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Un visiteur
5,0
Publiée le 23 juillet 2014
Scènes au ralenti, gros plans bichromiques, dédoublement de visages en reflet ... Wong Kar-Wai multiplie les effets de style tapageurs. Et pourtant ce qui est insupportable chez d'autres fonctionne merveilleusement chez lui. C'est qu'il y a dans cet esthétisme exacerbé comme la quête d'un passé magnifié, d'un âge d'or irrémédiablement révolu, comme une incarnation même du sentiment de mélancolie le plus profond. On aurait pu craindre que, comme certains de ses confrères, Wong Kar-Wai s'attaque au film de genre dans le seul but d'acquérir, par un curieux mouvement en zigzag dans une échelle de valeurs tout à fait discutable, une sorte de légitimité auteuriste (du type "puisque je sais sortir du film d'auteur, je suis un véritable auteur"). Le naturel avec lequel il met en scène (ou devrait-on dire, chorégraphie ?) ce film de kung-fu nous fait penser qu'au contraire, il ne fait que poursuivre le sillon tracé par le parcours artistique singulier de son oeuvre. The Grandmaster, c'est lui.
Le cinéaste Wong Kar Wai signe une fresque historique évoquant la figure mythique Ip Man , le mentor de Bruce Lee . Le concept de ce film est mortel . Images de toutes beauté , costumes et décors parfaitement au point , casting excellent , de très belles musiques ,une mise en scène somptueuse et un récit très très bien écrit . " The Grandmaster " est un grand film . C'est un chef-d’œuvre d'une sublime puissance . Les scènes de combats sont remarquablement impressionnantes et très intenses. Le film s'appuie également sur une belle réflexion sur l'enseignement du code d'honneur et l'importance des choix que nous devons faire pour le préservé . Et beaucoup d'autres sujet de réflexion sont évoqués dans ce film . Exemple , lorsque que l'on combat un adversaire et du déroulement qu'ils prennent jusqu'à la fin . Ip Man nous enseignes que , ce qui est important ce n'est pas la victoire , tout repose sur la technique. " The Grandmaster " est un chef-d’œuvre qui limite les scènes d'actions , pour nous donnés un enseignement instructif sur l'art du Kung-fu et de la façon dont nous devons sans servir . Sublime à l'état pure .
Un film d'art martiaux séduisant mais qui perd malheureusement du rythme au fil et à mesure que ce dernier avance, particulièrement à cause de son côté poétique dans l'âme. Un bon Biopic, plutôt clair qui nous raconte une partie de la vie d'Ip Man, célèbre pratiquant du kung-fu connu pour avoir été l'entraîneur de Bruce Lee. Techniquement, Wong Kar-Wai a fait un très bon boulot, avec des recherches abouties qui se reflètent dans la qualité du film. Les chorégraphies ne sont que très peu nombreuses mais sont impeccablement dirigées, avec des effets visuels corrects pour l'époque à laquelle on se trouve, lesquelles sont d'ailleurs relativement ''calmes'', un fait exprès je présume voulant montrer le tempérament sage de des personnages en question. Le choix des acteurs est lui aussi très bon, tous très bien adaptés pour leur rôles surtout Tony Leung, l'interprète d'Ip Man qui ne fait plus qu'un avec son personnage. Le point faible du film, ce sont ses longueurs bien entendues, soulignées à de nombreuses reprises par tout ceux qui ont vu le film. Le côté sombre n'arrange rien à l'affaire et donne une impression supplémentaire de mollesse à un ensemble bien trop long à mon goût. Néanmoins ce ''GrandMaster'' m'a fait découvrir une histoire que je ne connaissais pas et qui m'a au final bien plu notamment grâce à sa réalisation et sa narration convaincante. Donc malgré une nonchalance liée à l'ambiance sombre d'une Chine occupée, ''The GrandMaster'' dispose de nombreuses qualités visuelle, scénaristiques et historiques indéniables qui en font de lui, une très bonne surprise.
A moins d’être féru d’arts martiaux, difficile de ne pas sombrer dans un ennui profond face à ce récit interminable qui enchaîne les variantes de combats sans aucune dramaturgie ni vrais personnages (la déclaration d’amour finale, complètement artificielle, révèle l’échec patent du dispositif). Certes, les images sont belles… mais complètement dévitalisées. Elle est loin, la poésie sauvage des « Cendres du Temps ». Wong Kar Wai semble enfermé dans une obsession maniériste qui n'intéresse plus que lui.
Après s’être égare ces derniers temps dans une série de chromos chics et mondains Wong Kar Wai,en assumant cette fois jusqu'au bout son obsession formaliste permet à son film de s'affranchir de la tutelle d'une narration désormais superflue pour offrir au spectateur la seule beauté onirique de son Cinéma retrouvé.
