We Need to Talk About Kevin
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4,0
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423 critiques spectateurs

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Thomas P
Thomas P

47 abonnés 529 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juillet 2012
Avec de très bonnes interprétations et une tension exponentielle, le film provoque en nous une sensation de malaise saisissante. Tilda Swinton est remarquable dans la peau de cette mère de famille atypique et mystérieuse. La construction du film mélange le présent et ce qui s’est passé « avant ». Un avant et un après antagonistes qui nous laisse deviner un évènement très inquiétant en rapport avec son fils, Kevin. Un dénouement attendu mais qui sera très poignant. On observe grandir ce Kevin, on sait qu’il n’est pas comme les autres, on perçoit son caractère et ses attitudes inquiétants. Et pourtant… Tout au long du film, la couleur rouge revient un plan sur deux (peinture, vin, vêtements...) comme une trainée d’indices annonçant le pire. On compatit avec cette femme qui ne profite pas de sa vie, qui accumule les coups et des actes blessants que se soit avant ou après… Pouvait-elle agir et persévérer davantage durant toutes ces années pour devenir une bonne mère aux yeux de son fils ? N’ayant pas lu le roman dont le film est une adaptation, ce dernier attise ma curiosité après des commentaires plus positifs que le film.
jujulcactus
jujulcactus

31 abonnés 291 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2011
«We need to talk about Kevin» est l’œuvre de la britannique Lynne Ramsay qui réinterprète totalement le roman de Lionel Shriver dont elle s'inspire. Abandonnant le style épistolaire et les monologues intérieurs, elle perd en densité psychologique, préférant s'attarder sur la naissance d'un monstre plus que sur la culpabilité d'une mère qui n'a jamais aimé sa progéniture... Un parti pris qui donne une toute autre tonalité au film, louchant du côté de ces films d'horreur où un gamin démoniaque terrorise sa famille... Mais la réalisatrice va plus loin et décide de concevoir son film comme une expérience cinématographique, une œuvre d'images et de sons qui évite, à l'instar de ses deux personnages, le dialogue ; certains seront à coup sûr rebutés... La mise en scène au symbolisme appuyé (l'omniprésence du rouge, l'histoire de Robins des bois...) couplée à une bande son forte et quasi continue, en fait un film tape à l’œil mais tout aussi fascinant. Si la première partie du film se veut radicale et déconcertante, les chronologies sont savamment orchestrées, emberlificotées les unes aux autres d'une manière étonnamment efficace pour traduire une progression, la progression vers un drame inévitable. La prestation de Tilda Swinton impressionne comme souvent lorsqu'elle joint la peau d'un personnage profondément torturé, son malaise transpire de l'écran comme le charisme glacial de son jeune opposant interprété par Ezra Miller. La réalisation «artistique» permet de mettre le spectateur au cœur de cette non-relation, les personnages ne nous disent peut être pas grand chose, mais les images parlent pour eux... Lynne Ramsay prend beaucoup de liberté par rapport à son matériau d'origine, un matériau noble qu'elle peint de rouge et de terreur pour nous conduire dans les affres les plus sombres d'une femme meurtrie. Une véritable expérience, troublante et sensorielle.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 février 2017
Un film a voir deux fois : la première fois car on sort avec beaucoup de questions et la seconde pour y trouver des réponses. Contrairement à Fab21, je pense que c'est la mère qui est psychotique et que Kevin en est le résultat.
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