J'ai tué ma mère
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300 critiques spectateurs

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fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2016
On met une très bonne note à ce film surtout lorsqu'on sait qu'il a été fait par un "jeunot" de 16ans!!
L'histoire est à priori simple, un conflit de génération entre un ado homo et une mère un peu bourgeoise qui vit seul avec son fils. L'histoire reste simple car il ne se passe pas d’événements réellement extraordinaire sauf des "petits" moments de la vie.
Mais c'est fait avec brio, une façon de filmer, de belles images souvent accompagnées par une belle musique.
NoSerious Man
NoSerious Man

209 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2017
Comment un petit québécois comme Xavier Dolan a pu passer de simple doubleur dans Twilight au réalisateur de toute une nouvelle génération? Sans passer par 4 chemins, je ne m'y connais pas beaucoup en terme de cinéma québécois (si ce n'est quelques films de Denis Arcand). Pas que ce type de cinéma soit inintéressant, c'est qu'il est trop oublié du grand public, et c'est malheureusement le cas d'autres productions étrangères. Heureusement, la sortie de "Mommy" fin 2014, l'un des plus gros succès critique du cinéma francophone de ces cinq dernières années, a permis à Dolan, malgré un style et une technique de réalisation très personnels non-accessible à tous, de chavirer le coeur de plus d'un million de spectateurs français l'année de sa sortie. Un film qui plait est un film ayant sa propre particularité, et c'est ça qui fait le charme des films du réalisateur: le genre réaliste qu'il exploite étonne, captive, de quoi retenir l'attention du spectateur. C'est un genre en partie engagé, Dolan (le "Nolan" de l'art réaliste?), apparaissant ici devant et derrière la caméra, a traité plusieurs fois des relations mère/fils, lui-même ayant été élevé seul par sa mère avec qui il a partagé de l'amour et de la haine. Le choc du film provient en partie des révélations, montrées, de ce que l'Homme refuse de montrer par soi-même, notamment ici: la Haine, et les relations conflictuelles entre une mère et un ado. L'histoire, en partie biographique, venant à bout de son idée sans pencher vers le timoré (la peur de trop en montrer, d'être extrême), raconte celle d'un étudiant interprété par Dolan lui-même destiné à vivre avec une mère dont il ne supporte pas les manières et dont il a honte d'être le fils. Suite à un mensonge, son enseignante lui avouant elle-même détester son propre père, l'aidera alors à reconquérir l'amour qu'il eut avec sa mère lors de sa plus tendre enfance. Dolan, malgré son âge au tournage du film, réussi à interpréter son personnage avec beaucoup de justesse, malgré quelques exagérations dans les dialogues par moments. La musique du film, digne de celle de Preisner dans les films de Kieslowski, accompagne cette histoire d'amour et de haine avec douceur, tant le son et les dialogues le font avec la colère, la rage ; le personnage d'Hubert n'est typiquement pas le genre de fils qu'on aimerait avoir, tant il inspire la violence et le mépris. On ressent de la gêne mais aussi de la pitié pour la mère, victime de la vie quotidienne dont elle n'a pas désirée. Petit inconvénient, pas mal de facilités pour l'écriture des personnages secondaires, en revanche suffisamment bien foutue pour les rendre intéressants et attachants. Les 90 minutes passent ainsi toutes seules. Moralement violent (rarement physiquement mise à part à la fin), le film parvient à trouver son esthétique dans les plans de caméra (dont le fameux champ/contrechamp de la scène du diner), dont la conclusion nous fait questionner sur le sens du titre: spoiler: si Hubert ne "tue" pas sa mère physiquement, techniquement parlant elle et lui sont torturés par le destin, allant des problèmes scolaires du lycéen et les crises de nerfs qu'il fait subir à sa mère. Le déroulement de l'intrigue forme ainsi une leçon de vie dont la morale vient de soi.
Le genre de film qu'on ne regarde pas, mais qu'on ressent.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2016
Premier film du prodige québécois, "J'ai tué ma mère" raconte la relation complexe entre un ado et sa mère. Complexe parce qu'elle unit deux êtres qui non seulement ne se comprennent pas mais qui en plus ne font pas tout pour s'entendre, et l'émotion qui jaillit de cette suite d'incompréhensions provient du fait que le spectateur, lui, est la plupart du temps en mesure de saisir les actions de chacun des personnages. Il voit ce que Chantal et Hubert nient, parce qu'il prend du recul sur leur conflit alors qu'eux s'entêtent à penser qu'ils ont raison et refusent le dialogue. Xavier Dolan (injustement taxé de narcissisme) a su faire une place à celui qui se trouve de l'autre côté de l'écran, lui donner la possibilité d'entrer dans sa propre intimité, car le récit est en grande partie autobiographique. De ce film qui a le courage de dire "Je" sans jamais faire semblant, sans se (et nous) raconter des histoires, ressort une générosité troublante et rare, inscrite dans des propositions formelles aussi audacieuses qu'inégales (tous les ralentis ne sont pas géniaux, toutes les situations ne sont pas passionnantes), qui dévoilent un cinéma de situations s'intéressant aux différents régimes d'images et à l'écriture d'un texte mis en valeur par une langue vivante. Car les personnages du cinéma de Dolan ont besoin de s'exprimer et de se faire entendre, de bouger et de vibrer, tout comme le film ne cesse d'être en mouvement, d'expérimenter et de foncer. "J'ai tué ma mère" n'a pas encore l'époustouflante maîtrise de "Tom à la ferme" ou de "Mommy", mais il transmet déjà une énergie et une sincérité qui ne peuvent laisser indifférent et qui passent essentiellement par le talent de ses acteurs (Xavier Dolan et Anne Dorval magnifique; Suzanne Clément immense), preuve qu'un cinéma qui incessamment dit "Je" peut aussi être partageur.
Critik D
Critik D

