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Gonnard
293 abonnés
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1,5
Publiée le 31 janvier 2011
Le thème de l'intégration traité de manière fantaisiste et fadasse. Car l'histoire est énorme. Un Maghrébin d'origine réussit à faire croire à son entourage qu'il vient du pays des pizzas. On a certes connu, dans l'actualité de ces dernières années, un serial killer qui se faisait passer pour un médecin travaillant à Genève. Mais quand même... Si le spectateur parvient à franchir ce premier cap, un second se présente rapidement à lui : le manque d'humour du film. En effet, il y a clairement tromperie sur la marchandise. Le mot "comédie" n'a visiblement pas le même sens chez tout le monde. Ce manque d'imagination humoristique est d'autant plus étonnant que le premier rôle est assuré par Kad Merad, véritable personnification de la comédie française depuis quelques années. Alors que reste-il à "L'Italien" ? Une histoire qui reste tout de même agréable à regarder. Quelques répliques intelligentes de la part du personnage juif. Un choc des cultures plaisant. Mais certainement pas un pamphlet gauchiste mettant en joue les travers du modèle d'intégration français. Olivier Baroux se contente des clichés habituels et enfonce des portes largement ouvertes. Ecrire que "L'Italien" ne nous apprend rien est un bel euphémisme. C'est un peu comme si on avait eu droit à un épisode de South Park se ponctuant par un : "J'ai appris un truc important aujourd'hui, le racisme c'est mal". Bravo les mecs, il fallait vraiment qu'on voit ce film pour le comprendre. Vous nous avez ouvert les yeux.
Voilà le thème d’un film qui aurait pu se traiter sur le ton de la comédie et poser des questions bilatérales sur l’intégration des immigrés, en France et ailleurs, sur les problèmes que pose la religion dans un pays fondamentalement catholique, même s’il est laïc et républicain et la réciprocité des pays d’origine à accepter, outre la construction des églises, au moins le respect de la pratique religieuse. Même si Olivier Bardoux, le compère depuis des années de Kad Merad semble avoir adouci le script original de Nicolas Boukhriel et Eric Besnard, il y a dans ce film un manque évident de mise en cause bilatérale, de prise de responsabilités, de reconnaissance de comportements inappropriés, qui eux aussi, ont contribué à brouiller les pistes.
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"L'Italien" (2013) rediff le 01.10.2015 sur M6 Excellente idée qu'a eue la chaîne, pourtant avare en l'espèce, de nous ressortir ce bon film bien meilleur que tous les navets américains achetés au rabais ! Kad Merad possède ce don de transformer un film qui aurait pu être quelconque en une histoire intéressante, voire captivante. Ici,on sent sa "patte" dans la réécriture du scénario avec le réalisateur Olivier Baroux : heureusement qu'ils y ont ajouté beaucoup d'humour car ça aurait pu être lugubre ! Kad sait à merveille alterner les moments de franche rigolade et de grande émotion, le tout avec beaucoup de naturel. Le casting est à la hauteur de la situation et on entre avec facilité dans cette histoire en compatissant à la spirale de mensonges dans laquelle il s'englue de plus en plus, sans trouver de solutions. Il perd son job, sa femme le quitte... Dans ce dernier rôle, Valérie Benguigui participait à un de ses derniers rôles : elle est décédée en 2013 à l'âge de 52 ans. Ce film est millionnaire en entrées, c'est dire s'il a plu ! A moi aussi !
Tout simplement lamentable. Le film enchaine les clichés comme on enfile des perles et rentre dans une victimisation outrancière et malhonnête. La réalisation d'olivier Baroux est décidément indigeste, à croire que ce Monsieur n'est pas fait pour cela et Kad devrait peut être commencer à choisir ses projets avec discernement car à force de tourner dans des navets il ne va pas rester bankable longtemps. Un bon navet français sans humour ni aucun gag valable. Fuyez cette daube.
Un film surprenant car il comporte deux parties totalement inégales ....La première est la plus indigeste, des dialogues et des gags d'une nullité rarement atteinte teinté d'un islamisme pour le moins dégoulinant... une religion peut en cacher une autre....Je n'ai pas pu rire tellement les dialogues étaient affligeants....Par contre il y a une deuxième partie du film (hélas que 40 minutes) je serais tenté de dire exceptionnelle dans son engagement sur le racisme et l'intolérance...Là Olivier Baroud nous propose un film poignant dont le message ne peut laisser indifférent....Bref un film aux deux facettes antinomiques qui si vous y allez pour rire risque de vous décevoir.... A vous de voir.
Pas mal, j'ai été surpris, moi qui était habitué aux navets de la part de Kad Merad. Un bon film ma foi. Mais la fin est beaucoup trop bâclée, et la moral sur le racisme... c'est vite saoulant.
Un film que je regarderai, néanmoins, une 2ème fois.
Le meilleur film et de loin d'Olivier Baroux, mais je vous rassure il n'y est pour rien! Kad Merad est le seul responsable des quelques moments agréables de ce petit film. Donc pour résumer, dans ce film il y a un acteur mais aucun réalisateur.
Comédie vraiment sympathique pendant la première demi-heure avec son lot de gags plus ou moins attendus. Derrière, comme d'habitude, on bascule vers le couplet moralisateur alors que tout est bien qui finit bien. Comme d'ab. Honnête puis vite oublié. Basta.
Il n'y a pas si longtemps, on ne connaissait pas le nom de famille d'Olivier Baroux, on savait juste que c'était Olivier de Kad et Olivier. A cette époque bénie, il jouait au Kamoulox et donnait des leçons de karaté où il achevait ses adversaires à coup de "venkipu". C'était bête mais c'était très drôle. Et puis un jour, une tuile lui est tombée sur le coin de la gueule : son copain Kad est devenu une star du cinéma et il s'est retrouvé sans personne pour jouer au Kamoulox avec lui. Alors il s'est dit : "Y'a pas de raison, moi aussi je vais faire du cinéma. Je vais me faire réalisateur et comme ça, je pourrais à nouveau travailler avec mon pote Kad". Et c'est là que les choses ont commencé à se gâter. Il y a eu d'abord "Ce soir je dors chez toi", comédie très faible qui offrait encore deux-trois traits d'humour efficaces, puis "Safari", dont la nullité était si rébarbative qu'on ne pensait pas qu'il était possible de faire pire... avant de tomber sur sa dernière réalisation (par dernière, j'entends malheureusement la plus récente). Arrêtons un instant cette courte biographie d'Olivier Baroux pour parler de "L'Italien" en commençant par nous demander si on peut vraiment appeler comédie un film durant lequel on n'a pas une seule fois ne serait-ce que la tentation de sourire. Ce qui est fort, c'est que la faiblesse des gags, bien qu'abyssale, n'est compensée ni par un scénario complètement improbable, ni par des dialogues tout à fait consternants, ni par un discours pseudo politique sur l'égalité des chances vraiment grotesque, ni par une mise en scène esthétiquement laide et techniquement indigente. En un mot, "L'Italien" est un film nul et ce que j'aimerais, c'est que les gens arrêtent d'aller voir les films d'Olivier Baroux pour qu'il recommence à jouer au Kamoulox. J'aimais bien le Kamoulox.