikkel Boe Folsgaard qui a reçu l'Ours d'Argent du meilleur acteur à Berlin pour cette prestation ; à mi-chemin entre Tom Hulce dans "Amadeus" et Helmut Berger dans "Ludwig", il joue très bien cette folie qu'on diagnostiquerait aujourd'hui comme une forme de paranoïa, avec ce mélange d'incapacité et de violence arbitraire, comme quand il pique un caprice devant le palais royal désert pour son retour de voyage et qu'il exige "Amenez-moi le peuple !".

La suite dans les Critiques Clunysiennes
http://www.critiquesclunysiennes.com/
Anonyme M Ciné
Anonyme M Ciné

96 abonnés 1 712 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 mai 2022
pas terrible, très éthonnant étant donné les très bonnes notes qu'il a reçu par toutes les critiques allociné. la mise en scène est exellente, acteurs et actrices de tallent, les robes traditionnels sont magnifiques mais le scénario en revanche ne décolle jamais: une simple histoire d'un roi déclaré fou par sa court et une reine cherchant sa place, un médecin qui est en réalité un homme révollutionaire, cela aurait pu etre génial si cela avait été bien exploité malhereusement ce n'est pas le cas, le scénario tourne en rond encore et encore, rien ne bouge, la timeline n'est pas bonne (mélange de monde révollutionnaire et monde traditionel), des affaires royales tout ce qu'il y a de plus classique (la variole en 1770 ??? WTF ??), une soit disante révollution dans le pays qui ne se voit meme pas a l'écran, des afaires rayaux encore et encore, remplissage de papier rien de très intéressant. quand le titre est "ROYAL AFFAIR" ont s'attent a ce que l'hsitoire se citue en l'an 1000-1400 jamais en 1770 en période de révolution. si l'idée étaient intéressante sur le papier, dans les fait cela se vautre complètement.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 novembre 2012
Un de ces films historiques en costumes, raffinés et instructifs, dont les anglais ont le secret (Elisabeth, La folie du roi Georges....) Tout faux! C'est un danois, Nikolaj Arcel, qui s'y est collé -et c'est une merveille. Tant d'intelligence alliée à tant de beauté, c'est un bonheur de cinéma comme on n'en éprouve pas souvent.

La princesse Caroline Mathilde d'Angleterre est mariée au jeune roi du Danemark, Christian VII. Disons tout de suite que la suédoise Alicia Vikander, non seulement est une beauté, mais incarne son rôle avec une justesse, une absence d'effets, une vérité qui font de cette inconnue une actrice de premier plan.

Caroline arrive au Danemark avec beaucoup d'enthousiasme. Hélas! le promis est un crétin, doublé d'un coucou. Dès le repas de noce, dès la nuit de noce, c'est le désastre annoncé. En fait, Christian était il si fou que cela? Elevé par une belle mère, Juliane (Trine Dyrholm), qui le haïssait et pensait bien mettre son propre fils sur le trône, et par un précepteur sadique, le malheureux garçon s'était sans doute réfugié dans la débauche pour échapper à ce métier de roi qui ne lui plaisait pas du tout. Et puis, sa faiblesse mentale bien entretenue lui permettait d'être complètement sous la coupe du Conseil des Ministres, qui détenait le vrai pouvoir, manipulé par la forte personnalité de Gulberg (David Densik). Rien de plus difficile que d'interpréter un coucou sans tomber dans la démesure ou le ridicule. Mikkel Boe Folsgard (qui parfois nous rappelle Tom Hulce dans Amadeus, sauf que, évidemment, Mozart n'était pas piqué....) s'en tire très bien.

