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Un visiteur
1,0
Publiée le 5 mars 2011
Situation complétement débile dès le départ = mauvais film à l'arrivée. Il suffisait de situer l'action dans un futur proche pour que ça marche; alors que là, on sait bien que le gouvernement anglais n'a jamais autorisé l'élevage de donneurs humains. Le reste, la mise en scène, les acteurs, la photo, tout est parfait. Quel gâchis.
film certes,pas a la hauteur du roman dont il est l'adaptation,mais tout de meme reussi,notament grace une performance magnifique d'andrew garfield,et du reste du casting,et biensur l'histoire,poignante.un film d'humanite et de deshumanite,d'amour et de haine sur fond de science fiction finalement terriblement realiste
Alors la dans le pathos on peut pas mieux faire! C'est déprimant du début jusqu'à la fin, qd on ressort on a limite envie de mettre fin à ses jours... Bref je le conseil pas vraiment. Mais je met quand même 3 étoiles pour le jeu des acteurs qui est très bon! :)
Une histoire vraiment extravagante qui arrive à tenir la route. Carey Mulligan dans le rôle de Kathy , une jeune adolescente fragile et vulnérable tout le contraire de son ami Ruth , rongée par la jalousie d'un amour entre Tommy et Kathy. Au début du film on montre les trois jeunes enfants dans un pensionnat puis un peu plus loin les jeunes gens à 18 ans prêt à devenir adulte et à découvrir le monde extérieur. La scène du restaurant avec Domhnall Gleeson m'a fait beaucoup rire. La fin est d'une tristesse assez rude.
Comment imaginer un instant que des organes-sur-pieds se comportent comme des humains et puissent ressentir des émotions et avoir des sentiments ? Aaaah, c'était pas prévu au programme, ça. Il faut croire que quand on met ensemble poumons, reins, yeux et autres pièces détachées, les battements de cœur qui les maintiennent en vie leur communiquent aussi cette étincelle qui donne toute la valeur à une existence. Et l'envie d'aimer. Et de pleurer. Et même de mourir.
C'est un très beau film. Sans lire le livre auparavant, le film risque d'être déconcertant au mieux, désespérant sinon... Si vous l'avez lu, et aimé... n'hésitez pas.
Avec la dernière partie, dont Kathy l’esseulée est la narratrice, nous sortons de notre douce apathie. Never Let Me Go abandonne les teintes gaies et naturelles pour une palette nettement plus froide et clinique, où le bleu, le gris et le blanc dominent, aussi bien dans les scènes à l’hôpital – Ruth et Tommy ont commencé leur programme de dons – qu’à l’extérieur – le bord de mer devient un décor récurrent. Ce qui jusqu’à présent relevait de la suggestion, presque du fantasme allant jusqu’à semer le doute dans notre esprit, prend toute sa réalité la plus crue, la plus sordide et la plus tragique. Le trouble naît autant du décharnement des corps mutilés à présent en sursis que de la frayeur et de l’incompréhension résignée des jeunes gens, dont l’âme bien réelle, et attestée par leurs exercices artistiques, connait la tourmente des sentiments et des questionnements existentiels. Débarrassé des scories d’une esthétisation convenue, le film soudain émeut, soutenu par l’interprétation remarquable des trois comédiens, dont l’incandescent Andrew Garfield (Tommy) révélé par Boy A. Davantage qu’une vision imaginaire d’un monde parallèle, le film, comme hier le livre, revendique sa dimension philosophique : que fait-on de sa vie quand elle ne nous appartient pas et qu’en plus elle s’inscrit dans une brièveté inéluctable ? Et en quoi ceci modifie t-il le rapport au temps qui passe ? C’est lorsqu’il accède au cœur de sa thématique que le film trouve, tardivement, la puissance de son souffle doux, tristement mélancolique et cruellement fataliste et parvient à accomplir la symbiose des références culturelles nippones (la prééminence des notions liées à l’éphémère et à la temporalité) et des spécificités anglaises (nul doute quant à la physionomie des acteurs et la typicité des décors).
Si vs allez voir ce film, il faut à mon sens être dans un bon état d'esprit car ce n'est pas des plus joyeux. En revanche, un casting réussi et des plans (photos) whaou ! On en redemande...
