Derniers Avis : We Need to Talk About Kevin - Page 5
We Need to Talk About Kevin
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Alexis D.
122 abonnés
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5,0
Publiée le 21 juillet 2021
Un vrai et grand chef d'œuvre. Ce film est un petit bijou d’une précision incroyable, doté d’un style affirmé et cohérent d’un bout à l’autre du film. Chaque plan est rigoureusement travaillé, installant ainsi une ambiance, un malaise qui s’intensifie au fur et à mesure que l’intrigue avance. La rigueur imposée par la réalisatrice permet au film de bénéficier d’un montage qui entrelace le présent et le passé, par la forme de flashbacks qui permettent un retour sur la relation de Kevin avec sa mère depuis sa naissance jusqu’au point de non-retour, sans ruptures, pour un rendu fluide qui jouit d’un effet "crescendo" maintenant ainsi le spectateur dans son trouble. On ne découvrira logiquement qu’à la fin du film l’irréparable commis par Kevin. Cette révélation sera suivie d’une scène qui propage un petit vent d’espoir pour l’avenir : ce dernier tête-à-tête entre Kevin et sa mère laisse entrevoir, pour la première fois, un vrai dialogue entre eux. La réalisatrice Lynne Ramsay dresse le tableau d’une relation qui n’a su évoluer que dans la colère, la haine et le sang. Ce sang est le fil conducteur du film : celui que partagent Kevin et sa mère, celui qui a dû couler pour que l’abcès crève, celui qui ne quitte pas Eva (et peut-être Kevin). Mais ce sang qui semblait être la seule chose que la mère et le fils avaient en commun sera l’élément déclencheur d’une introspection nécessaire à Eva. Le film ne tombe pas dans la facilité, il ne se targue pas de détenir une vérité, scientifique ou irrévocable. Au contraire, il se contente d’émettre des doutes, des remises en question, telles des bouteilles à la mer : et si l’instinct maternel ne se commandait pas ? Et si la haine de Kevin venait d’un sentiment de rejet, sentiment éprouvé bien avant sa venue au monde ? Et si c'était la conséquence d’un besoin d’attention ? Et si derrière la violence du fils, il y avait la fermeté et la froideur de la mère ? Si tous ces "si" étaient affirmés, justifieraient-ils l’acte de Kevin ? Toutes ces questions sont effleurées sans jamais laisser s’abattre sur elles un dogme moralisateur. En optant pour une analyse quasiment clinique, froide et distanciée, la réalisatrice accouche d’un film prenant et dérangeant, comme une sorte de coup de poing qui ne laisse pas le spectateur indemne. Outre l’écriture brillante et la mise en scène impeccable, ce qui fait de ce "We need to talk about Kevin" un film fort et qui mérite d’être vu est indiscutablement l’affrontement au sommet entre Tilda Swinton (Eva) et Ezra Miller (Kevin) qui s’offrent un moment de cinéma électrique et effrayant. Les trois acteurs choisis pour interpréter Kevin aux différents âges sont exceptionnels. Le jeune Ezra Miller (Kevin adolescent) culmine avec un regard cinglant, un faux air angélique complètement dérangeant et un sourire glacial. Tilda Swinton en femme à la dérive est époustouflante. Le personnage d'Eva, écrit avec intelligence, finesse et grand talent par la géniale Lionel Shriver, est magnifié par Tilda Swinton. Sans concession, implacable, sans complaisance : "We need to talk about Kevin" est le portrait d'une mère. Celui d'un fils aussi. Et d'une relation qui a échoué. La mise en scène époustouflante de Lynne Ramsay sert talentueusement cette histoire bouleversante qui touche en plein cœur, et vous habite longtemps après. La réalisatrice livre ici une véritable petite bombe, qui commence comme un drame familial pour petit à petit se transformer en un tétanisant thriller à la violence psychologique rare. Un film choc, un film "coup de poing", incontestablement, à voir bien évidemment
J'avais été subjuguée, époustouflée par le roman, l'adaptation au cinéma ne rend pas assez compte de la densité et le puissance émotive du récit, surtout de par le choix de l'actrice qui joue la mère, je la trouve froide, elle ne m'émeut pas... Un peu déçue. Mais film à voir tout de même !
