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Sand
1 abonné
34 critiques
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4,0
Publiée le 31 mai 2026
Pour bien suivre l'histoire, un conseil suivez la longueur des cheveux de tilda swinton. En 4 coupes nous voilà plongés dans quatre époques dont on retrouve facilement l'ordre chronologique. Le montage ficelle le film sans possibilité, ai-je trouvé, de se perdre. Chaque scène éludée la première fois bénéficie d'une explication lorsqu'on y retourne. La mécanique est implacable, on le voit quasi dès la naissance de Kevin, voire avant. Sans jugement ou prise de partie la réalisatrice narre ce qui arrive à cet enfant puis adolescent jusqu'à ses 16 ans et tous les prémisses de la psychopathie. C'est très bien fait et efficace. Je n'ai pu que regretter le manque d'émotions de la mère elle aussi, comme si elle était figée dans l'impossibilité de croire à ce qui se trame ou dans la culpabilité de le laisser se tramer. Pas de réponse dans ce film qui conduit juste le spectateur a trouver la sienne.
Naissance et évolution d'un psychopathe qui deviendra un serial killer à son adolescence. Effrayant et un chouïa dérangeant. Les deux jeunes acteurs qui jouent Kevin sont flippants de vérité. Quant à Tilda Swinton elle est bien évidemment encore et toujours une exceptionnelle actrice malgré le fait que son rôle soit ici particulièrement tordu et complexe dans sa psyché. Pour celles et ceux qui en douteraient ce n'est pas vraiment un film de Noël !
J'ai regardé ce film sans m'être intéressé au sujet aussi au début j'ai d'abord pensé que je regardais un film sur la trans-identité. Mais passé cette petite période de confusion il faut avouer que le film joue particulièrement de ses différentes temporalités. Tilda Swinton est excellente et Ezra Miller, monstrueux dans les deux sens du terme. La tension est tenue du début à la fin à la limite du film d'épouvante.
Construit comme un puzzle, ce thriller psychologique interroge la responsabilité parentale dans le développement émotionnel de leurs enfants sans trancher (quoi que les adultes le fassent hypocritement: seulement pour les autres), le comportement du fils (stupéfiants Jasper Newell et Ezra Miller) pouvant résulter d'une malignité innée (rendant la bonté bienveillante du père, justement interprété par John C Reilly, condamnable par son déni de réalité) ou de l'incapacité à communiquer avec une génitrice manifestement dépourvue du fameux instinct maternel (saisissante Tilda Swinton). Alternant les époques que des flashs du drame entrecoupent, la narration instaure une nervosité malaisante renforcée par de judicieux choix de cadrage, une symbolique (appuyée) et une bande son antinomique. Le récit glaçant d'une vengeance atroce (digne d’un mythe tragique) qui rappelle la fragilité de la psyché adolescente et sa menace insidieuse sur la société...
Une mère de famille repense à l’éducation de son fils, avant qu’il ne commette un acte irréparable à l’âge de 16 ans. Il s’agit d’un drame complexe, mise en scène avec beaucoup de style, qui revient sur les difficultés de dialogues entre une mère et son enfant. La distribution de grande qualité apporte beaucoup à un film d’une étonnante tension dramatique. Marquant.
Un film qui nous amène à nous questionner sur l’origine de certaines pathologies… comment devient-on un sociopathe ? La question subsiste après ce film qui n’apporte pas d’explications. Une interprétation au sommet, il s’agit d’un film très psychologique, très intéressant. Maintenant, je n’ai pas été séduite par la mise en scène, j’ai trouvé le film un peu mou, et ce qui m’a déçu c’est le décalage entre ce que j’ai entendu du film et la réalité. C’est un bon film, qui a la réputation d’être « choquant » voire « traumatisant » mais je n’ai pas du tout été perturbée en le voyant… suis-je également une psychopathe ? Ahah…
Quel long-métrage dérangeant ! On en ressort complètement lessivé car l'ambiance est anxiogène et va crescendo avec en plus ce procédé narratif faisant des sauts dans le temps hyper déstabilisant ! On sent dès le début qu'il va ou qu'il s'est passé quelque chose d'irréversible, mais on continue tout de même de regarder afin d'avoir le fin mot sur le pourquoi des agissements de Kevin. Mais aura-t-on une véritable réponse ? Là n'est peut-être pas l'essentiel finalement. Ce film n'ayant reçu aucune récompense dans les grands festivals en aurait toutefois mérité plusieurs, ne serait-ce que pour le formidable duo mère/fils ! Tilda Swindon et Ezra Miller sont, en effet, formidables d'intensité et portent le métrage sur leurs épaules. Et ce final, quelle claque !
