Le Grand sommeil
Note moyenne
3,9
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129 critiques spectateurs

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Louis G.
Louis G.

1 abonné 114 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2015
Un grand film noir complexe réalisé en main de maître par Hawks et interprété avec brio par Bogart et Bacall.
Kloden
Kloden

149 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mars 2015
A la fois satisfait et déçu par cette adaptation du livre de Raymond Chandler, l'un des grands classiques de la série noire. Globalement très respectueuse de la densité de l'oeuvre, cette version cinéma a la chance d'avoir compté Faulkner parmi les rédacteurs de son scénario. Les légers remaniements de l'intrigue s'avèrent au départ très justes, permettent de respecter scrupuleusement le roman tout en l'allégeant de ses passages les moins essentiels. Un point important, tant le fil de cette intrigue doit s'avérer délicat à suivre, si on a pas lu l'ouvrage en question, qui ne s'embarrassait déjà pas d'une clarté qui n'aurait rien à faire dans le genre, qui se doit évidemment de multiplier les recoins d'ombre dans le fond comme dans la forme. Mais vraiment, l'adaptation est scrupuleuse, reproduisant souvent des dialogues entiers, prenant soin de soigner ceux qu'elle incorpore en respectant la parfaite cohérence du ton et les contours des personnages. Le problème finit par venir du rôle extrêmement important (comparativement au livre) accordé à Lauren Bacall, qui finit par dénaturer un poil le propos du livre de Chandler, où plus que jamais dans le roman noir, les personnages, dévorés par leurs parts d'ombre, voyaient disparaître la possibilité de construire une relation stable, malgré l'attirance exacerbée qui se cachait derrière la plume cynique et efficace de Chandler. Alors voilà, certes les remaniements du final ne sont pas honteux, mais je ne peux m'empêcher d'en conserver une petite gêne. D'un autre côté, comment reprocher à Hawks d'avoir mis en avant l'alchimie manifeste entre la splendide Bacall et Humphrey Bogart, son partenaire à la ville. Celle-ci éclabousse chaque plan, et marque nettement la construction du long-métrage. Bogart, en dehors de ça, a très bien compris le personnage de Marlowe, même si je l'aurais presque souhaité encore un peu plus insolent. Sinon, on note à nouveau les interférences de la censure de l'époque, et son fameux code Hays, qui supprime par exemple l'homosexualité de certains personnages. Heureusement, le bouquin n'était pas le plus vénéneux qui soit, ne tombant jamais vraiment dans l'excès, et Hawks pare très bien à cette légère perte en se concentrant à fond sur le charisme de Bogart. Son rôle de réalisateur, malheureusement, se cantonne à cela, tant un classicisme sans grande ambition règne sur sa mise en scène, avant tout concentrée sur le travail et la présentation du récit (comme souvent à l'époque). Pour qui a déjà lu le roman, cette absence de plus-value formelle n'est pas dérangeante, mais j'aurais quand même souhaité que la forme essaie davantage de faire corps avec le fond. Il serait quand même très dur de cracher sur la propreté du noir et blanc et l'élégance sans bavure des cadrages, qui ne subliment peut-être pas le matériau, mais sont loin de lui faire déshonneur. Bref, un classique incontestable, que j'aurai sans doute davantage apprécié si je n'avais pas constamment, du fait de ma lecture du roman, eu un temps d'avance sur le scénario. Après tout, enlever au film noir le droit de nous perdre constamment, c'est le priver d'une partie essentielle de ce qui en fait la force. Voilà pourquoi, en définitive, ma note ne veut pas dire grand chose.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 2 décembre 2014
Ce film peut potentiellement vous endormir (ceci n'est pas une blague). Intrigue très complexe, difficile à suivre. Restent l'humour et les sous-entendus entre Humphrey Bogart et Lauren Bacall.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

165 abonnés 2 397 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 janvier 2015
LOOK THE FILM. Je vais sans doute passer pour un fou, mais qu'est ce que je me suis ennuyé. En apnée du sommeil. Intrigue complexe mais peut être que je n'avais pas envie de comprendre se soi disant film culte.
Marius J.
Marius J.

