Quelques trucs à dire sur ce film et qui ont rendu mon expérience plutôt mitigée : Martin Vail est avocat, du genre grand humaniste, capable de défendre un jeune auto-entrepreneur local contre la méchante police (si vous voyez ce que je veux dire...) et lorsqu'un jeune garçon timide est accusé du massacre d'un prêtre, il est persuadé de son innocence et saute sur l'occasion pour le défendre, gratuitement bien sûr ! Toute la personnalité de Vail est horripilante car elle symbolise parfaitement l'idéologie dominante actuellement (spoiler: "Pour moi, il y a deux victimes dans ce crime et tu en es une Aaron !" dit-il quand il le rencontre la première fois en prison ) et on le suit avec ses collaborateurs au cours du procès pour tenter d'imposer la thèse spoiler: du dédoublement de personnalité, théorie que n'importe qui avec un peu de jugeotte trouverait plus que bancale mais qu'il défend ardemment et il se réjouit de sa victoire au prix d'un procès plus que houleux... jusqu'au rebondissement final où Aaron montre son vrai visage et il se rend compte de la manipulation
Je réalisais bien que la théorie de la défense n'était pas tenable et m'attendait donc à un tel rebondissement, mais il vient très tardivement et surtout ne semble pas servir de leçon voire d'auto-critique pour Vail, une scène supplémentaire aurait peut-être été nécessaire...
Bref, film assez ambigu au final... à noter quand même que Norton est excellent (spoiler: notamment dans son habileté à switcher entre ses deux "personnalités" ) et la présence d'un jeune et regretté André Braugher dans un second rôle
Quand le scénario est bon et que les acteurs le sont aussi, la réalisation peut se passer d'esbrouffe. Car nous avons là un fabuleux film de procès, évidemment il est d'abord destiné au public américain et en France les arcanes de la justice américaine peuvent nous sembler quelque peu tordues, mais qu'importe, le film nous scotche, c'est deux heures sans aucun temps morts, nous offrant des rebondissements totalement surprenants. L'interprétation est magistrale et si la révélation du film est bien Edward Norton, les prestations de Richard Gere et de Laura Linney sont tout à fait remarquables. Un petit bijou à (re) découvrir
Après le meurtre sordide d’une figure religieuse, un jeune homme perturbé est arrêté, et semble être le bouc émissaire idéal. Une grande figure du barreau, en quête de publicité, va le défendre pro bono. « Primal Fear » est un produit typiquement 90’s, cochant pas mal de cases du polar standard de l’époque. Meurtre sanglant ? Check. Scènes de prétoires ? Check. Victime en apparence noble et en réalité trouble ? Check. Twist relativement surprenant pour l’époque ? Check. Juge afro-américaine intègre et procureur véreux ? Check. Il n’en reste pas moins un film de prétoires efficace, à la mise en scène sage (certains diront téléfilmesque !) et néanmoins tout à fait fonctionnelle. On y retrouve un sobre Richard Gere, qui incarne cet avocat flamboyant, fier, et arrogant. Face à lui, un jeune et très talentueux Edward Norton, démarrant alors à Hollywood, qui livre une prestation touchante et convaincante pour ce personnage ambigu. Outre le fait que cette partition annonce la future carrière à succès de l’acteur, son personnage est réellement au centre du récit, ébranlant les convictions douteuse de son avocat. Bon divertissement !
"Primal Fear" est un polar judiciaire tout ce qu'il y a de plus classique tant dans sa forme que dans son fond. L'intrigue n'en reste pas moins sympathique à suivre et assez bien rythmé pour ne pas nous endormir. Un peu plus de tensions et de suspens et de profondeur psychologique n'auraient pas été de trop. Mention spéciale pour Edward Norton dans son premier rôle au cinéma et déjà un acteur brillant. Simple et efficace, tel est "Primal Fear".
Avec Peur Primale, Gregory Hoblit réalise un très bon drame policier. L'histoire nous fait suivre un avocat particulièrement médiatisé, qui va défendre un jeune homme accusé du meurtre d'un archevêque qui l'a recueillit. Seulement, l'avocat va devoir également plaider la cause du présumé bourreau devant la cour face à une redoutable procureure avec qui il a entretenu une liaison. Ce scénario nous immerge pendant deux heures dans un récit prenant, à l'enjeu important. L'intrigue est très bien écrite, s'enrichissant au fil des minutes et dévoilant petit à petit de nouveaux éléments essentiels. De plus, elle mêle idéalement le côté judiciaire de l'affaire à travers ses scènes se déroulant au tribunal et la relation entre les défenseurs des deux parties. Tout cela est rendu possible grâce aux personnages bien développés et très bien interprétés par une distribution proposant de jolis noms. On retrouve en tête d'affiche Richard Gere et Laura Linney, accompagnés par Edward Norton qui fait forte impression pour son premier rôle sur grand écran. Ces trois acteurs principaux sont secondés par d'autres comédiens tout aussi agréables comme Frances McDormand, Maura Tierney ou encore Andre Braugher. Tous ces rôles offrent des échanges intenses et intéressants, soutenus par des dialogues d'une belle justesse. L'ensemble est convenablement réalisé par le cinéaste qui propose une mise en scène classique mais efficace. Sur la forme, on retiendra d'avantage la b.o signée James Newton Howard. Ses compositions sont mélodieuses et en adéquation avec l'action. Des notes marquantes, notamment celles du thème principal interprété par Dulce Pontes. La fin pour sa part s'achève sur une révélation mémorable par son retournement de situation, faisant définitivement de Peur Primale un long-métrage méritant amplement d'être découvert.