Passionné par la vie honorable de Ip Man, je me suis rué sur ce film même si j'avais comme un mauvais pressentiment. Peut être l'affiche pluvieuse qui annonçait déjà l'averse d'ennuie que j'allais éprouvée. Je suis tombé dans le piège sournois de ce réalisateur chinois (n'y voyez aucun amalgame) qui a su attirer les fans du premier film d'Ip Man. Et oui, ce film ne tourne absolument pas autour du fameux personnage mais se concentre sur la vie misérable d'une pauvre orpheline qui veut défier des garçons. J'émet l'hypothèse selon laquelle le scénariste est tombé amoureux de la douce actrice et a décidé de centrer l'histoire sur elle pour qu'il puisse la mater un peu plus (j'ai compté 1036 gros plan sur son idole). Si l'intrigue est tournée autour de l'ennuie on n'y trouve même pas un semblant de fil conducteur. On ne comprend rien et on n'essaye même pas de comprendre puisque les 20 premières minutes du film ont été suffisantes pour anesthésier totalement notre cerveau. Des personnages avec des noms compliqués apparaissent et disparaissent avant qu'on comprenne finalement qu'ils ne servent à rien. Prenons l'exemple de "La Lame" qui sert juste à comparer son nom lamentable à ce film rasoir. Je ne parle pas des dialogues interminables bourrés de proverbes chinois du genre "le tigre qui tombe de sa branche n'a pas d'honneur" sensés nous expliquer le Kung Fu. Si vous voulez voir du combat, je vous conseille plutôt le film, le vrai, IP MAN. A moins qu'il faille être chinois pour comprendre ou que les auteurs des sous titres se sont bien foutus de ma gueule - j'y ai vraiment cru à certains moments - ce film est une belle daube. Je le conseille cependant aux insomniaques.
Ce film gagnerait en clarté sans tous ces sauts dans le temps. Il est aussi trop long. Les scènes de combat sont belles. Attention aux amateurs de combat, ce film propose des scènes de Kung-Fu bien entendu, mais traite beaucoup aussi de la philosophie de cet art.
Je ne suis pas un très grand fan de films de kung-fu, je trouve souvent le scénario et l’interprétation un peu à la traîne des séquences de combat, néanmoins quand le film est réalisé par Won Kar-Wai j’y jette un coup d’œil avec intérêt. Le réalisateur retrace dans ce film sa vision de la vie de Ip Man grand maître de cet art martial. Il réalise comme à son habitude un film visuellement sublime accompagné par une musique splendide. Les scènes de combat sont juste magnifiques et trouvent leur juste équilibre entre réalisme des coups et chorégraphie aérienne. L’interprétation de Tony Leung est un modèle de sobriété et d’intériorité et il forme avec Zhang Ziyi un couple vraiment très convaincant même si leur relation dans le film reste très formelle. Le seul bémol à mon niveau est le scénario qui parfois m’a laissé un peu en dehors tant certains dialogues et certaines scènes sont un peu abscons. Cet aspect rend parfois le film un peu étrange. Mais cela n’entache en rien la beauté formelle de l’ensemble qui en fait un film de kung-fu très poétique. À voir absolument pour faire connaissance avec une légende du kung-fu et apprécier encore une fois le cinéma très esthétique de Won Kar-Wai.
Depuis mes 12 ans, je n'en ai plus envie de voir un pseudo-scénario dans lequel la seule motivation des héros est de taper à mort les autres...une histoire sans tête ni queue...pas terrible.
"The Grandmaster" ou "recherche inspiration désespérément"... Depuis quand Wong Kar-waï nous a-t-il délivré une oeuvre digne de ce nom depuis son sublime "In the mood for love" ? On compte les années et on attend toujours. Certes, le réalisateur retrouve son acteur fétiche, Tony Leung Chia Wai qui, à chacune de ses apparitions, magnifie la scène de son mentor, mais on a peine à s'attacher à cette histoire de grand maître des arts martiaux dans la Chine occupée par les Japonais. La faute à un scénario poussif, à des dialogues qui frôlent parfois le ridicule, à un manque évident d'intérêt du sujet. N'y avait-il pas plus intéressant à traiter que cette domination stérile des grands maîtres du kung-fu, surtout dans une période si agitée, qui laissa tant de traces dans l'histoire contemporaine chinoise, et qui amena le pays vers la révolution communiste... Bref, Wong Kar-Wai accumule les mauvais choix, et va jusqu'à vouloir se mesurer au grand Yang Zimou quand il s'attaque à la poésie des combats. Une lutte bien inégale, WKW n'a pas le génie du réalisateur de "Héro" ou du "Secret des poignards volants". Autant passer à autre chose.
Certes c'est bien filmé, mais pour moi on est loin de la qualité du 1er IP de combats, trop de blabla et un scénar trop brouillon, et de grosses longueurs....
Wong Kar Wai se perd dans un dédale d’extase esthétique dans lequel narration et action deviennent brouillonnent, embêtant pour un film d’art martial, qui plus est, de Kung Fu. Le réalisateur se parodie en utilisant à l'extreme les mêmes procédés esthétiques que dans ses autres films dans lesquels pourtant ils portaient un réel sens. Dans The Grandmaster, la forme ne porte pas le fond, au contraire, le film est mal rythmé, le montage bancal, les combats épiques s’avèrent être des enchainements de plans d’inserts et de ralentis grossiers à foison. On perd ainsi le dynamisme, la puissance que devrait dégager le Kung Fu. C’est à se demander parfois si on se regarde bien un film sur un des plus grands maitre de Wing Chun.