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Un visiteur
4,5
Publiée le 23 février 2011
The Big Sleep d'Howard Hawks c'est un peu la quintessence du film-noir avec son intrigue solide , sa superbe photographie et au niveau des acteurs Humphrey Bogart , parfait en privé cynique , et Lauren Bacall , charmante comme tout . Le film rivalise largement avec The Maltese Falcon et se rélève même bien plus dense dans son univers et scénario . Un chef-d'oeuvre !
Encore un grand film noir réunissant le duo bogart/bacall . La complexité du scénario le rend cependant difficile d'accès, et on peut lui préferer key largo voir le port de l'angoisse. Mais pour les fans de films noirs habitués au script tortueux , le chef d'oeuvre est bel et bien au rendez vous.
Ingrédients de base d’un grand classique : une mise en scène sans effets originaux mais ingénieuse et parfaitement étudiée, une image en noir et blanc magnifique, un scénario rendant compréhensible un roman à l’intrigue particulièrement opaque et compliquée, en l‘adaptant parfaitement au genre cinématographique, et puis deux acteurs vedettes bourrés de talents, de charme, de classe. Le film en dit long aussi sur le puritanisme du grand cinéma hollywoodienne des années 40. Quand on connaît le roman de Chandler on se rend compte que le scénario escamote tout ce qu’il comptait de scabreux (l’homosexualité liant le maître chanteur et son jeune homme de main par exemple). Tous ces aspects se réduisent à des dialogues humoristiques à double sens. Mais c’est superbe, indispensable.
Second film réunissant Humphrey Bogart & Lauren Bacall sous la houlette du cinéaste Howard Hawks, qui réalise ici une oeuvre très sombre et au scénario des plus complexe. Après Le Port de l'angoisse (1944), le célèbre duo (et couple à la ville) excelle à travers ce polar oppressant, aux multiples personnages et à l'intrigue extrêmement riche. Malgré la confusion qui nous enivre, on ne peut s'empêcher d'être retenu en haleine tout au long, la magie d'Howard Hawks opère une fois de plus sur nous, à travers un passionnant (et palpitant) thriller difficilement compréhensible, il faut bien l'avouer ! A noter qu'il existe un remake éponyme (1978) réalisé par Michael Winner et avec Robert Mitchum dans le rôle titre.
Le scénario est plus qu'original. On rentre directement dans l'histoire, mais au fil du film elle s'efface pour laisser la place a l'histoire du duo Bogart/Bacall. Il ne faut pas chercher à trouver les tueurs car même Hawks n'y arrivait pas.
Hawks est un magnifique raconteur d'histoire, il le prouve encore une fois avec "Le grand sommeil". La réalisation a la fois sobre et a la fois merveilleusement pensée, ce qui est aussi impressionnant chez Hawks c'est la manière ou il arrive à faire des scènes de chansons (que je suis pas vraiment fan à général) à priori banal ou quelque chose d'adorable (qui après, par exemple, celle dans Rio Bravo est aussi inoubliable) , l'écran est illuminé par le célèbre couple Bogart-Bacall qui marche aussi bien que dans "Le port de l'angoisse" dont on sent une grand complicité et sans oublier ces dialogues ultra-fouillés et parfois sur des allusions sexuelles. Le film est fascinant c'est surtout grâce à cet enquête que je met au défi quiconque le comprendra au premier coup. Un chef-œuvre du Film Noir.
Le grand sommeil est l'un des chefs-d'œuvre de la filmographie du grand Howard Hawks. Ce que je retiendrais le plus c'est le formidable duo Bogart/Bacall, je pense que c'est le couple du 7eme art que je préfère. Les scènes ou ils sont ensemble sont les meilleures, notamment grâce aux dialogues parfois très drôles (remplis de sous-entendues érotiques, ce qui m'a d'ailleurs surpris pour l'époque). Après ce formidable duo, l'autre point marquant est le scénario (le seul point négatif du film pour moi), quelle complexité. Hawks à lui-même déclaré ne pas avoir tout compris, c'est dire. C'est un très grand film, c'est indéniable, je lui ai quand même préféré Le port de l'angoisse, autre chef-d'œuvre composé du même trio Hawks/Bogart/Bacall.
