We Need to Talk About Kevin
Note moyenne
4,0
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423 critiques spectateurs

5
45 critiques
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194 critiques
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98 critiques
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titicaca120

436 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2011
quel film....après un départ un peu étrange, tout se met bien en place et l'on découvre l'effroyable Kévin qui et c'est peu dire en fait voir de toutes les couleurs à sa maman qui est magnifiquement interprétée par Tilda Swinton.
un véritable petit bijou et en VO en plus,sublime.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 septembre 2011
Avec son nouveau film, Lynne Ramsay livre une véritable petite bombe, qui commence comme un drame familial pour petit à petit se transformer en un tétanisant thriller à la violence psychologique rare. Très habilement structuré, le film plonge littéralement le spectateur au cœur des souvenirs de cette mère empreinte à tous les remords et qui tente de disséquer sa relation avec son fils pour comprendre comment celui-ci a pu en arriver à commettre un tel acte (que je tairai volontairement ici).

Dans ces méandres de la mémoire, Lynne Ramsay exploite très judicieusement un ressort traditionnellement utilisé dans le cinéma fantastique qui consiste à semer le doute dans la tête du spectateur : réalité ou paranoïa d'une mère déboussolée ? Ainsi l'impensable atrocité de nombreuses séquences devient totalement acceptable pour le spectateur. D'une manière générale, la réalisatrice livre d'ailleurs une mise en scène impeccable. Pourtant tourné en peu de temps (trente jours), le film regorge de plans très intelligemment structurés, avec une utilisation récurrente des correspondances, soulignant la relation qu'entretient la mère et le fils, ou reliant les époques. Le parfait montage crée également très habilement les mêmes liens et arrive surtout à faire naître une tension au départ absente du film, mais qui noue de plus en plus la gorge du spectateur au fur et à mesure que la mère sent l'étau se resserrer. Lynne Ramsay s'est également énormément penché sur le son et l'utilisation de musique an-empathique pour créer une atmosphère particulière.

Mais que serait tout ce minutieux travail de réalisation sans un casting parfait ? Et là je rejoindrais la horde de journalistes qui auraient préféré voir décerner le prix d'interprétation à Tilda Swinton, absolument bouleversante dans ce rôle de mère sans instinct maternel, chez laquelle les sentiments d'amour et de haine à l'égard de son fils s'entrechoquent à chaque instant. Ezra Miller et Jasper Newell, les deux interprètes de Kevin, sont eux aussi époustouflants, et arrivent à vous refroidir en un regard, tout en teintant par moment leur jeu d'une humanité qui déstabilise le spectateur comme elle déstabilise la mère dans le film.

Mais comment Robert De Niro et son jury ont-ils pu oublié We need to talk about Kevin au palmarès du dernier Festival de Cannes ???
Sylvain P

397 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 septembre 2011
Cet arty show se regarde beaucoup trop le nombril. Mâdame a décidé de faire un film esthétique et artistique, qui prend son temps et qui avance sur 2 plans parallèles. Les explications avancées pour justifier la création d'un monstre sont banales : mère non aimante, jeux videos... Jusque là, ça s'annonce mal. Néanmoins, le résultat peut avoir quelques bons côtés : Tilda, le malaise très bien construit (on se sent mal tout le long, et pas simplement parce que c'est interminable), de la musique bien choisie... Et finalement, encore une preuve qu'être (encore) en vie est parfois la pire chose qui puisse nous arriver.
César D.
César D.

39 abonnés 616 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 septembre 2011
attention, Chef d'Oeuvre! un film puissant, magnifiquement interprèté par la toujours impeccable Tilda Swinton. la construction en fashbacks peut surprendre, il faut s'accrocher un peu pour comprendre de quoi on parle, mais une fois qu'on commence à imaginer pourquoi il faut parler de Kevin, tout s'emboite facilement, tout devient limpide. on n'est pas près d'oublier cette femme détruite, seule, une survivante, dans tous les sens du terme.
shimizu
shimizu

14 abonnés 229 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 septembre 2011
Un film remarquablement réalisé, mais un film très dur aussi. Tout comme l'héroïne, nous sommes confrontés à la présence envahissante d'un psychopathe, manipulateur, sadique et sans aucune compassion, de sa petite enfance jusqu'à ce qu'il commette l'irréparable. A ce sujet, le film est un peu caricatural, car l'enfant qui se révélera un tueur est un salaud intégral dès l'âge de six mois, ce qui est un peu difficile à avaler. Mais on suit avec intérêt le calvaire terrifiant de cette pauvre mère horrifiée et qui tente comprendre son fils malgré tout. Plastiquement, le film est superbe, travaillant avec brio toute une thématique sur la couleur rouge.
velocio

