We Need to Talk About Kevin
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Yetcha

1 081 abonnés 4 754 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2014
Ouh la la, en voilà un film trash. Mais certainement pas dans des aspects gore ou équivalent, juste dans la psychologie du personnage du garçon. Il est extrêmement violent envers sa mère, cette manipulation mentale est tout simplement tortionnaire. La réalisation sous forme de flashback réguliers nous donne envie de connaître la suite en permanence. Un excellent film, mais vraiment dur.
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2012
Il est extrêmement rare de ma part de mettre cinq étoiles sur cinq comme vous pouvez le voir sur toutes mes critiques et encore plus ses derniers temps. Ce dernier nous rend de plus en plus sévère lorsque l'on rend un jugement et je pense que c'est normal avec l'âge et à force de voir des centaines et des centaines de longs métrages. Si Lynne Ramsay était mon élève, je lui donnerait surement la meilleure note de la classe car elle le mérite tout simplement. Il y a tellement de chose à dire sur ce drame qui ne nous dévoile pas tout et qui en fait tout simplement un chef d'œuvre. "We Need to Talk About Kevin" veut tout dire avec les souvenirs qu'Eva nous dévoilent mais qui ne reflètent peut-être pas vraiment la réalité. C'est vraiment poignant et il n'y a pas de chi-chis comme la plupart des drames de nos jours et encore plus lorsque c'est américain (c'est vrai, il ne faut pas se voiler la face). Tout est extrêmement dur psychologiquement, beaucoup plus que physiquement hormis quelques détails non négligeables mais qui néanmoins ne prennent pas le dessus. La photographie est tout bonnement parfaite avec ses passages au ralentit, cette force qui se dégage des images, enfin c'est un tout et c'est beau. Les acteurs sont carrément au dessus du lot, le naturel transpire pour les plus jeunes comme les plus vieux et il y a des trois jeunes qui interprète l'adolescent qui m'a particulièrement bluffé. Il s'agit du jeune qui représente la transition entre l'enfant et l'ado. Cela dit tout le monde effectue son boulot à merveille et franchement, j'ai été touché et cette histoire m'a prit au tripes. La bande originale est variée et n'aurait pu être mieux sélectionnée, tout est raccord et c'est un réel plaisir. Au fur et à mesure du temps, on se pose un millier de questions et on se demande tout simplement "Pourquoi" ? Et bien, personne ne peut avoir la réponse car la réalisatrice le dit elle même, elle nous laisse le loisir (ou non) de nous faire notre propre interprétation et lorsque j'entends ce genre de raisonnement, je voit du Lynch. Depuis les premières minutes, cette impression m'est apparue et elle ne fait que se confirmée. Je n'ai pas lâché les yeux de l'écran une seule seconde, chose assez rare pour ma part et je dois dire que ça faisant longtemps que je n'avais pas vu une telle chose au niveau du 7ème Art. Que pourrai-je reprocher à ça ? Je me le demande encore même si bien sur, comme on dit "personne n'est parfait". Ma réponse est que ça en est pas loin de la perfection quand même. 15/20.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 janvier 2012
Quelle claque !

On se demande encore comment ce film a pu passer au travers du palmarès cannois 2011, décidément bien décevant.

Cette oeuvre traite de la relation entre une mère, Eva, jouée par l’exceptionnelle Tilda Swinton (déjà particulièrement remarquée dans Julia) et son fils détraqué Kevin, qui aurait endossé dans la plupart des films fantastiques la figure du démon. Mais la réalisatrice Lynne Ramsay n’a aucun besoin de tomber dans la facilité du film de genre et d’en référer au surnaturel pour nous immerger dans une atmosphère oppressante à la limite du supportable. Elle parvient à transgresser tous les codes établis, grâce à la qualité remarquable de sa mise en scène maitrisée de bout en bout qui s’attache à ne jamais respecter la chronologie des faits. Le début commence après que le drame ait eu lieu, pour que finalement la cinéaste alterne entre la naissance du gamin et son adolescence, dans un souci permanent de tenir en haleine le spectateur pour mieux le dérouter et l’amener à réfléchir. Et fort heureusement, l’absence volontaire de la figure récurrente du psychiatre dans le traitement de tels sujets permet de n’offrir aucune explication sur un plateau ; à chacun, selon sa sensibilité, de décrypter la substantifique moelle de l’histoire et la psychologie des personnages...