Un film qui manipule le spectateur en le conduisant d'abord de façon bien balisée, bien que bavarde vers une première chute qui bien entendu est juste un trampoline pour booster la chute ultime qui nous cloue comme elle stupéfie l'excellent avocat interprété par Richard Geere. Au total, l'intérêt reste celui de nous présenter le fonctionnent de la justice américaine, si éloigné de nos conceptions, où les procureurs, comme les avocats sont des fonctions assurées par des boites ou personnes privées qui se permettent d'enquêter en dehors des circuits de la police et négocient avec le juge
Très américain (ils adorent les joutes de prétoire), mais ici le scénario original emporte l’adhésion. Cette histoire de manipulation poussée au maximum, avec un final auquel on ne s’attend pas, est franchement réussie, avec un Richard Gere toujours bon, mais surtout un Edward Norton époustouflant (il a été nominé aux Oscars pour ce rôle). J’ai adoré les histoires de magouilles de puissants visant à égarer le spectateur. Un très bon moment de cinéma
Un des premiers films où apparait Edward NORTON, et voilà la prestation qu'il nous offre, du grand art. Porté par un Richard Gere au sommet et Laura Linney très espiègle. Même si le film se déroule dans ses années 90, où la technologie n'avait pas encore pris le contrôle de nos vies, on nous présente un film presque à l'ancienne, un polar qui n'en est pas un, un film à tiroir qui repose essentiellement sur le jeu des acteurs, surtout dans les scènes de tribunal, où les envolées des avocats doivent capter l'attention et captiver l'audience. Pari réussi, les années n'ont pas eu d'emprise sur cette histoire, et on reste toujours scotché au dénouement. Parfait.
Un excellent thriller juridique qui tient en haleine. Le scénario est bien ficelé avec une fin inattendue. Richard Gere joue très bien le rôle de cette avocat soucieux de sa publicité qui doit défendre un enfant de cœur accusé du meurtre de l'archevêque face à Laura Linney qui livre une bonne prestation dans le rôle de son ancienne maitresse qui est devenue procureur. Edward Norton (Golden Globe du Meilleur Acteur dans un second rôle) est surprenant dans le rôle du présumé coupable. Le reste du casting est excellent : Alfre Woodard, John Mahoney, Frances McDormand, Andre Braugher, Maura Tierney et Terry O'Quinn.
Passez votre chemin et ne regardez pas ce film ! Le scénario est plutôt simpliste et en tout cas est à des années lumières de l'excellent thriller dont il est issu. En effet, on est très loin de la tension provoquée en lisant le livre et finalement le film se résumant essentiellement au procès est assez fade... La personnalité de l'accusé n'est pas du tout assez fouillée, certains personnages du roman n'ont que des rôles de figurants dans le film... En résumé, lisez plutôt le thriller éponyme de William Diehl... qui lui vous tient en haleine pendant les 500 pages !!!
Je suis heureux d’avoir mis la main sur ce thriller car il est vraiment génial. Certains passages m’avaient fortement marqué et je dois dire que je n’ai pas été déçu. La bande originale m’a de nouveau traversé. Elle donne une autre dimension. J’ai été totalement pris par cette histoire passionnante. On va avoir un récit loin d’être linéaire et qui va tenir en haleine avec ses retournements de situation bien senti. On pourra assister à l’enquête menée par l’avocat et son acolyte joué par Andre Braugher (BROOKLYN NINE-NINE). Celle-ci complète parfaitement ce qui sera le plus important, le procès. Celui-ci est exceptionnel avec un grand Richard Gere. Il a une aisance et une classe naturelle que j’adore. Mon préféré reste tout de même Edward Norton. Bien avant que son talent n’explose dans des films comme AMERICAN HISTORY X, il signait ici sa première apparition au cinéma. Elle fut couronnée d’une nomination à l’Oscar du Meilleur acteur dans un second rôle. Il incarne à merveille ce jeune dont la fragilité cache quelque chose. Un lien particulier va se créer entre les deux acteurs qui vont être complémentaire dans ce thriller psychologique. Est-il coupable ou innocent ? Quelles sont les circonstances ? Ces points cruciaux vont nous accaparer tant le personnage du jeune est riche et complexe. C’est tout ce jeu autour de sa personnalité qui m’a fasciné.
Très bon film ! La performance d'Edward Norton est impressionnante ! Un dénouement quasi-culte... Un film parfait. Le jeu de Richard Gere est également très bon.. Un film a voir de toute urgence !