J'ai tué ma mère
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300 critiques spectateurs

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GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mars 2026
Ecrit à l’âge de seize ans et réalisé presque deux ans plus tard, le premier long-métrage de Xavier Dolan, sorti en 2009, fait preuve d’une sacrée maturité. Il interprète un adolescent vivant une relation conflictuelle avec sa mère tout en cherchant à affirmer sa personnalité. Cette douleur profonde s’avère parfois vaine tant l’histoire reste autocentrée sur ce personnage difficile d’accès. Le film alterne les scènes d’hystérie et de colère avec des séquences lyriques dopées aux effets visuels un peu tapageur. Le parti pris narratif constitue ainsi un objet dissonant mais déchirant dans son exploration du mal-être. Bref, une œuvre certainement très intime sur le thème de l'amour et la haine.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2025
Une belle première sortie pour Xavier Dolan, tout jeune, qui réalise et se met lui-même en scène avec un talent déjà certain. C’est du cinéma-vérité comme on aime y assister parfois avec de l’émotion et des sourires mais aussi des thèmes essentiels de l’adolescence traités avec brio par le réalisateur québécois. Les comédiens sont touchants et malgré la légère barrière de la langue, on y croit assez aisément. En outre la mise en scène est fraîche et maîtrisée et la bande originale très intéressante. Ce n’est forcément pas toujours palpitant mais l’ensemble est bien agréable et le job est franchement bien fait, surtout pour un premier long.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2025
Etonnant ce premier film du jeune québécois Xavier Dolan dont la maturité dans l’écriture et la mise en scène impressionne. Œuvre libératoire qui questionne les rapports mère-fils autour d’une relation balançant entre amour et haine. Les dialogues incisifs sont d’une justesse remarquable et l’interprétation digne d’éloges.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juillet 2025
Pour son premier long-métrage, Xavier Dolan livre une œuvre intime et nerveuse, portée par une mise en scène audacieuse et un regard déjà très personnel. J’ai tué ma mère explore avec justesse les conflits mère-fils à l’adolescence, entre amour étouffant, rejet et quête d’indépendance.
Malgré quelques excès de style et une certaine théâtralité dans les dialogues, le film touche par sa sincérité et sa sensibilité à fleur de peau. La relation centrale, explosive, est servie par des acteurs investis — notamment Anne Dorval, bouleversante.
Un premier essai parfois brouillon, mais plein d’élan, qui révèle un jeune cinéaste déjà très affirmé.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 août 2025
Qui est le film ?
Premier long-métrage d’un Xavier Dolan à peine majeur, J’ai tué ma mère arrive en 2009 comme un cri venu du Québec, un geste jeune, féroce, excessif et donc immédiatement remarqué. Le film n’a rien de discret, ni dans sa forme, ni dans son titre, ni dans son urgence. Il raconte l’histoire d’Hubert, adolescent en guerre ouverte avec sa mère, prisonnier d’un amour-haine. Si l’affiche promet un récit générationnel sur les douleurs de la jeunesse, le film vise plus loin : il tente de filmer un arrachement, une naissance à soi, à travers une séparation aussi intime que douloureuse.

Que cherche-t-il à dire ?
Sous son apparente chronique adolescente, J’ai tué ma mère porte un projet plus dense : interroger ce que signifie devenir soi lorsqu’on est encore englué dans les figures fondatrices : mère, école, autorité. Dolan filme le conflit non comme un obstacle mais comme un passage. Son cinéma, ici, est un théâtre de la crise : c’est en hurlant, en fuyant, en surjouant, que les personnages tentent d’exister. Le film repose sur ces questions : comment aimer quelqu’un dont on cherche à se défaire ? Comment tuer symboliquement la mère sans cesser de l’aimer ? La mise en scène épouse cette tension, entre baroque et réalisme, entre confession et performance.

Par quels moyens ?
Dès les premières scènes, Dolan fragmente son personnage, Hubert, à travers une série de confessions face caméra. Ces séquences rompent la narration classique pour installer un dispositif frontal : Hubert ne joue plus, il se raconte, il se regarde. En se filmant lui-même, Dolan interroge la fabrication de son identité. Ce geste performatif, presque narcissique, devient pourtant outil de vérité : c’est par la mise en scène que le personnage (et son auteur) tente de se définir, en dehors du regard de la mère.

Le style du film épouse les pulsations adolescentes : ralentis outranciers, musiques lyriques, couleurs saturées. Un ralenti sur la marche d’Hubert, casquette vissée sur le crâne, sur fond de Wagner, frôle le ridicule mais c’est précisément par cette esthétique que l'adolescence est représentée.