10 abonnés 47 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juillet 2014
Je n'ai très honnêtement pas compris grand-chose au film. Les acteurs sont formidables, la réalisation impeccable, mais pour ce qui est du scénario... Je l'ai perdu de vue à peine à la moitié du film. Sa complexité est proprement ahurissante, et le film mérite plusieurs visionnages pour être complètement assimilé. Dans tous les cas, il s'agit d'un polar de très bonne facture.
Jean-philippe N.
Jean-philippe N.

130 abonnés 925 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2014
Peut-être un peu décevant pour qui connait le roman original de Raymond Chandler, mais juste histoire de chipoter...
Benjamin A

818 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 avril 2015
Howard Hawks retrouve Humphrey Bogart pour cette adaptation par Faulkner d'un roman de Raymond Chandler. On y suit le détective privé Philip Marlowe dans une intrigue confuse mais captivant autour de meurtre, corruption et de chantage. Les dialogues sont exquis, notamment ceux entre Bogart et Bacall, avec plusieurs sous-entendus souvent bien pensé et subtile. L'atmosphère est tendus, sombre et sale et Le Grand Sommeil bénéficie d'une excellente mise en scène de Hawks, qui utilise à merveille le noir et blanc. Les personnages décris sont souvent mauvais, parfois des truands ou même des nymphomanes mais sont intéréssant à suivre. Bogart est génial, comme souvent et Bacall lui rend bien la réplique. Sans le considérer comme le meilleur des films noirs, celui-là est particulièrement bien réussi.
Acidus

881 abonnés 3 975 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2013
"Le Grand sommeil" est à la fois un classique du film noir et un film noir tout ce qu'il y a de plus classique. Pas de grosses surprises que ça soit une intrigue assez confuse, dans une mise en scène convenue ou encore dans les personages. D'ailleurs, le détective Marlowe incarné par Humphrey Bogart n'est qu'une copie de Sam Spade, interprété par le même acteur dans "Le Faucon maltais". Si l'ensemble tient la route, rien ne justifie ce statut de film culte.
Shephard69

411 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 octobre 2013
Un grand classique du film noir des années 40. Intrigue assez obscure et complexe, pas toujours évidente à suivre mais servie à la perfection par un Humphrey Bogart, que je découvrais à l'époque, très séducteur et une Lauren Bacall tout aussi charmeuse malgré une timidité apparente. Un film qui donne vraiment envie de découvrir les romans de Raymond Chandler. Une œuvre au charme intemporel.
septembergirl

674 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 octobre 2013
Un grand classique du film noir des années 1940 dans lequel les codes du genre sont poussés à l’extrême. Une réalisation à l'image et à la mise en scène impeccables, porté par le couple mythique Humphrey Bogart/Lauren Bacall. Cependant, malgré des dialogues travaillés et une ambiance oppressante bien présente, le film pêche au niveau de son scénario, trop complexe, qui fait apparaître un grand nombre de personnages et de rebondissements, rendant ainsi difficile la compréhension et le suivi du film. Une réalisation plaisante mais trop alambiquée et confuse pour être pleinement appréciée !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 septembre 2013
Après le sublime "Port de l'angoisse" (1944), Howard Hawks réunit à nouveau le couple mythique, Humphrey Bogart et Lauren Bacall pour le plus grand plaisir des cinéphiles. La réussite de "The Big Sleep" tient à ces trois noms : un metteur en scène chevronné, un acteur charismatique et une actrice talentueuse. L'intrigue est alambiquée et les rebondissements incessants, plus l'histoire se déroule, plus elle devient embrouillée, plus les meurtres se succèdent, plus le spectateur est tenu en haleine. L'homme à l'imperméable aux dialogues impertinents devient amoureux d'une Bacall captivante à l'insolence insouciante et finit par la sortir d'une ténébreuse affaire. Il maîtrise la situation même si celle-ci lui échappe parfois mais ses déductions sont implacables et finiront par avoir raison de l'énigme. Hawks a réalisé un petit bijou de cinéma qui en fait l'un des meilleurs films noirs des années quarante.
yayo
yayo