La cour, en cette fin du XVIIIeme siècle, est parfaitement rétrograde, bien loin de l'ouverture d'esprit qui pouvait régner en Grande Bretagne. Caroline aime lire; elle a entendu parler des philosophes, et s'y intéresse. Mais ses livres sont confisqués, et sa dame d'honneur trop libérale est congédiée. Elle est très seule, quand arrive dans sa vie le médecin allemand -il y avait beaucoup d'allemands à cette époque au Danemark-, Johann Friedrich Struensee. C'est que la cour, qui commence à s'inquiéter des débordements du souverain, a l'idée de lui adjoindre un médecin personnel, destiné à le suivre comme son ombre. Struensee est libre penseur, et même athée. Il rêve de l'avènement du monde des philosophes. Son discours, dénué de morale, plaît au jeune souverain. Struensee est embauché. Il agace, au début, Caroline, parce qu'il accompagne le roi au bordel, et puis, elle trouve chez lui un livre de Rousseau, ils se parlent, s'apperçoivent qu'ils ont les mêmes ambitions sociétales, puis, qu'ils se plaisent... Mads Mikkelsen, avec sa tronche de méchant de western (par ailleurs, il est plus velu qu'un gorille des montagnes) n'est, certes, pas beau. Mais quel charisme!

Petit à petit, Struensee prend complètement possession de l'esprit faible de Christian. Il lui prépare ses interventions au Conseil des Ministres. Le roi reprend du pouvoir. Ensemble, il préparent des réformes. Ils imposent la vaccination anti-variolique; ils créent des orphelinats pour recueillir les enfants illégitimes. Ils limitent les châtiments corporels, abolissent la torture, prennent de l'argent à la noblesse. Voltaire, même, le grand Voltaire, écrit à Christian VII pour lui dire son admiration! Au cours d'un véritable putsch, le roi dissout son conseil des ministres et va gouverner seul -c'est à dire que Struensee va gouverner seul, se faisant même donner la signature royale.... Le Danemark est désormais le pays qui règne suivant les Lumières...

Quelle histoire! quelle histoire! L'histoire nous offre parfois de ces scénarios que l'imagination n'oserait composer. Évidemment, tout ça va finir mal, mal pour l'amoureuse Caroline qui va être exilée en résidence surveillée, privée de ses enfants (y compris la petite Augusta, pourtant manifestement illégitime). Et Struensee, exécuté, contre la volonté de Christian qui s'en fichait pas mal d'être cocufié, surtout par une femme qu'il appelait "maman" et qu'il n'aimait pas, pourvu qu'il garde son seul ami. Le seul à avoir partagé quelque chose avec lui, et l'avoir associé à un rêve bien trop grand pour notre coucou.

Quel regard porter sur Struensee, prêt à tout pour pouvoir mettre en oeuvre ses utopies humanitaires? Comme tous les idéologues, il avait un manque total de scrupules. Et n'a pas été très élégant en abusant de la confiance de celui qui lui vouait un attachement sans réserves. En tous cas, il s'est perpétué au travers de la figure du fils (légitime, lui) de Christian, Frédéric VI dont le long règne fut d'abord marqué par des réformes très libérales, comme l'abolition du servage. Ensuite, le pauvre Danemark devait bien souffrir d'avoir pris le parti de Napoléon, mais ceci est une autre histoire.

Dans ce film passionnant, tout est beau, tout est raffiné, tout est élégant; la décoration du palais, la campagne danoise qu'ils parcourent à cheval, autour de la résidence d'été, les sublimes robes de Caroline. Ce film est un bonheur visuel comme un bonheur intellectuel. A voir toutes affaires cessantes!
Eldacar
Eldacar

