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NarnoNarno
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3,5
Publiée le 24 avril 2015
Cruel, insolent, drôle, narcissique, brut mais toujours sincère et franc, "J'ai tué ma mère" vise droit et juste. Ce premier film de X.Dolan a les qualités du débutant (audace, franchise, fonceur, inventif) comme les défauts d'un novice (hystérie, déséquilibre, réalisation borderline, égocentrique). Le duo X.Dolan - acteur - et A.Dorval est la fois réaliste et poignant, leur relation complexe, violente et tordue est une constante déclaration d'amour que seul le spectateur est capable de percevoir. "J'ai tué ma mère", sans temps mort même si parfois répétitif, est un homicide passionnel et authentique, aux répliques assassines, dont l'auteur assume pleinement ses actes et sa préméditation.
Xavier Dolan est un génie, je ne m’y connais pas assez en cinéma pour décrire ce qui rend ce film si parfait. Mais une chose est sûre, rares sont les films qui me touchent autant. Et je sais que quand je me décide à regarder un de ces films, il faut que je me prépare psychologiquement, parce que je sais déjà que ça me touchera, qu’il mettra en scène des situations de vie avec une justesse hallucinante. Et c’est exactement le cas dans ce film où il évoque la relation d’une mère et son fils. Filmé comme si tout était réel, la banalité de la vie d’un ado qui voudrait le meilleur pour sa vie, quelqu’un d’intelligent, de sensible, qui n’attend qu’une chose, la reconnaissance d’une mère qui est incapable de l’aimer à sa juste valeur. Les échanges sont complexes et violents, Xavier Dolan est fascinant, beau et authentique. L’incompréhension entre deux êtres qui devraient s’aimer mais se haïssent, Dolan maîtrise vraiment tout ce qui rend complexe les relations humaines. Les personnages sont tellement uniques qu’à certains moments, ça m’a dérangé qu’ils soient interprétés par Anne Dorval et Suzanne Clément, ayant vu « Mommy » avant « J’ai tué ma mère ». En dehors de cet aspect, j’accroche tout à fait à l’ambiance, à l’imprégnation culturelle québécoise qui donne d’autant plus de charme aux dialogues. Ce film me parle, me fait penser à ma propre vie, à mes relations familiales compliquées, au Canada, le pays qui a décidé d’accueillir mon amie d’enfance pour toujours, synonyme de séparation et de deuil, exactement les émotions qui se jouent ici. C’est puissant. Dolan l’a réalisé à seulement 20 ans, autant dire que si ce n’est pas un génie … Cette histoire est avant tout la sienne, son talent provient sûrement de son hypersensibilité, de sa fragilité et de sa maturité. Là tout de suite, j’ai juste hâte de découvrir ses autres œuvres.
Touchant par sa sincérité et son audace de gros plans, le film lasse malgré tout par ses répétitions, et ses coups de gueules incessants. Pour son premier film, Dolan réussit tout de même a experiménter, sa future esthétique.
J'ai été bluffée par ce film réalisé par un jeune homme à peine sortie de l'adolescence mais tellement mature. Elles sont rares les histoires d'adolescents qui tentent difficilement de sortir de leur chrysalide d'enfant et souvent elles sont rarement aussi bien réussies. Xavier Dolan distille bien toute la souffrance de cet être qui est totalement écartelé par son désir d'indépendance à sa mère et son amour pour elle, du coup il se laisse dire que c'est sans doute mieux de la haïr. C'est magistralement fait. Bravo M. Dolan et merci.
"J'ai tué ma mère" premier film de Xavier Dolan, brille déjà par sa mise en scène et par sa justesse de ton. Les acteurs sont excellent surtout Anne Dorval et Suzanne Clément . A 19 ans il nous montre qu'il a déjà tout d'un grand.
