Une structure informe pour déifier l'image formelle. Wong Kar Wai utilise narration, cartons et récit linéaire pour précipiter le discourt et l'amener à la chorégraphie astreinte, essence même du film. Pas un film recentré sur Ip Man - contrairement aux films de Wilson Yip, dont le récit ne s'élève pas davantage en ne montrant essentiellement que les compétences martiales de son acteur Donnie Yen - mais sur les maîtres du Kung Fu qui l'ont un temps protégé pour ensuite l'enseigner comme fondement communautaire puis nationale, et les événements qui ont conduits à ce changement. Le récit est mâché quand a contrario l'ensemble des combats, même le plus anodin, prend le pas et devient apogée face à une trop grande vacuité. Un essoufflement permanent affecte ce film bâtit autour de ses chorégraphies et laisse une œuvre picturale forte (mais) ennuyeuse.
Ce film retrace la vie de Ip Man, maitre légendaire de kung fu qui a été le mentor de Bruce Lee. Déjà plusieurs films ont traité le sujet, privilégiant les combats et le coté action avec beaucoup de réussite. Dans celui ci les combats sont filmés de façon magnifique, et bien sur avec Wpng Kar-Wai derrière la camera on ne pouvait éviter un certain cote romanesque, se concentrant sur une histoire d'amour qui nuit au film le rendant ennuyeux. Le film de Wilson Yip avec Donnie Yen était beaucoup plus réussi et demeure la référence sur la vie de Ip Man
Un chef d’œuvre et une leçon de cinéma. Un film d’action, d’une grande beauté visuelle et parfaitement maîtrisé. Chaque plan est un bijou et a dû demander des heures de travail. Exit le plan fixe ! Le film pourrait s’appeler « Il était une fois le Kung-fu » car il raconte la vie de Ip man, maître de l’école du Wing-Chun (version chinoise du Kung-fu) et on y retrouve le lyrisme de Sergio Leone dans « Il était une fois l’Amérique » (un extrait de la musique d’Ennio Morricone y figure d’ailleurs, l’air de Deborah). Certaines scènes sont des chefs d’œuvre qui font penser à la photographie de Stanley Kubrick dans « Barry Lindon », notamment la scène des obsèques du grand maître de Ip man, dans un paysage enneigé avec une multitude de costumes et de drapeaux.
Sans regrets, la vie serait dérisoire. Il aura fallu environ dix ans à Wong Kar Waï pour accoucher de cet immense projet : rendre hommage à Ip Man, maître du Wing Chun et mentor de Bruce Lee, dans une Chine envahie par le Japon.
En voulant brosser le plus de thèmes possibles, le cinéaste aboutit à un récit trop condensé avec de nombreuses ellipses. Au bout d'un certain moment, nous ne savons plus forcément où nous sommes. La guerre est mentionnée mais ne sert que de fond historique à la narration. Il faut sûrement aller voir du côté des deux premiers Ip Man pour en savoir plus. Mais lorsque nous savons que le réalisateur voulait appeler son film « The Grandmasters » en souhaitant retracer de nombreux styles de combats, on sort forcément déçu en ayant l'impression d'avoir assisté à une sorte d'aperçu de ce qu'aurait pu être cette oeuvre, déjà grandiose.
Car The Grandmaster reste grandiose. Les combats sont d'une rare magnificence. Chaque coup porté aux corps sonne comme une note de musique, et l'ensemble des attaques fait penser à une oeuvre symphonique. En effet, Kar Waï n'a pas privilégié le visuel au sonore. Le public pourrait fermer les yeux qu'il comprendrait tout de même ce qu'il se passe à l'écran. Les protagonistes ne semblent pas se battre mais bien danser entre eux. Une danse à la chorégraphie somptueuse où chaque mouvement est calculé. Un réel bonheur pour tout spectateur qui se respecte.
Le Kung-Fu n'est pas qu'un style de combat, c'est une philosophie de vie. Et l'on a l'impression que le cinéaste n'a pas insisté sur cet aspect. Et pourtant, il se dégage de ses personnages une sérénité absolue, un contrôle de soi que nous n'avons pas l'habitude de voir en Occident. Cette sensation, nous la devons aux deux excellents interprètes Zhang Ziyi et Tony Leung, des habitués de Wong Kar Waï.
Que dire de la technique utilisée pour donner à cette oeuvre un caractère unique. La musique est somptueuse et possède des allures de grands classiques, à l'image du brillant 2046. Et comment parler de ce film sans mentionner cette magnifique photographie aux couleurs chaude et intimiste, où le cinéaste se plaît à filmer ses acteurs au plus près pour capter le plus d'émotion possible. Lorsque nous contemplons ces plans d'ensemble, nous ne pensons plus aux oeuvres symphoniques mais à des tableaux picturaux, où la composition du cadre est admirable.
