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GrandSephiroth
70 abonnés
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4,0
Publiée le 21 janvier 2014
Dans la droite lignée de Tigre et dragon, Hero ou encore Le secret des poignards volants, la superbe Zhang Ziyi revient dans le cinéma chinois d'arts martiaux avec The grandmaster, qui vacille entre honneur du combat la réalité historique qu'a été l'occupation japonaise en Chine pendant la seconde guerre mondiale. Une bonne partie est misée sur la chorégraphie des combats, plus maîtrisée que jamais et pas tant exagérée que ça, avec de superbes passages sous la pluie avec une eau jaillissante, dans les escaliers ou encore lors du combat final. L'histoire est complexe à comprendre, surtout quand on ne maîtrise pas bien le sujet ou quand on ne connaît pas avec précision le contexte historique, mais nulle doute qu'elle est bien racontée et très riche de symbolique. Très bon film !
Une réalisation éblouissante, des plans montés tels des tableaux font de ce film une oeuvre de toute beauté et poétique. Le casting est très bon mais le scénario ne laisse pas assez de place à l'émotion, ce qui rend l'ensemble assez froid et hermétique. Les combats sont remarquablement biens chorégraphiés.
Film très moyen. Ayant adoré les Ip Man je peux dire que ce film n'arrive pas à la cheville de ces prédécesseurs. Les acteurs sont bons mais à part on se fait chier tout au long du film. Film d'art martiaux ou sont les combats ?? A éviter complètement si vous êtes fan des anciens c'est une perte de temps.
Esthétiquement le film est très réussi avec une ambiance sombre et une mise en scène réussi. Après le film manque de rythme et on a du mal à suivre et comprendre la narration jusqu'au bout. Les scènes de combat ne sont pas assez présentes et cela manque cruellement de rebondissements. Dommage
"The Grandmaster" est autre chose qu'un simple film d'arts martiaux. C'est une veritable fresque représentant l'art du kung-fu, sa culture, ses codes, ses préceptes, le tout feutré, hyperstylisé et maîtrisé avec grâce et sagesse par son créateur Wong Kar-Wai.
Fascination et petite frustration, c'est ce que l'on ressent à la sortie du film. C'est aussi ce que l'on peut ressentir en général face au cinéma de Wong Kar-wai, avec une balance qui penche, selon les films, davantage vers l'admiration ou davantage vers l'exaspération. Ici, c'est tout de même l'admiration qui l'emporte face à une création visuelle qui touche parfois au sublime. Mais on regrette, comme toujours, que le scénario soit le parent pauvre de cet art d'orfèvre. Au demeurant, on a vu pire, c'est-à-dire moins lisible ou plus léger, dans la filmo de Wong : Les Cendres du temps, My Blueberry Nights... Le scénario de The Grandmaster reste intéressant sur le plan thématique (les relations entre maître et disciple, les luttes de pouvoir, les questions d'honneur et de vengeance...), malgré un traitement un peu confus en matière de biopic et d'Histoire. Par exemple, on cerne mal le personnage de La Lame, et l'évocation de la séparation entre Ip Man et sa femme est assez floue. Par ailleurs, certaines pistes auraient pu être davantage développées, comme celle de la rencontre avec le futur Bruce Lee, et surtout celle de l'amour platonique et mélancolique entre Ip Man et le personnage de Gong Er (Zhang Ziyi). D'autant que leur dialogue final, présenté en un simple champ/contrechamp, est certainement la scène la plus émouvante du film. Mais le réalisateur préfère écrire ses scénarios au jour le jour, négligeant la prise de recul et l'ordre du récit, au profit de l'inspiration esthétique. Dommage. Mais quelle inspiration... Entre les génériques de début et de fin (originaux et somptueux), tout n'est que raffinement : décors, costumes, lumière, réalisation... Les chorégraphies de combats touchent au plus haut d'une poétique du geste parfait, en relevant des défis toujours plus compliqués : tournage sous la pluie ou dans des lieux confinés (le Pavillon d'or). Les acteurs sont eux aussi très beaux et parfaits, Tony Leung en tête : jamais une goutte de sueur, jamais une mèche de travers... La classe. Dans sa mise en valeur d'un âge d'or du kung-fu, fastueux et technique, le cinéaste a donc globalement réussi son coup. En beauté.
