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Naram
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4,0
Publiée le 8 février 2026
Casanegra se déroule, comme son nom l’indique, dans les rues casablancaises. Nous suivons deux jeunes voulant sortir de la misère. Le film dépeint le contexte compliqué de la misère à Casablanca, tout en mêlant de l’humour avec des moments comiques, comme la scène où est introduit le fameux surnom de Casanegra, qui est un jeu de mots.
Nous avons Adil d’un côté, qui a pour rêve d’aller à Malmö avec une carte postale qu’il garde tout le film. Il est impulsif et veut gagner de l’argent coûte que coûte, quitte à tremper dans des affaires illégales pour quitter Casablanca. De l’autre côté, nous avons Karim, toujours en costume, dans le paraître, voulant s’éloigner de la rue. Il est cependant prisonnier de son environnement, coincé, cherchant le bonheur en quête d’un amour impossible avec Nabila, une antiquaire bourgeoise. Il est plus réfléchi qu’Adil, méfiant des malfrats qui leur proposent du travail, mais il se retrouve aussi désemparé dans ce contexte.
À l’inverse, Zrirek, un baron atypique craint de tous, représente l’extrême inverse et embrasse ce contexte. Il tient tout le monde par la laisse, ce qui est ironique, car il a un petit chiot qu’il chouchoute plus que quiconque. On va donc suivre leur aventure dans une ambiance sombre, avec Casablanca en véritable personnage principal, toujours planant sur eux. Cependant, tout n’est pas tout noir et il y a des moments de joie, notamment quand ils fanfaronnent sur les toits.
On va découvrir qu’Adil, derrière sa façade, veut protéger sa mère de son beau-père violent et tyrannique, qu’il a un bon fond mais ne veut pas le montrer, comme lorsqu’il sauve la tortue de l’enfant handicapé de l’immeuble mais le menace s’il le répète. De l’autre côté, on a Karim, prisonnier de sa situation, obligé de rester pour aider son père infirme suite à plus de trente ans passés à l’usine. D’ailleurs, la réalité va le rattraper quand il va essayer de se ranger, mais en faisant un seul jour à l’usine, il se rend compte de la difficulté du travail fastidieux, tout cela pour une paie misérable de cinquante dirhams par jour, offrant une scène où il se révolte face à ce système.
spoiler: Dans le même temps, il va goûter à la bourgeoisie avec Nabila, mais se rendre compte de leur différence et qu’elle ne pourra pas l’aimer si elle découvre sa vraie nature. Pour conclure, le final commence par la première scène où ils fuient la police, montrant que c’est un cycle sans fin qui recommence et dont ils ne pourront pas se défaire.
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3,5
Publiée le 22 novembre 2020
Deux jeunes chômeurs de la petite délinquance, Karim et Adil, luttent tous les deux contre leurs propres problèmes et leur vie à Casablanca, au Maroc. Adil a un père alcoolique et abusif. L'autre a un père sénile mais ils rêvent tous les deux d'aller à Malmø en Suède où tout le monde a un travail et d'y emmener aussi leur meilleur ami Adil. Mais pour y arriver il doit trouver 60 000 dirhams (monnaie locale) pour les passeurs. Le film est une superbe carte postale de Casablanca qui est présentée comme un troisième rôle principal dans le film de jour comme de nuit et la bande son est très bien choisie. C'est le deuxième long métrage du réalisateur Nour Eddine Lakhmari qui est manifestement un cinéaste très talentueux. Le film regorge d'images intéressantes surtout celles qui se situent du côté obscur de la vie urbaine. Le film dépeint à la fois la vie quotidienne la pauvreté et l'inégalité ce que nous appelons la réalité. Mais le film contient aussi beaucoup d'humour. C'est peut-être le principal problème de ce film pour beaucoup. L'humour n'est pas toujours facile à obtenir étant donné que l'on est un occidental. Il semble qu'il y ait plus d'excès que d'épisodes drôles. Pourtant je suppose que c'est souvent le cas pour la compréhension des différentes cultures...
