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sword-man
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1,0
Publiée le 23 mars 2014
Wong Kar Waï a voulu réalisé le film de kung fu ultime mais réalise sans doute l'un des plus chiants, l'un des plus mal branlés. Kar Waï réussi l'exploit de détruire deux choses: la belle photographie du film ( made in france ) et les chorégraphies du maître Yuen Woo Ping. Dôté d'un script incompréhensible si l'on ne suit pas un minimum, ce dernier jette Ip Man ( à qui le film est quand même consacré ) pendant une bonne demi heure pour raconter une vengeance de bas étage. Et le pire c'est que finalement une fois arrivé au bout de ce calvaire, on se dit que cela ne raconte rien, ne parle de rien. Et le pire ce sont les panneaux qui comble les trous de l'histoire. Seul Wong Kar Waï semble savoir. La mise en scène est d'une pauvreté abyssale, semble vouloir défier les lois du temps avec ses ralentis, ralentis présent à 80% du film même pour ne rien montré ( prends ça Zack Snyder ). Entre gros plans et inserts en passant par des axes de caméra à faire rougir un réalisateur débutant le tout au ralenti, sans oublier ses trains qui défilent le temps d'un combat ( au ralenti bien bien sur ), ses faux raccords, "The grandmaster" bien que remonté et retourné dans tous les sens donne le sentiment d'un film uniquement compris par son auteur et plus chiant que la pluie dans la scène d'intro pour les autres.
Au cinéma, Wong Kar Waï n'est pas le premier réalisateur à transformer les combats d'arts martiaux en ballets à la grâce infinie. Il parvient parfaitement à l'incorporer à son style habituel : narration alambiquée, image glacée, ralentis ultra-stylisés, façon très intime de filmer ses acteurs, costumes sublimes. Sous sa caméra les affrontements deviennent une symphonie d'étoffes qui crissent et se froissent à chaque coup porté. Alors certes, l'image ne fait pas tout dans un film mais ce réalisateur la soigne comme personne.
Le film est certes très élaboré du point du vue de l'esthétique de même que de la réalisation mais il souffre d'un sérieux problème de rythme. Préférant s'aventurer sur le terrain de la romance (platonique et poétique au possible) , le film offre peu d'action et surtout peu de combat. La dimension philosophique du Kung Fu est quelque peu floue et dénué d'intensité. Au final le film apparait bien long et surtout bien lent, en plus d'être servit par des acteurs, certes charismatiques mais aussi expressif que des troncs d'arbres. D'autant que si le film à en effet une dimension très poétique, on ressort avec l'impression qu'il ne s'est quasiment rien déroulé. On peine à saisir les motivations ou la psychologie de certains personnages et on finit peu à peu par s'ennuyer.
Que c'est beau... on a plein de belles images, avec des effets très sophistiqués, de la belle musique, des plans très travaillés, des bons acteurs (Tony Leung toujours la classe), le problème c'est que tous ces plans magnifiques s'enchaînent sans la moindre cohérence et les ellipses temporelles n'aident pas à suivre le fil: à chaque instant on a l'impression de prendre le film en cours de route, ce qui est tout à fait destabilisant. On a bien quelques moments forts, mais dans l'ensemble le film manque cruellement de grandeur et d'épique. Grosse déception.
S il a de véritables qualités esthétiques et un côté hypnotisant, j ai trouvé cependant le film trop décousu manquant de réel fil conducteur et trop contemplatif.
Un film de kung-fu bavard et ennuyeux, aux combats noyés sous un pseudo esthétisme inutile rendant les scènes très décousues. Très très décevant et je ne parle même pas du scénario...
Hybride, inégal, agaçant surtout ! Wong Kar Waï rêvait d'accoucher de sa fresque Léonienne. C'est vachement raté ! Sur un sujet pareil, l'aurait fallu un Chen Kaige ou un Zhang Yimou. Wong Kar Waï en voulant porter à l'écran son "Il était une fois la révolution et/ou en Chine" se laisse dévorer par ses éternels tics et tocs visuels comme esthétiques ou musicaux. Imagerie publicitaire, combats sous la pluie où on ne voit pas grand chose… et chaque fois qu'un personnage parle ou s'exprime en voix off, c'est pour débiter des phrases creuses comme des calebasses avec toujours à la clé une sagesse à deux balles… Bref trop bavard quand ça doit se taire, trop léché quand ça doit saisir à la gorge, trop docu quand ça devrait revenir sur l'intimiste et la relation entre les 2 personnages principaux. Un coup d'épée, ou plus exactement de pied dans l'eau !