Magnifique plongée dans la kung fu et la vie de Yip Man, connu pour avoir été le maitre de Bruce Lee, Grandmaster est un film d'art martiaux sous l’œil de Wong Kar Wai. Il faut bien entendre par là que ce n'est pas un bête film de combat à la forme insipide et au fond sans intérêt. Comme l'on pouvait s'y attendre, le film est visuellement une grande réussite. Les combats sont bien chorégraphiés, bien mis en valeur par des ralentis esthétisants et souvent épiques et puissants, même si on peut regretter parfois un montage et un abus de gros plans qui ne permet pas aux affrontements de dévoiler tout leur potentiel visuel. Le scénario ne pourra pas contre pas convenir à tout le monde. Il est vrai que l'histoire n'a pas vraiment de fil directeur. Elle ne fait qu'aborder des thèmes comme la transmission du savoir, l'honneur des maitres de kung-fu mais à aucun moment on ne s'ennuie grâce à une ambiance mélancolique qui exerce une véritable accroche sur le spectateur, ambiance magnifiée par une superbe musique. Grandmaster est donc un grand film d'art martiaux. Il ne plaira pas à tous du fait de ses partis pris scénaristiques mais ne serait-ce que l'affrontement de Gong Er sur le quai de la gare, il mérite amplement le coup d’œil.
Aïe ! Encore une fois Wong Kar-Wai me déçoit. Je crois qu’il n’y a que ses romances que j’apprécie étant donné que c’est le 2ème film sur les arts martiaux que je vois de lui. C’est dommage et je ne comprends pas bien ce qu’il a voulu faire en reprenant l’histoire bien connue de Ip Man tout en faisant une sorte de fresque sur le kung fu en général. La 1ère heure est très rythmée avec de nombreux combats magnifiques de par les chorégraphies et la somptueuse mise en scène de Wong mais quelle est l’intrigue ? Autant, il n’y a rien à dire sur la forme si ce n’est qu’il nous étouffe littéralement enchainant les gros plans sur ses personnages sans jamais nous permettre de respirer par un quelconque plan de décor. Autant sur le fond, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Ça commence par un soit disant combat de maître entre Ip Man et Gong qui va se résumer par une lutte autour d’un biscuit puis on se focalise complètement sur la fille de Gong avec d’interminables dialogues absolument inintéressants avec une pseudo réflexion sur la transmission de cet art si important dans la culture chinoise. Alors est-ce dû à Tony Leung qui a subi un tournage difficile se fracturant le bras par deux fois prêt à laisser tomber ? Aucune info mais je dois dire que je me suis profondément ennuyé comme dans « Les cendres du temps », les intentions de Wong Kar-Wai sur ce genre de film n’est donc pas ma tasse de thé…
Une très jolie saga asiatique qui s'étale 10 ans. Les fans de kung-fu en prendront pour leur grade, car les scènes d'arts martiaux sont magnifiques. L'esthétisme est impeccable. L'histoire d'amour ne m'a par contre pas paru indispensable (oui oui c'est bien moi qui dit ça...).
Reconnaissons le, The Grandmaster est d'une rare beauté visuelle. Chaque scène est belle, chaque détail est beau, c'est très gratifiant pour le spectateur, même si parfois, cet esthétisme ultra sophistiqué - pour ne pas dire maniéré - en vient à paralysé son récit plus qu'autre chose. Mais bon, il y a une patte visuelle, et c'est bien là le principal point fort du film. Car pour le reste, je suis beaucoup moins convaincu. On pardonne à Wong Kar Wai des choses qu'on ne pardonnerait pas à d'autres. L'homme a quand même un véritable problème pour raconter son histoire, autant le dire, on ne comprend absolument rien - ou que très peu - et soyons honnête, au bout d'un moment, on se fout complètement de ne plus rien comprendre. Sa mise en scène, ultra maniériste, m'a toujours agacé, et continue de m'agacer. Je n'en peux plus de cette sophistication à l'extrême. J'avais plus l'impression de regarder les cinématiques d'un jeu vidéo sur le kung fu plus qu'un film.