La mise en scène du conflit mère-fils passe aussi par un usage précis du cadre. Souvent, les deux personnages sont filmés ensemble dans des plans serrés, étouffants. Lors des disputes, la caméra épouse les ruptures : elle tremble, déraille, coupe brutalement. Le montage suit les mouvements d’humeur plutôt que la logique narrative.

Paradoxalement, les moments les plus forts ne sont pas ceux où les personnages crient, mais ceux où ils ne peuvent plus rien dire. Un plan fixe sur la mère, seule après une énième dispute, visage fermé, éclaire tout ce que le film évite de verbaliser : la fatigue, l’incompréhension mutuelle, l’amour étouffé. Le film, malgré son bavardage, reste hanté par ce qui ne se dit pas.

Le plus grand geste de mise en scène, peut-être, est de ne pas psychologiser la mère. Elle n’est ni une caricature d’autorité, ni une victime. Elle reste en dehors de la grille d’analyse du fils. Dolan la filme avec une forme de pudeur qui contraste avec la nervosité du reste. Elle est là, avec ses gestes maladroits, ses contradictions, son amour mal exprimé. Et c’est précisément ce refus de l’expliquer qui la rend touchante.

Où me situer ?
Le film déborde de lui-même, comme un trop-plein qui ne sait pas encore se canaliser. Dolan ne cherche pas à séduire le spectateur par la maîtrise, mais à lui transmettre une intensité. Il filme comme on saigne. Pourtant, cette sincérité s’accompagne parfois d’une forme d’autosatisfaction formelle : certains ralentis paraissent fabriqués, certains effets trop attendus. On sent le jeune cinéaste à la recherche de son propre style, et parfois déjà trop conscient de sa posture d’auteur. Mais cette tension entre authenticité et performance, entre cri du cœur et geste esthétique, fait aussi le charme bancal du film.

Quelle lecture en tirer ?
J’ai tué ma mère ne raconte pas un meurtre, mais un élan vital : celui de devoir s’extraire de l’origine pour pouvoir exister. Le cinéma y devient un espace d’émancipation, de conflit et de réconciliation possible. Le film n’est pas abouti, mais il est habité par une urgence, une sincérité. Il interroge ce que signifie "devenir soi" quand l’amour empêche autant qu’il nourrit. Et si Dolan filme parfois trop, trop fort, trop vite, c’est peut-être parce que le cinéma, à cet âge-là, n’est pas encore un art : c’est une nécessité.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2024
Premier opus (2009) du très jeune cinéaste canadien Xavier Dolan (19 ans lors de la réalisation du titre), et scénario dont il a vraisemblablement mis beaucoup de lui-même ( il interprète d'ailleurs le premier rôle).

Le scénario décrit les échanges entre un adolescent et une mère qui ne sait pas l'aimer. Remarques inappropriées de sa part, toxicité dûe à un passé qu'elle reproduit ( elle a eu une mère bipolaire), elle provoque le mal être et les comportements inappropriés de son fils.

C'est inégal, réalisé sans beaucoup de moyens, mais certaines scènes sont des morceaux d'anthologie ( l'échange téléphonique avec le directeur de l'internat est un sommet).

Traversé par une inspiration empreinte d'une grande humanité, " j'ai tué ma mère" constitue une sorte d'anticipation à " mommy" Prix du jury cannes 2014. Anne Dorval, formidable dans les deux opus, l'est peut-être encore plus ici.

Dans le domaine de la relation toxique parent /enfant, on est en présence d'un classique du genre. Pour un cinéaste de 19 ans, chapeau !
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 décembre 2023
Premier film de Xavier Dolan à seulement 20 ans et je le rattrape enfin. Et on y retrouve déjà tout son style, toute sa pâte donc si vous aimez Dolan, pas de raison que vous n'aimez pas J’ai tué ma mère. Donc en soit on y retrouve les qualités habituelles je n’ai pas spécialement besoin d'épiloguer dessus, juste je trouve quand même que c'est beaucoup moins abouti et “mature” que le reste de sa carrière. Pourquoi ? Car encore une fois, Dolan traite des relations avec sa mère sauf que ça ressemble plus à une crise d'ado qu'à une relation compliquée. La mère n’a jamais de comportement scandaleux selon moi au contraire de Dolan qui est tout le temps en train de crier, ce qui le rend un peu insupportable. La relation entre les deux restent passionnantes mais c'est vrai que ça ressemble plus à un film d'adolescents à cause de ça. Enfin second point purement personnel, on retrouve moins cette aspect clips de musique avec des chansons récentes qu’il y a souvent dans les films de Dolan et c'est quelque chose que j'aime beaucoup chez lui donc dommage qu'il n’y en ait pas plus. Sinon ça reste un bon premier film, je recommande pour les fans du réalisateur.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2023
Premier film du réalisateur Xavier Dolan, alors âgé de 19 ans, J'ai Tué ma mère regroupe toutes les thématiques qui sont propres à son auteur : l'homosexualité, la relation mère/fils, le passage à l'âge adulte... Le film est assez âpres et sans concessions. Cela permet de décupler la puissance de son récit, mais en rebutera plus d'un.
Mac Murphy
Mac Murphy

