Un film de Wolfang Petersen (1985). Un très bon début, avec des paysages magnifiques et une confrontation humaniste et plutôt intelligente sur une planète hostile. (remarquons au passage qu'a aucun moment on nous parle de protection bactériologique, il n'y a donc pas microbes sur Fyrine 4 ?) Malheureusement le film a du mal à tenir la distance et tombe dans le grotesque (c'est quoi cette histoire de réciter sa lignée devant le conseil ?) le puéril (la leçon de football) et le n'importe quoi dans sa dernière partie.)
Un film de science fiction qui à travers l'histoire de deux soldats un humain et un extra terrestre veut parler du racisme qui vient avant tout de la méconnaissance de l'autre. Le film est plutôt positif, bénéficie d'une belle partition de Maurice Jarre et se trouve être plutôt agréable à suivre malgré qu'il soit vraiment plombé dans sa première partie par des effets spéciaux qui font incroyablement datés pour un film des années 80.
Super film de Peterson , paysage et effet spéciaux somptueux, un scenario et une histoire touchante, prenante émouvante, un Dennis Quaid très convaincant. +3,5
Si les effets spéciaux peuvent paraître très datés, cette péloche un peu oubliée des 80's n'en demeure pas moins sympathique et attachante, grâce à une belle histoire d'amitié et au talent de ses deux comédiens principaux.
On pouvait vraiment s'attendre à mieux de la part du réalisateur de L'histoire sans fin. Pour sa première expérience américaine, Wolfgang Petersen signe une oeuvre bancale, sans doute sincère dans le fond mais malheureusement assez grossière dans la forme. En mettant en scène deux soldats ennemis forcés à cohabiter en terrain hostile et à s'entraider, le scénario pouvait être intéressant et développer un discours humaniste et pacifiste alors que la rivalité entre les deux blocs USA-URSS était toujours d'actualité en 1985. Seulement voilà, en plus d'être extrêmement bavard, le film tombe dans le ridicule à plusieurs reprises, le passage le plus douteux étant peut-être celui où le terrien Dennis Quaid se sent obligé d'apprendre le football américain au jeune Drac... Mouais. L'intention est louable mais la touche hollywoodienne se fait trop ressentir et atténue le propos.
Attention, ceux qui attendent un déluge d’action peuvent passer leur chemin car Enemy Mine est une œuvre « à message » qui cherche à prendre le contre-pied de tout ce qui était réalisé à l’époque (nous sommes dans l’ère Reagan, très belliciste). Il ne faut pas affronter un adversaire sans le comprendre avant toute chose. Un beau message pacifiste qui serait lénifiant si le tout n’était pas emballé avec un certain sens de l’humour et surtout sublimé par des décors magnifiques et de superbes effets spéciaux, bien loin de la froideur désincarnée des CGI actuels. Dennis Quaid se révèle un excellent comédien, à la palette plus étendue que ce qu’on lui donne habituellement à jouer. Louis Gossett, malgré des tonnes de maquillage, rend son personnage attachant. Certes, les péripéties de la deuxième partie semblent un peu artificielles et prévisibles, et on attendait sans doute plus d’émotion en dernière partie. L’ensemble demeure toutefois très fréquentable et Wolfgang Petersen demeure un artisan doué, même si la poésie de l’Histoire sans fin n’est plus qu’un lointain souvenir ici.
Fin du XXIe siècle, la civilisation humaine de la Terre affronte les Darcs, une civilisation de reptiliens. Au cours d'un combat spatial, un humain et un Darc se retrouve perdu sur une planète hostile où seul leur entraide pourra les sauver. Le synopsis d'"Enemy" réalisé par Wolfgang Petersen en 1985 est tout droit pompé du film "Duel dans le Pacifique" (1968) de John Boorman avec l'idée d'en faire un remake plus jeune et plus dans l'air de son temps en voguant sur la science-fiction et notamment celle de Star Wars sans rougir d'ailleurs d'en reprendre certaines scènes. Pour son tout premier film américain, le réalisateur ne prend donc aucun risque, traitant un scénario déjà bien huilé et en effet celui-ci ne fait pas fausse route même s'il y a des erreurs dans la réalisation. Les personnages sont bien mis en perspective avec profondeur, on apprend leur culture tour à tour pour notre plus grand plaisir. Dennis Quaid (dans le rôle de Willis Davidge) rend son personnage attachant et joue de façon correcte sans toutefois crever l'écran, tout comme Louis Gossett Jr (dans le rôle du Drac). Les effets spéciaux sont réussis pour l'époque, idem pour les paysages qui reflètent parfaitement le caractère hostile de la planète où évoluent les personnages, a contrario les décors sont vraiment décevants. Les costumes malheureusement ont encore été piqué à d'autres œuvres cinématographiques mais restent corrects (la tenue reptilienne du Drac a en revanche pris un sérieux coup de vieux dans certaines scènes). Les dialogues ne sont pas transcendants, loin de là, et les petites pincées d'humour sont complètement ratées. En outre, l'action est trop peu présente et on restera sur le regret qu'il n'y ait pas plus de lutte pour la survie et quant à la bande originale de Maurice Jarre, elle reste convenable. Pour conclure "Enemy" est un film inégal, qui à de l'idée mais qui a du mal à l'exploiter, la morale du film est bien entendu louable mais le film franchit a plusieurs reprises la limite que l'on voudrait qu'il se fixe, cherchant trop loin dans le caractère humaniste à tel point que cela peut en devenir niais. Attention, je recommande de ne pas visionner la version longue (à l'exception des plus grands fans évidement) car les scènes deviennent beaucoup trop longues sans apporter d'intérêt à l'œuvre.