Eva traine comme un boulet le poids de sa culpabilité ; ses voisins la lui renvoie sans cesse à force de souiller sa voiture ou sa maison de peinture rouge sang ; jamais elle ne parvient à établir, contrairement à son mari, un lien avec Kevin dès sa venue au monde, à une exception près, au moment où elle réussit à lui lire Robin des bois, facteur clé comme par hasard de la tragédie finale.

Par ailleurs, si l’attitude de Kevin nous le rend monstrueux du début à la fin, le parti pris de la réalisatrice de se fixer uniquement sur le regard de la mère renforce le malaise du spectateur, qui ne peut en rester à une simple vérité : Est-ce comme cela que ça s’est réellement passé ou sommes-nous plongés dans la vision tronquée d’une mère dépressive sous cachetons ? Auquel cas l’hypothèse de l’enfant maltraité ne peut-être occultée, surtout en regard de l’absence totale d’amour maternel. La fin, en prison, où Eva devient accusatrice envers Kevin ("Tu as tout manigancé"…), mais qui pour une fois finit par l’enlacer, renforce cette ambiguïté déroutante et captivante, à coup sûr voulue par la cinéaste. Et le père, qui ne cherche jamais à intervenir pour améliorer les relations mère-fils et dont les rapports personnels avec Kevin se limitent à des jeux, n’est-il pas lui aussi le symbole même de la maltraitance ?

Courrez voir ce film magistral, impossible de rester de marbre, avec des questions sans réponses toutes faites qui nous trottent dans la tête pendant des jours à l’issue de la séance. Aucune scène de violence pure, l’horreur est abordée sous un angle 100% psychologique ; Le résultat en est que plus glaçant, âmes sensibles s’abstenir…
pitch22
pitch22