1 560 abonnés 3 544 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 septembre 2011
Si ce film avait été seulement moyen, j'aurais probablement commencé par écrire un truc du genre : un film qui donne à entendre en entier une des meilleures chansons de Buddy Holly ("Everyday") et nous gratifie en plus de 3 chansons de Lonnie Donegan ne peut pas être vraiment mauvais. Seulement voilà : "We need to talk about Kevin" n'est pas un film moyen, ce n'est pas un bon film, ce n'est pas un très bon film, c'est un excellent film ! Parmi la cinquantaine de films que j'ai vus lors du dernier Festival de Cannes, il fait partie de mes 4 préférés et, dans la mesure où les 3 autres étaient dans dans des sections parallèles, c'est celui auquel, sans hésiter, j'aurais donné la Palme (seules réserves : je n'ai encore vu ni le film turc de Nuri Bilge Ceylan, ni le film roumain de Radu Mihaileanu). Il y a déjà plus de 10 ans, l'écossaise Lynne Ramsay nous avait offert "Ratcatcher", un premier long métrage de haute tenue pour une si jeune réalisatrice (elle n'avait que 30 ans à l'époque) (il y avait Eddie Cochran et Nick Drake dans la BO : madame a vraiment bon goût !). "We need to talk about Kevin" est un excellent film de par son sujet : les rapports exécrables entre une mère et son fils, totalement odieux. Quand ce dernier finit par commettre l'irréparable la mère s'interroge sur sa responsabilité. C'est un excellent film de par sa construction : un puzzle dans lequel les pièces se mettent petit à petit à leur place, une construction à la fois originale, intelligente et remarquablement maitrisée. C'est un excellent film de par sa distribution, avec, tout particulièrement, une superbe Tilda Swinton dans le rôle de la mère. Le seul bémol que je mettrais à ce film provient d'une remarque que m'a faite une amie à la sortie du film : ce film, tiré du roman de l'américaine Lionel Shriver, n'a-t-il pas le défaut d'accréditer la thèse Sarkozienne comme quoi on peut déceler dès son plus jeune âge qu'un enfant deviendra un délinquant ? Pour vous faire une idée sur la question, le mieux est d'aller voir ce film : de toute façon, vous ne le regretterez pas !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 octobre 2011
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2011
Implacable et terrifiant, ce film vous prend aux tripes, vous glace les sangs. L'interprétation de Tilda Swinton est incroyable, pour ce rôle d'une mère psychologiquement torturée par son fils de 16 ans hargneux et diabolique.
cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2011
C'est dans un feu d'artifices de couleurs tape-à-l'oeils et dans un décor d'Amérique que l'écossaise Lynne Ramsay signe un film... britannique. Loin des radiographies mornes mais essentielles de tant de cinéastes des contrées anglaises, la cinéaste brode ici un film-objet puissant sur la thématique si rebattue de la relation mère-fils. Point d'Oedipe malsain ici, juste une mère dépitée qui se plonge dans ses souvenirs pour essayer de comprendre pourquoi (pourquoi quoi, se dit le spectateur). Le montage, d'une inventivité déstabilisante, détruit toute linéarité au hachoir avec une esbroufe pourtant irréprochable de maîtrise. De l'enfermement du bébé jusqu'à la tuerie de l'adolescent en passant par l'audace intriguante du petit garçon, tout chez Kevin amène à un malaise de cinéma et rend palpable l'angoisse d'une mère bouche bée face au drame, et le montage de rendre brillamment la mécanique criminelle de l'enfant. Tilda Swinton, impériale d'effacement et de fatigue, le visage troué d'exaspération et de désespoir, porte le personnage de la mère avec une droiture et une rigueur de comédienne plutôt radicale et qui se développe dans la dé-chronologie du film. Loin de la psychologie familiale, Lynne Ramsay espère capturer le fils pour le comprendre, de sa naissance à son emprisonnement. La sensation maternelle est rendue aussi à l'écran, avec grande rudesse par le jeu de Swinton et son air d'avoir accouché d'un monstre au magnétisme aussi angélique qu'infernal. La fonctionnalité et la bonhomie du père est peut-être trop caricaturale dans le récit mais c'est pour mieux faire naître la cruauté et l'incompréhension finale que Ramsay (adaptant Lionel Shriver) laisse l'indice d'une famille naïve et heureuse par certains côtés. Sa mise en scène, elle, ose le tout pour le tout, dans l'allusion la plus insistante. Rien n'est montré mais, paradoxalement, tout semble plus puissant que la réalité tant la cinéaste rabâche ses idées visuelles pour ne plus nous lâcher, qu'il s'agisse d'une utilisation abondante du rouge (à presque chaque plan!) pour pallier l'absence de sang à l'écran, ou l'effet de cauchemar éveillé qui ressort de nombreuses séquences, parfois tournées comme des essais fantastiques ou d'épouvante. L'influence de l'objet sur la mise en scène est parfois trop appuyée et c'est pour cela que le film tourne court en plein milieu, mais c'est aussi une preuve d'audace et de singularité remarquable qui sait servir le film avec une efficacité nouvelle et anti-mélodramatique. Lynne Ramsay est définitivement douée pour mettre à mal le cocon intérieur des êtres humains, filmant ici l'essence du Mal dans ses formes les plus innocentes - mais déjà présentes. L'enfant, à tout âge, semble avoir été cerné par l'esprit fasciné de Lynne Ramsay face à son sujet, tout comme l'enfant face à sa mère, objet ultime d'une quête de différence et de violence qui n'aboutira qu'à l'étreinte surprenante des deux dans le décor gris d'une prison. Audace morale, précipitation des effets, montage démonté, opposition des styles, "We need to talk about Kevin" semble finalement être un cinéma multi-genre au sein d'un drame de cinéma ordinaire.
halou
halou