64 abonnés 357 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 décembre 2012
"Royal Affair" se penche sur des événements peu connus en France, la tentative de réforme de la monarchie entreprise 20 ans avant la Révolution française au Royaume du Danemark par le docteur Struensee, médecin du roi Christian VII qui gravira les marches du pouvoir jusqu'à prendre les rênes du pays à la place de celui-ci. Tout commence de manière classique. La princesse Caroline quitte son Angleterre natale pour devenir reine du Danemark, rêvant de cet époux parfait qui se révélera bien décevant. Tout cette partie est d'une grande banalité, tout sens le déjà-vu et reste dans la grande tradition de ses drames historiques centrés sur le destin d'une reine, de "L'impératrice rouge" (1934) à "Marie-Antoinette" (2006). La reconstitution est soignée mais ça ne suffit pas à palier se manque d'originalité et de souffle. Mais rapidement, le point de vue se déplace et passe de Caroline à Struensee. C'est à ce moment que le récit prend une toute autre dimension, mêlant habillement la petite (l'histoire d'amour très romantique entre la reine et le médecin) et la grande histoire (l'échec de la lutte contre l'obscurantisme). L'aspect politique avec cette tentative de mise en pratique des idéaux des Lumières par Struensee (idéaliste qui se mettra à dos la noblesse, le clergé, l'armée et même le peuple par ses réformes ambitieuses) est la grande réussite du film. Les acteurs sont parfaits, en particulier Mads Mikkelsen, dont on ne dira jamais assez tout le bien qu'on pense de lui, et Mikkel Boe Følsgaard dans le rôle du roi Christian VII. Tenant presque de la caricature au début du film, son personnage se complexifie petit-à-petit pour devenir l'un des plus intéressant. Faisant fi de la réalité historique, il est présenté ici moins comme un fou que comme un enfant attardé, infantilisé par son entourage et qui courbe l'échine devant les figures paternelle (le docteur Struensee) et maternelle (la reine qu'il appelle Maman après la naissance du dauphin). Struensee est d'ailleurs le seul qui ne semble pas le considérer comme un fou irrécupérable et lui témoigne même une amitié sincère. Christian est par certains côtés l'équivalent de notre Louis XVI, un homme qui a raté sa vocation d'acteur comme Louis XVI celle de serrurier.
PhilippeToile
PhilippeToile

53 abonnés 740 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 décembre 2012
À la cour de Christian VII de Danemark, malade mental, un médecin allemand devient le confident du roi et l’amant de la reine avant de finir décapité, victime des complots d’une noblesse qui refusait ses réformes inspirées des philosophes français des Lumières. Il y a longtemps qu’on n’avait pas vu une fresque en costume aussi splendide et intelligente. Outre qu’elle nous instruit sur un épisode de l’histoire assez peu relaté, en s’interdisant tout ajout romancé comme l’aurait proposé un Alexandre Dumas, elle raconte une histoire de couple maudit où politique et sentiments se mélangent pour nous offrir un drame de dimension shakespearienne. Nikolaj Arcel, connu pour être le scénariste de Millenium, propose une mise en scène très classique et très équilibrée entre esthétisme et urgence dramatique. Le duo formé par Madds Mikkelsen et Alicia Vikanter vibre, souffre et s’exalte dans une course à l’abîme inéluctable et bouleversante. La grande tradition du cinéma historique et épique trouve ici un nouveau jalon incontournable.
rock07
rock07