Certains affirmeront que le chinois abuse d'images saccadées, mais nous dirons que cette technique fait partie de son art, et de cette poésie qui n'appartient qu'à lui. En regardant The Grandmaster nous avons conscience d'assister à quelque chose de grand, et c'est notamment par sa fabuleuse mise en scène que cette impression surgit.
Alors oui, on sort de la salle avec des regrets, comme une sensation d'inachevée. Mais nous repartons également avec de fabuleuses images en tête. Comme si Wong Kar Waï nous avait transporté dans une autre époque, une nouvelle culture, un nouveau cinéma.
Malgré quelques scènes de combat (10min du film) plutôt bien réussite, le film reste extrêmement ennuyeux. Une fin du film interminable, j'ai vraiment été déçu d'une part pour s'être fait avoir via la bande annonce mais aussi pour avoir gâcher 2 heures de mon temps...
Wong Kar Wai se perd dans un dédale d’extase esthétique dans lequel narration et action deviennent brouillonnent, embêtant pour un film d’art martial, qui plus est, de Kung Fu. Le réalisateur se parodie en utilisant à l'extreme les mêmes procédés esthétiques que dans ses autres films dans lesquels pourtant ils portaient un réel sens. Dans The Grandmaster, la forme ne porte pas le fond, au contraire, le film est mal rythmé, le montage bancal, les combats épiques s’avèrent être des enchainements de plans d’inserts et de ralentis grossiers à foison. On perd ainsi le dynamisme, la puissance que devrait dégager le Kung Fu. C’est à se demander parfois si on se regarde bien un film sur un des plus grands maitre de Wing Chun.
Film d'une beauté juste époustouflante ( certains plans et certaines scènes sont inoubliables). Parfait aussi bien dans le fond que dans la forme, The Grandmaster signe le grand retour d'un des géants du cinéma. Le vrai sujet du film me parait être le destin et la manière d'y faire face . Comme tout grand réalisateur Wai ne se soucie nullement du box office et de plus chaque plan du film est réalisé avec une minutie incroyable. Avec ce genre de film le cinéma mérite totalement dêtre appelé 7e Art .
Franchement, déjà qu'on ma obligé d'aller le voir, je trouve que ce film et bof. On voit tout de suite que c'est un film parce que, excusez-moi, mais des sauts comme ça comme si les gens savaient voler ça n'existe pas. En bref, un film du lundi soir sur TF1 peut être.
Ce film est une pure " DAUBE" ! Les acteurs n'ont pas l'air de maîtrisé les art martiaux ce qui donne une sensation de chorégraphie et non de " bagarre" durant les scènes justement consacrées au combat. Il a tout juste détruit la réputation du film originel " Ip man". Les scènes de " danses" ou bien de combats si on peut les appelées comme ça sont peu nombreuses et courtes. Elles sont mêmes je dirais accélérés et centré sur un mouvement qui dure 10 secondes pour faire croire que le combat dure longtemps. L'acteur principal ne vaut pas du tout Donnie Yen. Le caméraman est tout juste médiocre, à par filmer et faire des gros plans sur les pieds des acteurs il sait rien faire. Fin bon de la merde pour ceux qui s'attendent à voir de la baston. C'est plutôt une sorte de biographie plutôt qu'autre chose. En tout cas je chie sur le producteur et le connard qui a diffusé ça sur les écrans de ciné au lieu de laisser ce film dans son trou a rats ( les dvd) et aller vous faire **** pour avoir manger mes places de ciné
Décevant. Les scènes d'action sont toutes les quasiment identiques et se comptent sur les doigts d'une main. Si on enlève les scènes inutiles combinées à l'effet ralenti utilisé avec abus, on peut facilement enlever 30 minutes de film. Je le déconseille fortement.
Crak ! Boum ! Hu ! Du kung fu mais attention esthé-tique. Bon voilà, une fois qu'on a dit ça... Evidemment c'est trés beau, mais le fond laisse un peu à désirer (vous savez l'histoire, les personnages les trucs comme ça....)
Je regrette vraiment les 2h perdues durant la projection. L'histoire est confuse, avec des scènes qui sont zappées (la mort d'un grand maitre quand même !!) et des flash back mal à propos. Que dire des combats?? Tous filmés sous la pluie; ah oui c'est joli mais pour ce qui est de la technique... Bof ! Bof ! Je regrette les "chorégraphies" des combats de Bruce Lee ou Jacky Chan.... N'y allez pas !
Plus de deux heures de bruit et de fureur avec toujours les mêmes gros plans, les mêmes visages totalement inexpressifs et faussement concentrés sur une pseudo vie intérieure philosophique. Même pas du beau kong fu! Quelle barbe. Seul le bruit m'a empêché de m'endormir.