155 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2017
Comprendre et questionner sur l'origine du mal et sa mise en oeuvre à travers une tuerie froide et calculée voilà un beau challenge relevé avec une certaine réussite par Ramsay. La réalisation avec ses allers-retours présent/futur peut déstabiliser mais reste important pour tenter de comprendre. Le tout portée par la magnifique et talentueuse Tilda Swinston. A voir.
David B.
David B.

3 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2022
perdue , lasse et noyée dans les cachets pour surmonter ses propres questions, elle porte le film , secondée par un enfant terrifiant; un bon moment , pour la photo du film surtout
Clémentine K.
Clémentine K.

248 abonnés 1 432 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2012
Histoire touchante et réalisation intéressante avec une actrice troublante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 septembre 2011
Exceptionnel ! Sans aucun doute le meilleur film de l'année. Tellement bien réalisé qu'après l'avoir vue au festival de Cannes je retournerais le voir sans une seul hésitation.
BATNICO76
BATNICO76

24 abonnés 639 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 octobre 2011
Très inspiré, très personnel, et très significatif, We Need to Talk About KEVIN est un réel film d'auteur! Une réalisatrice qui, sans aucun doute, a réussi a faire passer mal être et sentiment destructeur a son spectateur. L'histoire, habile et dramatique, du film nous plonge dans le point de vue difficile d'une mère détruite : l'irréprochable Tilda Swinton, qui depuis Benjamin Button n'avait jamais autant épaté et qui surpasse son jeux d'actrice en proposant un personnage réelle et compréhensible. Ajoutés, au vu de sa prestation parfaite, des seconds rôles irréprochable avec notamment John C. Reilly, effacé a la bonne hauteur de son rôle de papa gâteaux et un Ezra Miller (glaçant), stupéfiant depuis sa découverte a Deauville dans "Happy" (...). Doué de flash back utile, ce drame glauque et sadique joue de dialogues froid, de situations complexante, et de communications destructrice entre personnages. L'injustice plane, et le sadisme a son paroxysme, d'une certaine manière. Et malgré son récit RICHE (qui nous perd parfois), on rentre difficilement dans cette requête salvatrice.
-Vinz-
-Vinz-

44 abonnés 240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2011
Son montage mixant la chronologie des événement permet de comprendre rapidement la finalité de la situation... A cela j'y ai vu points positifs et points négatifs :
- on prête particulièrement attention aux comportements du personnage de Kevin qui est merveilleusement interprété
- une tension angoissante et même effrayante habite le film
- le rythme peu soutenu, et l'intrigue vite résolue donne parfois quelques longueurs...
Mais attention, on a beau avoir le sentiment de comprendre comment tout ça va finir, la surprise n'en reste pas moindre!
J'ai fini déstabilisé et conquis...
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