We Need to Talk About Kevin
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4,0
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420 critiques spectateurs

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Stéphane R
Stéphane R

39 abonnés 459 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2012
Impressionnant. Une fois accoutumé au montage particulier de ce film, on est captivé par l'histoire terrifiante qui se déroule tranquillement sous nos yeux. Tout est tellement glacé dans ce scénario que les rares moments de tendresse et de lumière semblent irréels. Ce qui est bien palpable, c'est la croissance du mal. Et la question du pourquoi ne trouve pas de réponse.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 novembre 2011
Sur le fond et à la fois sur la forme, le film est très dur. Tilda Swinton est impressionnante.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 novembre 2011
Implacable et plutôt terrifiant que ce Film de Lynne Ramsay: "We Need To Talk About Kevin".
La cinéaste y brosse un tableau digne d'Edvard Munch (à la mode ces temps-ci), sur les rapports entre une Mère (Tilda Swinton exceptionnelle) et son fils (Ezra Miller assez terrifiant) dans une famille somme toute assez normale, tout ce qu'il y a de plus basique avec le Père (John C. Reilly) et bientôt une petite sœur....
Tout devrait rouler facile... Lui semblant gagner sa vie comme photographe, elle comme romancière, on en sait guère plus sauf qu'avec l'arrivée au monde de Kevin, tout va partir de travers, l'indifférence, la souffrance et la haine vont s'installer peu à peu entre Mère et fils.

La construction du film fait appel à de multiples flash-backs en écho aux tressaillements de la mémoire d'une Eva qui sera notre pauvre "guide".

Des cauchemars qui resurgissent, se mêlant au présent, à l'évolution des sentiments et des actes, aux pérégrinations d'Eva peu à peu mangée par la culpabilité qui essaie vainement de comprendre l'indéchiffrable.

Torture psychologiques, perversion mentale, manipulations en tout genre, Kevin maltraite bien évidemment sa Mère mais bientôt aussi sa jeune sœur, sous le regard naïf d'un Père aimant aveuglé et dépassé.

Ce Film aurait pu s'intituler "Sang pour Sang" (déjà pris pour "Blood Simple" des Coen), Lynne Ramsay utilisant cette teinte et toute la palette des rouges comme leitmotiv durant ce long chemin de croix.

Tilda Swinton, productrice du film avec Steven Soderbergh et Lynne Ramsay, est vraiment bluffante dans ce rôle qu'il faut porter.

Un film qui pose tout un tas de questions, sur les rapports Parents-Enfants, sur l'Education bien évidemment (certains passages m'ont fait grincer), sur la différence de certaines personnes et leur propre mode de fonctionnement mental - J'en connais mais vous aussi sans aucun doute.

On ne ressort pas indemne d'un tel document qui fracasse un rien nos jolies certitudes...

Alors accrochez-vous mais allez recevoir cette claque !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 novembre 2011
En 3 mots comme en 300 :

Oppressant, clinique, sociétal
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 novembre 2011
A la sortie du film je ne savais pas vraiment si j'avais aimé ou non le film. Disons que je savais que ça ne m'avait pas déplu, mais qu'est-ce que j'en avais pensé vraiment ? Difficile à dire. Difficile encore aujourd'hui. Et c'est aussi ça la force de We need to tak about Kevin, c'est que finalement il laisse une sorte de trouble sur le spectateur.
Bon, dans ce que j'ai aimé en tout cas c'est les choix de montages, que certains trouveront abusifs par certains moments tellement ils sont lourds en symbolique, mais en même temps - certes, c'est vrai -, le choix de cette narration me semble plus intéressante dans ce film qu'une narration chronologique.
Et puis y a quand même des scènes très fortes dans le film. Même si, parfois, il est vrai, le film s'égare un peu et a tendance à tourner un peu en rond.
sameplayerparis
sameplayerparis

