L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot
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83 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 janvier 2012
Si Clouzot avait fini "L'Enfer", que serait le cinéma d'aujourd'hui ? La question est à se poser, tant les images que nous montre Serge Bromberg sont incroyables. Clouzot serait-il devenu LA référence de tout un tas de réalisateurs ? Bien qu'il fut un des plus grands réalisateurs français, Clouzot est aujourd'hui très respecté mais un peu oublié. Ce documentaire nous permet de nous replonger dans cette incroyable aventure impossible : un tournage sur un lac qu'EDF souhaite vider, un acteur poussé vers la dépression, une équipe complètement perdue, et enfin le réalisateur qui fait un infarctus... Les témoignages et les commentaires sont instructifs, la reconstitution avec Bérénice Béjo et Jacques Gamblin est en revanche inutile (ils semblent totalement livrés à eux-mêmes, sans direction), mais on ne peut que remercier Bromberg de déterrer les images tournées par Clouzot. Les expérimentations visuelles menées par Clouzot en amont du tournage sont exceptionnelles. Dire que "L'Enfer" aurait pu changer le cinéma n'est probablement pas exagéré.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 055 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 février 2023
L enfer fût malheureusement un film inachevé,ce projet etait initié par l l'illustre scénariste henri Georges clouzot.
L histoire d un couple ,propriétaire d un hôtel sur la côte tout devait être idyllique mais le mari qui devait être interprété par serge reggiani est d une jalousie maladive a tel point qu il en devient fou.sa femme (romy schneider) doit se protéger de cet homme qui bascule de jour en jour dans la folie.
Comme l indique le titre du film le tournage a été infernale selon les témoignages de l equipe du film et.les techniciens.
Ce documentaire est très intéressant et nous raconte les coulisses et les multiples raisons de l abandon du film.
Apres le visionnage j aurais tellement aimé que ce film soit abouti étant un fervent admirateur de ce cinéaste.
Appeal
Appeal

180 abonnés 569 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mai 2012
Il est presque dommage que le format du documentaire ne soit pas plus osé. On voit de nombreuses personnalités, proche du staff de l'enfer où connaisseurs du sujet, livrés leurs infos sur le film. Du classique, efficace et clair certes, mais aucune imagination. Une dissertation réussi, une dissertation cependant. Les scènes rejoués par des acteurs d'aujourd'hui donnent l'impression d'une reconstitution Arte. Bref on prend pas son pied la dessus et on est pas surpris. Cela tranche par contre des images du film avorté d'Henri Georges Clouzot : quelle frustration sérieusement, les images du réalisateur sont simplement fascinantes, d'une esthétique parfaite et toujours aujourd'hui passionnantes, angoissantes. Romy Schneider et Catherine Allégret sont incroyablement belles et sensuelles, les quelques images que l'on voit dégagent une force érotique rare. Quelle frustration donc, car ce film aurait était une révolution, c'est sûr, magnifique également, peut-être à ce que l'on voit l'un des plus grands films français. Une documentaire classique donc, mais son sujet est totalement inédit et réellement passionnant. A voir.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2017
César du meilleur documentaire en 2010, L'enfer d'Henri-Georges Clouzot revient sur le tournage chaotique d'un film inachevé du grand cinéaste français, avec Romy Schneider et Serge Reggiani dans les rôles principaux. Histoire d'une jalousie maladive tournant à la névrose, ce projet de long-métrage ambitionnait de révolutionner le langage cinématographique, notamment à travers des innovations importantes sur le son et sur les couleurs. Les images inédites de rushes de 1964 dévoilées ici nous donnent clairement le sentiment que L'enfer aurait pu être un chef-d'œuvre absolu. Instructif.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2011
Très intéressant sur le plan historique et technique, le film se perd un peu dans ses reconstitutions sans décors où les acteurs restent dans le théorique sans prendre en compte la dimension purement cinématographique de l'oeuvre de Clouzot. Dommage, car tout le reste est parfait et redonne sa dimension incroyable à Romy Schneider, qui n'a jamais été aussi envoutante.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 avril 2010
Intéressant, le reportage n'est pas très fouillé par contre les images du film sont superbes.
eduboisgeoffroy
eduboisgeoffroy

