Grande déception. Tilda Swinton, en premier qui fait de son mieux pour être dans son rôle cantonnée dans celui de la mère paumée et de femme bafouée et ne donne rien de la grande actrice qu’elle est ! À qui la faute ? http://cinealain.over-blog.com/article-we-need-to-talk-about-kevin-85240092.html
Lynne Ramsay frappe fort. Elle propose un film dérangeant, à contre-pied des récits habituels sur la relation mère-enfant, parfois agaçant car n’offrant qu’un seul point de vue, et haletant par une construction en puzzle qui laisse présager l’irréparable. Il y a des scènes remarquables de justesse, par exemple celle où la mère (Tilda Swinton, habitée) s’arrête en pleine rue avec son landau, préférant aux cris incessants de son fils nouveau-né le vacarme d’un marteau-piqueur tout proche. Le père sonne juste dans son aveuglement involontaire, typiquement masculin, et le fils – version 17 ans – a de ces regards qui vous glacent le sang. Bien sûr, on peut regretter le symbolisme un peu lourdingue (le rouge, le sang…), mais l’ensemble donne un film dont on ne sort pas indemne – et c’est un compliment.
Une bonne surprise. Si le film n'est, hélàs, pas exempt de défauts, force est de constater qu'il est vraiment fort. La puissance du film réside en partie dans le traitement de son sujet (même si on a connu plus brillant) mais surtout dans le jeu des interprètes, tout simplement excellents. Le propos-même du film est également d'une grande force.
La mise en scène du film a retenu mon attention. Alors oui la symbolique est très présente mais çe ne m'a pas forcément gêné. L'introduction du film qui ressemble à de l'expérimental soft m'a beaucoup plu. On aura fait plus subtil que cet étalage de couleur rouge et de tomates, mais la sens est bien présent. Le reste du film fait également preuve d'une belle maîtrise. La structure narrative du film est intéressante, on s'éloigne du schéma simple du "présent-flashback-présent" pour surligner les scènes du présent avec des scènes du passé qui répondent en partie à ce qui se trame dan le présent. Surligner oui, c'est peut-être là où le bât blesse. We need to talk about Kevin manque de finesse c'est certain mais formellement parlant le film est très bon.
Les acteurs sont tout bonnement admirables. J'ai totalement revu mon jugement sur Tilda Swinton que je n'appréciais pas beaucoup auparavant. C'est une fabuleuse actrice, son personnage bénéficie de sa grande performance. On y sent à la fois tout son désespoir vis-à-vis de ce qu'a provoqué son fils et toute son envie d'aller de l'avant pour changer les choses. Jogn C.Reilly est également excellent et le jeune Ezra Miller qui campe Kévin fait preuve d'un grand potentiel avec son personnage ambigu qui fait preuve d'une méchanceté sans pareille mais sait se rendre bon quand ceci concerne son propre intérêt. La construction du film autour de la relation mère-fils est intéressante. Cette relation chaotique depuis le début est glaçante, le film aborde un sujet assez tabou: celui de l'aversion d'une mère envers son enfant, et il le fait bien. Si on ressent un poil de caricature c'est pour mieux accentuer la déchéance des liens familiaux. Une réussite formelle et un fond étudié font de ce film une belle oeuvre, bien qu'assez pessimiste et très rude. Le manque de finesse est regrettable mais la force du propos ainsi que l'audace visuelle comblent ce défaut. Un vrai bon film, la sélection cannoise était vraiment bien cette année.
Film remarquable et d'une très grande justesse qui tente de décrire le cheminement psychique d'une femme et d'une mère qui a vécu un drame absolu. Nous assistons aux chassés croisés des images de son passé qui se succèdent de manière parfois heurtée. Nous vivons avec elle ce chaos qui va lui permettre d'accepter de vivre, de survivre sans renoncer à son destin de mère. Un très beau film.
Portrait original d'un psychopathe vu à travers les yeux de sa mère. C'est aussi un film intelligent qui pose des questions sur les origines du mal, il donne des pistes mais n'apporte pas de réponses. La mise en scène ménages avec subtilité les effets chocs, elle nous fait également entré doucement dans la peau de cette mère meurtrie qui n’a de cesse de se passer le film à l’envers pour tenté de comprendre pourquoi elle a merdé. Un parti pris inconfortable vu qu’il n’y a pas une explication, mais plusieurs. Un soin particulier est apporté au casting : Tilda Swinton parfaite en dépressive hanté pas son passé, John C.Reilly excellent en père laxiste rondouillard, quant au fameux « Kevin » il est incarné par Ezra Miller jeune révélation qui incarne parfaitement la beauté du diable.