Inspirée par la vie du maître d’arts martiaux IP Man, une fresque majestueuse et envoûtante, à la mise en scène virtuose, ponctuée de scènes de combats folles et subliment chorégraphiées.
Un film fascinant mais sur-stylisé et narrativement confus. Wong Kar Wai, pour traiter le personnage d'Ip Man, déjà mi en image à toutes les sauces choisit de produire un film totalement basé sur le style et l'esthétique. A l'instar du kung fu, le cinéaste veut à tout prix rendre une image de pureté et de netteté plastique, ce qu'il parvient à faire sans conteste. Malheureusement, cette recherche esthétique prend des proportions parfois absurdes et prend surtout le pas sur l'histoire. Le scénario est donc totalement enchevêtré et se perd dans des flashbacks malvenus ou encore dans le rôle de chacun des personnages. On s'y perd souvent et, au-delà d'une photo à tomber par terre, le tout reste vain et fatalement artificiel.
Maniéré dans son style. Confus dans sa narration. Ennuyeux dans son récit. Heureusement que la bouleversante Zhang Ziyi apporte un peu d'épaisseur par sa présence. Le réalisateur de "In The Mood For Love" est certainement plus à l'aise dans un autre genre. Cette biographie historique teinté de nostalgie culturelle à certainement des adeptes qui se régaleront là où je me suis ennuyé. Moi je passe mon chemin de façon aussi sereine que ce "Grandmaster" dont on fait ici l'éloge.
Mis à part les rares scènes de combats, très mal mises en scène d'ailleurs, ce film se résume à un bavardage continu, un rythme lent et très ennuyeux. Des films sur Ip Man, il y en a quelques-uns avant celui-ci et des bien meilleurs, notamment ceux avec Donnie Yen, que je recommande. Celui-ci manque cruellement de dynamisme, de vie. Quand on regarde un film de kung-fu, on s'attend à voir des combats et dans ce film, on n'en voit que peu et ils sont au ralenti et les mouvements ne sont pas mis en valeur, ne sont pas montrés, ça sent trop le montage, l'exagération. Et du coup, ça sonne faux. Vraiment décevant !!
Première découverte de Wong Kar Waï et agréablement surprise par la minutie portée à la photographie dans un film sur le kung-fu . Des images superbe et une sublimation d'autant plus importante du corps , déjà porté en avant par les arts martiaux . En revanche , l'utilisation du gros plan qui ne me déplaît pas du tout en soit , vient ternir la mise en scène et la chorégraphie des combats , il n'y a pas de réel harmonie entre les deux . Il aurait peu être fallut laisser place au mouvement , le gros plan ne lui étant pas approprié. Pour ce qui est du rythme du film qui est apparaît irrégulier à n'importe quel spectateur , surtout par rapport au combat , il n'est pas gênant . spoiler: Effectivement , le début commençant sur les chapeaux de roue , les adeptes du film d'action se verraient irrémédiablement déçu . Le traitement du rythme permet toutefois une autre approche , il permet de mettre en avant le côté poétique des arts martiaux , de l'importance de l'honneur , du détail du mouvement , de la vie en Chine de l'époque , malgré que certaines scènes auraient mérité de plus longue durée , comme les vies respectives de Ip Man et Gong Er et l'impact que la guerre a eu sur celles-ci .
Enfin scénaristiquement , visuellement et dans le jeu des acteurs spoiler: , la "romance" de Ip Man et Gong Er se veut parfaitement traité , dans les règles chinoises et dans les règles du cinéma qui se complètent : tout se fait sur les plans en plongé sur le visage de Gong Er , la prestance qu'ils ont l'un envers l'autre , le combat emplit de test et d’érotisme ... La suggération dans sa meilleur utilisation , qui n'étouffe pas le spectateur , légère et belle de mon point de vue .
En bref pour ma part , une beauté des arts martiaux assez rare dans The Grandmaster , Zhang Ziyi sublime dans le rôle de Gong Er , une photographie superbe mais encore un style a maîtrisé pour ne pas en faire trop ou pas assez .
Aussi déroutant que fascinant. Un scénario quasiment impossible à raconter mais, à côté de cela, des images absolument fabuleuses, des acteurs qui forcent le respect. En conclusion? Eh bien, rarement j'ai eu autant de mal à donner un avis bien tranché. Je suis trop partagée...