Derniers Avis : We Need to Talk About Kevin - Page 26
We Need to Talk About Kevin
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Un visiteur
0,5
Publiée le 3 octobre 2011
Qu'y a-t-il de plus ambigu et obsessionnel qu'une relation mère/fils poussé dans ses retranchements les plus pervers et obscurs ? L'amour dépend t-il d'une fonction 'hors personne', disons atavique ou est-il l'expression de sentiments, leur création puis leur destruction ? .. Se voulant 'perturbé', 'douloureux' et glaçant, prenant la dénomination de 'thriller' et, de manière incompréhensible, ayant obtenu des notes plus que bonnes, 'We Need to Talk About Kevin' est en fait un combiné subtil et intelligent dans le sens où il sait jouer avec le spectateur et les clichés sans pour autant proposer ne serait-ce une esquisse de scénario et de pistes intéressantes à développer.. En gros, un enfant, absurde, méchant, horrifiant, cruel, sans que cela soit aucune justifié par des lacunes dans l'éducation et le développement de ce garçon jusqu'à ses 16 ans et une chute aussi grotesque qu'à pu l'être le film.. Usant et ré-usant des symboles du 'genre' ( si il est permis d'utiliser ce terme ) le film tourne, tourne, tourne atrocement en rond et n'offre nul émotion ou rebondissement. Le tout porté par une mise en scène bien terne et un jeu d'acteurs nullement éblouissant, 'We need to talk about Kevin' est clairement, pour moi en tous cas, une vaste fumisterie qui plaira aux amateurs de cinéma pseudo-indépendant/original.
Tilda Swinton=énoooorme! quelle performance! j'ai été et suis encore scotché non seulement par la force de ce film sans beaucoup de dialogues mais par le regard de cette actrice, ainsi que par la froideur de celui de Ezra Miller. John C. Reilly m'a étonné dans ce registre totalement différent mais y est complètement "écrasé" à côté des autres protagonistes.Que dire de cette mère courage qui jusqu'au bout, voudra accomplir son rôle de mère pour rechercher une sorte de rédemption pour atténuer son sentiment de culpabilité alors qu'il aurait été plus facile pour elle de fuir et essayer d'oublier. Je n'ai pas trouvé ce film trop "arty"ce qui était ma crainte par rapport aux critiques de certains journalistes et ne suis pas vraimentt d'accord non plus pour le comparer à la malédiction comme j'ai pu le lire aussi....Film avec sa propre identité avec un sujet qui se rapproche de celui d'"elephant" de Van Sant mais du côté obscur sans pour autant nous donner les véritables motivations de ce fils diabolique qui fait froid dans le dos! courez-y, moi,je ne vais pas l'oublier de si tôt et vais désormais suivre sa réalisatrice qui nous pond un sacré coup de maître malgré sa petite flmographie et son jeune äge....
Attention. Alerte rouge. Un des "The film" de l'année, quand il faudra en retenir une dizaine. Tout est résumé dans le "pitch", le développement d'un enfant psychopathe dans une famille américaine jusqu'à ce qu'il passe à l'acte sanglant. C'est élaboré à travers le prisme du rapport entre lui et sa mère, et surtout l'ensemble des thèmes est centré autour de la culpabilité de cette-dernière, de ne pas correspondre à l'image moyennement banale de l'instinct maternel, d'une part, et même plus généralement de l'humain heureux, avec son baby blues, et confronté en plus au dérèglements psychiques et désordres psychologiques de son rejeton qui peu à peu va rentrer dans toutes les cases du serial killer; absence d'empathie, intelligence vive, désocialisation, mémoire émotive bloquée sur ses manques, meurtre de petit animaux, etc. Le père ne capte rien de ses signaux qui s'inscrivent surtout dans la relation mère/fils. Ce non amour qui leur manque à tous deux, va s'installer finalement entre eux, sur le dos de ce terrible secret grandissant, la culpabilité criminelle du "monstre" gangrenant celle sociale de Tilda Swinton encore une fois éblouissante, géniale, Tilda je t'aime, qui n'aura plus en sentiments réels que cet amour monstre pour la tenir à flot dans ce monde déviant. Réalisation au cordeau, peut-être un peu trop de flash-backs, mais même remis dans l'ordre le propos reste intelligent. Acteurs parfaits, auncun ne fait de l'ombre à Tilda, mais nul n'est à côté de la situation, au contraire. Les critiques ont retenu Ezra Miller, le jeune killer, mais celui qui joue le même rôle, dans l'âge intermédiaire, de ses regards glacés envers sa mum, renverse le spectateur plus que les actes du grand. Film que l'ont pourrait croire à tort difficile d'accès ou dur à voir. NON NON NON. C'est du cinéma, du beau, ça passe donc comme tel. GO GO GO, dans les salles.
