Grand film pourtant peu connu dont l'histoire se déroule à peu près à la même époque que "Autant en emporte le vent" sortie la même année... Ce qui n'a évidemment pas aidé "La vieille fille". Avec une Bette Davis géniale et une Miriam Hopkins un peu trop effacé en face de sa collègue. L'histoire universelle est sublimé par le Noir et blanc, qui ne fut pas un choix mais une obligation financière ! Moins épique et démonstratif que celui de scarlett "La vieille fille" n'en est pas moins un chef d'oeuvre sur une relation mère-fille, sur les sacrifices d'une mère qui pourrait tout aussi bien se passer de nos jours.
Mélodrame de l'âge d'or hollywoodien, se déroulant après la Guerre de Sécession, servi par un beau casting, sur une jolie musique signée Max Steiner. Bette Davis grandiose comme toujours.
Grande pourvoyeuse de mélodrames pesants et artificiels, la Warner Bros n'a pas fait ici dans la demi-mesure. Sorti tout droit de la littérature féminine la plus fadasse, le film de Gouding accumule les clichés et la mièvrerie des mélos bourgeois au féminin. Et d'ailleurs, on ne compte plus dans ce film, le nombre de mariages, célébrés ou avortés, qui sont un procédé incontournable du genre. Jeune fille de bonne famille, Charlotte a fauté avec un beau militaire, lequel n'a pas le temps de l'épouser pour cause de guerre (de Sécession). Et tout le film procède désormais de l'état de mère honteuse d'une fille naturelle qu'est Charlotte. Cette partie du film est initiée par des contingences sentimentales et morales. Le pire du grotesque est à venir dans une seconde partie qui intervient après une longue ellipse. Charlotte est devenue une vieille fille laide qui vit dans le mensonge. Le cinéaste oblige Bette Davis à une interprétation grossière d'une femme qui souffre en silence, une femme que le cinéaste contraint -et c'est ce qui rend son film stupide et insupportable- à de pénibles invraisemblances psychologiques. On enrage devant tant de complaisance et d'artifices puérils, devant ce tire-larmes totalement dénué d'intelligence et de sincérité.
Déjà il faut aimer le style victorien ensuite les changements d'époques font perdre au film de la consistance. Il reste Bette Davis toujours présente pour les rôles difficiles.
Excellent mélo réalisé par Edmund Goulding en 1939 toujours avec Bette Davis, après "Victoire sur la nuit" sorti la même année, dans le rôle principal. Elle partage la vedette avec Miriam Hopkins même si elle n'égale pas la performance de Bette Davis. L'histoire se déroule principalement après la Guerre de Sécession et raconte, dans un monde de convenances, la vie d'une fille mère obligée de se faire passer pour la tante de sa fille pour ne pas nuire à sa réputation et à son avenir. La dernière scène du film est très émouvante et j'avais la larme à l’œil.