Grosse claque, ce film prend aux tripes, il est éprouvant. L’histoire de cette famille est assez dingue mais c’est surtout comment tout cela est amené, la qualité des images, le rouge omniprésent, la tension, les flash back bien montés… on ressent une forte pression. J’ai lu une critique négative sur ce film qui complimentait en revanche le travail de Van Sant et Haneke. Pour ma part, ce film m’a fait penser à ces 2 grands réalisateurs mais plutôt en apportant une nouvelle pierre à l’édifice…
Un film glauque, dérangeant, qui pose de multiples questions sans en apporter les réponses. Le fils est fou, une folie dangereuse, meurtrière : peut-on continuer à l'aimer quand même ? Ou plutôt, comme Eva, le personnage principale de ce film, peut-on l'aimer tout court, peut-on avouer que l'on déteste son fils face au sacro-saint amour maternel ? Est-on responsable de sa folie ? Après un coup de folie meurtrier, faut-il partir, tout oublier, ou faut-il, comme Eva, rester malgré la haine des voisins, de la ville, pour tenter de comprendre, ou bien pour se flageller ?
Tilda Swinton est marquante dans son rôle de mère épuisée et pleine de remords. Son visage anguleux, ses yeux profonds sont terriblement poignants. Et le jeune Jasper Newell, qui interprète Kevin entre 6 et 8 ans, joue remarquablement bien. Bien que très jeune, il fait déjà peur. Le diable est aussi enfant.
Ce film s'amuse avec votre esprit comme un petit morveux avec une fourmie. Des le début, on vous plonge dans le trivial, le cruel et le malaise. Une ambiance particulièrement pesante est abattue sur ce film et vous capte alors qu'une partie de vous voudrait regarder ailleurs. Une des explications pourrait être que les acteurs qui mènent ce film sont simplement géniaux : la stupeur s'inscrit incroyablement bien sur le visage de Tilda Swinton et celui d'Ezra Miller donne un irresistible contraste au personnage du sale petit psychopathe. We need to talk about Kevin est un vrai petit bijou pour les amateurs de sensations cérébrales fortes.
Je ne sais pas trop quoi penser de ce film. Les acteurs jouent très bien, l'histoire est dérangeante et pourtant tout parait vrai (le film nous renvoie un peu aux tragédies type colombine). Merde je ne veux plus d'enfants maintenant!
Le film a du mal à garder l'attention de ses spectateurs à cause du suspense qu'il traine jusqu'à la demi-fin. On nous rabâche les gros plan du visage de Tilda Swinston encore et encore. Mais on peut applaudir le fait qu'on nous fasse haïr ce garçon puis qu'on se retrouve dans la même perplexité que lui et sa mère. Pourquoi des personnes font actes de violence ? Est-ce l'éducation pas sûr et on reste dans ce doute.
Lynne Ramsay confine à son cinéma une note viscérale intense, presque dérangeante. Elle réussit à poser un regard critique sur une société américaine, loin des habituels clichés critiques et déposés post-« Elephant » de Gus Van Sant. Sa mise en scène s’approprie les abîmes de l’âme humaine et du mal qui peut l’habiter parfois. On oscille donc dans une réalisation pleine d’innovation et d’introspection sensorielle, cette mise en scène donne en outre un aspect tangent à l’œuvre qui selon certains pourront faire naître un malaise. Pour ceux qui en sortiront indemnes alors une intense expérience cinématographique aura été mise en œuvre. http://requiemovies.over-blog.com/
Un film noir et très dur sur l'absence de communication et l'incompréhension entre une mère et son fils. Tilda Swinton est impressionnante en mère dont l'éducation est à la fois exemplaire et discutable.
Une pure merveille! Tilda Swinton est magnifique dans ce film, le fils est un grand psychopathe qui nous fascine! La mise en scène et le scénario sont excellents. Mais qui est le coupable dans toute cette affaire? la mère ou le fils?Ce film nous bouleverse au point de ne plus savoir qui est fautif dans cette histoire sanglante! Ce film est une révélation, à coupé le souffle!