Derniers Avis : We Need to Talk About Kevin - Page 10
We Need to Talk About Kevin
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Un visiteur
4,5
Publiée le 27 août 2013
Bien loin du tapage médiatique d'Elephant, devant lequel la quasi-totalité des médias et critiques se sont pâmés d'admiration, We need to talk about Kevin est pour sa part sorti dans un anonymat des plus total, peut être encore plus qu'un énième Direct To Video de Steven Seagal...
Contrairement à son « illustre aîné », l’œuvre de Lynne Ramsay ne traite pas directement du carnage de Colombine, mais s'intéresse à l'enfance de ces adolescents psychopathes, aux événements qui ont pu les bouleverser et créer chez eux un déséquilibre psychologique irréversible. D'entrée de jeu, le film choquera les afficionados de montages classiques par ses multiples flash-backs et la succession de séquences qui, prises individuellement, ne font pas tout de suite sens pour le spectateur. Cette originalité dans la forme donne un côté rafraîchissant à ce long métrage, et l'angle choisi par la réalisatrice va vite s'avérer être ingénieux. Ici, le sujet d'étude s'appelle Kevin. Sa mère Eva a mis sa vie professionnelle de côté pour le mettre au monde, et dès sa naissance, un malaise inexplicable va s'installer entre elle et son enfant. Kevin est un enfant énigmatique : il ne parle pas, toise constamment sa mère d'un regard étrange... En grandissant, il adorera créer chez elle la frustration, ou détruire ce qui lui est cher. Cette relation faite de confrontations toujours plus douloureuses pour Eva va également faire empirer celle qu'elle entretient avec son mari. Avec Kevin, l'incompréhension règne, d'autant plus que sa petite sœur répond à tous les critères de l'enfant modèle et équilibrée. Ado énigmatique, renfermé, et égoïste, il va le rester jusqu'au drame qui va mettre cette famille en pièces...
La beauté du film n'a d'égal que sa cruauté, et son ton résolument dur et sans concessions. C'est une véritable empoignade psychologique à laquelle on assiste, entre deux acteurs en état de grâce. Tilda Swinton (Eva) et Ezra Miller (Kevin) constituent un duo d'anthologie, qui arrive sans peine à nous remuer les tripes. Le désarroi de cette mère face à la haine que lui voue son enfant et qu'elle finit par partager est palpable, et est ici exposé avec subtilité et finesse. John C Reilly (le père de Kevin) est lui aussi toujours juste, comme à l'accoutumée.
We need to talk about Kevin est pour moi supérieur à Elephant, autant dans son montage, plus original, et par l'intensité qui s'en dégage. Ne vous étonnez pas de repenser à ce film, même plusieurs années après son visionnage. Tout simplement du grand cinéma.
La trajectoire d'un meurtrier de masse à travers les souvenirs de sa mère. L'interprétation est excellente, cependant le film souffre d'un montage assez brouillon: la narration basée sur une succession de flashbacks sert assez bien l'évolution du personnage de Kevin mais rend celui de la mère assez insipide. La fin souffre de quelques incohérences ou zones d'ombre, peut être également imputables à ce parti-pris de narration. La mise en scène et la réalisation sont correctes, parfois trop formalistes. Le propos, quant à lui est assez ambigu: le film pseudo-psychologisant, laisse entrevoir des pistes d'explication de la folie du personnage, suggérant en particulier l'hérédité ou une psychopathie "de naissance". C'est peut-être là l'aspect le plus agaçant, si ce n'est dérangeant, au final, de ce film qui ne va pas au bout de son propos.
Tout est clair et souligné 20 fois dans ce film tape-à-l'oeil ne contenant aucun mystère ni aucun secret. Les scènes brutales s'enchaînent sans transition, illustrant toutes la même donne de départ : maman fut une mauvaise mère, fiston est mal dans sa peau. Problème : le garçon joue comme un méchant de film d'épouvante hyper-conscient et manipulateur. Impossible dans ces conditions d'avoir envie de le comprendre, puisqu'il semble avoir lui-même déjà tout compris. Film affreusement prétentieux, l'un des plus mauvais que j'ai vus depuis longtemps.
Un peu long, mais quel coup de maître au niveau psychologique. A part ça, le film est très curieux, et on s'ennuie un peu. Dommage, mais le film n'est pas trop impersonnelle, et on sent cette indépendance dans ce film. We need to talk about kevin s'inscrit comme un film, soulignant les gros problèmes relationnels entre la mère et son fils. A vrai dire, cette histoire est dure, voire choquante. Mais, un film satisfaisant.
Une réalisation stylisée, une mise en scène soignée, une couleur symbolique, des décors réalistes, des dialogues épurés, des interprétations exceptionnelles, un malaise constant, un esthétisme rare, un enfant sociopathe, une fascination étrange mêlée à l’effroi : voilà de quoi est composé le troisième long métrage de Lynne Ramsay.
We need to talk about Kevin est un drame sombre, traumatisant dont vous n’en ressortirait pas indemne. Un film à voir absolument.