Un très Bon film et surtout un très bon choix des images. Et les 2 acteurs principaux sont irréprochables! L'histoire est certes inintéressante mais la réalité est bien mise en évidence. Avec une jeunesse totalement inculte qui croit que seul l'argent est synonyme d'une certaine réussite sociale. ( pas tout les jeunes évidemment mais une grande majorité )
Au début des années 2000, l'Etat marocain s'investit dans une politique développement du cinéma national avec notamment la création du festival international du film de Marrakech et la multiplications d'aides financières pour la production de films. "Casanegra" a pu bénéficier de ce changement de politique et a remporté un vif succès dans son pays et, dans une moindre mesure, à l'étranger. Si ce long métrage présente indubitablement des qualités et contraste (pour ce que j'en sais) dans ce paysages cinématographique marocain, il reste classique dans sa forme et son fond. Cette histoire s'ancrant dans un milieu social pauvre et mettant en scène deux jeunes individus gagnant leurs vies grâce à de petites combines peut rappeler des films comme les "Pusher" de Nicolas Winding Refn. Mais là où se dernier nous dévoiler son talent naissant pour la mise en scène et sa faculté à créer une ambiance palpable faite de tensions et de violence, la réalisation de Nour-Eddine Lakhmari manque, elle, d'envergure et ne transcende pas la banalité de l'intrigue. L'histoire tire toute son originalité du lieu de l'action et le reste est finalement des plus classique. Cela nous empêche pas de suivre avec intérêt les péripéties de ces deux jeunes paumés, attachants avec leurs rêves et ambitions. Sympathique mais sans plus.
Je sais que ce n'est certainement pas le but du film, mais il ne donne pas une seconde envie de visiter Casablanca, car il présente beaucoup de misère et de problèmes des citoyens là bas, et aucun point positif. Les acteurs sont très bon par contre, mais le film ne suit pas, beaucoup trop long, pour qu'il ne s'y passe que peu de scènes intéressantes. Dommage
Les acteurs sont bon ; le scénario est assez bien ; mais ce qui est le plus important c'est que le réalisateur a réussi a donner une image très réaliste du quotidiens de plusieurs Casablancais ; On ne s'ennuie jamais durant le film ; je donne sans hésitation 4/4 .
Ça dépasse le ridicule, scénario bête et stupide sur-dosé d'insultes et de dialogues sordides, auxquels le film doit son "succès national". A voir surement, mais a jeter une fois vu.
Un film remplit de bonnes intentions, notamment au niveau de la photographie, mais qui pêche au niveau de l'histoire. Si la première partie est plus qu'intéressante, c'est loin d'être le cas pour le reste.
Il y a parfois des films bourrés de maladresses qui apportent beaucoup plus (intérêt, plaisir, ...) que des films formellement impeccables. C'est le cas de ce second long métrage (le premier n'a jamais été distribué en France) du réalisateur marocain Nour Eddine Lakhmari. Ce dernier, visiblement inspiré à la fois par le cinéma américain et le néo-réalisme italien, nous raconte l'histoire de deux jeunes hommes, amis d'enfance, qui, comme beaucoup de marocains, vivent de petits boulots et de petites combines, tout en rêvant de ce qu'ils pensent être l'Eldorado, l'Europe. Il leur arrive souvent de se "fritter", l'un d'eux ayant davantage la tête sur les épaules, du moins le croit-il ! Mais Lakhmari ne s'intéresse pas qu'à eux : il en profite, par petites touches, pour dresser un portrait amer et désabusé de la société marocaine. C'est parfois un peu lourd, un peu forcé, mais, malgré les 131 minutes que dure le film, on ne s'ennuie jamais et, sans cautionner leurs opinions et leurs actions, on finit par s'attacher à ces pieds nickelés gâchés par un environnement nocif.
Film trop vulgaire, scènes et paroles choquantes gratuitemant sans aucun but artistique quelconque..Fera rire les gens qui aiment entendre des gros mots à tout bout de champ.. Je déteste!