9 abonnés 272 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 avril 2023
Un film capital pour comprendre l"oeuvre du surdoue Dolan. Parfois agacant mais toujours sincere. Une precocite insolente et impressionnante.
Sosa
Sosa

11 abonnés 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2023
On ne nous dit pss pourquoi ce fills et cette mère ne s'entendent plus, on constate simplement.
Puisque vu sans sous titres, j'ai quelques fois tien compris surtout quand ils se crient dessus.
Musique un peu soulante.
Moody
Moody

5 abonnés 27 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 janvier 2023
Avant la fin, il faut un début.
Vous découvrirez ici les prémices d'un petit bobo narcissique et prétentieux qui aime s'attribuer les faveurs de la caméra qu'il dirige constamment vers lui.
On retrouve donc ici un film autobiographique d'un Tanguy homo-sexuel en pleine crise d'adolescence face à une mère désespérée qui aimerait que son fils ne continue pas le cinéma...ha non ça c'est nous.
Bref, un long-métrage lent, mal écrit, mal interprété, sans aucune profondeur comparable à un épisode de Tellement Vrai sur NRJ12 avec en prime cet accent québécois horrible à couper à la machette guyanaise qui vous obligera à activer les sous-titres car non, ce n'est pas du français.
Si Jacques Mesrine scandait "Vive le Québec libre", c'est bien Xavier Dolan qui mérite le QHS (Qualité Hautement Superficielle) pour ses bouses prétentieuses sans aucune sensibilité encensées par une pseudo intelligentsia qui pour la plupart, s'endort pendant les séances.
DemoCiné
DemoCiné

14 abonnés 187 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2023
Premier film de Xavier Dolan, "j'ai tué ma mère” a le charme des premières œuvres : l'insouciance, la légèreté, l'inventivité. Anne Dorval joue à la perfection cette mère débordée par un fils s'opposant chaque minute à elle. Les prises de bec , parfois savoureuses, parfois plus profondes , cachent un manque de communication , une relation passionnée d'amour filiale qui se révèle lors d'un final assez émouvant.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2022
Un drame sensible et enflammé sur les difficultés de l'adolescence redoublées par une relation maternelle douloureuse, faite d'incompréhensions et de divergences. Porté par un excellent casting et une réelle empreinte dans la réalisation, ce récit d'un moment de vie déterminant mêle unicité et universalité des liens filiaux avec pertinence et intelligence. Une première oeuvre annonciatrice des parti-pris esthétiques et des thématiques essentielles de Xavier Dolan.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2021
Premier film en tant que réalisateur de Xavier Dolan (qui, malgré ses 20 ans, avait déjà au moins 2 courts métrages, 3 épisodes de séries télévisées, 4 longs-métrages de cinéma et une vingtaine de publicités en tant qu’acteur à son actif), J’ai tué ma mère est déjà un pur concentré du cinéma de cet auteur. Il fait effectivement déjà preuve d’une certaine réflexion formelle (texte s’affichant à l’écran, originalité sur le cadre dans les séquences de champ-contre-champ mettant en scène des personnages assis côte-à-côte où l’espace est placé derrière le crâne et où le visage est à ras de l’écran, alternance entre ralentis et accélérés au sein d’une même séquence…). Pour ce qui est de l’histoire, le cinéaste traite déjà le type de sujets qu’il développera par la suite à savoir les rapports mère-enfant (on pense évidemment à Mommy) et l’homosexualité. Nous sommes donc dans le pur film d’auteur où les disputes entre les protagonistes sont très fréquentes. J’ai tué ma mère est donc un premier film à l’esthétique très intéressante mais qui nécessite, pour être totalement apprécié, un certain goût du spectateur pour ce type de cinéma.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mars 2021
Le réalisme cruel avec lequel sont décrites les relations explosives entre un ado et une mère fermée laisse mal à l’aise.
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