175 abonnés 1 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 février 2016
Magnifique ! C'est le mot qui me restait après avoir visionné le premier film de Xavier Dolan. . Tout à prendre et rien à jeter, les plans sont magnifiques et travaillés comme la scène du jeter de peinture ou encore cette scène de "course poursuite" entre Anne Dorval et Xavier Dolan dans la forêt automnale. Les séquences confessions sont également superbes. La réalisation est splendide par ses plans, ses jeux de lumières, sa mise en scène... Le scénario est très bien construit et permet aisément aux spectateurs de s'identifier dans le personnage d'Hubert à un moment ou un autre. Le casting est bluffant, Anne Dorval nous prouve son talent déjà bien connu par les spectateurs canadiens. Xavier Dolan nous prouve son jeu d'acteur en plus de celui de réalisateur et de scénariste. J'ai vraiment été bluffée, j'avais déjà eu un coups de cœur pour le réalisateur en découvrant Mommy, ici il ne fait que se confirmer et on ne peut qu'être accro au duo formé par Xavier Dolan et Anne Dorval. Bien entendu, le reste du casting est également à la hauteur et je les ai tous découvert ici. Vous devez absolument découvrir ce film empreint d'une certaine poésie dans les images. De mon côté, cela se confirme je dois absolument découvrir la filmographie du réalisateur et ainsi connaître les autres aspects sociaux et sociétales qu'il a pu mettre en scène.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2016
Premier long-métrage du très doué Xavier Dolan, tourné à l'âge de 19 ans, J'ai tué ma mère impressionne par sa maturité, son intelligence et la virtuosité de sa mise en scène. Cette histoire de rapports orageux entre une mère et son fils – à la fois déchirante et très drôle – aborde avec finesse, tendresse et sensibilité de nombreuses thématiques telles que la famille, l'enfance perdue, l'adolescence, l'incapacité à exprimer ses sentiments, la création, la liberté, le besoin d'émancipation... Le Quebécois réalisait ainsi dès 2009 un coup de maître, effectuant (sans préavis) une entrée fracassante dans la cour des grands.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 février 2016
J'ai commencé par le prétentieux, surjoué "Mummy". Et je viens enfin de découvrir le sensible "J'ai tué ma mère".
Même thème, mais traité avec beaucoup plus de finesse, de sincérité.
Gautier M.
Gautier M.

