Derniers Avis : We Need to Talk About Kevin - Page 25
We Need to Talk About Kevin
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Charles G
35 abonnés
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3,0
Publiée le 5 octobre 2011
Une mère fouille dans ses souvenirs pour essayer de comprendre à quel moment son fils a fait le pas de trop vers la folie. Qu'est-ce qui l'a poussé à commettre une boucherie ? Sujet intéressant, mais malheureusement le parti pris du film est de nous présenter une mère antipathique ; or, un personnage principal antipathique au cinéma, j'ai très rarement vu ça fonctionner. De plus, le film propose un fils qui a toujours été mauvais, tyrannique. On sait dès le début qu'il a tué, donc on sait où on va. La seule chose qui nous maintient alors éveillé est de savoir ce qu'il a fait exactement, et que sont devenus le père et la sœur, mais on commence à avoir une idée assez proche de la réalité au milieu du film. D'étranges choix donc, une réalisation un peu trop académique, mais les acteurs sont très bons, et le film parvient à faire ce pour quoi il a été fait : déranger.
Oui, la narration tout en flash-back est parfaitement maîtrisée. Oui la performance d'acteurs (en particulier le duo mère-fils) est impeccable. Le côté "arty" ne m'a pas déplu...
Pour autant, j'ai trouvé ce film d'un ennui profond. Lourd dans ses métaphores (certains parlent de palmes à décerner, j'en donnerai volontiers une à la scène au litchi), prévisible au possible (la scène de la lecture complice avec Maman, suivi du cadeau coupable de Papa). Ce n'est pas tout, malheureusement ! Le film est surtout absurde et invraisemblable dans son scénario : l'on a finalement envie d'hurler sur ce môme imbuvable à la place de sa mère démissionnaire et résignée, disposée visiblement à être spectatrice d'un naufrage. Aucune réaction constructive, un silence paternel pesant jusqu'à ce que la mécanique de la machine à broyer se mette en branle : l'insensibilité de Kévin cède sa place à la provocation pour aboutir à la cruauté sur animaux et à "l'accident" de son infortunée soeur ; mais non, rien ! Aucune remise en question ! L'enfant roi siège sur son trône, manipule et tyrannise l'ensemble d'une famille qui s'enfonce de manière inexorable dans le sordide mais surtout, ne pas réagir !
Bien qu'ils traitent de thèmes différents, en matière de spirale infernale et d'inéluctabilité n'est pas Kubrick ou Aronofsky qui veut !
Film très bouleversant et extrêmement poignant. Ce film nous fait vivre une expérience très forte et extrême rarement développé au cinéma. La dureté de cette vision ne peut nous laisser insensible et beaucoup de questions se bousculent dans notre tête à la fin. Ce film ne s'oublie pas facilement!
Franchement le début du film m'a paru très laborieux, voire poussif tant on est dans le plus pur effet de style, sur le thème du conflit mère fils...C'est beau mais c'est découpé sans réelle unité, des faits divers, inintéressants, des personnages justaposés les uns aux autres, presque sans dialogues, bruissement de couleurs, d'humeurs, de flash, découpage hasardeux tant les images se suivent avec une idée de fond trop générale et peu abouti...Flou artistique du scénario dans le fond et dans la forme, j'ai failli quitter la salle...Puis la deuxième partie du film devient plus consistante, plus écrite, les personnages se parlent enfin, les cadeaux ne sont pas du au hasard mais à la perfidie d'un enfant qui se joue de son père pour se venger de sa mère...La certitude d'avoir raison est profanatrice de vérité, le film se bouscule, on arrive enfin à une structure qui n'est pas sans rappeler le fameux éléphant de Gus Van Sant...Heureusement on quitte la salle sans être vraiment déçu, il était moins une....A vous de voir...
Pour ne pas s'éloigner de la thématique de cette fin d'année, nous voici plongé dans la vie de couple et la naissance. Mais ici, la particularité, c'est que nous assistons à la mise au monde et à l'évolution d'un psychopathe. Le duo Swinton/Miller fonctionne impeccablement bien. L’atmosphère du film est ultra pesante. On est dans un état de stresse constant. Tout ça grâce à une mise en scène maitrisée, des flashbacks bien amenés et une très bonne ambiance sonore. Un film difficile, souvent froid, par moment angoissant comme du cinéma d'horreur. Surprenant.
L'archétype du "film choc". Photographie démesurément léchée, montage sans queue ni tête, mise en scène esthétisante jusqu'à la surenchère, lourdeur des symboles et des effets pathétiques, musique lancinante, et adoptant la forme incohérente du montage, et enfin dialogues parfaitement sadiques, désagréables. Le propos, bien plus maigre que la mise en scène obèse pouvait le laisser croire, déçoit par sa simplicité et sa platitude abherrante.