Ce qui m'embête le plus avec ce film c'est qu'on a l'impression que l'enfant est simplement maléfique alors qu'il est plutôt évident qu'il est atteint d'un trouble autistique excessivement mal mis en scène et complètement over the top. Je doute qu'un enfant naisse maléfique et qu'un enfant autiste puisse être autant caricatural... Alors évidemment, si c'était aussi simple, le film n'existerait pas mais bon c'est tellement horripilant à regarder. Le gamin est litéralement Damien la malédiction alors qu'on est censé tenter de nous expliquer pourquoi un enfant peut devenir un tueur. Est-il né ainsi ou est-ce son environnement (et donc ses parents) qui l'ont rendu ainsi ? Outre le fait que tout semble être la faute de sa mère (au-secours !!!), on voit bien que son fils la déteste de toute façon et qu'elle a beau tout tenter, ça ne sert à rien ! La pauvre n'étant ni aidée par son mari (complet à côté de la plaque) ni du médecin qui ne semble même pas reconnaitre des signes autistiques. Non docteur, regarder les gens dans les yeux ne veut pas dire qu'on est pas autiste ! Par contre ne pas parler à 5 ans et encore faire ses besoins dans une couche, oui ! Et il faudrait certainement investiguer !
Le film est bien mis en scène mais toutes ces facilités scénaristiques sont horripilantes car l'enfant EST né comme ça et déteste sa mère ! Quel enfant a une totale aversion pour sa mère à part si cette dernière est maltraitante ? Hors ce n'est jamais montré ici ! (Froide oui, un peu étrange oui mais maltraitante non ! et la seule fois où elle l'est, la scène d'avant est totalement improbable avec son fils qui a genre 5 ans on le rappelle !!!) C'en est tellement over the top que certaines scènes deviennent presque drôles tellement elles sont bêtes ! (Genre quand il mange son poulet !)
Présenté à Cannes ( CO 2011), " WE need to talk about Kevin" est à ce jour le troisième opus sur les quatre mis en scène par la réalisatrice Linne Ramsay.
Le scénario touche à un tabou. Le déclic ( pourtant bien réel) d'attachement qui ne se produit pas à l'accouchement entre une mère et son enfant, avec les conséquences que cet état de fait aura pour son enfant.
Kevin va devoir grandir avec des parents incompétents. Non pas maltraitant physiquement avec leur fils, mais incapables de se positionner au plan psychologique, de manière adéquate vis à vis de lui.
Le père adopte l'attitude du copain, refuse de voir la réalité et surtout de se remettre en cause. La mère est trop distante, n'arrive pas à adopter des gestes simples, réconfortant, des gens d'amour véritables à l'endroit de son fils.
Pourquoi cette mère ne ressent elle pas ce déclic avec son enfant ? la réponse est sans doute dans sa propre histoire qui ne sera pas montrée à l'écran.
Tilda Wilson est en adéquation avec son personnage, interprété avec subtilité, dans le rôle central qu'elle occupe dans ce film.
La thématique trouve une résonance avec celle de " vipère au poing" ou avec ce titre formidable de Claude Miller " je suis heureux que ma mère soit vivante".
Film introspectif dont le ton frise parfois avec le thriller et remet en cause l'idée de l'instinct maternel. Concept théorique qui ne correspond malheureusement à rien de réel. Les enfants concernés par le sujet en savent quelque chose.
Bof, sans grand intérêt ce film.. Je ne comprends pas qu'il y ait autant de critiques positives. Tout m'a semblé ennuyeux et fade, les personnages comme les situations.. Le film veut s'emparer d'une thématique sombre et complexe mais ne l'aborde jamais vraiment. Une atmosphère planante/onirique (certains diront cauchemardesque) traverse tout le film, on survole l'histoire mais on ne rentre jamais dedans. Le film ne fait qu'effleurer son sujet sans apporter de réflexion ou prendre de recul. L'atmosphère est terne, sans relief, les personnages semblent dénués de personnalité et sonnent creux. La question de la personnalité de Kevin était intéressante à creuser, mais cela n'est malheureusement pas fait et on reste sur notre faim (je suis clairement resté sur ma faim, en tout cas). Bref, c'est pour moi un film dispensable et oubliable.