50 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2011
Un film fort, un peu confus et lent au début, mais peu à peu tout prend son sens et c'est très troublant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 novembre 2011
Très bon film de Lynne Ramsay, sur la relation torturée, méphistophélique, vicieuse et impossible entre une mère et son fils, en mode adaptation du roman éponyme de Lionel Shriver. Le titre est très bon parce qu'il ne dit rien du film : à proprement parler, on ne dit rien et on ne veut rien dire à propos de Kevin (bon Ezra Miller), parce que Kevin s'est déplacé dans le domaine du non-discursif, de l'in-dicible ou du cri qui nimbent l'acte typiquement sauvage, diabolique, du massacre monomaniaque, du coup de folie, que sais-je. Sans mots, l'acte de Kevin est sans image : soleil noir de We need to tal about Kevin, la monstrueuse tuerie de l'adolescent, pourtant événement central du film, n'est pas montrée. Et malgré de nombreux flash-backs qui tirent le présent infernal d'Eva (l'anéantie, la divinement tourmentée Tilda Swinton) vers la naissance implacable de cette spirale centrale, l'action de Kevin demeure invisible, trop dure, trop laide, trop.



Le film aborde le thème du mal, non pas comme théodicée, cosmodicée ou même anthropodicée, mais comme mal, seul, cru, sans autre justification que lui-même (selon le terrible mot de Kevin à la fin du film : "avant je pensais savoir pourquoi, maintenant je ne sais plus..."). En même temps, le film ouvre et clôt la possibilité d'un mal en soi, d'un mal racinaire, originel, d'une sorte de réserve de mal que rien, ni l'amour ni la haine d'une mère, ne peuvent atteindre. Si le film se clôt sur une indécision - une sorte de rédconciliation, ou d'absolution -, le traitement du thème est crédible, du moins original et troublant. Le jeu des acteurs n'est pas sans importance dans tout cette dimension du film : le jeune Ezra Miller - comparé à la fragilité que laisse paraître Tilda Swinton -, sans jamais trop changer de mimiques, parvient à insuffler, quelque part entre son regard insistant et son attitude nonchalante, quelque chose de singulièrement odieux et dérangeant.



Formellement, le film est une réussite, avec de beaux ralentis, de belles métaphores en couleurs (le rouge qui traverse tout le film, de la fête tomateuse jusqu'au coeur coeur de la cible en passant par la peinture jetée sur la façade d'Eva comme forme primaire de justice populaire, mais aussi le noir du deuil, de la honte absolue ou du regard satanique), une réalisation générale plutôt sobre, mais classe, magnifiant le jeu de Tilda Swinton, l'actrice principale, en tous points parfait. La musique offre également un splendide contre-argument aux détracteurs du film, de sa simplicité et de son rabâchage thématique (la couleur rouge, par exemple). La bande son est en effet composée de plusieurs morceaux enjoués, anachroniques, intempestifs, rompant avec le cauchemar éveillé de la mère, attaquée aussi bien "de l'intérieur", par la remontée de souvenirs tendant à une auto-culpabilisation, que "de l'extérieur", par les coups et la haine des victimes directes ou indirectes du fiston.



We need to talk about Kevin possède tous les éléments formels d'un excellent film ; malheureusement (parce qu'on aurait voulu l'aimer davantage, emporté par ses promesses aurorales), il manque, peut-être, d'un approfondissement au niveau du fond ou du scénario ; car si le "coup" scénaristique des antivols fait plutôt son effet, celui de l'arc est un peu trop voyant, et ne parvient pas de toute façon à convaincre totalement de la possibilité de la chose. Quelque chose de gênant, de trop simple peut-être, interdit finalement de pénétrer dans toute la noirceur dévastatrice du film. Au final, une impression demeure ; celle d'un goût amer, qui, si We need to talk about Kevin avait su affronter tous les démons qu'il aurait voulu soulever, se serait converti en un profond vertige, que l'on a pu deviner, pressentir, mais jamais vraiment goûter. Zou, 16/20.