Chronique d’une enfance perturbée, d’un lien mère-enfant détraqué par la britannique Lynne Ramsay. Alors que mère et père ne peuvent communiquer sur l’état d’esprit de leur premier enfant, leur fils Kevin, ce dernier se métamorphose en monstre sans les yeux d’une mère qui semble être la seule à remarquer les maux de son fils. Paradoxalement, cette même mère aura démontrer dès la naissance de Kevin une froideur et un manque d’affection déstabilisant. Dès sa venue au monde, Kevin n’est que partiellement aimé, même si la mère conscients à de nombreux efforts. Lynne Ramsay ose disséquer de manière très abrupte la relation entre une mère et son fils, un concept très féminin lorsque l’on ne peut que remarquer l’absence d’une véritable autorité paternelle.
Par ailleurs, le film, pour être plus percutant mais surtout plus intriguant, ne prendra en compte que le vécu, les remords et les inquiétudes de la mère, interprétée brillamment par le discrète Tilda Swinton. Nul explication de ses actes d’un fils diabolique, nul prise de position d’un père absent et naïf, juste le vécu d’une mère rongée par un remords qui ne lui revient pas vraiment, n’ayant jamais réussi à approcher suffisamment son fils, et ayant renoncé par le suite. La haine est perceptible, le comportement de l’enfant, de l’adolescent est pervers et incontrôlable. Dévastée par son vécu, l’on retrouve la mère avant, durant et après les évènements provoqués par son enfant, d’une manière parallèle mais tout à fait distincte.
Le jeu des acteurs est tout simplement somptueux, Tilda Swinton d’abord mais aussi Kevin, interpréter par un acteur qui monte, Ezra Miller. Les regards sont profonds, les intonations justes et le désespoir et la malice se lisent comme à livre ouvert. Chronique d’un drame qui trouve sa source dans le cœur de la famille traditionnelle, ou non. A vous, à nous de tenter de répondre à cette question. Alors que Kevin nous rebute de par son tempérament, l’on serait tenter de la plaindre d’être mal aimé. Alors que la mère, démolie et seule contre tous nous fait mal au cœur, l’on n’est tenté de lui tiré les oreilles en lui rappelant au bon souvenir de sa tronche d’enterrement le jour de la naissance du petit. Finalement, le plus attristant dans tout ça sera la relation de Kevin et de sa petite sœur, une méchanceté dissimulée qui aura de lourde conséquences, même éphémères.
Un film lourd, poignant et très bien écrit. La famille au cœur du drame, de l’incompréhension. Tout y est dit, tout y est imagé, même si les premières minutes sont difficiles à cerner. Par ailleurs, Lynne Ramsay, très bonne metteuse en scène, s’amuse à se jouer du floue, de la mise au point et d’une bande son pour le moins étonnante vu la raideur du sujet abordé. Sans doute afin de faire retomber la pression, la réalisatrice amène le vent frais à intervalles réguliers par des séquence heureuses ou prometteuses d’un avenir meilleur. Par ailleurs, le final laisse entrevoir la profonde détresse d’un enfant que l’on voyait jusqu’alors comme un monstre. Que de questions. Un film étonnant et très touchant, c’est déjà un fait majeur. 16/20
Ce que ce film m'a emmerdée...! Je vois pas l’intérêt. Au bout de 5 mns on devine la fin mais sans pour autant comprendre par ce que c'est certainement pas ce flm là qui peut donner une explication à ce genre de drame. 1heure et demi de longueurs, de scènes où on est censé comprendre par une psychologie de bazar le problême du gamin ( Un père complètement à côté de la plaque vénéré par son fils ou la haine ressentie par le gamin, à qui on a envie de foutre des claques, à l'égard de sa mère sans qu'on sache pourquoi ..?.) On pourrait imaginer dans cette pauvreté scénaristique une visite à un psy... même pas. C''est manichéen comme écriture. Rien n'étonne le spectateur, rien ne le trouble, rien n'est suggéré. Ensuite, l'actrice est juste insupportable. Je ne parle pas de sa laideur qui est un constat purement personnel mais elle affiche deux expressions et deux seules durant 1h30; Pourquoi t'as fait ça? Je sais pas. Et puis le générique arrive et voilà. On ressent rien d'autre qu'un immense soulagement. A fuir!!