Mais pourquoi est-il aussi méchant ? Transcendé par Tilda Swinton, un film terrifiant, d'une cruauté et d'une force exceptionnelles, qui interroge le spectateur sur les origines du mal.
Ce film est un véritable moyen de contraception à mon sens, tant il est traumatisant. L'enfant-tyran et ses conséquences sur l'adolescence, un sujet qui passionne les psychologues, pédiatres, éducateurs et autres professionnels de l'enfance, a trouvé son oeuvre de prédilection : We need to talk about kevin. Je trouve la mise en scène faite de flashbacks très intéressante ici car elle ne fait qu'accentuer cette ambiance anxiogène, omniprésente dès les premières minutes. Impitoyable, arrogant, inhumain... ce Kevin va ni plus ni moins que vous retourner le cerveau. Je ne suis pas sur d'avoir envie de le revoir. Mais j'en demeure pas moins impressionnée. La violence est-elle innée? Telle est la question. Tilda Swinton et Erza Miller sont très, très convaincants. A voir mais attention film choc.
Je ne sais pas si je peux juger la réalisation de ce film, si ce n'est qu'au début c'est très compliqué de comprendre où on se trouve dans l'histoire à cause de la quantité de flashs back, mais au bout d'un petit quart d'heure on arrive enfin à comprendre à quels moment se déroulent chaque flash back. La raison pour laquelle je voulais écrire cet avis est surtout pour une chose : ce film m'a vraiment terrifiée ! spoiler: On pouvait s'attendre à ce que Kevin comette un crime, mais pas d'une telle cruauté et barbarie... Surtout quand on se rend compte qu'il a aussi tué son père et sa soeur !
Le plus effrayant est de se dire que cette histoire s'est réellement passée, que nos enfants ou futurs enfants peuvent agir ainsi (même si il y a peu de chance, ça reste quand meme possible dans un cas moins extême que celui ci) Bref, ce film m'a presque empeché de dormir, mais je le conseille quand meme à des gens moins sensibles que moi (ce qui n'est pas difficile)
Perturbant et déroutant. En fait, j'ai été surpris, je m'attendais pas à voir ça. La réalisation assez spéciale mais surtout très marquée : récurrence du rouge, le sang; abondances de plans avec des reflets, retours en arrière... ce que j'ai particulièrement aimé d'ailleurs. Puis le fait de commencer avec le dénouement final est très bien utilisé ici : pendant tout le film, on se demande comment Kevin a pu en arriver là. Cependant, je pense le film aurait pu taper plus fort. Je ne sais pas si c'est le fait que l'aridité des rapports entre Kevin et sa mère présente un simple paradoxe sans nuances ou le fait que les situations, les réactions, les actions soient toujours plus ou moins similaires, mais tout en restant très intéressant et émouvant, le film laisse un goût amer sur certaines scènes. Comme si tous les étages de la folie n'étaient pas visités, comme si il aurait fallu monter un cran au-dessus dans l'atmosphère sombre et glauque pour rendre le film insoutenable et donc parfait dans le genre horreur psychologique ou au contraire tenter de la diversifier par des scènes plus gaies afin d'offrir une palette plus riche en émotions, et de faire ressortir ainsi les moments plus durs. Car si ici Ezra Miller est parfait en sublime ange démoniaque cauchemar de sa mère, cette dernière, elle, offre un jeu figé, bien qu'intense. Or au bout de 2 heures il devient fatigant de ne voir d'elle que cette moue désespérée, même si cela insiste sur le côté "creepy" de l'action. Au final, We need to talk about Kevin n'en reste pas moins un très bon film, formidablement interprété et à la réalisation appuyée mais pas assez marquée pour en être bluffante.
Un frisson glaçant pour les parents (ou futurs). Se sentir emprisonné et impuissant face à une situation quotidienne et menaçante. Ce film est oppressant. Des acteurs qui tiennent très bien leurs rôles, pas de scène en trop, simple, sans supercherie. On est content de voir ce film mais on est aussi content qu'il puisse se terminer. En parallèle on relativise nos enfants, ça ne fait pas de mal non plus !