77 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2014
Je le reverrai pour voir si j'ai loupé quelque chose, mais étant un grand amateur de film noirs, j'ai été un peu déçu par ce film. Je dirais que c'est l'histoire qui ne m'a pas emballé plus que ça. Les acteurs sont bons tout comme la mise en scène, mais il a manqué la petite étincelle. Voilà ! Cela arrive de ne pas aimer un classique !
tuco-ramirez
tuco-ramirez

169 abonnés 1 796 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mai 2013
Que nous dit l’intrigue ? Après la disparition de son chauffeur, le général Sternwood charge le détective privé Philip Marlowe de le débarrasser d’un individu douteux nommé Geiger qui fait chanter sa fille Carmen, une nymphomane portée sur les paradis artificiels. Marlowe, qui a fait la connaissance de Vivian, la sœur de Carmen, découvre après une filature le cadavre de Geiger dans une maison isolée, et Carmen inconsciente. Qui a tué Geiger, pourquoi ? Quels sont ses liens avec le chauffeur et les sœurs Sternwood ? Vous n’avez pas compris l’enjeu policier du film ? Ce n’est pas très grave, car le dénouement n’est pas non plus clair comme de l’eau de roche.
« Le grand sommeil » incarne la naissance du film noir et est la grande référence du genre pour les cinéphiles. En effet, il est l’un des premiers films à avoir posé les archétypes de l’esthétique et des thématiques du genre. Après quelques lectures sur ce film pour mieux comprendre son importance dans l’histoire du septième art ; voilà une synthèse de ce que j’ai en retenir.
Le film noir montre une frontière floue entre le bien et le mal, c’est notamment ce qui le différencie des films policiers ou de gangster. Ainsi le genre film noir contredit la logique narrative classique. Comme dans « Le faucon Maltais », l’intrigue progresse sur le principe du meurtre imprévisible et du meurtrier inconnu. Les enchaînements présentent des discontinuités, des zones d’ombres qui participent à rendre la compréhension de l’histoire plus difficile. En fait, le film noir accorde autant d’importance, voir privilégie, la description psychologique des personnages à la résolution des meurtres. Ce qui explique que l’intrigue soit confuse, quant à savoir qui est coupable de quoi, entre les mensonges et les non-dits…Le nombre de personnages impliqués aussi augmente au fur et à mesure du film dans des intrigues gigognes. A ce propos une anecdote sur ce film aide à éclairer la complexité du récit : la légende veut que Bogart ait un jour demandé à Hawks qui était l’assassin, le cinéaste ne put lui répondre, ce dernier demanda au scénariste et à Chandler (écrivain du roman dont est inspiré le film) mais aucun ne pu lui répondre. Il faudra attendre 55ans plus tard pour voir apparaitre un tel ovni sur nous écrans, le Mulholland Drive de Lynch, un autre chef d’œuvre. Donc ce qui compte en fait dans ce film c’est l’atmosphère, le climat délétère, l’épaisseur romanesque des personnages, autour d’une sombre histoire de décadence familiale. Le titre incarne aussi l’atmosphère : tout le film se déroule la nuit, une nuit sans fin dans laquelle le spectateur perd ses repères temporels.
Juste une analyse de l’entame du film : la rencontre avec ood est en apparence la plus conventionnelle. Elle a surtout un rôle fonctionnel, et sert à lancer l’intrigue. Pourtant, on ne reverra pas le vieil homme dans une autre scène. C’est aussi une audace du film noir que de nous présenter un personnage comme fondamental pour l’oublier complètement ensuite.
Ensuite, les dialogues sont très écrits et révèle une maîtrise de Marlowe qui dose toujours ce qu’il dit, pour savoir juste ce qu’il faut, sans trop en révéler. Quelques joutes verbales toute en retenue marquent aussi la qualité des interprètes tous issus du théâtre.
Et puis il y a Marlowe : imperméable, chapeau, cigarette… Image d’Epinal du détective créée par Humphrey Bogard lui-même. Il est le détective de polar de cette époque, il suffit de voir le nombre de très grand film dont il fût l’interprète dans les année 40 avec ce même rôle : La Grande Evasion, Le Faucon Maltais, Casablanca, Le Port De L’Angoisse, Le Trésor De La Sierra Madre, Key Largo, Le Violent, L’Odyssée De L’African Queen, La Comtesse Aux Pieds Nus, … Il rencontra celle qui deviendra sa femme dans « Port de l’angoisse »… Les producteurs reconduiront le même couple, il fût donc associé à nouveau à la bombe de l’époque : Lauren Bacall. Cette dernière est une des femmes fatales du film. La femme fatale est un personnage subversif, perçu à travers le regard masculin, elle est maléfique et perverse. Le crime est associé à sa volonté d’indépendance. Déjà dans les vingt premières minutes, il en croise cinq, les deux sœurs, la bibliothécaire et les deux libraires. Reparlons là de la rencontre avec la seconde libraire. A l’époque le sport national est de contourner le code Hays, renforcé en 1934. Ce code, mis en place par le sénateur du même nom, institue des règles destinés à suivre la morale américaine et les bonnes mœurs. Ainsi, le sexe et la violence sont interdits. Les couples dorment dans des lits séparés, les baisers doivent être courts…La scène avec la libraire était donc assez osée même si elle nous parait peu explicite de nos jours. Howard Hawks usa aussi de tout son talent dans la scène avec la seconde libraire : plus maligne que la première d’abord montrée comme l’intellectuelle, elle devient l’emblème de la femme glamour lorsqu’elle détache ses cheveux et retire ses lunettes. L’érotisme est très suggestif dans cette scène, via les dialogues et attitudes des personnages mais aussi dans la mise en scène de Hawks. Elle tire le rideau et l’attire vers le fond de la boutique. Une ellipse, traduite par la météo et le fondu enchaîné, nous signifie qu’ils ont passé un certain temps ensemble. Mais l’exemple le plus flagrant est sans doute la scène au restaurant, au milieu du film, où Bogart et Bacall utilisent la métaphore hippique pour faire allusion à l’acte sexuel, dans une conversation amoureuse qui en devient presque indécente pour l’époque.
Voilà quelques arguments et axes de lecture pour donner envie de voir un film référence alambiqué au possible. J’aime le parallèle avec « Mulholland drive » : film dont on a rien compris au final, mais dans lequel on ne s’ennuie pas et dont on sort conquis… Car l’intrigue nous tient en haleine même si elle n’est pas le film.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

