Derniers Avis : We Need to Talk About Kevin - Page 23
We Need to Talk About Kevin
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Un visiteur
2,5
Publiée le 12 octobre 2011
Malgré une interprétation remarquable de Tilda Swinton et un sujet fort, le film est ennuyeux, notamment à cause de flash-backs compliqués et d'un scénario un peu léger. Dommage.
La fausse bonne idée du mois ! Celle de suivre le parcours d'une mère qui essaye de se reconstruire après l’emprisonnement de son fils de 16 ans pour meurtre. Pourquoi bonne ? Parce qu’il y avait là matière à construire un personnage complexe brouillé avec la réalité et qui finit par perdre pieds, et a essayer de comprendre comment et pourquoi dans notre société de telles choses arrivent… Pourquoi fausse ? Parce que le film décrit le personnage comme un psychopathe de naissance ! Et que font des parents dont le gamin psychotique et déscolarisé de 7 ans continue de porter des couches en refusant de communiquer avec sa mère ? Rien !! Ils ne font rien ! « ça lui passera »… WTF !!! Des lors impossible de trouver quoi que ce soit de crédible. D’autant que sur la forme le film décoit aussi, surjouant le coté indé d’inspiration européenne avec un montage exagérément déconstruit qui en devient prétentieux.
J'ai rarement vu un film aussi violent, aussi dur. On est impuissant devant l'escalade incessante de la violence, on ne peut qu'être spectateur de cette destruction annoncée. Entre curiosité et appréhension, notre coeur balance car oui ce film est brutal ... Mais d'une manière si calme et posée que l'on reste hypnothisé, même une fois les lumières rallumées.
Un grand film on est pas loin du chef d'oeuvre. On assiste à la naissance d'un montre. Ayant pas lu le livre je me suis pris encore plus une grosse claque en voyant la fin. Tilda Swinton est formidable et a raté de peu le prix d'interprétation à Cannes. Je connais pas la réalisatrice mais c'est très bien filmé, beaucoup de beaux plans et une mise en scène très intéressante. Votre enfant a beau être un monstre, une ordure, l'incarnation du mal mais ça reste votre enfant et malgré tout on ne peut s'empêcher d'aimer son enfant. Un film réaliste et dur, après tout il n'y a pas forcément une raison à faire le mal.
Tilda Swinton confirme ici son statut de grande tragédienne de notre temps avec ce rôle d’une mère qui a conscience d’avoir enfanté un monstre dès les premiers cris de son bébé. À l’âge ado il aura confirmé toutes les intuitions de sa génitrice en commettant les pires horreurs. Le spectateur est saisi d’un trouble grandissant au fur et à mesure de la montée de la culpabilité maternelle et de la cruauté morbide et gratuite de l’enfant. Le climat devient de plus en plus étouffant au rythme des tableaux en flash back, dont la réalisation abuse, et l’on assiste incrédule à l’impuissance des protagonistes à trouver une communication salvatrice. Film très dur à la psychologie pesante, We Need To Talk about Kevin est dérangeant et efficace malgré ses longueurs, sa narration manquant de fluidité et ses images psychédéliques trop répétitives.
Ambiance électrique, tout se déroule au rythme des flashbacks qui nous amènent au pire. Excellentes prestations de T.W et E.Miller qui nous promet de belles performances a venir.
Un concept intéressant, un ensemble suffisamment soigné... Mais ça passe tout juste. Le rythme est trop lent et le découpage scénaristique nous fait (malheureusement) deviner la fin trop vite, et gâche notre plaisir. De plus, pour ne pas en rajouter une couche, il faut admettre que le tout manque de crédibilité : quand on est un parent si attentionné, on va pas voir un spécialiste qu'une seule fois quand l’enfant a 6 ans... On agit davantage, quoiqu'en dise le mari - tellement ignorant que ça en devient drôle (le jeu de l'acteur en devient presque fade à cause de ça) -. En fait, on sent surtout une envie de mettre mal à l'aise le spectateur (le môme qui continue à se masturber d’un air sadique quand la mère entre dans la salle de bain) et de frustrer (le môme qui devient tout gentil dès que le père arrive) avant de vouloir tout simplement raconter une histoire... Du coup, la puissance du sujet choisi ne touche pas, et l’on est pas convaincu de l’ensemble à la sortie du cinéma.
Je n'ai pas "marché" du tout, j'ai trouvé le film très téléphoné, d'une noirceur ne laissant aucune place au répit pour le spectateur. le montage est fatigant, avec ces allers et retours implacables, la construction m'est vraiment apparue systématique. Tilda Swinton, au registre si varié d'habitude, en devient inexpressive.,
Un film prenant avec une mise en scène très originale marquant les deux premiers tiers pour finir sur un tiers plus commun dans la narration mais on ne peut plus fort dans le scénario. La mise en place de l'intrigue est majestueuse, on perçoit des longueurs, on sait que ce sont des longueurs et pourtant, elles ne m'ont pas dérangées, étrange sensation... C'est habile et on veut connaître le fin mot de l'histoire. Ajoutons des acteurs parfaitement dans leurs rôles et on obtient une très bonne surprise. Un film que je recommanderais tout simplement.
Un film choc, limite film d'horreur. A l'aide de flasback, on y voit la relation entre une mère et son fils de la naissance à l'adolescence. C'est tragique car dès le départ on c'est qu'une chose épouvantable c'est produite. Tilda swinton est exceptionnelle.
Ce film est avant tout de chose une étude de personnage et de personnalité . Un duel glaçant entre une mère et son fils . Formidablement bien interprété par Ezra Miller, Kevin est avant tout, un marginal, un enfant trop longtemps pardonné par la honte de sa mère de le detester . Quel talent, quelle intensité dans le regard, quelle froideur dans l'âme . La montée en puissance du film ne fait que s'accroitre avec l'intelligence machiavelique de ce rejeton .
Lynne Ramsay signe ici à mes yeux le drame de l'année dans toute sa splendeur, le film avec lequel vous pouvez etre certain de ne pas resortir indemne de la salle .
Et je citerai avec joie la critique navrante de CRITIKAT.COM, le film ne contient pas "une once d'humour", cela tombe bien, je n'étais pas rentré dans la salle pour me marrer .
film dérengeant ! Tilda Swinton est étonnante dans sa composition.Ezra Miller en enfant psychopathe est remarquable. Les feed-back sont un peu difficile et je n'ai pas recollé le morceau avec le début le carnaval dans le jus de tomate.