11 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2016
Grosse ressemblance avec Mommy mais beaucoup moins triste, la fin n'est pas assez trash à mon goût mais quand même bon film
Viricel L.
Viricel L.

8 abonnés 185 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2016
C'est le premier film du jeune et excellent Xavier Dolan que je vois, d'abord j'aimerais dire que cet homme est génial, il sait manier cadrage, musique et histoire! J'ai beaucoup aimé sa façon de réaliser, par exemple ses petites citations en plein milieu d'un plan ou alors ses faces caméra en noir et blanc, très original. Les musiques sont tout bonnement extras ainsi que certains dialogues (SPOIL/ "-Qu'est ce que tu ferais si je mourrais aujourd'hui? -je mourrais demain" est celui qui m'a le plus ému, rapide mais très efficace niveau émotion \SPOIL). L'histoire, elle n'est pas incroyable mais jamais vu (il me semble), elle marche et évolue bien. Maintenant c'est un film Canadien, et donc si vous n'aimez pas l'accent, le film n'est pas pour vous ou alors il faut le voir dans une autre version, il y a certains mots que je n'ai pas compris.
Ce n'est pas un chef-d'oeuvre mais je n'ai pas grand chose à reprocher à ce film, il est très bon.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 septembre 2015
A travers les citations qu'il place en encarts (celle d'ouverture signée Maupassant, par exemple) et la mise en abyme qui s'opère naturellement à travers cette histoire (que Dolan écrivait à 17 ans, de manière autobiographique), J'ai tué ma mère dénote une compréhension profonde et douloureuse du rapport parent-enfant, lien indestructible pour le meilleur et pour le pire, entrave et filet de sécurité. Au-delà, je suis resté complètement en-dehors de ce premier film au maniérisme très prononcé, dans lequel Dolan ensevelit son cri du cœur sous une mise en scène trop voyante, trop désireuse de se faire remarquer. Les citations se multiplient (Lynch, Wong Kar-Waï...), les murs sont tapissés d'affiches qui donnent un cachet "artiste" au personnage, les effets visuels s'étalent à grosses louches : J'ai tué ma mère, plus qu'à une porte d'entrée dans l'univers de son réalisateur, ressemble horriblement à la carte visite d'un auteur naissant soucieux de se ménager une crédibilité. Je comprend l’écueil dans lequel s'enfonce Dolan, mais cela n'enlève rien au fait que l'émotion se trouve euthanasiée par cette fuite du naturel, d'une spontanéité épurée. Dolan cherche à compenser ça par la teneur parfois hystérique de son récit, qu'il veut à fleur de peau, mais cela créée plus d'antipathie qu'autre chose et j'ai trop eu l'impression de le voir raconter sa propre histoire sans assez de sincérité. Pour se livrer à fond, il aurait sans doute fallu renoncer davantage à cet esthétisme clinquant et lui préférer la simplicité. Dommage, puisque certaines idées de fond sont bonnes et qu'on sent, bien sûr, que Dolan est quelqu'un de subtil. Remarqué mais très loin de présenter l'alchimie recherchée.
lecastelnathan
lecastelnathan

