Derniers Avis : We Need to Talk About Kevin - Page 15
We Need to Talk About Kevin
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Un visiteur
3,5
Publiée le 25 mai 2012
Histoire basée sur une mère de famille en "proie" avec son fils psychopathe, "We Need to Talk About Kevin" met en avant le mal jeune ainsi que de la folie qui peuvent les frapper (tous des tarés ces ados!). Contrairement à un autre film traitant du même sujet, à savoir "Elephant" de Gus Van Sant qui suivait derrière plusieurs portraits d'ados un jour de classe apparament comme les autres qui prenait fin dans un bain de sang et qui s'attardait sur ce qui influence ces jeunes meurtriers en laissant de nombreuses hypothèses (jeux vidéos, violence télévisuelle, etc...), Lynne Ramsay préfère elle se concentrer sur les parents, du moins la mère, et sur sa vie post-traumatisme due au meurtre d'adolescents par son fils. Le film est coupé en deux parties distinctes. La première se focalise sur la reconstruction mentale et sociale de la mère (interprétée par l'admirable Tilda Swinton), ne parvenant plus à s'intégrer pleinement dans la société, les gens la voyant comme la créatrice d'un monstre (son fils), et à subir les affres des actes passés rongés par le remord. A cause du remord en question, elle essaiera de chercher le "pourquoi" de ce "cataclysme" en se replongeant dans ses souvenirs, en particulier de la façon dont elle a élevée son enfant. Par le biais de ces flashbacks s'étale la seconde partie. Si on peut applaudir à 100% un élément dans le film, c'est l'ambiance malsaine et inquiétante qui régne de bout en bout. La volonté n'est pourtant pas (du moins, je ne pense pas) de faire un film d'horreur terrifiant, mais le jeu d'acteur très juste de Tilda Swinton et du jeune Ezra Miller accompagnés de la mise en scène et des jeux de photographies particuliers inculquent une atmosphère terrifiante, à tel point que l'on parvient à ressentir le malaise de la pauvre mère, de même que la folie qui ronge Kevin, chers aux films d'épouvantes et autres thrillers psychologique. C'est plutôt dans l'aspect social que Lynne Ramsay se plante en partie, n'allant pas au bout du malaise qui ronge Kevin et sa mère et en se contentant de rester superficiel dans la profondeur des choses. Cet aspect se révèle quelque peu décevant et c'est dommage, car plusieurs questions restent sans réponses spoiler: (Pourquoi est-ce que Kévin a tué son père et sa petite soeur? Quelles étaient ses motivations?) parti pris adopté sans aucun doute par la réalisatrice mais qui laisse un peu sur sa faim. Ainsi, "We Need to Talk About Kévin" est un film intéressant à voir, pour son côté angoissant et son suspense battant chaque seconde du long-métrage. Pour le côté social, c'est malencontreusement autre chose, et c'est bien dommage...
Un film oppressant, dérangeant, servi par un très bon jeu d'acteurs. Comment vivre avec la culpabilité ? Peut-on aimer ses enfants malgré tout ? Film à voir.
Grâce à un scénario solide, une ambiance pesante et une esthétique soignée, 'We need to talk about Kevin' convainc dans son ensemble. Cette esthétique est souvent mise au service d'une symbolique - la culpabilité profonde que ressent Eva quant à l'intuition qu'elle a donné naissance à un être des plus cruels est matérialisée par des scènes oniriques où le rouge sang est omniprésent. Au niveau de l'ambiance qui se dégage, le jeu très bon d'Ezra Miller - son regard notamment - contribue à l'alourdir, à l'assombrir comme il faut pour entretenir le suspense jusqu'au dénouement. Tilda Swinton est excellente dans son rôle de mère désespérée par les comportements de plus en plus abjectes de son fils Kevin. Cependant, certes le fait de commencer par la fin paraît être un choix judicieux pour alimenter le suspense et mettre en place l'intrigue, mais on pourra regretter le choix d'utiliser des flashbacks incessants qui rendent une bonne partie du film à l'état d'embrouillamini. Dommage que ces "effets de trop" (un excès de prétention sans doute) viennent parasiter une trame très intéressante et bien mise en scène de surcroît.