50 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 décembre 2012
A royal affair (En Kongelig Affaere) retrace une période très courte (2 ans) de l'histoire méconnue du Danemark où le médecin allemand Johann Friedrich Struensee, pétri de l'esprit des Lumières, est appelé à la cour du Danemark pour soigner le jeune roi Christian VII, souffrant de schizophrénie. Son influence sur le roi et sa jeune épouse, Caroline Mathilde d'origine anglaise, lui permit de prendre le pas sur le conseil royal et la reine-douairière pour imposer des réformes révolutionnaires inspirées des philosophes du XVIIIème siècle. Devenu aussi amant de la reine délaissée par son époux légitime, il lui donna une fille.
Ce film a été inspiré à son réalisateur par la lecture de le livre , intitulée "The visit of the royal physicien" (La visite du médecin royal) par l'auteur suédois Per Olov Enquit, consacré à Friedrich Struensee. Cet ouvrage a été traduit en français et est paru sous le titre "Le médecin personnel du roi" (Actes Sud, 1999).
Malheureusement pour lui et pour le Danemark, ses manières brutales le firent détester par la Cour qui l'accusa à tort de haute trahison et le fit exécuter, annulant toutes les réformes révolutionnaires qu'il avait engagées. La reine, quant à elle fut exilée à Celle, en Allemagne et sa fille lui fut retirée et élevée à la cour. De sa retraite-prison, elle écrivit à ses enfants, des lettres qui leur furent remises à leur adolescence. Frédéric VI n'attendit pas d'être majeur et, à l'âge de 16 ans, il fit un coup d'état et, ayant déposé le conseil de régence et chassé sa grand-mère du pouvoir, il reprit toutes les réformes de son père et fit du Danemark l'une des royautés les plus éclairées d'Europe.
Mon opinion sur ce film
C'est grâce à plusieurs critiques positives, d'amis, de blogs ou de revues que je suis allé voir ce film. Et je ne le regrette pas car c'est une réussite, aussi bien sur le plan du contenu, de l'image (superbe : les plans sont cadrés et éclairés à la manière des tableaux de maîtres flamands), des costumes, de la musique (signée Gabriel Yared), qui souligne les images sans les écraser, comme c'est trop souvent le cas, etc Les acteurs eux aussi sont excellents, à commencer par le grand acteur danois Mads Mikkelsen (qui joue le rôle du médecin Struensee), la très belle Alicia Vikander (la reine Caroline-Mathilde de Hanovre), et surtout Mikkel Folsgaard qui incarne un roi Chistian VII, inquiétant et imprévisible.
Ma seule critique est que le film m'a paru un peu longuet. Peut-être est-ce dû au fait que les images sont très travaillées et que le réalisateur a pris son temps de balayer les paysages, ceci dit, pour notre plus grand plaisir. Mais, en ce qui me concerne, j'aurais plutôt préféré qu'il raccourcisse la durée du corps du film et qu'il consacre les 15 dernières minutes à nous montrer la prise de pouvoir par Frédéric VI, le fils de Christian. Or, il se borne à une brève mention indiquant que celui-ci, à l'âge de 16 ans, a déposé la cour et pris le pouvoir et a restauré les réformes engagées par son père, les menant encore plus loin au cours de ses 55 ans de règne, faisant du Danemark l'une des monarchies les plus en avance d'Europe. Cette seule mention m'a touché et donné envie d'en savoir plus sur l'oeuvre de ce monarque que l'on ignore superbement dans notre pays.
scrabble
scrabble

36 abonnés 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2012
bravo à toute l'équipe du film. les rôles sont tenus et joués à merveille. une page d'histoire peu connue et qui fait du bien d'être connue.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2012
Du beau cinéma en costumes avec plein de sentiments, de bruit et de couleurs. Le film repose en grande partie sur l'interprétation des trois principaux personnages, excellemment interprétés. L'intrigue historique, reproduite avec une grande exactitude semble-t-il, est fort romanesque et aurait mérité des louanges à son scénariste si elle avait été une pure fiction. Le réalisateur a su lui donner une âme.
Léo M.
Léo M.

21 abonnés 93 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 février 2019
Une très grande fresque historique tout autant qu'une très triste histoire d'amour spoiler: impossible.


La romance entre la reine du Danemark Caroline Mathilde et le médecin personnel du roi, permise par le feu qu'a fait s'allumer dans l'âme de tout un peuple les lectures des philosophes français.
spoiler: Si le film échoue à réconcilier Voltaire et Rousseau
, pour tout connaisseur de l'époque, on n'en assiste pas moins à un spectacle subtil et bouleversant.

Une reine spoiler: féministe
magnifiquement campée par la talentueuse ( sans parler de sa beauté incroyable) Alicia Vikander, un médecin en avance sur son temps joué avec sobriété et douceur par l'extraordinaire et inimitable Mads Mikelsen, mais ils ne seraient rien sans leur comparse, acteur méconnu jusqu'alors et que l'on a vu depuis triomphé dans une série Arte (les héritiers, en vf) , jouant le roi Christian, fou maladroit mais épris de théâtre et au grand cœur.

Après une très longue période emplie de doutes, une un peu moins longue d'espoir, et une, encore plus courte, de tristesse, l'on comprend ce qui fait de ce film un chef d’œuvre: l'ensemble n'est qu'une lettre écrite par la reine à ses deux enfants qui, eux, vont changer les chose, après que Christian elle et Struensee aient étés ignoblement trahis.

A voir pour les adorateurs de littérature classique du XIXème.

A éviter pour ceux qui ont été voir le dernier Astérix.
Antoine L
Antoine L

14 abonnés 125 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juin 2013
Nominé pour le César et l’Oscar du meilleur film étranger, présent dans de nombreux festivals et surtout à la Berlinade où il remporta deux Ours d’argent (pour meilleur acteur et meilleur scénario), ce film danois reprend l’une des histoires les plus populaires du pays, celle du médecin du roi Christian VII, qui œuvra pour la liberté et l’humanisme.