Et bien sûr toutes les critiques sur le Tching's Ciné : http://tchingscine.over-blog.com/
traversay1

4 485 abonnés 5 363 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2011
We need to talk about Kevin provoque des sensations ambivalentes. Beaucoup de spectateurs sont pétrifiés d'enthousiasme, d'autres sont terrassés d'ennui et agacés par sa prétention. Autre attitude possible (c'est la mienne) : une certaine tièdeur sur un film sur lequel tant d'informations ont déjà circulé, désamorçant la surprise. On admet volontiers la brillance de la mise en scène, l'intensité des face à face entre l'adolescent et sa mère, le mystère quant à la personnalité du "monstre". En revanche, on peut regretter la sursymbolisme (la couleur rouge, ok, on a compris), la confusion entretenue de la première partie avec ses allers et retours incessants dans l'espace-temps. N'allons pas jusqu'à parler de "purge arty-farty" (Les Inrocks) ou de "petit cinéma crâneur et condescendant" (Les Cahiers), mais il y a de cela, quand même. Ah le regard méphistophélique de Kevin ! Oh, le visage constamment consterné de sa génitrice (Tilda Swinton est moyenne, surtout comparé à sa partition dans Julia de Zonca, pour ne citer qu'un rôle). En somme, on peut passer un moment presque confortable devant ce film, y trouvant un certain intérêt, mais sans jamais y voir autre chose qu'un regard de cinéaste, un exercice de style manipulateur, aux ficelles parfois grossières et jamais réalistes. Ne pas être touché par We need about Kevin, est-ce que cela fait de soi un monstre ?
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2011
Ce drame poignant et éprouvant est mené par Tilda Swinton, mère du petit Kevin, tour à tour aimante, déprimée, étonnante et inquiétante. Monté comme un puzzle, ce film choc décrit la trajectoire qui mènera Kevin à perpétrer un massacre dans son école à l’aube de ses 16 ans. Le jeune Ezra Miller fait son entrée au panthéon des enfants terribles du septième art. L’autre point fort de la réalisatrice britannique est de ne pas juger les actes de ces deux protagonistes.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 décembre 2011
Un scenario tres bien monté, des acteurs fabuleux et un film dont on ne ressort certainement
pas indemne.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 novembre 2011
J'ai aimé le scénario, les comédien et mention spéciale à "Kevin" mais quelques longueurs: j'ai pas aimé ces allers-retours dans le temps. J'arai préféré qu'on me raconte l'histoire sans forcément passé par le futur. À voir néanoins.
Thierry-Gautier
Thierry-Gautier

57 abonnés 151 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2014
Un film dérangeant, très bien construit, et magistralement interprété.
Meslin Franck
Meslin Franck

4 abonnés 6 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 novembre 2011
Film assez frappant... Au début, les choses sont confuses mais l'horreur de là situation apparaît petit à petit.
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 novembre 2011
Grande déception. Tilda Swinton, en premier qui fait de son mieux pour être dans son rôle cantonnée dans celui de la mère paumée et de femme bafouée et ne donne rien de la grande actrice qu’elle est ! À qui la faute ?
http://cinealain.over-blog.com/article-we-need-to-talk-about-kevin-85240092.html
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 novembre 2011
Lynne Ramsay frappe fort. Elle propose un film dérangeant, à contre-pied des récits habituels sur la relation mère-enfant, parfois agaçant car n’offrant qu’un seul point de vue, et haletant par une construction en puzzle qui laisse présager l’irréparable. Il y a des scènes remarquables de justesse, par exemple celle où la mère (Tilda Swinton, habitée) s’arrête en pleine rue avec son landau, préférant aux cris incessants de son fils nouveau-né le vacarme d’un marteau-piqueur tout proche. Le père sonne juste dans son aveuglement involontaire, typiquement masculin, et le fils – version 17 ans – a de ces regards qui vous glacent le sang.
Bien sûr, on peut regretter le symbolisme un peu lourdingue (le rouge, le sang…), mais l’ensemble donne un film dont on ne sort pas indemne – et c’est un compliment.
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