un film concret et intéressant ! Un début non anodin et lent on fini par accrocher et à toujours vouloir la suite sans en démordre.. On ne sait à qui donner raison et l'on se ballade avec les sentiments des deux personnages (quel jeu d'acteur fabuleux pour le fils) à attendre qu'un d'eux lâche prise. Ce film est vraiment très intéressant, c'est rare de nos jours d'éviter la surproduction et les "valeurs" des USA !
l'impossibilité d'une mère à entrer en relation avec son enfant et les dégâts psychiques qui en résultent sont traduits de façon magistrale. l'analyse psychologique des personnages est remarquable et les acteurs jouent admirablement. le spectateur reste "cloué" sur son siège. pour moi, c'est un chef d'oeuvre
Kevin rouge, mais pourquoi est-il aussi méchant ??? Tout est lourdingue : la mise en scène avec ses flashbacks incessants et désordonnés, les acteurs à qui on a envie de donner des baffes, les effets esthétisants inutiles... Je ne suis pas rentré dedans une seconde.
Une critique presse dit que "WNTTAK" c'est du Haneke mais en mieux. Eh bien je préfère 1000 fois plus revoir le Funny Games original plutôt que ce film irréaliste. Ou alors Damien la malédiction, au moins il y aura une raison pour laquelle le protagoniste est tellement pas gentil !
Profond et bouleversant, ce film soulève la question dérangeante presque taboue lorsque la relation entre une mère et son fils tourne mal. Réalisation et scénario impeccables qui font vivre le tiraillement émotionnel aux côtés de cette mère incapable d'aimer son fils. A travers tout un tas de symboles habilement filmés, on suit son chemin pour l'expiation de sa faute et le retour dans la société qui lui reproche d'avoir créé un monstre. A qui la faute ? est la question posée par le film, et chacun aura sa réponse. Je tiens à souligner la performance des acteurs (Tilda Swinton et John C. Reilly), la justesse de leur jeux, ne fait qu'amplifier l'horreur que nous inspire leur relation. Félicitation à Lynne Ramsay, son film est une réussite.
Qu’on le regarde comme un drame familiale, une prise de conscience ou bien une leçon anti-conventionnelle, We need to talk about Kevin est dans les deux cas une œuvre qui ne nous laisse pas de marbre tant elle est forte et intense.
Lynne Ramsey signe ici un film à la fois décalé et intriguant, nous plongeant dans une atmosphère pesante et lourde, au bord du dégoût. La caricature des personnages est un atout de taille à mon sens, elle est en parfaite adéquation avec le thème central du film, à savoir : La haine d’un fils pour sa mère, et ce sans raison clairement précisée. Ce qui choque en premier lieu dans We need to talk about Kevin c’est bien évidemment le comportement du personnage de Kevin, l’exemple parfait de l’enfant sadique, dont la méchanceté semble être sans limite, et qui semble également déterminé coûte que coût à faire vivre un cauchemar à sa génitrice. C’est d’ailleurs sur ce dernier point que réside l’intelligence du scénario, car il ne donne à aucun moment une explication de ce qui a bien pût amener cet enfant à détester sa mère à ce point. En bons spectateurs nous chercherons bien évidemment le pourquoi du comment de la situation, à la fois en analysant la mère mais également le fils et le père, par ce que la situation qui est en train de se vivre à l’écran n’est pas à nos yeux quelque chose de logique, de normal, une dérogation à la règle ultime selon laquelle les liens entre une mère et son enfant sont plus forts que tout. Alors oui c’est vrai que la haine même si elle est un sentiment que l’on juge mauvais, demeure tout de même un sentiment très fort, que l’on décrit d’ailleurs bien souvent comme étant l’exact opposé de l’amour qui lui est un sentiment indescriptible et le plus fort de tous. Cependant comme je l’ai dit plus haut, nous allons chercher à savoir pourquoi Kevin déteste-t-il Eva, par ce que cette haine nous fascine au final, elle donne presque une dimension mystique au film. Cette analyse que l’on se sent obligé d’entreprendre sur les personnages est en fait le moteur de ce long-métrage, et c’est vers lui que tout converge, tant nos impressions vis-à-vis de la situation, que le ressenti des personnages eux-mêmes, et les conséquences des actions cruelles de Kevin. Bien entendu on pourra voir plusieurs métaphores de la jeunesse des années 90 - 2000 dans ce film, ou bien encore les reproches qu’une mère peut se faire face à l’échec de l’éducation, ou bien même tout simplement un portrait poussé à l’extrême d’un relation complexe et ambigu entre une mère et son enfant. Il y’a plusieurs façons d’interpréter cette œuvre, à chacun donc de trouver celle qui lui semble la plus logique.