ça part d'un bon sentiment mais c'est gênant. Wolfgang Petersen est un très bon réalisateur, mais là c'est ultra cringe à tous les niveaux. Et le pire c'est que ça a très mal vieilli.
Après ses six nominations à l'Oscar avec son film de guerre Das Boot (1982), Wolfgang Petersen se lance dans la science-fiction, avec difficultés, il faut le reconnaître ! Enemy (1985) nous plonge au cœur de la fin du XXIème siècle, où les terriens et les Dracs (des espèces de lézards bipèdes extra-terrestres) se livrent une guerre acharnée. Au même moment, un pilote de chasse Américain et un guerrier Drac se crash sur la planète Fyrine IV. Afin de survivrent dans cet environnement hostile à tous les deux, ils décident de s’entraider au lieu de s’entre-tuer. Il faut reconnaître que ce film fait très kitch plus de 20 ans après sa sortie, les SFX sont dans l’ensemble assez ratés et les décors en cartons-pâte (tourné en studio en Allemagne de l'ouest) font peine à voir. Budget ridicule et Dennis Quaid en tête d’affiche, ajouté à cela, un scénario minimaliste et des plus ridicule (et très niais), finalement, on s’ennuit tout au long et on n’attend qu’une chose, que le film se termine !
Wolfgang Petersen est connu pour avoir réalisé "Le Bâteau", "Air Force One", "Troie" et d'autres superproductions à destination du grand public. D'ailleurs ce long-métrage a été réalisé juste après "Le Bâteau", qui a fait connaître le réalisateur ouest-allemand au monde entier. Cependant on ne peut pas vraiment dire qu'il fait ici montre du même talent qu'auparavant. Film de commande ou pas, "Enemy" ne restera en tout cas pas dans les annales, à cause principalement d'interprètes ridicules (voire risibles) et de décors/effets spéciaux bas de gamme (sans parler de la mise en scène). Comparés à ceux de la première trilogie Star Wars qui ne date pourtant que de deux ans, les FX semblent déjà très datés (cf l'éclair vert qui touche Dennis Quaid vers le début du film) et le jeu des acteurs paraît tout droit sorti d'un des nanars d'Ed Wood, ce qui n'est pas peu dire. La réalisation vieillotte (ça sent encore le nanar ça) parachève de d'enterrer ce long-métrage minable qui déjà en 1985 n'avait pas trouvé son public. Nul.
Rempli de bons sentiments. Peut-être trop. On tombe vite dans la niaiserie et c'est dommage car le début était prometteur même si les effets spéciaux sont pas bons.
Le film commence pas trop mal, mais après c'est ennuyeux et insipide. L'amitié entre l'homme et le Drac (que je trouve assez ridicule et insupportable avec ses borborygmes et ses gargouillis incessants) est d'une mièvrerie... et on atteint des sommets de cucuterie avec l'arrivée de l'enfant Drac. C'est dommage, car je trouve qu'il y a un réel potentiel avec l'atmosphère qui a été créée pour la planète, il y a quelques belles images. Mais cela ne fait pas tout. Néanmoins, les 10 dernières minutes du film sont passables avec un regain d'action. Pour finir, la musique de Maurice Jarre est digne d'intérêt.
Vu en 2007, j'ai hésité à arrêter de regarder à cause des effets vraiment dépassés mais si on parvient à faire abstraction de cet inconvénient, le scénario est plutôt original néanmoins la niaiserie reprend le dessus dans la seconde partie du film. Il y a aussi beaucoup trop d'incohérence. Dommage, le film mériterait d'être refait.
Huis clos entre un humain et un extra terrestre. Malgré le défaut majeur: la forme humaine de l'extra terrestre, le film est passionnant et très bien fait pour l'époque. Cette amitié est touchante et nous donne des dialogues à portée forcément philosophique. Aucun ne peut survivre sans l'autre. Des décors superbes mais une fin qui remet malheureusement la guerre au premier plan, laissant de côté toute cette partie du film intime et assez belle.