154 abonnés 858 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2013
Outre son couple mythique Lauren Bacall / Humphrey Bogart, Le Grand Sommeil tire ses lettres de noblesse d'innombrables interrogations soulevées par une intrigue compliquée - incompréhensible diront certains - qui naquit dans l'esprit torturé de l'immense Raymond Chandler.

C'est pourquoi me vient l'idée saugrenue et maso d'en démêler le fil souterrain, la succession des noeuds psychanalytiques d'une narration pas si abstraite, où l'improvisation n'est pas, loin s'en faut, l'ingrédient essentiel du résultat obtenu.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 octobre 2012
Ce qui fait la force de ce film, outre le duo Bacall/Bogart, c'est son intrigue hyper complexe ; la recherche d'un maître chanteur, dans un milieu de truands trempant dans des magouilles et affaires louches qui rend crédible le travail d'investigation de Bogart. Immédiatement, on sait que le peu d'infos va poussé le flic dans une affaire pas comme les autres.
On est loin des pales copies du genre policier "un corps=un meurtre=un truand à faire tomber".
Le genre, "film noir" est très bien exploité ; le flic séducteur, désabusé et cynique et la femme fatale aux multiples facettes dans une intrigue où aucun élément sur la route des personnages ne semble lié au suivant, et pourtant ... C'est ce qui fait la réussite du flm ; ils ignorent où ils mettent les pieds, et l'ambiance oppressante s’installe.
Sa complexité en fait aussi un point détesté par de nombreux cinéphiles. Pourtant, on est loin du trop classique flic qui n'a qu'à se baisser pour trouver une indice, ou bien interroger une prostituée/un indic pour avoir une info. Ici, Bogart joue contre la montre et n'a pas le temps de se poser pour démêler le vrai du faux.
La mise en scène ne peut qu'être appréciée ; les mouvements de caméra, jeux des acteurs. Le tout est très efficace, un chef-d'oeuvre !
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