65 abonnés 105 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2009
Serge Bromberg, en passionné du 7ème Art nous replonge dans ce qui fut l’une des plus formidables aventures du cinéma des années 60. Etait-ce le titre du film qu’avait choisi Henri-Georges Clouzot, mais le tournage se transforma très rapidement en véritable enfer pour l’ensemble des équipes et des acteurs. (...) Ce documentaire, parfaitement construit, est un petit bijou de leçon de cinéma, un moment passionnant de création cinématographique, menant jusqu’à l’obsession et l’épuisement son réalisateur, jusqu’à l’échec d’un projet de film qui n’était pas destiné à voir le jour mais répondait à la soif de ce grand réalisateur d’aller au-delà des formes narratrices utilisées jusque là.
Pour lire la suite de la critique, http://www.images-en-cours.com/cultureblog/index.php?post/2009/11/14/L-Enfer-d-Henri-Georges-Clouzot
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2010
Il est dans la logique des choses que la représentation de la folie, de la perte de contrôle, échoue dans l'immaitrisé. Le documentaire est une sorte de reportage prométhéen sur la limite de la création. Les rushs du films de Clouzeau sont réellement fascinants et Romy Schneider est magnifiée comme jamais. Les expérimentations sont assez comparables à celles des films de la même époque cherchant à représenter des trips toxicomaniaques.
totoro35
totoro35

122 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 février 2011
Un doc très scolaire, alourdi de plus par une reconstitution inutile, à voir pour les séquences incroyables tournées par Clouzot.
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 novembre 2009
Un film que tout cinéphile de ce nom se doit de voir... une vraie immersion au milieu d'un tournage interrompu... une immersion aussi au sein de la folie, celel du personnage, mais aussi celel du réalisateur perdant pied au milieu de ces fantasmes... et puis il y a Romy Schneider. Et là, c'est un tel monument de grâce...
QBN
QBN

42 abonnés 147 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mars 2011
Un documentaire qui laisse transparaître le grand film que L'Enfer aurait pu devenir. Mais saboté par Clouzot lui-même, par peur de l'échec?
r0c-bribri
r0c-bribri

29 abonnés 818 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mai 2011
un documentaire captivant précis,clair qui nous permet de découvrir ce qui aurait pu être l'un des meilleurs films français jamais tourné et les aléas du cinéma et d'un tournage.Les images sont bluffantes, les qualités visuelles du film sont indéniables et l'on peut grace au documentaire mieux cerner un réalisateur difficile sur un tournage véritablement incroyable.A ne pas rater.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2010
Comment un projet ambitieux (montrer la jalousie comme jamais) s'est brisé sur l'ego surdimensionné d'un Clouzot perfectionniste jusqu'à l'obsession. Cet "Enfer" ébauché qui (re)vit grâce au talent des deux documentaristes, on comprend donc vite que c'est d'abord de l'enfer personnel du grand cinéaste qu'il est ici question. Pour un autre "Enfer" achevé lui, voir, 30 ans plus tard, celui de Chabrol qui reprend, à la virgule près, le scénario de 1964, mais en en faisant un produit trop "chabrolien" pour trouver grâce aux yeux d'Inès, la veuve de Clouzot : c'est pourquoi le documentaire le passe totalement sous silence, condition sans doute péremptoire de son autorisation d'utilisation des essais et rushes jusqu'alors inédits. Dommage, une mise en perspective des deux "Enfers" aurait été passionnante.
La_Mort_Dans_L_Oeil
La_Mort_Dans_L_Oeil

38 abonnés 248 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2010
à la caisse, vous demandez un ticket pour l'Enfer, vous prenez place dans votre fauteuil et le monde s'anamorphose. Un hôtel au bord d'un lac, tout le monde en maillot de bain, Hommes, Femmes, Rires, Regards, Cigarettes, Baignades, Soleil sur la Peau, ça déraille, Jalousie, Obsession, Séduction, Tension folle, nerveuse, sexuelle
Guillaume836076
Guillaume836076