Vous l’aurez donc compris We need to talk about Kevin est un drame, un vrai, une œuvre psychologiquement déconcertante sublimée par une mise en scène à la fois simple mais lourde dans son ambiance générale. Lynne Ramsey nous plonge au cœur du vécu de ses protagonistes principaux, qui sont d’ailleurs interprétés par un acteur et une actrice aux meilleurs de leurs formes. Il faut bien avouer qu’Ezra Miller campe Kevin avec une force surprenante, un démon déguisé en ange littéralement, l’acteur fait merveille. Tilda Swinton que l’on ne présente plus, est une fois de plus sensationnelle, une actrice prudente qui choisit soigneusement ses rôles par ce qu’elle est consciente de pouvoir s’approprier parfaitement le personnage, c’est exactement ce qu’elle fait dans We need to talk about Kevin, elle est le lien entre le vécu de ce personnage et le spectateur qui contemple le drame. Qu’elle fût sorcière pour les studios Disney dans Le Monde de Narnia, ange dans Constantine, une femme qui s’adonne à l’adultère dans L’Etrange Histoire de Benjamin Button, ou bien tout simplement un personnage beaucoup plus proche du spectateur comme dans We need to talk about Kevin, l’actrice fait merveille et joue avec une justesse magnifique. John C. Reilly est un personnage secondaire dans l’histoire, mais ce rôle de père aimant lui va très bien, néanmoins l’acteur fait bien moins sensation ici que dans Carnage de Polanski.
We need to talk about Kevin est donc un film qui mérite d’être vu pour la justesse du jeu de ses acteurs mais également pour la maîtrise pratiquement absolue de son sujet. Une œuvre dérangeante et qui n’a pourtant pas fait beaucoup de bruit…
We need to talk Kevin est un drame psychologique manquant parfois d'émotions. Les acteurs ne sont pas tous eu meilleur de leur forme, on remarque notamment que John C. Reilly nous avait livré de bien meilleures performances. Néanmoins Tilda Swinton et Ezra Miler nous montre tout l'étendu de leurs talents et on assiste ici à deux performances magistrales. Pour les décors, certains ne correspondent pas du tout à l'ambiance du film, seule la grande demeure habitée par la famille se révèle belle et remplie d'émotions étranges. La musique, quant à elle, a très bien été choisie puisque chaque morceau nous emmène encore plus loin dans les péripéties de cette famille. Un gros bémol du film se trouve être le scénario qui durant toute la première demie-heure est trop secret, on ne comprend pas les flash-back et on se trouve laisser de côté par toute cette histoire particulière. Viens ensuite Lynne Ramsay qui filme son long-métrage d'une façon étonnante mais parfois mal utilisée ce qui vous prive de certaines émotions. En bref We need to talk about Kevin est un film surprenant qui aurait mérité quelques arrangements de presque tous les points de vue.
Lynne Ramsay, la réalisatrice se fait très rare et c'est bien dommage en voyant la qualité de ce film, juste de bout en bout. Le thême du rouge rappelant constament la violence de cette histoire pourtant racontée de façon presque poetique est très bien utilisé, Tilda Swinton est comme à son habitude, exellente et l'une des plus belle surprise de ce film est bien Ezra Miller qui délivre une performance incroyablement mature pour un acteur si jeune...
Epoustouflant, bouleversant et terrifiant, voici les qualificatifs qui me viennent à l'esprit pour ce film. Les acteurs surprenants et la mise en scène à la fois poétique et poignant nous mettent à terre pour nous hanter longtemps après la vision du film.
Un film assez soigné, mais qui manque un peu d’originalité dans sa mise en scène, il manque un peu de talent peut être pour nous faire avouer que le film est aussi fascinant que la relation entre la mère et son fils. Néanmoins la réalisatrice a eu la bonne idée de garder un certain mystère autour du caractère psychopathe du fils et du comportement contradictoire de la mère.