Film à l'ambiance lourde et dérangeante, notamment grâce au bon jeu des acteurs, où on comprend rapidement que c'est la fin (probablement la dernière scène ou presque) qui apportera les réponses. Au final la curiosité du spectateur n'est pas vraiment comblée car le geste final n'est jamais réellement expliqué, en plus d'être prévisible
Le parti pris de la réalisation est interessant, ces sauts en avant et retours en arrière nous font bien comprendre l'aboutissement de l'intrigue. Le sujet est bouleversant et intriguant, mais un côté too much nous empêche vraiment d'y croire.
Grosse déception à la vision de ce film dont j'attendais, compte tenu de certains retours parfois dithyrambiques, peut-être trop et ce, tant au niveau du fond que de la forme. Poser implicitement comme postulat de départ que Kevin serait né avec les "gênes du mal" fragilise d'emblée un propos qui aurait pu être pertinent d'autant que les rares éléments factuels, au demeurant très stéréotypés, que la réalisatrice nous propose sont loin de nous apporter un éclairage suffisant susceptible de favoriser la compréhension de la dérive meurtrière du héros principal. En l'occurrence, spoiler: une grossesse non désirée (combien le sont-elles vraiment ?), la pratique de jeux vidéo violents, une fellation entraperçue dans la chambre parentale, une addiction au tir à l'arc , ...amènent-elles nécessairement un adolescent, même en souffrance affective, à devenir un tueur de masse ? Cela me semble pour le moins un peu court... Par ailleurs, Tilda Swinton, dont je n'apprécie que très modérément les talents de comédienne, me paraît ici être une grosse erreur de casting : son jeu univoque, son air perpétuellement hébété n'apportant guère de crédibilité au personnage complexe qu'elle est supposée interpréter. Quant à la forme, tout m'a semblé lourdement démonstratif, stérilement esthétisant, prétentieux en de supposées fulgurances aussi vaines que redondantes le tout baignant dans une musique country franchement déplacée. Etait-il par exemple opportun d'abuser d'une horripilante et inutilement suggestive sursaturation au rouge ? Ne risque-t-on pas aussi d'atteindre certains sommets de vacuité à jouer d'une symbolique aussi simpliste que :spoiler: œufs brisés/fiasco d'une grossesse non souhaitée, œil crevé de la sœur/litchi goulûment dégusté par le frère ,... ? Bref, à vouloir apparemment user des codes du film de genre tout en se targuant de velléités psychologisantes, la réalisatrice s'est manifestement perdue en chemin pour notre plus grand déplaisir.
"We need to talk about Kevin" est un film dont le titre semble plutôt gai, laissant transparaître un film assez tranquille. Il n'en est rien, bien au contraire. Drame poignant et d'une intensité rare au cinéma, ce film prend aux tripes pour les tordre dans tous les sens. Malsain, oppressant, psychologiquement violent et diablement réaliste, c'est une merveille dans le genre. Les acteurs sont brillants, la bande son est bonne et la réalisation nous enferme dans un quotidien froid, insipide et d'une extrême violence. Malgré son manque abyssal de prix obtenus, "We need to talk about Kevin" est le genre de film qui parvient à créer une émotion rarement égalable.
Parlons de Kevin en effet, car il est quelque peu dérangé. Ainsi, je peux le dire avec certitudes “We Need To Talk About Kevin” ne peut plaire à tout le monde. Son défaut vient de la narration, simple et évidente dès le départ, il n’y a pas d’intrigue en soi car on connaît déjà la destination. A moitié convaincu donc. Néanmoins, les plans et l'atmosphère du film sont vraiment soignés, nous sommes vite happé par l’ambiance générale du film, même si le contenu semble pauvre à première vue. La mosaïque et la chronologie évite l’ennui, car le dynamisme passe tout d’abord par un montage et une structure bien pensés. Le casting est également honorable avec Tilda Swinton / John Reilly notamment. Bref, il y a des idées, mais j’aurais apprécié un peu plus de contenu et de profondeur pour en faire un excellent film.