Pour traiter du rapport de haine entre une mère écrivain et son fils Kevin, mais aussi du Mal, la réalisatrice de Ratcatcher opte pour une narration extrêmement alambiquée, échafaudée sur des retours en arrière et des projections vers un avenir dont elle seule sait de quoi il est fait, mais qu’elle préfère nous faire découvrir par touches anxiogènes qui titillent la part malsaine de notre curiosité. Le climax du film, résumé dans la séquence du massacre perpétré par Kevin dans le gymnase de son établissement, semble sans cesse repoussé, la réalisatrice préférant l'atermoiement permanent. En attendant, faute de traiter son sujet : le Mal, inné ou acquis, Lynne Ramsay fait dans l’outrance des afféteries de mise en scène avec overdose de rouge à l’écran, débauche des effets sonores, complexification qui égare le spectateur, comme si la linéarité chronologique avait amoindri la narration, preuve de l’incompétence de la cinéaste. Plus éreintant que traumatisant, We Need to Talk About Kevin à vouloir tout surligner, sinon expliciter, en devient terriblement manipulateur dans la désignation sous-jacente de la mère comme responsable, toujours dépeinte sous les traits d’une femme borderline, et du fils qui porte en lui, dès son plus jeune âge, dans ses attitudes comme dans ses yeux, tous les stigmates du parfait petit psychopathe. L’étouffement guette dans un film qui exclut le spectateur, obligé d’ingurgiter jusqu’à la nausée l’indigeste avalanche qui finit par l’engloutir. Ici, pas la moindre respiration, pas de place pour l’imaginaire du spectateur véritablement pris en otage dans les rets tissés par la réalisatrice.
Zappons vite et ne parlons surtout plus de Kevin : pour ce qui est de la thématique du Mal, il sera plus judicieux de revoir Elephant ou Le Ruban blanc.
dur dur d'être parents…tilda swinton ("Julia"), magistrale comme à l'accoutumée, tout en expression et en présence qui ne laisse pas indifférent! un sujet horrible amplifié par le jeu du jeune acteur inquiétant, Ezra Miller, un mi-robert pattinson pour la gueule de bogosse, mi-Joseph Gordon-Levitt (période gregg araki "mysterious skin) pour sa prouesse d'acteur… un ado paumé qui se cherche dans la provoc, pari gagné ! bon à ne pas voir si on n'a pas le moral…
Une technique impeccable du cinéma au service d'une narration maîtrisée : on atteint un point d'incandescence, une émotion que l'on voudrait pouvoir reproduire sans cesse. Du style, mais quel style !
Un "Robin Des Bois Für Colombine" ni plus ni moins...hum, plutôt moins en fait... Pour le reste suis du même avis que l'éclairé "Chris666", "...Kevin" est un film podophile (réalisé avec les pieds, je cite) sans ambition, doublé d'un esthétisme toc (le rouge, du sang, on a compris). Ramsay est la Warhol du pauvre (Tomato Soup), Ezra Miller un Richard Ramirez "H/M" et "We Need To Talk About Kevin" l'évident sous-fifre prétentieux d"Elephant". Tout le monde n'a pas la chance de s'appeler Sam Mendes, c'est limpide. Bonne nuit et en attendant : LYNNE RAMSAY, retenez bien ce nom...Merci.
Disposant de sérieux atouts, voilà un pétard mouillé qui avait de tangibles chances de me décrocher la cervelle. Mais, puisque il s'agit ici d'exercer l'art la critique il est nécessaire de parler de We Need To Talk about Kevin, car il s'agit d'un film qui ne tient pas ses promesses. Grâce à une construction qui tourne à vide autour d'un élément central mystérieux et centrifuge,et dont la nature se dévoile peu à peu, au fur et à mesure que les pièces du puzzle s'assemblent, l'accroche est palpable est on est arçonnés malgré tout, voyeurs et malséants, avide de savoir la nature du crime, d'en voir les lambeaux de chair. Mais la cinéaste à l'oeuvre se contente de montrer l'évolution du mal vers un chaos inéluctable sans en présenter d'explications (hérédité biologique? tendance sociétale à la dérive -par jeux vidéo et média? manque d'amour maternele véritable?). Ici, la bête est monstrueuse dès la naissance, et le film, malgré sa narration chahuté, ne fait qu'en dérouler les conséquences, là où Haneke avec le Ruban Blanc tissait de fil blanc un portrait autrement plus intéressant de l'endoctrinement, et de l'origine du mal.
LA CLAQUE!!! ce film est insupportable, mais on n'arrive pas a quitter l'ecran des yeux. c'est incroyable, on a beau savoir que ce film va etre dur on n'imagine pas a quel point. les acteurs sont superbes... les trois Kevin sont cruels, a souhait. la mere culpabilise, espère, doute, durant tous les flash back que durent ce film, et 2 heures c'est long... mais tellement beau, le montage du film est terriblement efficace, cela a l'air lent et dans le même temps les retours en arrière sont comme des eclairs et on ne sait jamais a quelle epoque de ses rapports avec son fils cette femme nous emmene... même la fin est superbe... JE SUIS FAN de ce film, tout le monde doit le voir... il mérite des oscars
J'ai trouvé le personnage de Kévin peu réaliste,il semble être cynique et froid depuis le plus jeune âge;cette cruauté terrible qui le caractérise parait en effet plus relever du fantasme que d'autre chose.On n'arrive pas à saisir la nature de sa souffrance,de ses névroses.J'ai cependant trouvé l'interprétation de Telda Swinton intéressante et l'intrigue portée par une construction basée sur des flash back et des prolepses capte l'intérêt et angoisse le spectateur,cependant cela ne fait évidemment pas d'"il faut qu'on parle de Kévin" un bon film