C’est le grand retour de Won Kar Waï, l’esthète qui a décidé de se mettre au Kung Fu. A ce qu’on dit, WKW réalise là un vieux rêve. Tous les cinéphiles avertis attendaient un beau spectacle, vu sa vision très personnelle du cinéma, et ses parti-pris esthétiques disons-le, parfois originaux. On n’est pas déçu, c’est vrai, c’est maîtrisé comme il se doit. La lumière est magnifique, et on doit à des gros plans insolites, stylistiquement sans tâche, et une narration comme il les aime, ouverte et mais tout à fait linéaire, en fait. L’histoire vraie se passe dans la Chine milieu du siècle dernier, avec guerre et images d’archives à l’appuie pour faire encore plus vrai. En même temps il nous balade entre le vrai et le faux, comme il aime à le faire, comme tout bon manipulateur d’images hors pair, ça marche. Il fait des concessions, car pour moi, car cela reste un biopic, mais pourquoi pas. Le Grand master est souvent évincé par la superbe Zhang Ziyi qui joue l’héritière de la lignée, qui ne peut malheureusement pas enseigner le Kung Fu, parce que c’est un fille ! Drôle de façon de parler du féminisme, dira-t’on. En même temps c’est toujours le Grand master qu’on a en voix off, donc c’est bien lui le héros du film, mais l’important n’est pas là. WKW se laisse encore une fois emporter par son œil précis comme une loupe, et des choix très pointus de cadrages, il fait un superbe travail sur l’image, un vrai tableau. J’ai contemplé un spectacle original, mais presque vain, une démonstration, on en oublie le Grand master, d’où il vient, où il va. A un moment, on ne voit plus que monsieur W. Des combats et des chorégraphies qui en mettent plein la vue, dans les règles de l’art. C’est haut en couleurs, et on sent son désir de faire un « classique », d’ailleurs il termine par une fin classique, assez prévisible donc classique. L’avenir nous dira si ça a marché ou non, si c’est devenu un classique ou non.
Un film sur le légendaire Ip Man réalisé par le célèbre Wong Kar-Wai, c'était plutôt prometteur sur le papier. Hélas, force est de constater que "The Grandmaster" peine à captiver, handicapé par de (trop) nombreux temps morts et par un fil narratif confus. Les combats sont une plaie à suivre, tant les trop fréquents changements d'angles et les gros plans abusifs nuisent à la lisibilité de l'ensemble. Au final, mieux vaut se rabattre sur le "Ip Man" de Wilson Yip (2008), moins ambitieux sur le fond et la forme mais nettement plus réussit.
J'ai adoré ce film! Les ralentis sont des œuvres d'art, tant par le visuel que par les bruitages qui les accompagnent. La fin est poignante. Un seul bémol (c'est le cas de le dire) la musique vers la fin du film semble plus que beaucoup inspirée de celle de Enio Morricone dans IL ETAIT UNE FOIS L AMERIQUE.... Ou bien j'ai révé?
La vie de Ip Man, une légende du Kung-Fu, maître du tout aussi légendaire Bruce Lee, "The Grandmaster" est un biopic qui me divise. On est loin du biopic fidèle et réaliste mais entre une fiction et un biopic. De plus, on suit également le parcours de Gong Er qui après recherche, je me demande si elle a vraiment existé et "La Lame" qui sort de ne je sais pas d’où. Trop haché, parfois illogique, "The Grandmaster" est souvent par une photographie magnifique. On ressent un vrai travail de génie dans les scènes et les images des combats. Un niveau presque inégalé en terme de photographie dans des films de Kung-Fu et de combats. On attend que ça, de voir des combats pour en prendre plein les yeux. Un film trop inégale dans sa qualité mais qui est sauvé par des acteurs "authentiques" qui nous montrent leurs prouesses physiques et exceptionnelles. Après, pour de l'histoire, on en sort plus confus qu'autre chose et on comprend pas tout, loin de là. Entre les sauts dans le temps et une culture peu trop connu dans le monde occidentale, "The Grandmaster" reste une énigme plaisante à voir. A conseiller pour les scènes de combats jamais aussi belle !!