198 abonnés 692 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2012
Le drame relationnel d'un enfant-roi et de sa mère bourgeoise, incapable de le guider et à la vie factice. La réalisatrice, Lynne Ramsay, nous asperge d'abord de rouge sang, dans un maelström catharsique hindou au ralenti symbolique. Car l'histoire s'est achevée, une atrocité est survenue, un énigmatique événement qui a démoli la vie d'Eva, elle, la bourgeoise bien installée du Connecticut, réduite à présent à effectuer un job alimentaire et à se terrer dans une pauvre bicoque. Il faut pourtant laver ce sang, celui de la honte, des stigmates, du calvaire. Parce qu'elle se sait responsable, Eva doit laisser passer sans broncher les regards haineux, les remarques blessantes qu'on lui balance à la figure, encaisser les insultes et autres vengeances froides de ceux qui savent ou qui ont subi. Bref, il faut ravaler sa peine, son honneur social démoli, accepter les piques... Le film commence en choisissant l'abstraction, manière de pulvériser l'horreur. La suite retrace l'enfance de Kevin au sein de sa petite famille, isolée. La narration se fait plus commune mais les flash-forwards se poursuivent. Des scènes-clés de la jeunesse de Kevin se déroulent, quand ça craquelle, quand le mal se nourrit. Déjà le bambin, au regard dur, froid (Jasper Newell), développe face à sa mère un rapport défiant, fait de provocation. La mère, qui ne sait pas comment aimer, terrifiée par les réactions possibles de son bébé, lui reste soumise; en permanence elle tente de simuler que tout va bien. Mais non. Elle traite son garçon avec trop de respect, lui inculte un esprit rangé, sans aspérités, sans faire jouer son autorité, à de rares exceptions involontaires (la dernière couche). Elle lui récite un conte étrange, où il est question de flèches à tirer avec précision, formation préparatoire inconsciente, malgré tout bien lourde. La perfection de l'espace bourgeois se retrouve mise en danger. Un Big One se prépare et les signes avant-coureurs nous parviennent (le bureau saccagé, symbole de l'intérieur refoulé de la mère, le litchi ouvert qui appelle l'œil meurtri, l'apprentissage du tir). Kevin a un problème avec sa mère. Il désire secrètement lui faire payer son petit monde trop lisse, trop propre, retenu, tout comme son aspiration fausse pour une famille cliché sans saveur. Kevin exprime la contradiction intérieure de sa mère, qui le sent mais qui n'ose pas changer, devenir celle qui rompt avec le jeu poli de l'hypocrisie, qui se montre ferme, éclate, délire, bref qui extériorise les défauts humains. C'est donc un monstre qu'elle prépare, celui de son déni. Elle sait qu'au fond tout est toc et laissera venir le saccage. Et voici qu'un boulevard s'ouvre devant Kevin, celui d'un jeu avec les limites de sa mère, dont il cherche une réaction qui n'arrive pas, sans plus de référent paternel. Bonhomme (C. Reilly, mal choisi), le père reste aveugle à ce qui se trame, plus que démissionnaire, presque inexistant. Lorsqu'elle s'asperge d'eau au lavabo, le visage d'Eva se fond avec celui de son fils: double obsédant, reflet de ses interdits, fusion impossible à réaction fatale. Enfant-roi, peut-il tolérer qu'une petite sœur vienne entraver l'esprit pervers qui lui donne souffle? La Guerre Froide est engagée. Malgré des séquences très esthétisées, on n'est pas dans la force mystérieuse d'un Brian de Palma; la cinéaste élude complètement la représentation de l'acte sinistre. L'effroi est là, rendu palpable, malheureusement il arrive lourdement; ça manque de fluidité, de souffle. On pense aussi à Gus Van Sant voire à Uwe Boll mais c'est moins cinglant, moins remuant; toutefois prenant. On peut en outre songer à Polanski, Haneke (BENNY'S VIDEO), un peu à Kubrick et à McQueen (SHAME): la folie nous guette, l'autre nous échappe. Ça manque pourtant de caractère, de style personnel, de dialogues percutants! Contrairement au début, la mise en scène reste bien plate, sans grand relief, à l'image de cette ennuyeuse vie bourge. Cette épreuve psychologique nous laisse peu ensorcelés. C'est tranchant mais pas suffocant. Au-delà de l'effet malaise, le film dévoile le vrai visage des protagonistes sans porter de jugement. Néanmoins le drame peut inspirer à certains des idées simplistes (éducation plus stricte, mal inné...) Or le problème n'est pas tant éducatif que névrotique! De Kevin, on ne «parlera» d'ailleurs pas (titre ironique!): pas de psy à l'horizon, pas de problèmes à l'école. C'est une adaptation assez lointaine du roman, réputé bien plus dérangeant, mais visuellement habile et sensorielle. Dommage pour la faiblesse du portrait, qui rend du coup la fin peu crédible, pour le manque de finesse et le troncage du vertige. Le film vaut pour son sujet inquiétant mais aussi pour le jeu de Tilda Swinton (un poil fade), martyre consentante ambiguë, et celui d'Ezra Miller, très bien avec son regard sombre, glacial. WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN aurait pu bien mieux viser sa cible avec plus style, de causticité, moins de lourdeurs et de retenue.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 janvier 2012
Un des films les plus perturbant qu'il m'ait été donné de voir, pour cause, la relation ultra-conflictuel entre la mère et le fils (le sujet même du film) est en elle-même difficilement concevable. La haine que le personnage d'Ezra Miller porte en lui n'a aucune limite, il aurait été difficilement supportable de regarder le film si la tension qui nous attirait vers la réponse à nos questions au sujet du crime de Kevin ne cessait de nous être rappeler. Tilda Swinton est comme toujours impressionnante en mère décharnée, rien que pour ça il vaudrait mieux regarder ce film.
Nico2
Nico2

