Je finis donc la filmographie de Xavier Dolan (pour l'instant !) avec son premier film sorti en 2009 à l'âge de 19 ans et c'est assez intéressant de voir l'évolution du réalisateur à l'envers. C'est donc la première fois que Dolan parle de la relation mère/fils assez tendue et surtout quelques fois violente mais avec toujours des hauts et des bas. Ce film a évidemment pas mal de défauts comme par exemple la trame qui est, je trouve, assez décousue par moments mais pour une première œuvre, elle est étonnante et tout simplement très bonne ! On reconnaît donc bien ici le style de Dolan dans la mise en scène et dans la manière de filmer avec des gros plans, du noir et blanc, des plans à droite, à gauche qui ne centrent pas les personnages, des ralentis et des musiques. Tout cela est évidemment bien géré et c'est surtout assez audacieux, surtout pour un premier film, de déjà se démarquer avec ce genre de choses et en étant original. Nous avons également de très bonnes scènes qui sont esthétiquement très belles et notamment celles où les deux copains repeignent un mur en y jetant de la peinture. Le film dure à peu près une heure trente, on ne s'ennuie pas car on s'attache aux personnages, aussi bien à la mère qu'au fils parce-que leur relation est assez ambiguë et on ne sait plus qui plaindre au bout d'un moment, ce qui est assez fort de retranscrire ça aussi bien au cinéma. La B.O est comme d’habitude très bonne et très bien choisie. Du côté des acteurs, nous avons Xavier Dolan lui-même dans le rôle du fils qui nous montre donc dès le début ses talents d'acteur, Anne Dorval et Suzanne Clément, actrices fétiches du réalisateur qui jouent très bien, Niels Schneider, François Arnaud et Patricia Tulsane qui jouent également très bien. "J'ai tué ma mère" n'est donc pas le meilleur de Dolan mais il y reflète bien sa personnalité et cela reste malgré tout un très bon film.
Histoire très commune mais personnalisée à merveille. Les acteurs sont excellents, Xavier Dolan est, dans son rôle, un virtuose. Le film fait réfléchir, ce qui est rare de nos jours. :)
Ce drame, réalisé par Xavier Dolan, nous offre des images fortes, marque de fabrique du réalisateur Canadien. Ce film, mis en scène de façon magistrale, jouit aussi d'une très belle bande musicale. Le scénario signé Xavier Dolan nous propose des scènes fortes chargées d'émotion. Il nous conte une histoire émouvante, évoquant les affres d'un adolescent différent et le combat d'une mère pour aimer un fils perturbé. Anne Dorval est magnifique dans l'interprétation du rôle délicat de la mère. Xavier Dolan, qui assure également le premier rôle de ce film, effectue, lui aussi, une belle prestation d'acteur. Le pitch : Hubert Minel, 16 ans, est un adolescent "spécial" ; Il haït tellement sa mère avec qui il vit que la cohabitation devient un enfer.
Comme souvent chez Dolan, est mis en exergue la difficulté de communiquer. Ici, c'est celle entre une mère et son ado de fils qui est mise en images. Ce film séminal du prodige canadien contient tout ce qui en fera un cinéaste confirmé par la suite : des êtres qui s'aiment et se déchirent, des plans épurés et autres prouesses visuelles (écran carré, plan-séquence...) qui peuvent être abusives pour certains ou maîtrisées pour d'autres, le tout accompagné d'une très bonne bande-originale. Du très bon cinéma.
Réalisé un premier film comme celui-ci à vingt ans seulement, c'est extrêmement prometteur ! "J'ai tué ma mère" annonçait déjà le talent de Xavier Dolan. On retrouve bien le style du cinéaste avec cette mise en scène, ces dialogues, ces actrices livrant de remarquables prestations (Anne Dorval tout particulièrement), et bien entendu ce scénario mêlant enfance troublée, famille monoparentale, relation mère-fils et homosexualité. "J'ai tué ma mère" résonne comme une amorce au formidable "Mommy", mais toutefois clairement moins fascinant et puissant que ce dernier. Quant à l'acteur Xavier Dolan, et même s'il joue pourtant bien, il est assez insupportable à l'écran, de quoi espérer la venue de Pascal le grand frère pour faire le ménage à grand coup de tartines... On préfère quand Xavier Dolan reste derrière sa caméra !
Premier film de Dolan. Le premier visionnage, il y a quelques années, a été laborieux, puis j'ai redécouvert le film après avoir vu ses deux derniers films, et cette fois-ci j'ai accroché. Dolan est très charismatique. Le film nous offre de très belles scènes. Le film reste tout de même particulier et il n'est pas facile d'entrer dedans.