Kevin. Qui est-il ? Que se passe t-il dans sa tête ? Quelles sont ses motivations ? Autant de questions que l'on se pose en voyant le dernier film de Lynne Ramsay, la femme qui était à l'origine du projet Lovely Bones. Le troisième long de l'anglaise raconte l'histoire d'une mère qui cherche son instinct maternel et n'arrive pas à gérer son fils Kevin. De plus, le récit est divisé de façon singulière. La première demie-heure assez surréaliste, et dans laquelle les éléments naturels et les décors prennent la place principale paraît plus ou moins floue. On y observe Eva (interprétée par Tilda Swinton, une fois de plus bluffante) tenter vainement de retirer les tâches rouges (leitmotiv du film) présentes un peu partout dans son domicile. On comprendra plus tard que cette femme se fait importuner par ses voisins car elle est la mère du jeune Kevin (Ezra Miller, à suivre de près) qui a commis un massacre dans son lycée. La narration devient ensuite plus linéaire et compréhensible où le récit, monté en flash-back, arrive sur fond de drame psychologique à maintenir une tension et une certaine angoisse chez les spectateurs. Certains regretteront une ambiance trop froide et glauque qui ne leur permettra pas de rentrer pleinement dans le film. D'autres jugeront la partie se passant après ces meurtres comme trop dramatique. En effet, on ne comprend pas trop bien pourquoi Eva suscite une telle haine chez ses collègues ainsi que ses voisins. Malgré tout, on sort de la salle en essayant de trouver des réponses à nos interrogations. Est-ce la grossesse difficile d'Eva qui a provoqué le comportement destructeur de Kevin ? Ou peut-être le manque de communication entre les deux parents à son sujet ? Une chose est sûre : « L'homme est un monstre incompréhensible ».
La descente en enfer d'une maman. Ce film est un cauchemar, je ne vois pas d'autre inspiration possible. Particulièrement bien joué, avec un déroulé lent comme une souffrance sans fin. Je ne le conseil à personne bien que... j'ai hésiter à mettre un 4 pour son esthétique, sa mise en scène et son jeux d'acteurs.
J'ai trouvé le film intéressant montrant cette relation conflictuelle entre une mère et son fils malgré tous deux petites choses m'ont dérangé, xavier Dolan a fait mieux avec son j'ai tué ma mère et deuxièmement sur la première partie du film kevin est détestable mais même pour le spectateur ce qui donne une sensation de gêne! Quoi qu'il en soit ce film reste surprenant, beau, avec une portée philosophique sur l'impact des enfants dans nos vies de jeune adulte. Non we need to talk about kevin est un bon film manque ce grain de perfection qui m'aurait permis de ne pas avoir une sensation insatisfait quand le générique de fin ! ce film est oui mais ! Ps: La véritable chose intéressante est les techniques cinématographique pour montrer l'idée de séparation entre le fils et sa mère que l'on remarque direct sur l'affiche mais qui sont remarquable dans le film avec des scènes parfaite !!
Un film assez glaçant au fur et à mesure de son visionnage. Ambiance froide, presque dérangeante mais réalisé de manière efficace. Personnages excellents, surtout la mère et son fils ado. La complexité de leur relation est impressionnante. C'est un excellent film. Je le recommande.
"We need to talk about Kevin" est un film froid et glaçant qui raconte l'histoire d'un enfant qui déteste sa mère sans raison particulière (faut dire qu'avec un prénom pareille, il y a de quoi lui en vouloir). Une histoire qui m'a mis étrangement mal à l'aise. Le gosse qui joue le Kevin en question est beaucoup plus flippant que n'importe quel gamin livide issu des film d'horreur japonais, et Tilda Swinton semble magistralement dépassé par le monstre qu'elle a enfanté. J'ai rarement éprouvé autant d'empathie pour un personnage de cinéma. On notera que la partie qui traite de l'adolescence est un peu plus convenue, mais l'ensemble du film reste très convaincant.
Rosemarybaby à COLOMBINE! Un adolescent assassin? Déjà vu! Sauf qu'ici le point de vue est celui de la mère, de celle qui a enfanté "un monstre". Entre culpabilité névrotique et incompréhension générique, la mére s'étouffe "en bouffant son placentas". Construction en flashbacks épileptiques (façon Blue Valentine), le rouge est partout, confiture, peluche et tee-shirt, le rouge sang omniprésent dans chaque plan rappelle ce qui tapisse sa vie. Les meurtres du pére, de la soeur et d'éléves, des meurtres commis par "sa chair". Revenir aux nécessités primitives, comment et pourquoi on a désiré un enfant; puis la relation qui en découle, rejet ou osmose, pas de juste milieu! Allez on va être indulgent, c'est pas mal, l'ambition cinéma est là, même des fois peut-être trop présente. Les procédés visuels, type présence de la couleur rouge (façon Kiesslowski) finissent par devenir artificiels. Et la lente agonie de la mére dans sa mer de sang lasse et met faussement mal à l'aise. (Sans compter que le personnage du pére n'est pas crédible). Y a des moments on se croirait dans Morse... C'est peut être ça le probléme de ce film, un sujet trop ambitieux pour ce qu'a la réalisatrice en magasin, d'où le côté par moment emprunté, l'impression même d'auto-suffisance fiére de ses propres limites.
Que faire quand on a un enfant qui dès la naissance nous est étranger? Que faire quand le baby blues ne finit pas? Comment réagir quand son propre fils devient une menace pour toute la famille? Avec ce film, on apprend qu'une mère, que son enfant soit brillant, assisté ou psychopathe reste une mère quoi qu'il arrive Les tons et Les couleurs employés ajoutent à la froideur de cette relation mère-fils hors du commun