28 abonnés 9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2015
Ayant regardé ce film après le chef d'œuvre qu'est Mommy, j'ai inévitablement été déçu. Après coup, j'ai trouvé ce film assez bon. Par rapport aux films de Xavier Dolan qui suivront, celui-ci est, selon moi, le plus léger, aussi bien au niveau des dialogues que du décor, ou même tout simplement de l'histoire en elle-même. Malgré ça, pour un 1er film, le réalisateur s'en sort très bien avec son duo d'actrices favoris, Anne Dorval et Suzanne Clément, chacune aussi touchante, que bouleversante, que drôle, etc. Les quelques réserves que j'ai concernent la fin du film, ne sachant pas si cela va s'arranger entre eux ou non... Une fin comme celle-ci me gêne...
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2016
A seulement 19 ans, Xavier Dolan fait une entrée tonitruante dans le 7ème art avec "J'ai tué ma mère". Il dépouille avec justesse et émotion (vive) les rapports conflictuels entre une mère célibataire et son ado qu'elle élève seule. Une véritable ode à l'amour maternelle de la manière la plus imparfaite qu'elle soit. L'exercice est réussi, et dans son premier long métrage le jeune prodige annonce la couleur sur ce qui constituera les thématiques principales de ses 4 prochaines œuvres présentés de façon très prolixe (un film par an quand même) : le rapport cité plus haut et l'identification sexuelle. Alors oui c'est le film de hipster par excellence, mais ça fait toujours du bien de découvrir de jeune talent, car je pense sincèrement que ce gars là est réfléchi et qu'il sait de quoi il parle. Les dialogues sont de lui donc forcément. Après je ne suis pas forcément fan de Jackson Pollock mais "J'ai tué ma mère" a du style sous forme épuré et harmonieux. Le message est clair, parlant et universel.
Cinéphilme-83
Cinéphilme-83

4 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juillet 2015
J'ai visionné « Mommy » il y a déjà quelques mois et je suis tombé d'admiration et de passion pour cette vision du cinéma d'émotion que nous offrait Xavier Dolan. J'ai regardé par la suite « J'ai tué ma mère » et j'ai compris la différence flagrante de maîtrise et d'aboutissement. Mais ces imperfections ne perturbaient rien face au style Dolan : des scènes en musique et au ralenti qui nous font découvrir et adorer le groupe « Vive la fête » ou bien « Surface of Atlantic », des dialogues construits, efficaces, et d'une réalité qui dépasse le jeu d'acteur. Ces détails bien appropriés au réalisateur nous plongent dans son univers qui alterne les rapports mère-fils et les différences. Un film agréable qui nourrit les cœurs d'émotions tourmentées.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mai 2015
Un film assez dérangeant mais au traitement social et humain très fort. Il faut voir comment la mère ne baisse jamais les bras.. C'est très impressionnant.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mai 2015
Quand il réalise "J'ai tué ma mère", Xavier Dolan n'avait pas vingt ans. Difficile à croire face à la maturité de son premier long métrage. Pour celui-ci, le jeune cinéaste multiplie les casquettes puisqu'il signe le scénario, la réalisation mais tient également le rôle principal. Sur ces trois fronts, Dolan exécute une véritable prouesse: mise en scène impeccable, interprétation impressionante et dialogues savoureux. Du rire aux pleures, "J'ai tué ma mère" nous fait traverser diverses émotions. Ce florilège d'émotions est d'ailleurs parfaitement soutenu par la musique sobre mais magnifique de Nicholas Savard L'Herbier. Une révélation !!!!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 mai 2015
"J'ai tué ma mère" est une véritable surprise. Le scénario propose une réflexion très puissante, malgré des défauts, toutefois mineurs. Le véritable intérêt du film, c'est haïr tout en aimant, en quelque sorte le leitmotiv du film, ou encore l’impossibilité de vivre sans l’autre, un sujet qui fascine. La réalisation de Xavier Dolan, malgré des défauts mineurs, contribue au réalisme du film, qui lui confère tout son charme. Les références artistiques sont nombreuses, même débordantes, mais heureusement utilisées de manière ingénueuse. Anne Dorval est saisissante, magistrale, qui apporte au film un charme unique. Bluffante dans ce film, elle sait adopter toutes les nuances qu’il faut, jusqu’à un échange téléphonique fascinant. Xavier Dolan joue très bien aussi, mais on se rend souvent compte qu’il est un acteur qui joue sur un plateau de cinéma. Puissant et poignant, malgré des défauts, il n’y a pas de honte à verser quelques larmes par moments devant ce spectacle émouvant. Toute la critique et l'analyse en entier en lien.
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