3090 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
349 critiques spectateurs
5
54 critiques
4
191 critiques
3
73 critiques
2
23 critiques
1
8 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 novembre 2012
Une Superbe histoire vraie sur toile, une fresque historique incroyable qui est à l'origine de bcp de changements ds la future Europe.... Images fortes et choques...ce film n'est pas destiné à tout le monde: âmes sensibles s'abstenir......
Une vérité historique inconnue en France pour un film poignant et émouvant interprété avec talent , au delà de cette leçon d'histoire , c 'est une oeuvre exceptionnelle qui ne peut que nous bouleverser .
Mise en scène impeccable, jeu des acteurs parfait, on découvre l'histoire d'un pays qui résista longtemps aux lumières avant de devenir un modèle de démocratie. Un film qui confirme la qualité du cinéma danois.
Scénariste de Millénium, Nikolaj Arcel signe un drame historique plus passionnant par son écriture que par sa mise en scène dont l'académisme léché et parfois chichiteux (aïe, les ralentis de la scène de bal) empêche un véritable souffle romanesque de se développer. Le contexte de la monarchie danoise dans la deuxième partie du XVIIIe siècle, bien avant la Révolution française, secouée par les idées éclairées du médecin du roi -et amant de la reine-, avait tous les ingrédients pour donner un film brillant et intelligent. Ce qu'il est d'ailleurs, en grande partie. L'interprétation étonnante de Mikkel Boe Folsgaard, dans le rôle du roi fou offre un beau contrepoint au jeu plus classique de Mads Mikkelsen et Alicia Vikander, dans une passion romantique que le cinéaste tient volontairement en bride, par crainte, sans doute, de débordements sentimentaux. Si Royal Affair séduit plus par ses qualités d'esprit que de coeur, les dernières scènes, a contrario, dans la tragédie du couple maudit et la transmission de leur message des "Lumières" au futur roi font enfin vibrer et concluent avec panache le film.
Le film démarre un peu timidement, c'est vrai. Caroline Mathilde va quitter son cottage britannique pour aller épouser un roi qu'elle n'a jamais rencontré. On lui a décrit Christian VII comme un garçon charmant et cultivé. Mais Caroline déchante vite : elle découvre que Christian est non seulement invivable, mais complètement fou. Le réalisateur nous présente ensuite Johann, humble médecin de la campagne, qui va se retrouver médecin personnel du roi. Cette première partie est agréable à suivre, mais assez fade. Les trois personnages principaux sont des figures assez revues dans le film historique. On pense avoir compris la trame du film, et on s'attend à passer deux heures légèrement ennuyeuses, malgré la superbe direction artistique. Quelle erreur ! Passé une première partie très académique, le film prend un envol éblouissant. Le médecin, devenu très aimé par le roi, décide d'en tirer parti. Avec Caroline Mathilde, il acquiert peu à peu une influence dans les affaires politiques du pays. Il oeuvre dans l'ombre pour mettre en pratique ses idéaux de liberté et d'égalité. Le réalisateur compose un personnage incroyablement ambigü : humaniste, généreux, mais aussi très manipulateur avec le roi, qui pourtant lui porte une amitié pathétique. Caroline Mathilde, loin d'être reléguée au second plan de l'intrigue, occupe une place forte tout au long du film. Duels de mots avec le conseil des ministres, tensions permanentes entre les personnages : à chaque minute du film, on a l'impression que tout cet univers repose en équilibre instable, que l'ensemble va s'effondrer. Struensee a tout du personnage Shakespearien : il croit fermement en son idéal, mais s'en détourne à plusieurs reprises : il utilise le roi comme un vulgaire objet, il rétablit la censure pour éviter les critiques, etc. Le trio d'acteurs est stupéfiant : Mikkel Boe Folsgaaard, en roi fou, est la révélation du film. Mais j'ai une préférence pour le jeu de Mads Mikkelsen, proche de la perfection, surtout vers la fin. La direction artistique est grandiose. On y retrouve (c'est vrai), le côté pittoresque et posé de Barry Lyndon, notamment dans les scènes d'intérieur. Royal affair, c'est deux heure et quart d'images inspirées et éblouissantes. En conclusion, malgré un début un peu figé, Royal affair est le film que j'ai préféré cette année : on est angoissé, transporté, dérangé, surpris, jusqu'au final bouleversant, que l'on est pas près d'oublier.
Bien plus qu’une simple fresque costumée, ce long-métrage que nous offre Nikolaj Arcel sous l’égide de Lars Von Trier est une formidable leçon d’histoire traitant une page méconnue du siècle des lumières au Danemark. En mêlant un thriller politique subtil et une romance intense, le tout au cœur d’une mise en scène et une photographie étincelantes. Mads Mikkelsen fait preuve d’un tel charisme que l’empathie se créant envers son personnage, le docteur Struensee, que certains danois considèrent encore comme un traitre à la nation, rend son destin tragique particulièrement émouvant. Le principal défaut du film vient sans nul doute de sa narration grandiloquente et sans réel suspense auquel on peut reprocher les longueurs sur la durée.
Royal Affair est un film historique très réussi qui repose beaucoup sur sa distribution 4 étoiles. Nikolaj Arcel raconte cette histoire avec beaucoup de délicatesse, ce qui fait qu'on s'éloigne souvent de la lourdeur habituelle des films historiques. Dans Royal Affair on comprend l'intériorité des personnages grâce à un traitement du son très particulier, très sensuel. La respiration passe par-dessus le reste des sons, et très subtilement, on voit les choses se dessiner. La délicatesse vient également du trio de comédiens qui domine le film. Mads Mikkelsen et Alicia Vikander forment un couple charmant, tantôt tout en retenue, tantôt passionné. Enfin, Mikkel Boe Folsgaard est tout simplement prodigieux dans son rôle de roi enfant, un peu fou et très tourmenté. Il prend tout comme un jeu, il est très fragile, et peut piquer des colères assez spectaculaires. Autour de ce trio fabuleux, Nikolaj Arcel place une galerie de personnages très crédibles dans le contexte du Danemark de la fin du 18ème siècle. Parfois, on regretterait presque que le film aille exactement où il doit aller, vers la réalité historique. On est tellement pris par les idées "révolutionnaires" du médecin Struensee (Mads Mikkelsen) qu'on est frustrés de voir tous ces efforts piétinés par l'aristocratie. Mais le film réussit à nous intéresser à ce fragment de l'Histoire, avec sa grande hache, du Danemark, méconnue dans nos contrées. Je vous recommande ce beau film, qui prouve encore une fois que Mads Mikkelsen est un acteur majeur dans le paysage cinématographie actuel.
Source : Plog Magazine, les critiques des ours http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2012/11/royal-affair.html
j'ai hésité entre 3 et 4 étoiles voilà un très beau film, magnifiquement interprété avec des photos magnifiques et une belle reconstitution historique à voir même si unpeu long
Le film dure plus de 2h, c'est en danois sous titré.... Pas possible, je n'ai rien remarqué de tout cela ! Par contre, la photographie, la lumière et les acteurs sont les atouts incontestables de ce film historique en costumes. Ils font le tout captivant et stimulant. Formidable et délicat, comme le meilleur du cinéma nordique et bon pendant du genre aux films britanniques. Et en la matière les Brits sont LA référence... Vive le Danemark, une autre perle du Nord !