Un film excellent, plein d'émotions... Les acteur sont vraiment parfait, Keira une fois de plus excelle dans un rôle qui lui colle à la peu, je découvre le jeune Andrew Garfielf, tellement beau dans ce rôle d'ingénu. Ce film m'as vraiment boulversé alors que je ne m'y attendais pas. Les émotions montent en flêches au fur et à mesure, ce monde imaginaire, si proche de notre, nous donne un coup sur la tête quand au progrès de la médecine et du prix de la vie humaine. A voir absolument, prévoyez les mouchoirs...
Après "Unknown", un film d'action pur et dur, on change complètement de registre avec "Never let me go". Adapté d'un roman du japonais Kazuo Ishiguro, ce film est la version contemplative et épurée du plus tapageur "The Island" de Michael Bay. De film de science-fiction, on passe très clairement au drame plus subtil construit au fil de la vie et des préoccupations de ces clones (avec en toile de fond, un amour non vécu qui montre à quel point le temps est précieux). La première partie est assez poussive (c'est vraiment le regret car après coup, on se dit qu'il y avait certainement là matière à chef d'oeuvre) mais laisse place petit à petit à un film fascinant, mélancolique et obsédant, avec une Carey Mulligan éblouissante (reléguant Keira Knightley et Andrew Garfield au second plan). "Never let me go" ne se laisse pas facilement apprivoiser mais marque durablement le spectateur. Même s'ils s'avancent vers la mort avec un stoïcisme difficilement compréhensible voire inacceptable, les personnages de ce film ne veulent pas se laisser abandonner après la projection, hantant subtilement la mémoire d'un public plus ému que séduit ...
Sur l'histoire, je ne dirais pas grand chose, de peur de spoiler de futurs spectateurs. Je trouve déjà la bande annonce beaucoup trop explicite malheureusement.
Une chose n'est pas vraiment abordée dans les précédentes critiques et semble être oubliée par certains : ce film est une adaptation du roman "Auprès de moi toujours" de Kazuo Ishiguro. Refusant de voir le film avant d'avoir lu le livre, pour m'empêcher d'avoir en tête des images figées et choisies par d'autres lors de ma lecture, j'ai lu le roman et suis allée au ciné le lendemain. Si je mets de côté les quelques scènes ajoutées qui sont absentes du livre, les quelques scènes que j'aurais voulues voir développées, et les images que je m'étais créées qui n'ont forcément pas été reproduites, je ne peux que dire que ce film est une très bonne adaptation du roman (Ishiguro en étant le producteur exécutif, ce n'est pas étonnant...). La lenteur décrite par certains, la profondeur de l'histoire, le sérieux du sujet, la régularité de la narration, les questions sans réponse, tout est parfaitement rendu dans ce film à la très belle photographie (peut-être un peu trop scolairement recherchée, mais tant pis).
Non, les choses ne sont pas clairement exposées mais plutôt suggérées. Non, tout n'est pas expliqué. Oui, cela laisse place au questionnement de chacun. Le film respecte ceci. Néanmoins, c'est dans le livre que tout prend sens, notamment lors de la confrontation finale avec Miss Emily. Alors je ne saurais que vous conseiller vivement de lire le roman. Bien sûr, si vous avez trouvé le film ennuyeux au possible, passez votre chemin. J'avoue que moi-même, ce n'est qu'à la fermeture de livre que j'ai compris l'intérêt de la narration volontairement lente et descriptive. Mais croyez-moi, la lecture vaut le coup.
Le film laisse une place plus centrale au triangle amoureux, qui commence dès l'enfance, ce qui n'est pas aussi clair dans le livre. Bien entendu, c'est du cinéma... Heureusement, les acteurs qui portent cette partie de l'histoire sont extraordinaire. Une Education et Boy A m'avait déjà montré à quel point Carey Mulligan et Andrew Garfield sont époustouflant de justesse et de sensibilité. Ce film les confirme comme de grands acteurs en devenir. Je ne m'attarde pas sur Keira Knightley, qui en fait souvent trop dans ses films, mais heureusement plus en retenue ici (tout comme dans Last Night d'ailleurs... espérons que ca dure.)
Un film à voir, oui. Ne serait-ce que pour le cri déchirant de Tommy, qui reflète à lui seul la force et l'importance du combat. Ne serait-ce que pour ouvrir les yeux sur un questionnement contemporain de l'éthique médicale et scientifique. Ne serait-ce que pour vous donner envie de lire le roman magnifique de Kazuo Ishiguro.