Je m'attendais à remake du soporifique 'J'ai tué ma mère' mais 'We need to talk[...]' est bien plus que ça. On navigue entre du David Lynch, du Haneke et du Gus Van Sant je trouve, en tout cas le montage est très interessant notamment dans la première partie. ça s'essoufle un peu à la fin car on se doute du dénouement, c'est parfois gros et un peu simpliste, mais toujours est-il que Lynne Ramsay propose une belle réflexion sur l'éducation, l'amour (ou pas) d'une mère...sans en donner forcément toutes les réponses.
Très bonne surprise pour un film auquel je ne m'attendais pas du tout. Le découpage a été fait de la sorte qu'on découvre l'histoire petit à petit, avec un final comme je les aime... Une histoire très touchante, poignante... Tilda Swinton mérite une récompense pour son rôle !!
Un heureux événement suivie d'une guerre déclarée entre mère et fils. décidément, l'actualité cinématographique oblige à des rapprochements, mais autant les deux films français jouaient sur la corde de la comédie et du sourire, autant celui-ci nous glace d'effroi et de terreur. Une oeuvre remarquable mais à ne pas glisser sous tous les yeux...
We Need to Talk about Kevin est avant tout un film boursouflé, prétentieux, clicheteux, appuyé dans ses poncifs et métaphores, des personnages qui n'existent pas (sauf la mère jouée avec pudeur par la remarquable Tilda Swinton) au scénario plus malin qu'intelligent et à la mise en scène artificielle. Le film donne pourtant à voir des sous thèmes forts intéressants intégrés dans la relation mère-fils dont le problème de la psychiatrie, de la complicité où de l'éducation. Aucune explication réelle et pertinente n'est apportée sur la monstruosité de l'enfant mais bon peu importe, la réalisatrice échoue là aussi. La crédibilité est absente comme le père certes. Seule une visite à un ORL est prévue... D'autres films ont bien mieux montré, avec plus de subtilité les troubles de la relation filiale (voir Shining, Psychose, J'ai tué ma mère, Les arnaqueurs). Le pire est l'utilisation de ces images racoleuses sursaturées d'un rouge redondant. Toutes les scènes sont empreintes de prévisibilité. Dès le rêve en incipit où des personnages baignent dans un océan de sauces tomates. Le rouge couleur de la violence de l'agressivité, prévisible. Les oeufs cassés renvoient à l'échec de la mise au monde. L'oeil crevé de la petite soeur suivi du litchi mangé par le fils tueur est à fuir. Le montage n'est qu'une idée facile et déjà vu. Une seule belle scène, celle des cadavres dans le jardin la nuit, voir Melancholia et une réplique de Kevin : "Le concept c'est moi", idée non développée. La réconciliation ultime est un acte pitoyable. Un film raté sauvé par une actrice superbe.Le film baigne dans une sauce tomate sans les nouilles : les cinéphiles !
Le problème avec les films comme We need to talk about Kevin, c'est que leur scénario est tellement fort qu'il vampirise le film.
Autrement dit, l'histoire garde sa force que le film soit un chef d'oeuvre, ou qu'il soit tourné avec les pieds, ce qui est plutôt le cas ici.
Rappelons brièvement le pitch : les relations amour / haine d'une mère et de son fils, conduisant (ou pas ?) ce dernier à tuer quelques uns de ses camarades de classe, dans la plus pure tradition Columbine.
Ce que je reproche au film tient principalement en deux points : il n'a pas de style, et il est beaucoup trop explicatif.
Sur le style, pas la peine de s'étendre, il ne ressemble à rien. Les flashbacks sont placés au petit bonheur, Lynne Ramsay semble toujours expérimenter de nouveaux trucs sans en fixer un en particulier, et sa direction d'acteur est très sommaire. Tilda Swinton joue sur un seul registre : bouche mi-ouverte, regard égaré. Ezra Miller a invariablement l'air de celui qui sait des choses que les autres ne savent pas, habité à l'évidence par des forces malfaisantes.
Le film nous assène ensuite tous les clichés imaginables dans ce type de situtation, dont le plus énorme : si Kevin a fait ça, c'est à cause d'Oedipe bien sûr. Et pour qu'on comprenne bien, le film accumule les scènes édifiantes : petit Kevin assiste à une fellation de maman sur papa, grand Kevin est surpris par maman en train de se masturber. Bref, c'est lourd, c'est surligné au fluo, c'est léger comme un char d'assaut. De plus Lynne Ramsay évite de nous montrer les scènes charnières du film (ce qui concerne la petite fille, le massacre lui-même). Vous allez me dire que c'est plein de délicatesse, mais je pense que c'est plutôt un évitement. Je trouve enfin que tout le film baigne dans une atmosphère non réaliste qui est assez gênante.