Je n'avais jamais vu un film de Xavier Dolan alors j'ai commencé par son 1er film " j'ai tué ma mère". Film assez psychologique (j'avoue ne pas avoir saisi le sens de toute les images que l'on voit en musique entre certaines scènes), malgré tout j'ai trouvé le film formidable, simple (peut entre un peu trop lent) mais les scènes de disputes entre la mère et le fils sont géniales! Anne Dorval est fantastique, je l'adore!! Et enfin , pour faire cours, je trouve ce film très bien sachant surtout qu'il s'agit de son 1er film et lorsque l'on a soi meme une relation compliquée avec sa mère, on se retrouve parfois dans ce film.
La première chose que j'ai envie de dire, c'est la bande-son qui comme toutes les oeuvres de Dolan, est excellente. Mais ensuite un autre point positif est la facilité que j'ai eu de m'attacher aux protagonistes et à m'identifier à eux. J'ai eu un réel plaisir à suivre cette histoire entre une mère et un fils qui ont de la peine à se comprendre. Surtout à écouter l'autre. Hubert (Xavier Dolan) peut paraître insolant, violent, mais tout ce qu'il demande est une écoute, que sa mère montre des gestes d'amour. Celle-ci attend la même chose de son fils. Malheureusement, la réalité est bien différente. Le style de Dolan est vraiment original, des plans fixes et lents pour montrer cette période de l'adolescence dure à vivre surtout pour un homosexuel. Finalement cet aspect tient peu d'importance dans la trame du film. Ce qui fait son autre charme. Bref un bon film, un bon propos et surtout un casting pas incroyable mais de bonnes factures.
Ma première incursion dans le cinéma de Dolan, et ma première grande déception. Beaucoup ont été impressionné par la jeunesse de l'auteur, qui a tout juste 19 ans quand il réalise ce film. Selon moi il faut s'attarder uniquement sur l'œuvre et rien d'autre. Il a 19 ans oui et malheureusement ça se ressent, les scènes sont jouées avec un jeu relativement assez crédible certes, elles sont fortes et la manière dont elles sont écrites et réalisées est intéressante, Dolan voulant à tout prix privilégié l'impact fort, l'intensité toujours au maximum. Et c'est bien ça le hic. L'œuvre n'évolue jamais, et Dolan tourne en rond tant dans l'écriture que dans la forme, c'est beau certes, c'est souvent assez bien pensée et réfléchit, avec de très beaux plans parfois et qui offre de beaux moments, mais selon moi Dolan manquait encore beaucoup de maturité, confondant souvent l'originalité avec l'excentricité, et ayant souvent peur de prendre son temps et de laisser vivre et parler son film, qui enchaine les scènes fortes de manière encore trop formaté et sans monté d'adrénaline. Dolan use également trop d'artifice inutile et de gadget infantile, recherchant souvent la différence pour la différence, alors que l'imagination et la créativité était déjà là, avec un très beau texte bien qu'étant davantage un récit autobiographique qu'un véritable scénario de grand cinéma. Un réalisateur sensible et non dénué de talent, mais qui gache ici et handicape quelque peu l'expression de sa sensibilité et de son regard, qui est, on ne peut le nier, très singulier, aiguisé, et suffisamment halluciné.
Pour un premier film, c'est réussi! Même si il comporte des défauts, notamment dans la mise en scène, sur certains cadrages, les acteurs sont très justes, comme les dialogues et Xavier Dolan fait beaucoup d'efforts, et ça se voit sur certains plans, (quand la mère et le fils déjeune, ils ne sont pas dans le même plan). Dolan a des idées et ça se voit: Quand il se filme avec la caméra en noir et blanc, la peinture, la scène finale qui est touchante avec un paysage somptueux. Ce film est un peu brouillon mais il est franchement bien!
Avec ce premier film, Xavier Dolan établissait déjà les prémices d'une virtuosité qui est aujourd'hui reconnu de tous. A seulement 19 ans il fait preuve d'une maturité et d'une sensibilité incroyable en parlant déjà de la relation mère fils qui est un de ses thèmes chers. La description de cette relation conflictuelle est à la fois remplie de haine, de rage mais aussi d'amour. Et c'est précisément ce regard à la fois juvénile et lucide qui confère au talent de Xavier Dolan son statut de révélation. Même si le film n'atteint pas les sommets de virtuosité et de génie de ses derniers films, il est évident qu'un cinéaste venait de naitre en 2009.
