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Nath Visuals
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3,5
Publiée le 4 juin 2026
The GrandMaster de Wong Kar Wai sorti en 2013 s'ajoute à la liste des films racontant l'histoire du célèbre Ip man. J'ai découvert ce personnage historique de la Chine venant de Foshan il y a plus de 2 ans avec les films Ip Man de Wilson Yip, avec Donnie Yen en acteur principal et je suis tout simplement tombé amoureux du premier film, que je considère parfait en tout point. C'est devenue mon film d'arts martiaux préféré et tout simplement l'un de mes films préférés. Le deuxième film est excellent et la suite m'a beaucoup déçu avec l'arrivée des américains dans la production.
Et c'est donc en février 2026 que je découvre l'adaptation de l'histoire du grand maître par Wong Kar Wai lors de sa ressortie en France.
Première chose qui frappe et dont on ne peut pas passer à côté est la grand qualité de la prise de vue. La pâte de Wong Kar Wai est incroyable, il y a un savoir faire dans la mise en scène et dans la composition des plans qui est assez incroyable. On arrive dès le début du film dans une scène de baston sous la pluie qui nous laisse sans voix. Et tout le film est exceptionnel visuellement, au niveau de la mise en scène ainsi qu'au niveau des chorégraphies.
Mais j'ai trouvé l'histoire bien moins impactante que dans le film de Wilson Yip. La narration m'a complètement perdu... C'est dommage, j'ai eu du mal malgré tout à m'attacher à Ip Man, alors que dans l'autre version, le contexte avec l'invasion japonaise est bien plus présent, il y a une âme qui est très forte dans ce film.
Pour ce qui est de l'acteur principal, étant fan de Donnie Yen, j'ai eu un peu peur de voir un autre acteur. Mais Tony Leung l'incarne vraiment très bien, avec un calme, une sérénité et une classe bien propre au personnage.
Peut être à revoir pour se faire un avis définitif mais c'était très bien, sans égaler le Ip Man de 2008.
Tout y est d’une beauté saisissante : la pluie qui éclate sur les corps, les gestes suspendus dans le temps, les visages éclairés comme des icônes. Le combat devient danse, la violence devient calligraphie. Il y a, dans cette splendeur, la mélancolie profonde d’un film qui semble poursuivre une forme idéale sans jamais la saisir tout à fait.
"Mieux vaut oeuvrer dans l'ombre que la lumière." Rien compris au film, beaucoup trop d'infos pour moi. J'ai capté une intrigue sur probablement une dizaine ce qui est déjà pas mal. Donc je me suis concentrée sur l'image du film qui est magnifique parce que évidemment Wong Kar Wai never disappoints
La virtuosité à l'état pur, un film que j'ai revu en salle avec délectation et même fascination, une leçon de mise en scène, du spectaculaire qui fait mouche et sens à chaque scène et une fluidité impressionnante.
Visuellement l’esthétisme est splendide que ce soit à travers les plans, les décors, les costumes, les scènes de kung-fu iconiques, les messages intelligemment dissimulés ou le talent des acteurs.
Il est important de souligner qu’il ne s’agit pas d’un film purement d’action mais d’une histoire ambitieuse sur plusieurs décennies autour du kung-fu notamment dans un contexte de guerre ce qui peut expliquer certaines longueurs ou une narration parfois décousue susceptible de perdre le spectateur. D’autant plus que le film est truffé de détails et de symboles ce qui demande une attention particulière.
Le questionnement autour de la modernité et de la tradition est central. Si le nom d’Ip Man résonne encore aujourd’hui, contrairement à celui de Gong Er c’est peut-être parce qu’il a choisi d’avancer sans se retourner et c’est ce que le film tend à démontrer.
Qu'il est dur de suivre un réalisateur qui veut faire d'un biopic une œuvre poétique en torturant le fil narratif. D'abord par l'abondance de mots et de sous-entendu. Ensuite par l'abus d'effets sur le rythme de l'image en usant à outrance de ralentis et de points de vue durant les scènes de combats. C'est un poème visuel entrecoupé de figures de style évoquant la transmission, l'héritage et l'exil
J'ai vu en avant-première cette version hong-kongaise inédite en France, projetée au Max Linder Samedi 21 février 2026 à Paris. Cette autre version est plus longue que la version occidentale avec d'autres personnages. Ce film est toujours aussi beau tant dans son écriture, sa construction. La photographie est sublime. Il rend hommage aux arts martiaux, au kung-fu.
Lors de la présentation de cette avant-première, on nous a expliqué qu'il ne s'agit pas d'un film sur le kung-fu. Le kung-fu, les assauts font avancer l'histoire qui elle-même se cale sur l'histoire de Hong-Kong, de la Chine. Surtout, Wong Kar-Waï a tenu à créer des relations entre ses personnages. Ce film est d'une rare beauté, intense.