Si We need to talk about Kevin laisse tout de même une "impression durable de malaise", suivant l'expression consacrée, c'est donc presque à son insu. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666blogsallocinefr.over-blog.com/
Un film bouleversant , très troublant plus poignant qu'il n'y parait ; une vraie claque . Une fin qui nous laisse sans voix . La mise en scene est précise et parfaite. Tilda Swinton est toujours aussi spectaculaire. Ezra Miller est impressionnant et très prometteur !
Amateurs de films linéaires et confortables, passez votre chemin. "We need to talk about Kevin" est un film qui met le spectateur mal à l'aise. Pourtant, le synopsis ne paye pas de mine. On aurait pu voir un énième drame familial sans grande originalité. Si le fond est primordial (comment ne pourrait-il pas l'être avec une histoire comme celle-ci ?), Lynne Ramsay ne néglige pas la forme, et signe un film arty que certains pourraient qualifier de prétentieux et snob. Faut-il en vouloir à cette réalisatrice qui essaye de trouver des choix de narration, de mise en scène et de montage qui sortent de l'ordinaire ? Bien sûr que non, même si certaines scènes sont moins réussies que d'autres (la scène tant attendue du passage à l'acte est un peu décevante). Le film est au demeurant porté à bout de bras par une Tilda Swinton habitée. Le jeune Ezra Miller, même s'il apparaît finalement peu à l'écran, marque également les esprits.
C'est excellent! Véritable vignette clinique d'une destruction mutuelle, d'une relation mère-enfant placée sous le signe de l'absence d'amour, le film met à mal - à juste titre- l'idée "d'instinct maternel"..Tout amour maternel est à construire, c'est un amour "en plus" comme l'a si bien écrit Elisabeth Badinter, et l'on voit ici les souffrances qu'entraîne son absence. Le film est construit selon la vison de la mère et de ses souvenirs qui se mêlent au présent, dont on comprend rapidement qu'il est tragique. Tilda Swinton est impressionnante de subtilité, de fragilité et de haine assemblées , Ezra Miller, en Kevin adolescent, est glaçant de détermination désespérée.Deux êtres qui voudraient s'aimer, mais ne le pourront pas.Tilda Swinton excelle à rendre son personnage borderline,violent, malgré tout attachant. On pense à Haneke ,pour la réflexion sur l'éducation, le rapport à la violence, pour la cruauté des dialogues entre la mère et le fils - « Maman était heureuse avant que Kevin arrive, tu le sais » Du désamour maternel à la haine filiale, le film dérange, car il renvoie à la haine du parent envers son enfant, quand celui-ci déçoit en lui ses désirs inconscients de "réparation" narcissique ..renvoie aux mythes, à l'abandon parental ( cf Le Petit Poucet) à la dévoration possible - Saturne dévorant ses enfants - à la violence familiale. (Montre bien également la différence d'attitude maternelle avec un autre enfant) Le trouble que provoque "We need to talk about Kevin" dure longtemps après la projection, à l'image d'un film comme "La pianiste". Il se trouve que le hasard des sorties propose trois films sur la question du sentiment maternel, celui-ci donc, "Un heureux évènement"- qui bat en brèche aussi quelques idées reçues me semble-t-il, et "La brindille", où il est question d'accouchement sous X. à propos de ce film , j'ai lu que c'était le portrait d'un" enfant effrayant"..Or la mère ne l'est pas moins ! A voir.
Un film où je n'ai strictement rien ressenti durant ces deux heures de projection, malgré une réelle interprétation, le scénario ne m'a pas convaincu et m'a laissé de marbre. Dommage.
We need to talk about Kevin est une oeuvre froide et austère qui n'est pas sans rappeler les ambiances glaciales des films de Haneke (on pense par moments à Benny's video et Funny Games), mais malgré un sujet fort et passionnant (les rapports complexes entre une mère et son fils psycopathe), le film a tendance à en faire trop. Le caractère symbolique trop présent (la couleur rouge qui apparait tout le temps de la feria jusqu'à la confiture de fraise) est rapidement trop tape à 'loeil, quand au portrait du film , il manque cruellement de finesse (on a l'impression d'avoir à faire, pa moments, à un remake de Damien, la malédiction). Mais, malgré ces défauts, le film réussit à distiller le trouble, notamment au travers de quelques scènes époustoufflantes (la soirée d'Halloween, la découverte des corps morts du mari et de la fillette). Tilda Swinton, incroyable, donne corps à ce personnage de femme complexe et ambigüe. Sa prestation vaut à elle seule le détour. Si on peut regretter un traitement trop éclaté pour convaincre pleinement, le début du film angoissant et mystérieux rattrappe une suite parfois un rien consensuel. Bref, un film intéressant et mis en scène avec sophistication mais qui manque de véritables enjeux dans le traitement de la psychologie de ses personnages. Le parti pris de froideur a parfois ses limites surtout quand il met en relief des situations parfois assez clichées (la scène du restaurant entre la mère et le fils, peu convaincante) mais l'ensemble est assez curieux et intéressant pour s'y laisser prendre.