J'ai été un peu déçu à vrai dire. Le Grand sommeil n'est pas à proprement parler le grand film noir que l'on m'avait tant vanté. Il vaut surtout pour son atmosphère opaque assez réussi et le duo Bacall/Bogart(bonne interprétation de Marlowe). Pour le reste, le scénario semble n'être qu'un prétexte et le film avance en faux rythme.
Un polar typique des années 1940, à voir pour le couple Lauren Bacall / Humphrey Bogart. Le scénario est assez complexe et alambiqué, presque trop. Il faut être tout à fait concentré pour ne pas se perdre dans le dédale de la narration. Quelques longueurs également, qui font que l'on s'ennuie un peu à la longue. Mais dans l'ensemble, un grand classique qu'il est intéressant de voir.
Le détective privé Philip Marlowe est engagé par un vieux général pour régler une sombre affaire de chantage au sujet de ses filles. Alors qu'il commence à s'y intéresser, il va mettre le doigt dans des rouages beaucoup plus complexes que prévus... Complexe est bien le mot pour désigner l'intrigue de "The Big Sleep", qui regorge de personnages dont les liens et les motivations ne seront pas forcément toujours explicités... voire qui n'apparaissent même pas à l'écran ! Ces points laissés en suspens étant dus d'une part au code Hays qui a interdit d'adapter certains éléments du roman dont le film est tiré (notamment, une liaison homosexuelle entre deux personnages), d'autre part au roman lui-même qui contient certains trous. Etrangement, cela n'a pas empêché "The Big Sleep" de devenir un classique du film noir, et on comprend pourquoi en le visionnant ! Enchaînement de péripéties, de tensions, et de rebondissements, le film n'est jamais ennuyeux, et bénéficie d'une mise en scène inspirée de Howard Hawks. Les dialogues sont percutants, et l'on a bien sûr le droit au sublime tandem entre Humphrey Bogart et Lauren Bacall. Il incarne un limier roublard, plein de ressources, et protégeant ses clients, elle est une femme fatale au rôle trouble. Un classique.
Signé Howard Hawks, interprété par l’un des couples les plus mythiques de Hollywood, Lauren Bacall et Humphrey Bogart, cette adaptation du roman de Chandler reste assurément une valeur sûre, un incontournable du 7ème Art. Particulièrement rythmé, ce modèle de film noir repose sur une intrigue montant graduellement en puissance, agrémentée de ci de là d’un second degré assez piquant. Assez bavard par moments, le résultat pâtit néanmoins d’un scénario compliqué, tortueux même ; pour sa part, la mise en scène a régulièrement des accents théâtraux et laisse une impression de personnages assez figés dans leur jeu.
Hawks contrairement à Lang, Wilder, Huston ou Siodmak n’est pas reconnu comme un des spécialistes du film noir, “Le grand sommeil” constitue même sa seule incursion dans le genre. Son film est devenu culte en ne répondant pas complètement aux canons esthétiques d’un genre très codifié. Bogart incarne un Marlowe relativement moderne qui se détache de ses prédécesseurs comme Nick Carter incarné par William Powel. A ce titre il sera l’inspiration première des Sinatra, Martin, Newman ou Gould quand ils endosseront le rôle de privé poussant à chaque fois encore un peu plus loin le côté cool du héros. L’histoire comme de bien entendu est emberlificotée à souhait et l’on s’y perd un peu mais Hawks nous reprend par la main pour le dénouement. Les rapports entre Bacall et Bogart sont au centre de l’intrigue suite au succès du « Port de l’angoisse » sous la direction du même Hawks. La scène où à mots couverts les deux stars évoquent leurs préférences sexuelles en vue d’une possible union des corps est unique en son genre et l’on se demande comment elle a pu franchir le cap de la censure. Un très bon film qui a ouvert la voie d’un sous genre du film noir.
Un bon polar des années 40 avec le couple mythique Bogart/Bacall. C'est confus (surtout en version française), mais il y a tous les ingrédients du film noir. Bogart, irrésistible avec les femmes, a quand même une lacune : il ne connaît pas Proust ! (enfin dans ce film) Je regrette vraiment de ne pas l'avoir vu en VO.