Lee Anne Schmitt (The Last Buffalo Hunt - 2011) dresse le portrait des villes californiennes tombées en désuétude ces dernières décennies. Abandonnées par les industries qui les avaient créées, après des décennies où elles étaient en plein essor.
La réalisatrice passe en revue une trentaine de villes (Scotia, Kaweah, Calico, Darwin ou encore Palmdale), qui ont toutes (ou presque) connu un destin similaire les une aux autres. Bien souvent, l’entreprise possédait la ville entière (ainsi que les écoles) et lorsqu’elle faisait faillite, elle entraînait dans son sillage la ville toute entière qui n’avait d’autre choix que de courir à sa perte, livrée à elle-même, sans le moindre emploi, contraignant les ouvriers à fuir la ville vers un nouvel eldorado, un nouveau travail…
Alors que la Californie incarne le rêve américain (le fameux "american way of life"), lorsque l’on gratte le vernis, on découvre une toute autre facette de celui que l’on surnomme le "Golden State". Ces villes ont poussé comme des champignons, lorsque les industries étaient prospères et que les ouvriers affluaient par milliers. Les factory s’étendaient sur des kilomètres à la ronde et faisaient vivre tout un écosystème. Mais lorsque les ressources se sont taries, c’est toute une économie qui s’est écroulée, transformant ces nombreuses bourgades en villes fantômes.
Si le sujet est intéressant, on regrettera le traitement qu’il en est fait. Pendant 76min et d’une voix monocorde, le film devient rapidement long et rébarbatif, dommage.