100 abonnés 126 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mai 2012
Et oui une flopée d'étoile pour ce documentaire... pour ce film inachevé... Tout passionné du cinéma doit voir ce documentaire exceptionnel sur ce film maudit d'Henri-Georges Clouzot qui en lui donnant le titre "L'Enfer" collait bien à ce qui allait advenir sur le tournage, totale bérézina ! Réflexion sur les affres de la création d'un génie de l'image, au travers de ses propres obsessions et névroses, ce documentaire nous montre que le cinéma est un Art, avant d'être un produit commercial, et fera réfléchir tout cinéaste en herbe fasciné par les techniques et effets spéciaux virtuels utilisés aujourd'hui en leur montrant que le chemin est long, très long avant de pouvoir dire: "regardez j'innove! je révolutionne l'image ! Je suis un génie !"... En exhumant les essais de Clouzot et son travail sur les couleurs, sur le son avec les acteurs de son film, les rushs du tournage en extérieur, Serge Bromberg nous donne à voir que si ce film avait été achevé, il aurait révolutionné l'image, le cinéma mondial dans son ensemble, tout en ayant de puissants détracteurs vu les tabous que Clouzot aurait fait explosé dans sa façon de traiter le sujet: la jalousie paranoïaque et ses obsessions et fantasmes érotiques. Clouzot aurait certainement fait école, aurait atteint l'aura d'un Kubrick. Il faut dire qu’il connaissait bien le sujet : il était atteint de cette névrose obsessionnelle. Des images fortes, obsédantes, des séquences sublimes, certainement les plus belles que j'ai vues chez Clouzot. Je n’ose imaginer- où je me plais à imaginer le résultat final de l’œuvre. Puis les acteurs : un Serge Reggiani, qui malgré le manque de bande son (disparue à jamais), parvient à nous faire ressentir un malaise profond, en restituant rien que par le regard sa folie galopante. Une Romy Schneider au sommet de sa beauté, érotique, obsédante... certainement objet de fantasmes chez Clouzot! Dany Carrel, parfaite en femme libérée, tentatrice fantasmée et honnie par Reggiani… Puis cette séquence où Romy fait du ski nautique sur le lac artificiel, où l’on voit Reggiani au fond du cadre courir sur la berge… Alors pourquoi « L’Enfer » est-il devenu un véritable enfer pour toute l’équipe de tournage, pour les acteurs ? Clouzot était-il dépassé par la liberté qu’on lui laissait où par le sujet du film lui-même ? Les interviews des intervenants ayant participé au tournage nous donne quelques pistes : trop perfectionniste… il devient l’artisan de son propre échec vu le poids de la production mégalo en œuvre… pas de garde-fous… une liberté totale ! Forcément un piège ! Comme son propre génie (on peut parler vraiment de génie, le mot n’est pas trop fort) le poussant irrémédiablement à l’implosion , d’où l’infarctus au bout de trois semaines de tournages… Il y a certainement une part inconsciente d’auto-destruction de l’œuvre en train de se créer par réflexe de survie car Clouzot jouait, en faisant ce film, avec ses propres obsessions… Il ne pouvait donc pas ressortir indemne de l’aventure, elle l’aurait totalement détruite si elle avait atteint son terme, comme elle aurait détruit en partie les acteurs principaux… C’est aussi pour cela que Reggiani, atteint d’une maladie mystérieuse (psychosomatique ?), quitte le tournage brutalement, à bout…
Revenons sur la forme du documentaire en lui-même qui fait exister le film seul, il y a les interventions filmées de Jacques Gamblin et Bérénice Béjo que je trouve déplacée, c’est le seul bémol car il y a cette séquence muette où Romy va faire des courses en ville, sonorisée par Bromberg, avec la voix de Reggiani, qui nous permet de nous rendre compte concrètement de ce que cela aurait donné, suffisait amplement…
En voyant ce documentaire, oublions la version de Chabrol avec Béart et Cluzet (superbe dans le rôle de Marcel) qui reste un film très chabrolien et très éloigné de ce que Clouzot voulait faire de ce sujet qui était son obsession personnelle…
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