On ne s'ennuie pas une seconde. J'avais bien en mémoire la version occidentale. Je n'ai pas été lassé. J'étais totalement absorbé par le film. Tous les assauts sont admirablement bien filmés. Pour moi, il compte parmi les chefs d'œuvre de ce réalisateur.
Merci infiniment au Max Linder d'avoir proposé cette projection dans votre magnifique cinéma. Redécouvrir ce film sur un très grand écran et avec une qualité du son incomparable donne l'impression au spectateur qu'il est lui-même immergé dans l'image.
Excellent film Biographique sur la vie de Ip Man, Pionnier du Kung Fu et Maitre de Bruce Lee . Pendant deux heures , on est fasciné par cette Saga qui alterne des combats de toute beauté , des moments de poésie , d'esthétique et de romantisme !
Le cinéaste Wong Par-Kai évoque la vie du maitre des arts martiaux Ip Man au cœur d’un long-métrage au style visuel éblouissant qui fait de l’art martial une imagerie virevoltante. Si la narration manque un tant soit peu de limpidité avec l’habitude du cinéaste de jouer avec la temporalité du récit et de son obsession du temps passant, la mise en scène est d’une beauté gracieuse qui parle autant d’amour passionnel que du désir de transmission du savoir.
Reprenant de façon le mythe de Ip Man, Wong Kar-Wai parvient à y insuffler toute sa mélancholie et sa maestria en termes de mise en scène. Le tout donne un film d'une grande virtuosité, qui nous émerveille par ses scènes de combat et nous bouleverse par son écriture.
C'est un beau film de cinéma avec de belles couleurs, de beaux décors mais aussi de la délicatesse et subtilité dans les scènes de combats qui s'apparentent presque à des dances. L'histoire sans être complexe est néanmoins parfois difficile à suivre. L'ensemble est un peu décevant pour moi. A noter qu'on peut presque aussi découvrir une partie de l'histoire de la Chine et Hong-Kong.
Dès le début, je n’ai pas accroché à l’histoire et, malheureusement, ce ne sera jamais le cas. Quel ennui ! Je n’ai absolument pas compris ce que l’on a voulu nous raconter dans ce film. Une étoile, c’est déjà pas trop mal compte tenu de l’ennui que le film procure.
Sensible à l'histoire des arts martiaux en Chine, The Grand Master est devenu pour moi un film culte. J'étais pourtant passé a coté, lors d'un premier visionnage à sa sortie, c'est en le revoyant quelques années plus tard que j'ai trouvé ce film magnifique. Probablement le meilleur rôle de Zhang zi yi.
Kar-Wai Wong raconte l'histoire de Ip Man, un maitre de Kung-Fu dont le parcours est lié à des pages de l'histoire de la Chine. Et il finira comme maitre à Hong-Kong où il aura un élève qui deviendra célèbre Lee Jun Fan plus connu sous le nom de Bruce Lee. Le film sur Ip Man est un sous genre du film de kung-fu lorsque l'on voit la kyrielle de films qui existent maintenant. Pour draguer la mythologie de Bruce Lee, probablement. Ici c'est Kar-Wai Wong, le summum du cinéma intellectuel, plastiquement sublime, totalement invraisemblable, donc indispensable. Ici les combats sont visuellement superbes. Ils sont cadrés en gros plans. Ils sont réglés par Yuen Woo-Ping. Mais nous sentons que c'est la plastique et les textures qui intéressent le réalisateur: gros plans, ralentis, pluie, couleurs, très gros plan sur une goutte d'eau dans une flaque d'eau avec floutage de tout ce qu'il y a autour. Tout cela est une matière qui produit au montage des séquences visuellement et plastiquement intéressantes, très léchées, à la limite du ridicule. Et quelquefois au détriment de la lisibilité sur l'espace et sur le combat lui-même. Il y a beaucoup de très gros plans avec la caméra qui lèche le personnage en remontant (point au milieu, mais pas autour et arrière-plan flou). La direction d'acteur est laissée de côté: Tony Leung, avec son sourire permanent, rend le personnage hermétique, pour rester poli. Et il faut reconnaitre qu'en artiste martial il est moyennement crédible: il ne déborde pas de tonicité et d'énergie...Erreur de distribution? Disons que c'est la mise en scène et le montage qui provoque cette impression; le souci de Wong Kar-Wai est de faire de la plastique, ce n'est pas de montrer de la tonicité et de l'énergie dans les combats. La narration est curieuse: Tony Leung, inexpressif pendant l'ensemble du film; il est esclave des évènements, il les subits. Cela donne une impression qu'il s'en moque et qu'il y accorde peu de valeur. Cela rend le film curieux, car il s'agit de son histoire; c'est l'histoire du personnage Ip Man, mais il s'en moque en quelque sorte. Sa femme et son enfant arrivent et partent, sa maitresse virtuelle (Zhang Ziyi, solaire) rentre puis sort de la narration... Un bijou pour les yeux.