Découvert ce film par hasard et aimant les films de Dolan, j'ai voulu tenté ce histoire qui est touchante et sympathique, c'est frais, bien joué et mis en scène.
La relation mère/fils très qui s'aime à la fois et qui se déchaines est parfaitement bien interprété ici notamment par Anne Dorval et l’histoire plutôt classique mais faite avec finesse prend tout son sens et nous envoute.
Les cadrages, images sont parfaitement bien filmées et les séquences aux ralentis donnes son charme au déroulement de l'histoire.
Une œuvre mis en valeur, un sujet remarquablement bien traité, maitrisé par Dolan qui à su captiver le spectateur mais prouve de nouveau son talent de réalisateur.
Un film totalement maîtrisé et mature de la part du jeune surdoué Xavier Dolan malgré un petit côté où il a un peu trop tendance à se mettre en scène, trop théâtral. Une analyse profonde d'une tumultueuse relation mère-fils du complexe d'Œdipe jusqu'à la manipulation psycho-affective. Une œuvre forte, touchante qui arrive à être drôle et décalée. Anne Dorval dans le rôle de la mère est excellente, Suzanne Clément tout aussi intéressante. Une belle claque en dépit d'un rythme très lent.
Un film prenant, ambitieux et d'une grande réussite pour un premier long. Tout n'est pas parfait pas les défauts du films en font aussi ses qualités. L'interprétation des acteurs est de grande qualité, cela en fait l'atout principal du film malgré un scénario léger mais qui laisse ainsi à Dolan le soin de soigné sa "patte". Il expose ainsi les bases de son cinéma. On ne peut être qu'admirateur devant à la fois la jeunesse et la maturité du réal.
Je n'ai pas été emballé par ce premier film de Dolan bizarrement,par contre Mommy m'a totalement captivé.Je pense que c'est le coté un peu trop maniériste de J'ai tué ma mère qui m'a dérangé,un peu trop d'absence de naturel dans celui ci.Après il faut quand même souligner les 17 ans de Dolan à l'époque ou il a écrit le scénario c'est assez dingue à croire et on ne peut que reconnaitre le talent et la maturité du jeune réalisateur.Mais J'ai tué ma mère m'a moins convaincu cette réalisation très esthétique certes même peu être un peu trop au détriment de la simplicité.2/5
Comment ne pas penser que ce film est largement inspiré de la vie de Xavier Dolan tant la tension émotionnelle est palpable ? Entouré des actrices qui ont fini par devenir ses muses, Dolan nous livre un film cru sur la relation autodestructruce d'une mère et son fils. Le thème est intéressant, la photographie est magnifique mais le scénario manque de profondeur. Les scènes de disputes (ou plutôt de hurlements) se succèdent sans véritable apport, on s'ennuie un peu.
Le premier film de Xavier Dolan, c'était lui. J'ai tué ma mère, tiré de son écrit Le Matricide, qui raconte l’histoire d’un adolescent qui haït sa mère en même temps qu’il l’aime, « mais pas à la manière d’un fils ». C’est une relation de conflit, d’harmonie, d’inégalité constante dont l’auteur a su restituer tout le trouble qu’elle a déclenché en lui. Il fait la découverte en même temps de plusieurs expériences, l’homosexualité, la fugue, l’ostracisme, un isolement complet dont il ne tire rien, sauf de la rage. Hubert est en ébullition, c’est un révolté prêt à éclater à tout moment, qui gueule contre le monde. C’est un film tout d’abord autobiographique qu’a voulu réaliser Dolan, un film sur un amour qui explose inexplicablement, qui prenait ses sources dans l’enfance puis se finit dans l’adolescence où sa nature devient contradictoire. Pourquoi haït-il à ce point sa mère ? C’est une question dont on connaîtra les ressorts sans en connaître la réponse… Ainsi c’est sa confusion, sa violence contenue que transpose Dolan à l’écran. Avec un certain brio, une maturité étonnante. Certes, la réalisation est simple mais juste, et annonce celle, plus fulgurante, plus électrique qu’on avait adoré dans Mommy. D’ailleurs, si l’essentiel réside dans la réflexion sur cet amour-haine perdu entre la sobriété et la fièvre ingérable d’Hubert , la radicalité des sentiments ne s’exprime ici que par des coups de gueule géniaux et des séquences musicales plutôt bien faites mais plus troublantes que jouissives. J’ai tué ma mère témoigne surtout d’une nécessité de parler, d’expliquer les eaux troubles de l’adolescence, sa violence, la colère qu’elle interpose vis à vis des êtres qu’on est sensé aimer, l’ignorance de son identité, de sa moralité, durant laquelle on ressent des choses que le silence explique mieux que les mots. Et ça, Xavier Dolan l’avait déjà compris. A dix-neuf ans.