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matt240490
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1,0
Publiée le 1 décembre 2013
Tout le monde connaît Bruce Lee, l'homme qui marqua de ses coups et de sa rage le monde du kung-fu. Mais derrière l'homme s'en trouve un autre : Ip Man. Celui qui entraîna Bruce Lee eu déjà droit à ses biopics avec les films du même nom (Ip Man et Ip Man 2), de qualité remarquable. The Grandmaster renoue avec la vie du Maître, mais en adoptant une approche différente, ce qui lui portera sans aucun doute préjudice. Travaux trop chorégraphiés (perdant du coup leur valeur réaliste), scénario aux longueurs multiples, accroche très difficile de par des personnages trop peu mis en valeur sont les maîtres mots de cette production, nous achevant dans les deux sens du terme.
Alors j'aime Wong Kar-Wai et si vous êtes comme moi allez y sinon je vous préviens ce film est très contemplatif même pour le réalisateur. Alors c'est long, très long et lent mais c'est si beau et si poétique. Alors voilà je vous préviens en toute honnêteté, c'est un film superbe mais ce n'est pas du "tigre et dragon" et encore moi du "Jackie Chan"... Be aware ;-)
L’esthétique parfaite justifie les cinq ans de préparation de "The Grandmaster", mais le scénario ne se révèle pas à la hauteur, brouillon et confus...
The grandmaster repose sur une esthétique bluffante et une approche poétique de la vie et de cet art martial dans un film un peu désincarné où la matière tend peu à peu à disparaitre pour laisser place à des sensations.
Une maîtrise manifeste de la caméra et de l'image animée mais une impression de vacuité derrière la technique du réalisateur. Flashes-back trop complexes, jeu sur la nostalgie un peu lourd, discontinuité du récit. Les acteurs ne sont pas en cause, les vedettes ayant une présence de bonne qualité et une stupéfiante qualité sportive d'art martial. Mais le scénario se perd dans l'histoire qui veut se confondre avec l'Histoire, et le film avec. Un sentiment désagréable de déjà vu progressif, mais dans une imitation peu convaincante, qui prend toute sa réalité avec la reprise finale du thème musical génial du chef d'oeuvre de S. Leone. Dommage.
Pas très convaincu, loin de là même, par ce digest du cinéma chinois (de l'historique, du social, du kung-fu). Trop de gros plans selon mon goût et l'esthétisme, point fort revendiqué du réalisateur, parait un peu artificiel voire forcé. Wang Kar Wai se regarde beaucoup filmer pour faire du beau, un peu comme Nabokov se regardait écrire pour dire "regardez, ploucs, comme je suis brillant". J'ai bien aimé le combat avec le train derrière, faut reconnaitre que si ce n'est pas réaliste (3000 wagons ? 15 km de long ?) cela emporte bien le spectateur, au contraire du reste, très surfait.
The Grandmaster devait être le grand film sur Ip man par un grand réalisateur Wong Kar Waï. Mais ce n'est pas le cas, l'histoire est soporifique, les scènes d'actions sont belles mais sans intensité car on saisit peu les enjeux dramatiques, les cascades ne sont pas plus spectaculaires que ce que l'on a pu voir auparavant, le tout souffre d'un manque de rythme. L'idée d'un film de combat avec des lenteurs était intéressante, mais il aurait fallu enrichir l'histoire et filmer de façon plus originale les combats au lieux de ces combats sur-esthétisés (qui sont en dessous de ce que l'on a pu voir, exemple: Matrix pour la scène sous la pluie qui reste décidément une référence même pour les asiatiques qui ont inventés le genre)
Un film qui ne se réduit pas à ses scènes de combat. Certes, ce film est un peu long, et parfois confus, mais il a ce je ne sais quoi d'émouvant, et d'évanescent, que l'on voudrait voir plus souvent au cinéma.
Trop de longueur !!! Sinon excellent pour mieux connaitre la culture des arts martiaux, surtout l'origine de Bruce Lee bien entendu! Si vous n'êtes pas encore maître en la matière caler vous dans on fauteuil restez concentré et bon voyage!!!
On se disait bien aussi. Wong Kar-Wai faisant un film de kung-fu, il y avait un loup. Pourtant, la bande-annonce semblait formelle : ça allait castagner méchant, que ce soit de manière horizontale ou verticale. Des nèfles, oui. Car si on assiste effectivement à quelques scènes spectaculaires, on retrouve bien ici le romantisme et la poésie habituels du réalisateur hongkongais qui m'ont souvent rebuté. Mais j'avoue que je commence à y prendre goût et même si comme d'habitude je n'ai pas tout percuté (contrairement au héros de cette épopée), "The grandmaster" m'a néanmoins fait faire un agréable voyage, empreint de beauté et de nostalgie. Finalement, c'est bien, l'horizontalité et la verticalité.
Ce film formel, hyper esthétisant ne nous emmène nulle part, on s'ennuie au bout d'une demie heure de ce film bavard, ponctuée de scènes de kung fu ultra ralenties et hyper sonorisées quand on en voit depuis dix dans tous les films asiatiques. Sa musique lancinante recycliquée "In the mood for love" présente dans toutes les scènes afin de combler certainement le vide sidérale sur les échanges en clair obscur au nom de la transmission du savoir et des rituels. C'est vain !!