98 abonnés 939 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 janvier 2012
Eva a mis sa vie professionnelle et ses ambitions personnelles entre parenthèses pour donner naissance à Kevin. La communication entre mère et fils s’avère d’emblée très compliquée. A l’aube de ses 16 ans, il commet l’irréparable. Eva s’interroge alors sur sa responsabilité. En se remémorant les étapes de sa vie avant et avec Kevin, elle tente de comprendre ce qu’elle aurait pu ou peut-être dû faire. Le film est angoissant mais je n'ai pas réussi à le trouver complètement malsain et du coup, je trouve que Lynne Ramsay rate quelque peu son coup. La scène d'introduction est incompréhensible et assez laide visuellement mais dès que le récit démarre, on est assez vite happé même si l'on regrette de ne pas suffoquer plus. Quant aux acteurs, ils sont formidables : Tilda Swinton est incroyable de justesse et le jeune Ezra Miller absolument terrifiant et déjà au panthéon des méchants les plus marquants de l'Histoire du cinéma. Petite déception tout de même mais le film est intéressant.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 janvier 2012
Ce film est génial, il est superbement bien tourné, les acteurs sont impressionnants Tilda Swinton, John C Reilly, Ezra Miller et Jasper Newell (Kevin enfant). Je conseille aussi de lire le livre !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 25 décembre 2012
Pas facile de critiquer ce film. En effet, il a beaucoup de traits d'un grand film, surtout pour ce qui du réalisme psychologico-social, mais aussi pour sa profonde noirceur. On retombe ainsi sur des questions sempiternelles. La psychologie est-elle créée par la socialisation primaire de l'enfant, par le contexte dans lequel il nait ou bien l'être humain est-il fondamentalement mauvais en lui-même? La question reste ouverte, et même un petit peu trop, car la cinéaste Lynne Ramsay se contente d'exposer des faits et il est difficile de se faire réellement une idée.
Les acteurs sont très bons, et même trop bons, car très irritants. On a envie de leur foutre des gifles pour qu'ils se réveillent, voient la vérité, vivent, et qu'ils arrêtent de se morfondre sur leur condition ou dans leurs travers.
La première demi-heure est un peu difficile, certainement due à son entrée en matière un peu longuette, mais aussi à la difficulté pour la réalisatrice de vouloir poser le contexte d'une manière originale, qui se retrouve être au final une fausse bonne idée. On est constamment transbahuté entre passé, présent et futur, et pas loin de la perdition. Seuls quelques points de repères comme la coupe de cheveux de Tilda Swinton nous permettent de comprendre le pourquoi du comment.
La force intrinsèque de ce film est certainement sa noirceur et l'uppercut envoyé au spectateur. On est complètement happé, tentant de comprendre comment cela peut arriver, et comment un enfant peut être autant terrible. La réponse est introuvable, ce qui est certainement voulu, mais la question reste ouverte, surtout sur l'éducation. Il y a l'effet, mais à nous de tout remettre en cause, pour trouver le fondement.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 janvier 2012
Un film absolument superbe. J'avoue qu'il y a certaines scènes qui trainent en longueur mais je pense qu'elles sont utiles pour se mettre dans l'état d'esprit de Tilda Swinton. Que dire d'elle, elle est juste incroyable. Elle est si belle, si touchante. Elle joue tellement bien que s'en est dérangeant, notamment dans les rapports avec son fils qui sont très durs.
Ezra Miller est splendide. Il est beau, il joue extrêmement bien, je n'ai rien à dire tellement il m'a bluffé!
à voir absolument!!
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2011
Avoir un enfant c'est un grand bonheur. Mais lorsque ça ne l'est pas ? Et que la pression sociale vous dicte l'attitude à avoir ? Comment réagir par la suite lorsque son enfant se complet dans la cruauté ?
Peu de films abordent cette problématique taboue. Lynne Ramsay s'y confronte et appui son propos sur la performance de Tilda Swinton qui a un rôle ingrat mais incroyablement riche. Elle s'en sort de façon prodigieuse, entre attitude glaciale et douleur intériorisée. Le propos se révèle un peu court (un enfant mal-aimé se transforme en psychopathe), mais il donne des pistes passionnantes. Le film est froid, désagréable parfois, mais fascinant.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 septembre 2012
La force de ce film, c'est son silence. Il y a peu de dialogues et c'est de là que vient cette impression d'une atmosphère pesante.
Certains disent ne pas avoir compris le film, je dois avouer que j'ai d'abord dut lire le synopsis et que (ayant moi-même tourné un moyen métrage en rapport avec Columbine) j'ai tout de suite fait les rapprochements... Mais certes, la narration ne l'explique pas hyper bien.
Coté image : rien à dire, chaque plan est un tableau ! Le rouge est omniprésent, cette couleur du sang, ce sang qui a souillé le fils et sa mère.
Outre le fait que ce film est un pur chef d'oeuvre, il m'a aussi fait réfléchir sur un point : "Est-ce vraiment une bonne idée de vouloir avoir des enfants ?"
Enfin, pour les quelques rares qui disent que ce film est mou et qu'il ne s'y passe rien, deux possibilités :
1) Soit ils s'attendaient à un Blockbuster, mais ont oublié de regarder la bande annonce (magnifique)
2) Ils ont raté les plans les plus subtils et les plus importants...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 juillet 2013
C’est seulement au bout des 20 premières minutes qu’on commence à avoir un peu de logique dans ce film où l’intérêt principal est le jeu de Tilda Swinton. L’ensemble a pour fond une histoire intéressante et prometteuse. Néanmoins le choix de mise en scène et de montage ne me semblent pas le plus judicieux… Ce choix de narration m’a laissé perplexe car cela ne rend pas service au thème abordé et à l'histoire. En effet on se perd dans l’esthétique et on en oublie l’essentiel. La crédibilité du personnage d'Eva est mise à mal à cause de ses réactions totalement inadaptées face à Kévin. Là encore on passe à côté je pense... C’est dommage car lorsque l’on retrouve une trame un peu plus classique c’est alors que je trouve le film prenant (je pense à la dernière demi-heure notamment). Captivant par certains côtés, décevant par d’autres, mais intéressant et dérangeant en somme.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 13 décembre 2011
Intéressant par certains côtés: perversité de Kevin, adolescent manipulateur et privé d'amour, inaptitude crasse de la mère à établir une relation de mère ou d'épouse, mais très décevant, par une mise en scène lourde et grossière. Le malaise est permanent et agravé par le fait qu'il n'y a aucun élément permettant d'expliquer la situation, ou de l'interpréter. Les protagonistes en deviennent distants et l'histoire peu crédible... Néanmoins, ce film reste dérangeant, par le sujet qu'il traite et par la présence d'Ezra Miller, fascinant en ado pervers...
Xyrons