Tilda Swinton et Ezra Miller, aussi poignants l'un que l'autre, illustrent par leur opposition nombre de duels tels que le bien et le mal, les convenances et les instincts, le ça et le moi et ainsi de suite. Mais si la leçon de psychologie passe bien (et l'usage massif des couleurs illustre toujours le propos sans jamais le nuancer), il manque un chapitre et non des moindres à cette histoire, à savoir la part sociale des individus. Le film part donc du postulat qu'on est ce qu'on est né pour être et qu'on accomplira cette destinée (spoiler: abattre ses camarades de lycée armé d'un arc et de flèches ) quoi qu'il arrive (spoiler: malgré toutes les tentatives de rapprochement de sa mère ). L'expérience de vie des personnages en dehors de la relation qu'ils entretiennent tous les deux est ici totalement laissée pour compte (spoiler: si ce n'est pour renforcer leurs définitions en illustrant la détresse de la mère par l'absence du père et la cruauté du fils par sa méchanceté envers sa sœur ) au profit d'un raisonnement à la fois simpliste et fataliste. En revanche, la qualité de jeu des acteurs et la puissance narratrice de ce film sont si forts qu'on ne peut que rester pantois face aux tranches de vie qui nous sont présentées et se laisser happer par le tourbillon du mal qui resserre son étreinte à chaque minute qui passe. Indéniablement prenant, ce film mérite d'être vu pour la performance des acteurs et la façon dont Lynne Ramsay éclaire son propos bien que celui-ci repose sur un postulat de départ qui laisse à désirer.
We Need to Talk About Kevin, ce sont les angoisses d'une mère projetées avec une violence crûe sur un écran. Si l'angle d'approche est original, la mise en scène est un peu déroutante au début du film. Les flash-backs, nerveux mais trop nombreux, se mêlent à la réalité de manière déconcertante. Puis le film se met inexorablement en place, jusqu'à un final un peu trop prévisible mais certes tragique.
Sans être transcendant, le film touche en plein coeur par son âpreté et sa construction atypique. Les acteurs sont réellement bons, mais il semblerait que de nombreux pans du livre aient été oubliés. On ressort de cette expérience cinématographique avec un sentiment mitigé, entre réussite et oeuvre inachevée.
Lynne Ramsay, la réalisatrice se fait très rare et c'est bien dommage en voyant la qualité de ce film, juste de bout en bout. Le thême du rouge rappelant constament la violence de cette histoire pourtant racontée de façon presque poetique est très bien utilisé, Tilda Swinton est comme à son habitude, exellente et l'une des plus belle surprise de ce film est bien Ezra Miller qui délivre une performance incroyablement mature pour un acteur si jeune...
Une tilda Swinton toujours au top. Une réalisation intéressante sur les difficultés entre une mère et son fils. Dommage que le film comporte quelques incohérences. 4/5
Montrer du malsain juste pour faire du malsain est un postulat que je ne cautionne pas. En tout état de cause, il y a de meilleures façons de procéder...
Un sans-fautes pour cette talentueuse réalisatrice. "We need to talk about Kevin" est un drame/thriller des plus maitrisés qui m'a été donné de voir. La mise en scène est époustouflante de beauté et de symbolisme, nous proposant un univers guidé par la couleur du sang unificateur mais aussi du sang haineux où évolue cette famille notamment Eva, la mère, et Kevin, le fils. Ces deux personnages liés par la relation mère/fils mais aussi éloignés instinctivement. Tous deux ont des personnalités relativement complexes mais une différence se fait ressentir : Kevin est bien plus fort et vicieux psychologiquement nous laissant une mère affaiblie par cette haine et cette peur. Les deux protagonistes sont interprétés à la perfection, même si la performance de Tilda Swinton m'a beaucoup plus marqué (la scène du supermarché me touche profondément). La réalisation de Lynne Ramsay est parfaitement maîtrisée, sublime et relativement inventive ainsi que la splendide photographie. Ce drame nous transporte, nous touche, nous glace, nous marque grâce à ce scénario sans faille d'une justesse bluffante. En résulte, un des plus beaux drames vu personnellement à ce jour : un véritable chef-d'oeuvre.
Film irregardable pour ce qui me concerne, ce n'est pas une mauvaise histoire en soi, l'idée de depart peut etre bonne a vrai dire, mais l'idée a été noyée dans tellement de choses, on ne s'attache a rien ni personne, pas d 'interet pour ce film", en le regardant je me demandais si le realisateur n était pas perturbé ! ( ce n est que mon opinion bien sur )