Isabelle (Ludivine Sagnier) travaille pour Christine (Kristin Scott Thomas) dans une grande multinationale, elles sont toutes deux des éléments moteur de l'entreprise et rivalisent d'ingéniosité, mais leur rivalité va s’accroître lorsque Christine s'approprie les idées d'Isabelle. Un affrontement psychologique va alors s'entamer entre les deux femmes, lorsque Christine va tenter par tous les moyens de détruire mentalement sa jeune apprentie trop dangereuse pour sa carrière.
Crime d'Amour est basé sur la manipulation, celle d'une employée par sa patronne, qui veut tout faire pour consolider sa position et écarter la concurrence. Mais Crime d'Amour raconte aussi la vengeance d'une femme humiliée et freinée par sa supérieure, qui va se retrouver à la haïr malgré le respect infini qu'elle a pour elle.
Malgré le mini-spoil du titre du film, le spectateur ne sait jamais à quoi s'attendre, il passe son temps à se dire "Mais pourquoi est-ce qu'elle...et comment...?". La mise en place des évènements est énigmatique et lente (parfois un poil trop, mais bon), ce qui engendre une tension à couper au couteau entre les deux femmes. On ne peut pas ici parler de rebondissements scénaristiques, puisqu'on s'attend plus ou moins toujours à ce qu'il va se passer, mais on se demande en revanche constamment "pourquoi" en voyant les actions des personnages. Mais on ne les comprend qu'après...
Évidemment, pour en arriver à ce niveau, les deux actrices fournissent des prestations excellentes et portent tout le film sur leurs seules épaules. Ce n'est pas vraiment une surprise tant Kristin Scott Thomas et Ludivine Sagnier nous avaient habitués à ce genre de performance. Leur présence et leur talent nous font ressentir toute la tension entre les deux personnages et les raisons qui vont pousser l'une et l'autre à se détruire.
La relation entre les deux personnages est subtilement amenée, par petites allusions. Si la rivalité professionnelle est naturellement mise en avant, leur ersatz de relation amoureuse est simplement effleurée, elle reste en suspens sans jamais réellement se montrer, mais c'est elle qui finalement motivera les deux femmes.
Crime d'Amour tente de refléter les relations conflictuelles pouvant survenir aujourd'hui dans le milieu professionnel, en poussant celle-ci jusqu'à l'extrême. La cruauté de Christine et la vengeance d'Isabelle donnent à ce film une dimension Hitchcockienne pas déplaisante. La présence et le talent des deux actrices principales nous permettent de nous plonger entièrement dans l'intrigue.
Crime d'Amour est un régal et appartient à un genre de film trop rare au cinéma français. Ne boudons pas notre plaisir.
Un très bon thriller ponctué de drame dans une société où les femmes ont le pouvoir ! Le duo d'actrice est épostoufflant en campant ces deux femmes absoluments belles et ambigue ! Pour moi le film repose surtout sur le rôle de Ludivine Sagnier qui est absolument habitée par son personnage et brille dans ce film lui évitant toute caricature ! Un film vraiment noir et vénéneux magistralement interprété ! A voir absolument
Malgré l'interprétation excellente de Ludivine Sagnier,"Crime d'amour" reste un polar poussif et trop explicite. C'est sûr,l'intrigue ne laisse aucune zone d'ombre et le spectateur ne se pose aucune question à la sortie de la salle puisque le scénario ne réserve aucun suspense! Une déception pour le dernier film d'Alain Corneau.
Le thriller d'Alain Corneau a des allures de téléfilm, avec son petit côté théâtral lorsque ses interprètes débitent leur texte. La rivalité entre ces deux femmes nous tient en haleine, le choix judicieux du casting (malgré une grande différence d'âge) est efficace. La fragilité de Ludivine Sagnier et la ténacité de Kristin Scott Thomas se ressent constamment. Si la première partie du film s'avère réussie, on est déçu de la seconde et dernière partie, trop invraisemblable avec ses innombrables révélations et subterfuges auxquels on a du mal à adhérer. Dommage car il y avait matière à faire un très bon polar.
si c'était un columbo ce serait un très bon film ...mais la mécanique est beaucoup trop longueuement explicité, je m'amusais à imaginer columbo débarquer à un moment, vouloir question ludivine qui répondrait "mais attendez je ne l'ai pas encore tuer" ....la première partie est correct, on suit la lutte quasi fraticide dans les arcanes du pouvoir, mais oui la seconde partie , même si malicieuse, est assez convenue
A trop vouloir copier le modèle du thriller policier américain, on dénature le genre. Alain Corneau a tiré son épingle du jeu, malgré le choix d'une Ludivine Saigner à contresens d'une femme manipulatrice et froide. Kristin Scott Thomas est magnifique en Cruella PDG d'une multinationale parisienne qui se sert des plus faibles pour arriver à ses fins. Malheureusement les flash-back en noir et blanc sont inefficaces et gênants, peut-être trop facile. L'histoire est pourtant maîtresse à un bon polar hitchockien frenchisé, mais le récit laisse des lacunes, appuyé par un choix maladroit d'acteurs. La mise en scène est cependant simple, épuré et convaincante, bien qu'ils n'ont pas l'air de réellement travailler à la Défense!!!
Un très bon scénario mais malheureusement Ludivine Sagnier est nulle (comme d'habitude). On dirait une gamine dans des chaussures trop grandes pour elle. Elle est déguisée en working girl mais elle n'ai pas crédible une seconde. L'interprétation impeccable de Kristin Scott Thomas ne fait que confirmer la médiocrité de l'autre. Dommage que ce soit le dernier Corneau...
Un polar lent à se lancer...très lent. Si lent qu'on s'endort presque. Mais quand le film se dévoile enfin, il est juste...machiavélique et d'une très grande précision. A noter la trop courte présence de KST. Dommage.
Pour son dernier film, Alain Corneau nous sert une réalisation moyenne parsemée de mauvais point ici et là. On est là en présence d'un film sans surprise. Une mention très spéciale à Ludivine Sagnier qui joue mal, tout simplement. Très théâtrale et parfois faux, son jeu est en total décalage avec la très bonne Scott Thomas. Le scénario est prévisible et semble se chercher lui-même, seul l'ambiance du film, à peu près réussi, est à retenir. Moyen