770 abonnés 3 360 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2011
We Need to Talk About Kevin est un beau drame qui peut nous permettre de nous poser des questions.

Jusqu’à quel point une mère peut aimer son fils, quand celui-ci commet des actions terribles. Une chose est certaine, le sujet du film est intéressant. Le scénario est travaillé, il y a de très bons dialogues et la relation entre la mère et le fils est bien exploitée. Néanmoins, le film est peut être un peu trop longuet à cause de scènes inutiles.
J’ai beaucoup apprécié la mise en scène de Lynne Ramsay. Il réussit à créer une ambiance particulière et sa direction d’acteurs est efficace.
Tilda Swinton est très convaincante dans son interprétation et j’irais même jusqu’à dire qu’elle est époustouflante. C’est un rôle que l’on retiendra dans sa carrière. Ezra Miller est également très juste dans son jeu et le jeune Jasper Newell est étonnamment convaincant. Compte tenu de son jeune âge, c’est impressionnant.

Bref, c’est un film dérangeant, mais il vaut le déplacement.
http://xyrons-mesnotes.over-blog.com/
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 décembre 2011
Un film prenant avec une mise en scène très originale marquant les deux premiers tiers pour finir sur un tiers plus commun dans la narration mais on ne peut plus fort dans le scénario. La mise en place de l'intrigue est majestueuse, on perçoit des longueurs, on sait que ce sont des longueurs et pourtant, elles ne m'ont pas dérangées, étrange sensation... C'est habile et on veut connaître le fin mot de l'histoire. Ajoutons des acteurs parfaitement dans leurs rôles et on obtient une très bonne surprise. Un film que je recommanderais tout simplement.
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