Un petit plongeon dans la filmographie de Dolan après être devenue fan de Mommy, ses dialogues, ses acteurs et son accent. Autant je n'avais pas accroché aux amours imaginaires, peut être a cause de son coté trop stylisé et ses personnages un peu antipathiques, autant J'ai tué ma mère et ses personnages attachants m'a laissé une très bonne impression. Les meilleurs scènes pour moi, les scènes de confrontation entre Hubert et sa mère, presque théâtrales, sont souvent très drôles. On s'amuse de leurs manies, de leurs façons d'être tellement opposées, de leurs jeux du « je pars, je reviens », « je m'emporte, je regrette », « je crie, je m'excuse »... toujours déchirées entre amour et haine, portées par des acteurs et dialogues réalistes et fins. Il y a Xavier Dolan, très bon en fils irrité et irritant, Anne Dorval qui joue si bien la mère qui « aime mal », rappelant par moments son autre rôle de mère dans Mommy, et Suzanne Clément, la figue rassurante et protectrice (qui est d'ailleurs époustouflante dans Laurence Anyways). spoiler: Elle me paraît un peu ambiguë dans le film, dans sa relation avec Hubert, elle semble très attachée à lui.
Autre aspect du film qui m'a fait sourire, les décors d'intérieurs. Il y a souvent des plans de canapés dans les films de Dolan, des plans un peu contemplatifs où on a le temps de s'attarder sur les petits détails de la déco. Des couleurs pourpres, des motifs fauves chez la mère, une ambiance beaucoup plus claire assortie de peintures du Paris d'époque (qui rappelle ses lectures) chez la prof jouée par Suzanne Clément... Les costumes, aussi, sont travaillés, tout cela crée une vraie ambiance, souvent propice au sourire car un peu caricaturale.
Pour un premier film, plein de clins d'oeil aux suivants, J'ai tué ma mère confirme le talent de son auteur, pose un style travaillé, passionné et généreux et dévoile de très bons acteurs.
N'ayant entendu que des louanges sur le jeune prodige québécois Xavier Dolan, j'ai donc décidé de me plonger dans sa filmographie et quoi de plus normal que de commencer par son premier film : J'ai tué ma mère. J'ai trouvé le film vraiment intéressant et assez mature dans sa réalisation (Dolan n'avait que 20 ans quand il a réalisé et joué dans ce film). Dolan arrive parfaitement à retranscrire cette amour / haine qui unit son personnage à celui de sa mère. Une dualité qui fait souffrir les deux protagonistes mais qui ne peuvent vivre l'un sans l'autre. La réalisation est très soignée et le jeu d'acteur est vraiment très bon (Anne Dorval est excellente). Même si je n'ai pas compris certains de ces plans de réalisation (spoiler: celui de la religieuse par exemple ), je dois bien avouer que pour un premier film, Xavier Dolan réalise un petit coup de maître, humain, sensible et poétique.
Xavier Dolan possède une vraie force créative, un talent assez particulier qui, espérons-le, perdura bien longtemps. Pour son premier long, on le remarque assez vite et c’est bien normal : de un, il se regarde filmer, comme au moins 90% des jeunes réalisateurs, et de deux : beaucoup de plans font vraiment très brouillon, comme dans celle de la « bagarre » ou certaines qui se passent de nuit, avec lesquelles on n’y voit vraiment pas grand chose, à cause de la qualité de l’image. Mais derrière tout le côté technique, il y’a cette envie, ce fameux don qu’on ressent dans toutes les scènes. Et lorsqu’on regarde à quel niveau on est arrivé, maintenant, avec « Mommy »… On se dit que tout cela n’a pas été en vain, et encore moins ridicule. Compliments à Anne Dorval et à Suzanne Clément qui déploient une énergie folle pour des interprétations fort brillantes!