L’histoire prend place en 1770 à Copenhague, capitale du Danemark, alors que la princesse Caroline Mathilde (Alicia Vikander) s’apprête à épouser le roi Christian VII. Malheureusement, loin d’être aussi beau qu’escompté, il se révélera être un fou, un dépravé. Bégayeur, alcoolique, arriéré, il n’est qu’un stupide pantin tout juste bon à aller dans les bordels de la ville. Une vie qui la destine à une tristesse et à un ennui infini. Désireux de retrouver les grâces de sa seigneurie, des nobles rejetés ont décidé d’infiltrer un homme au château, qui recherche un nouveau médecin personnel du roi. Choisit par leurs soins, le révolutionnaire anonyme Johann Friedrich Struensee (Mads Mikkelsen) va réussir l’entretien, devenant même le meilleur ami du roi. Gagnant peu à peu sa confiance, il arrivera à gravir les échelons et imposera à la cour des lois progressistes et humanistes tels l’abolition de la torture, la reconnaissance du travail des paysans, et d’autres lois revalorisant le petit peuple. Mais contemplant chaque jour une reine magnifique et délaissée, et nourrissant elle aussi de folles passions pour lui, un amour interdit naîtra.

Après le coup du mariage forcé et résigné, le film bascule dans la politique et romance, orchestrant un coup d’état à petit feu. Profitant de la faiblesse d’esprit du roi et de son amitié, son médecin gagnera peu à peu les hautes sphères du pouvoir, faisant passer des réformes jugées choquantes à l’époque, tant la noblesse fut bafouée. Le pouvoir rendant aveugle, il entamera une relation charnelle avec la reine, le genre d’acte qui ne reste jamais impuni. On les sent, le drame à la Roméo et Juliette n’est pas loin. Mais de toute façon, existe t-il un seul film d’époque qui se finisse bien ? Au moins, sans faire preuve d’une originalité folle, l’histoire est parfaitement bien construite, captivante, et la fin, aussi cruelle soit elle, a le mérité d’être particulièrement forte. Une qualité due en grande partie au casting, d’une justesse rare et composé d’un trio de tête incroyable. Plus encore, la musique, les costumes, les décors, tout est somptueux. Artistiquement, le film est pour ainsi dire irréprochable. Le problème principal est d’ordre scénaristique : les considérations de l’époque ne nous touchent guère, la morale est discutable, et les 130 minutes du films paraissent un peu trop longues par moment. Un très beau film, certes handicapé par une histoire pas très percutante.
Rosenthab
Rosenthab

14 abonnés 24 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2012
Un film plein d'élégance et d'intelligence avec des comédiens hors pair. La réflexion politique est fine, sans manichéisme, suggérant le fossé qui existe entre un idéal et sa réalisation.
funkyboy
funkyboy

14 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2013
trés trés bon film auquel on ne s'attend pas, le jeu des acteurs la mise en scène les décors et paysages, tous est soigné, à voir en V.o de préférence!
cinono1

366 abonnés 2 282 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2012
Un film à costume autant attaché à broder de beaux personnages qu'a enchevétrer un canevas sur les intrigues de la cour, au moment ou les lumières apportent flux d' idées nouvelles dans les palais de la royauté Danoise. Avec notamment un roi pas si éloigné du Tom Hulce d'Amadeus, qui se montre totalement imprévisible. Le film fait aimer le combat pour les idées, il y a de l'idéalisme par moments. C'est bien joué, bien filmé, c'est instructif et c'est émouvant. Que demande le peuple ?...un peu plus de passion. bon on a en tous cas un film diablement bien écrit.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 233 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2013
"Royal affair" évoque une période de l'histoire du Danemark que j'ignorai totalement. Voila donc un film instructif pas désagréable à regarder. Si la mise en scène manque de lyrisme, les personnages ne manquent pas d'intérêt et Mads Mikklesen prouve une fois encore qu'il est l'un des acteurs européens les plus charismatiques du moment.
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